lundi 25 février 2013

La gestion patrimoniale de l’administration, des richesses et des sociétés de l’Etat,



Boire l'eau sale des puits de fortune;
comme des chiens
Pour ce blog et l’ensemble des analystes, 90% de la population vie au dessous du seuil pauvreté. Ceci grâce à une dictature implacable de quarante cinq ans, un système criminel intégré miné par la corruption, le clientélisme, la terreur et les assassinats, une scolarisation au rabais, une jeunesse en déroute orientée désormais vers le grand banditisme et la prostitution. Une oligarchie insolente et orgueilleuse qui vit dans le luxe, la luxure et la débauche. Le Gabon passe pour être le plus grand consommateur de champagne par tête d’habitant au monde : Cent mille bouteilles de LP (pour ne citer que cette marque) vendues chaque année, pour un peu moins d’un million d’habitants. Ce n’est que 5% de la population qui peut s’offrir un tel luxe. Une bouteille coûte entre 50000 frs CFA et 275000 frs CFA, entre le salaire d’une ménagère et celui d’un cadre moyen. Tout au Gabon est prétexte pour sabler le champagne : on fête les anniversaires, les milliards détournés, les mariages etc.



                Il n’y a aucune justification morale, ni aucune circonstance atténuante à accorder au régime des Bongo et à ses complices pour justifier une telle destruction du pays. Il n’y a qu’a voir la part du budget consacrée au développement (tableau suivant leurs propres chiffres) on se rend compte que le développement n’a jamais été la préoccupation des Bongo et leur bande de dangereux prédateurs. Le budget de fonctionnement est lourd pour la seule raison que non seulement les oligarques du régime s’offrent des salaires faramineux mais ils ne se contentent pas d’un seul gros salaire. Le nombre minimum de gros salaires est de cinq en tenant compte des multiples cumuls de postes à hauts revenus. Un oligarque du système Bongo, qui est déjà payé en tant que haut dignitaire de l’Etat, a en plus sont salaire d’ancien ministre (s’il ne l’est plus), puis celui de Président du conseil d’administration d’une ou de plusieurs entreprises de l’Etat, à cela s’ajoute le salaire « politique » constitué par les énormes caisses noires dont la gestion leur incombe entièrement. Ce tableau est complété par la gestion patrimoniale du budget du département dont il a la charge.  Lorsque l’on multiplie ce chiffre par dix mille on retrouve 90% de la masse salariale de l’Etat. A cela il faut ajouter le traitement de ces barons. L’Etat loue pour eux leurs propres villas aux montants de loyer faramineux. L’Etat paye aussi leurs domestiques, leur carburant, leurs vêtements, leurs voitures. Leurs enfants sont inscrits aux frais de l’Etat dans des établissements en Europe et aux Etats Unis. Les immeubles, les bâtiments et maisons construites avec le budget de l’Etat sont rachetés au franc symbolique par les mêmes barons qui les font ensuite louer à l’Etat. Mais que dire des dépenses de prestiges, aussi inutile qu’inopportunes. Les barons du régime des Bongo en commençant par Ali Bongo, s’offrent des maisons, des immeubles, des hôtels particuliers, dans lesquels ils n’habitent pas des voitures de luxe dans lesquelles ils ne circulent pas. Tout ça pour satisfaire un égocentrisme qui n’a d’égale nulle part ailleurs dans le monde.

Une usine construite avec le budget de l’Etat devient en un rien de temps la propriété d’un baron. Dés qu’un terrain est attribué à l’Etat pour y construire un bâtiment public, Bongo s’empresse de mettre comme propriétaire un de ses nombreux portes noms ou un de ses complices. Dés que le bâtiment est construit, il revendique et obtient la propriété. Aujourd’hui, au Gabon il n’y a plus un seul bâtiment, un seul édifice qui est considéré comme propriété de l’Etat. Tous ont été rachetés au franc symbolique par la horde des criminels en col blanc du régime des Bongo. Il restait un seul bâtiment colonial anciennement occupé par l’Ambassade de l’ex Allemagne de l’est. Celui-ci a été restauré par l’Etat pour y loger les bureaux du médiateur de la République. L’ex-épouse officielle de Bongo Albert et toujours épouse officieuse Patience Dabany s’en est approprié. Cet hold-up digne d’une République bananière s’est fait sans même qu’elle en apporte la moindre preuve de propriété. Même le fameux franc symbolique de cet achat n’a été versé nulle part.
Pourtant on peut estimer que l’ensemble de ce type d’investissement est considéré comme des investissements de développement. Le tableau ci-après résume de façon non exhaustive la répartition des pompes à fric des sociétés de l'Etat entre membres du clan.
habiter dans des bicoques des bidons villes
Pour dire clairement, en détournant à leur profit l’argent public, en méprisant au-delà de toute décence l’intérêt général, de nombreux, sinon tous les Barons du régime de Bongo sont entièrement responsables de la misère dans laquelle croupit le million de gabonais. Point n’est besoin de citer des noms; ils se reconnaîtront et sont bien connus des populations gabonaises.  Et dire que sous d’autres cieux, on punit de prison et de honte, les coupables d’enrichissement illicite, au Gabon on fête dans le faste et le gaspillage les milliards détournés à l’Etat! Moussa Traoré, ancien Président malien n’aurait détourné du Trésor malien « que » …2 milliards de francs CFA, ce qui doit faire sourire les dirigeants bongoistes habitués à voler dix fois plus, comme ce ministre revendiquant avoir « toujours mangé dans des assiettes en porcelaine », pour faire penser qu’il est incapable de détournement.
Le mécanisme de détournement reste simple et d'une efficacité extraordinaire. Le Baron du pouvoir Bongo qui gère un budget de l'Etat, crée avec des associés fictifs (ce sont presque toujours des membres de sa famille) une société fictive spécialisée dans le domaine dés compétences des biens et services à fournir au département pour lequel il gère le budget. Par délit d’initier, il se fait attribuer tous les marchés juteux du département dont il a la charge. Il gonfle scandaleusement les factures des travaux, services et biens fournis. Dans certains cas (cas des bâtiments construits) on corrompt les services chargés de surveiller la conformité des travaux aux normes et exigences du cahier des charges ou ceux chargés de la livraison des bâtiments ou des routes. La conséquence c'est que l'on livre des soubassements à la place des bâtiments ou des pistes à la place des routes, des passages à gué à la place des ponts. Cette situation de détournement fait que le kilomètre de route bitumé au Gabon est le plus cher du monde. A cause de ces pratiques nous avons le chemin de fer le plus chère au monde par km/installé, le moins viable et l’un des plus rustiques. Le record le plus élevé d'éléphants blancs au monde appartient au Gabon. Les bâtiments construits et inachevés pour cause de détournement sont tellement nombreux que les SDF y ont élus domicile. Des usines construites mais qui ne sont pas opérationnelles car mal étudiées ou calibrées foisonnent au Gabon. Un réseau routier quasi inexistant, des bidonvilles à perte à vue. Des écoles surchargées avec une population globale dé moins de un million d'habitants. Certains pays dit pauvres qui ont dix fois la population gabonaise et ont des classes de vingt élèves au cours préparatoire le Gabon en a cent sinon plus. Des hôpitaux qui n'existent que de nom, des gens qui meurent dé faim tous les jours, que dire d'autre sinon que la corruption et les détournements orchestrés par les Bongo sont le fléau responsable numéro un de la misère du peuple gabonais.
La misère est peut être devenue
l'autre nom du gabonais

Le cas de Jean Boniface Assélé, est symptomatique à cet égard. Ce coquin s’enorgueillissait d’être le beau frère de la République … des coquins, Général d’une armée personnelle au service des intérêts de la famille, Commandant en Chef des forces de police nationale, Ministre des travaux publiques, Ancien Ministre de l’éducation national, Membre du bureau politique et du comité centrale du Parti Démocratique Gabonais, Président Directeur général de Razel Gabon (entreprise du domaine du BTP), Président du Conseil d’administration de la plus part des sociétés du BTP au Gabon, Président Fondateur du Lycée Djoué Dabany, (Conséquence du détournement des fonds affectés à l’origine à la construction du Lycée Technique qui porte le nom de son beau frère de Président dictateur), Président du pompeux Cercle des Libéraux Reformateur, un parti familial créé de toute pièce pour tromper ceux des ignares qui peuvent encore l’être. Actuellement, il a été nommé député du quatrième arrondissement aux nominations électorale et est député maire de la très déshonorable assemblée nationale des voleurs, des pédophiles, des criminels rituels et des assassins de la république des coquins. Nous ne mentionnerons pas ici les fonctions occultes occupées par cet homme dans le cadre des missions occultes mais il occupe toujours dans le gouvernement secret de Bongo les mêmes postes et a toujours les mêmes prérogatives. Mais un homme qui détient un tel pouvoir dans un pays ne peut qu’en abuser. Cet homme, Dieu merci qu’on lui reconnaisse encore cette qualité, n’a en tout et pour tout, bitumé que cent kilomètre de route, au demeurant déjà bitumés depuis Léon Mba : le fameux tronçon Libreville Kango. Et ceci malgré les sommes énormes d’argent dévolues à son Ministère. Il s’attribuait aisément tous les marchés d’Etat du BTP. Comme le service de contrôle des infrastructures livrées était son apanage et sa responsabilité. Personne n’allait contrôler le respect des contrats, ni les exigences des cahiers de charges (qui au demeurant était établi par ses services). Les travaux étaient réalisés par les sociétés dont cet homme avait le total contrôle. Ils étaient livrés à son Ministère. Le laboratoire de suivi et de contrôle de la conformité des travaux était sous sa tutelle, les ingénieurs et les fonctionnaires de ce service se sont d’ailleurs curieusement enrichis grâce aux juteux pots de vins. Qui pouvait parler à cet homme qui s’est constitué une nombreuse progéniture en s’imposant comme pédophile en chef au Gabon ? Toutes les gamines à sa portée passaient automatiquement sur son lit. Etant ministre de l’éducation nationale à l’époque, le vivier était énorme. Son grade de Général et sa fonction de commandant en Chef des forces de police nationale, étaient là pour dissuader les parents qui manifestaient leur désapprobation. Dés que cet homme jetait son dévolu sur une jeune fille le malheur s’abattait sur la famille. Même celles qui ont pu croire que c’était la porte ouverte à la richesse et au bonheur du fait d’avoir un enfant avec cet homme ont été profondément déçues. Après l’assouvissement du pédophile, elles ont été abandonnées. Elles ont raté leurs études : Au Gabon quand une jeune fille prend un enfant à l’âge de 12 ans ou 13 ans son avenir est fichu. Et c’est fut le triste sort des centaines voir des milliers de jeunes filles qui ont malencontreusement croisé le chemin de cet innommable personnage. Cet homme est non seulement un criminel en col blanc responsable de la mort de plusieurs centaines de gabonais, mais également un criminel tout court qui mérite la cour pénale internationale comme son neveu adoptif Ali Bongo.

aéroport de Port-gentil sous l'eau,
une conséquence de la corruption
Ce cas n’est malheureusement pas isolé. Aucun membre de l’oligarchie bongolienne ne peut prétendre qu’à un moment ou à un autre il n’a pas abusé de son pouvoir pour violer des jeunes enfants parfois avec la complicité tacite des parents ou sous des menaces. Tous traînent derrière eux des casseroles. Dans le système Bongo, le sexe … des jeunes enfants est la règle, la corruption et les détournements constituent une loi dont la non observation et le nom respect sont des crimes graves.
                Tous les barons du régime, grosses fortunes par excellence, ne paient jamais d’impôts. Ceci est aussi valable pour toutes leurs sociétés fictives ou réelles. Ils ne paient d’ailleurs pas plus l’électricité, l’eau, le carburant, les voitures luxueuses ou les billets d’avions dont ils sont très friant. La conséquence c’est la faillite des sociétés d’Etat déjà mal gérées. Quant à la douane, tous ceux qui sont passés comme directeur général de cette administration sont devenus des grandes fortunes du pays. Des observations des analystes économiques des institutions de Bretton Woods, il ressort que plus de la moitié des droits à l’importation ne sont pas payés. C’est le principe du copinage de la république des coquins : Tout se négocie sous la table.
Société d’Etat  parapublique
Origine ou liens du bénéficiaire avec Bongo
Poste occupé
EauLéco
HO/  Parent
Pca, dg, dga
COMILOG
HO/parent
Pca, dg, dga
Office des postes et télécom
HO/ parent
dg
COMUF
HO/parent
Pca, dg
OPRAG
HO/fils
Pca, dg
SHELL Gabon
OM/ beau-frère
Dgd
ELF Gabon
Europe/complice
Pdg
PIZOLUB
HO/Oncle
pca
PIZO shell
Neveu de Bongo
Pca,dg
SGEPP
HO/frère de Bongo
dg
SOGARA
Membre du clan
Pca, dg, dga
Carrosseries Industrielles du Gabon
Rawiri
Pdg
Société Nationale Immobilière
Fils de Bongo
dg
Soc. Nationale du Bois du Gabon
HO/ Fils
dg
Office des chemins de fer
HO/membres
Pca, dg, dga
AgroGabon
Est/ maîtresse
pca
Agripog
OM/maîtresse
Pdg ; pca
SIAEB
HO/parent
Pca, dg
HEVEGAB
WN/membres
Pca, dg
SOMIMO
MO/Rawiri
pdg
SOSUHO
HO/parents
Dg, dga
SIGALI
HO/parent
Pca,
SOBRAGA
Europe/complices
Pdg, dg, dga
CFG
OM/ membre clan
Pdg, pca
Société d’énergie et d’eau du Gabon
HO/parent Bongo
dg
SOGADEL
Est/ maîtresse
pca, pdg

Légende : HO : haut-ogooué ; OM : Ogooué maritime ; WN : Woleu-ntem ; MO : Moyen Ogooué ; Est : Estuaire ; Pdg : président directeur généra ; Pca : président du conseil d’administration ; Dg : directeur général.
C’est un enchaînement pervers et mécanique, qui fait que la corruption est pour le Gabon, un paradoxal grand facteur de promotion socioprofessionnelle (Pierre PEAN en dit long dans son livre « L’Argent Noir »).(1)[1] . La misère est tellement répandue que la vertu a quitté l’esprit des plus vertueux des gabonais. Que peut faire un père de famille qui touche à peine 100.000 francs cfa, et qui à du mal à boucler ses fins du mois de fonctionnaire devant une offre de corruption alléchante, parfois plusieurs fois son salaire ? La misère et la corruption sont les deux mamelles de l’asservissement que le régime des Bongo utilise pour avilir les gabonais.

A ce jour, sans doute intimidés par les méthodes de répression barbares du régime des Bongo, ni les experts internationaux, ni les contrôleurs d’Etat ou même les audits internes (à la solde du pouvoir), personne de ceux-là n’a pu correctement évaluer la place qu’occupe les détournements comme rouages déterminants dans le marasme économique du Gabon. Bien au contraire, on use de l’audace pour nommer au grand jour et à meilleures responsabilités, ceux qui ont l’intelligence de faire comme le Chef ; sans doute en application d’un important slogan du PDG, parti des démons du Gabon «enrichissez-vous chers frères et sœurs, car le royaume des cieux est incertain ».
Cette attitude n’est pas étonnante dans un pays où les dirigeants font de la vertu, le dernier mot de la morale. La misère endémique du million de Gabonais n’est  pas due, comme l’on veut nous le faire croire de façon exclusive, aux aléas du marché international, ni même à l’impérialisme français. Pendant que dans d’autres Etats, toutes les énergies se mobilisent pour relever le défi du sous-développement, la « Bande à Bongo » du Gabon conduit le pays sans souci aucun de créer pour les populations un environnement humain. Le plus important pour eux  reste de continuer à accumuler des montagnes de dollars et d’euros hors du pays, dans des comptes numérotés en Suisse ou dans d’autres paradis fiscaux.

D’après de nombreuses sources convergentes, celui qu’un universitaire américain a appelé « le plus grand voleur des anales du crime », Albert-Bernard aurait confisqué depuis 1973 des milliards de dollars (en tout cas un chiffre supérieur à la dette extérieur du Gabon), obtenir les chiffres exacts relèverait de l’exploit, tant les comptes et les revenus sont nombreux : immeubles, sociétés écrans, automobiles, titres et droits de possession divers… !

Chacun peut alors imaginer les effets dévastateurs pour le peuple gabonais, d’un tel détournement. Il est donc indéniable que la gestion chaotique du régime des Bongo, a perverti et ruiné pour longtemps tout esprit d’entreprise (pourquoi faire des efforts quand les combines sont reines et que les revenus profitent exclusivement à Bongo et à ses amis ?). Cela se manifeste par le fait que certains villageois du Haut-ogooué, province natale de Bongo, émargent au budget de l’Etat et touchent des confortables mensualités sans être fonctionnaire ou employé. La redistribution des ressources de l’Etat est faite à l’endroit de certains et pas d’autres. Même dans sa province natale il existe des injustices. Certains coins et certaines ethnies sont sciemment oubliés par le fils du pays. Mais ceux-ci sont instrumentalisés quand Bongo leur dit que s’il perd le pouvoir les autres ethnies du Gabon, notamment les fangs et les bapounous ne feront pas de différence entre ceux qui ont profité et jouit du système et les autres dans la province. Ils n’ont que le seul choix de le soutenir quoi qu’il fasse. Alors ils se sentent piégés et pris entre deux feux.
               
                Cette gestion patrimoniale de l’Etat a fait naître chez 90% des gabonais un sentiment d’injustice totale. Injustice sur la répartition des énormes richesses du pays, injustice sur la répartition des structures économiques par province, injustice et inégalité dans les études et la répartition des bourses pour les études à l’étranger, injustices et inégalité devant les lois du pays, injustice et inégalité devant la maladie, injustice et inégalité dans le recrutement à la fonction publique ou dans les sociétés privées ou la lettre recommandée et le «coup de fils» menaçant sont légion. Il n’y a aucun secteur de la vie sociale, économique, politique, judiciaire qui ne soit frappé par l’hydre de l’inégalité et de l’injustice au Gabon. Ce sentiment d’injustice est d’autant plus accentué que tous les laissés pour compte de la république sont convaincu que les études, la compétence et l’intelligence ne servent à rien pour grimper dans l’échelle sociale. La notion d’effort et du travail comme valeur n’existe plus au Gabon. Pourquoi le faire quand c’est ceux qui ne font aucun effort que l’on récompense. Le malaise social trouve son origine essentiellement dans le fait que le système créer par Bongo ne répond en rien et de manière pertinente aux attentes du peuple gabonais. Qu’ont le veuille ou non, tout le monde ne peut pas être président de la république. Tout le monde ne peut pas être ministre ou directeur de société, mais tout le monde veut manger à sa faim, tout le monde veut être bien portant, tout le monde veut avoir une instruction qui lui permette d’avoir un travail décent. Cinquante trois ans après les euphoriques indépendances et quarante cinq de pouvoir des Bongo n’ont permis aux gabonais qu’à finalement se nourrir dans les décharges publiques du régime, se soigner avec des placebos, s’instruire dans le chaos. Voila toute la réussite du régime des Bongo : faire des gabonais des êtres légèrement au dessus des chiens, mais en tout cas au dessous des êtres humains.



[1]Pierre PEAN, Editions FAYARD, Septembre 1988

L’enrichissement illicite des barons de l’Etat Bongo



Palais des Bongo à Libreville
Une règle non écrite préside aux dépenses somptuaires du régime de Bongo : Plus pauvre et plus endetté est le Gabon, plus luxueux est le train de vie personnel de Bongo, des membres de sa famille et de son oligarchie au pouvoir. En Europe le déplacement d’un ministre, voir d’un chef d’Etat se fait dans la discrétion la plus totale. Dans les pays scandinaves par exemple, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande, voir la Suisse, les membres du gouvernement se rendent à leur bureau à pied, à bicyclette ou ils empruntent le transport en commun. Il est toujours mal vu en Europe qu’une autorité se déplace avec sirènes hurlantes et motos d’accompagnement. Cela présage bien souvent des conséquences négatives pour la suite de la carrière politique de l’autorité en question. Au Gabon, le moindre déplacement d’un dignitaire du régime, d’un ministre, d’un président d’une chambre, du vice président ou même du dictateur lui-même, est un véritable spectacle digne d’une opération commando : Routes bloquées, hélicoptères survolant l’important cortége de Mercedes et limousines blindées, des motards aux sirènes hurlantes, des gardes du corps surarmés aux aguets, des véhicules blindés disposés à tous les carrefours du cortége, une armée personnelle en état d’urgence etc. Tel est le quotidien des librevillois et librevilloises qui assistent impuissant à cet étalage de force et de richesse quasi quotidien.
Une propriété des Bongo à Nice
En novembre 1999 Ntoutoume Emane, le Premier ministre de Bongo se rend en France pour obtenir des financements que son roitelet de Président n’a pu obtenir après sa villégiature euro-américaine, et les frasques de l’élection truquée de décembre 1998. Il se rend tour à tour à Paris et à Monaco. Partout ou il passera plaider la cause de son pays, aucune suite favorable ne lui sera donnée. Face aux principaux bailleurs de fonds du Gabon Ntoutoume Emane entend ceci : « Vous ne pouvez pas venir nous demander ce que vous avez déjà ». Ntoutoume : « Si vous pouviez être un peu plus explicite, car je ne vous suis pas très bien ». Alors un des membres du club se lève et dit à peu près ceci : « Nous n’allons pas vous faire perdre votre temps, M. le Premier ministre, l’argent que vos compatriotes ont déposé dans des comptes bancaires dépasse le triple de votre budget. Il serait plus simple que cet argent retourne d’ou il vient et tous vos problèmes seront réglés. Avant votre retour, nous vous remettrons une liste complète des comptes et leurs provisions. A vous de voir comment faire revenir cet argent et nous vous appuierons ».  Quand cela vient du premier des ministres de Bongo qui un roi de la bassesse courtisane, il n’y a pas de quoi s’étonner.
La liste est bien connue nous la publierons en temps voulu. Nous n’avons pas voulu mettre les montants des provisions et les numéros de comptes car nous savons que la réalité est plus dramatique que ce qui y est présenté. Ces gens ont plusieurs comptes dans des paradis fiscaux et des biens meubles et immeubles dans toutes les parties du monde. Ils passent des week-ends dans les coins paradisiaques du monde, et les plus chers. Ils s’illustrent en affichant un luxe ostentatoire et insolent dans un pays ou le gabonais moyen a du mal à assurer son repas quotidien et est obligé de se nourrir à la décharge publique.
Un Yacht; des dépenses somptuaires
au détriment des gabonais
En passant par des quartiers comme Batterie IV, Haut de Gué-Gué  ou la Sablière, nous contemplons les beaux châteaux des enfants gâtés du régime, avec leurs toits ocres ou verdâtres en tuiles, ceinturées de hautes barrières, confiées à la surveillance de plusieurs gardes. Encore et encore, nous nous surprenons à nous demander  comment ont-ils construit ces jolies bâtisses.  Quelle profession ou quel métier exercent-ils pour réunir les colossaux revenus que nécessite leur construction ? Où est leur solidarité quand des compatriotes nécessiteux cohabitent avec cochons,  rats et moustiques dans Derrière l’Hôpital, Akébé ou Kinguélé ? Le salaire moyen d’un père de famille s’élève à 45000 francs cfa par mois (SMIG) soit 66 € environs.
La richesse des Bongo s’explique non seulement par ses actes de corrompu et corrupteur international (il recevait d’Elf aquitaine 400 millions de FF par ans), mais par la prédation des richesse nationale et l’appropriation de tout le patrimoine de l’Etat  du pétrole à l’immobilier. En effet cet homme est le plus grand propriétaire foncier de Libreville et y possède les trois quarts des terrains bâtis surtout ceux ou des bâtiments de l’Etat on été construit. Il encaisse les loyers correspondants et s’approprie au bout de quelques années ces bâtiments, grâce à des baux démagogiques. Il confiait cyniquement à la presse en 1993 que le palais rénovation était la propriété de l’Etat, mais le terrain sur lequel il était bâtit était sa propriété. L’Etat loue son terrain ! Allez y savoir à combien. Tout le littoral de Libreville, d’Owendo au Cap Esterias, en passant par le haut de gué-gué, les bas de gué-gué, Batterie IV, Montagne sainte, le centre-ville, les bâtiments administratifs et bancaires du centre-ville sont ces propriétés. Adepte du secret, Bongo, utilise beaucoup de prête-nom qu’il n’informe parfois pas de ces opérations. C’est ainsi qu’un de ses obligés a appris à sa grande surprise par la presse qu’il était propriétaire de l’une de ses nombreuses sociétés de Bongo.
Aujourd’hui encore, ces questions continuent de hanter les esprits des gabonais. Elles nous font pleurer des larmes de rage, nous qui, dans nos quartiers populaires, payons double pour ce que nous n’avons pas toujours fait : une fois en réprimandes et privations, et une autre fois en désespoir au fond de nous et de nos trous.
Le «Club Bongo » est resté après plus de quarante ans de prétendue indépendance, une équipe constituée de grands enfants auxquels il faut tenir la main pour leur éviter de se perdre en chemin. Nous avons donc le droit et le devoir, devant un tel scandale et une telle incurie, d'appeler au nettoyage des écuries pour que la justice règne. Un peuple indigné, à l’heure où on parle de difficultés économiques, de dettes extérieures, des roitelets couverts par la France ont porté une atteinte grave aux intérêts de plus de cent ans d’existence. Les seules préoccupations s’articulent autour de la façon dont chacun membre du « Club des milliardaires » jubilent sur le dos du gabonais. Pendant que les Institutions internationales, exigent au Gabon de «serrer la ceinture », les enrichis d’hier et d’aujourd’hui préfèrent se faire plus discrets. Mais la misère insupportable, la pauvreté, la malnutrition vécues au quotidien nous donneront toujours cette abnégation au changement de ce système politico-mystique qui exhibe la honte à la face du monde. Car, on ne peut rester longtemps victimes des événements qui font de vous un souffre-douleur et un objet de risée.
Dans tous les cas, la gloire du système Bongo aujourd’hui, pas plus qu’hier, réside dans ce qui est folklorique, dérisoire et futile. On est ramené un demi-siècle en arrière, à une époque où Senghor pouvait écrire : « Je déchirerai les rires Bananias sur tous les murs de France ». La différence aujourd’hui, est qu’il ne s’agit plus du colon qui malmène le Noir, mais de cet astronaute croulant, voulant remplacer le colon mais qui interprète si  mal le jeu. En effet, les limites et les imperfections du projet matérialiste déployé par le Clan-Bongo, suscitent aujourd’hui la nécessité d’une attention particulière, afin de permettre le jaillissement d’une classe novatrice et mobilisante.
Bongo a créé dans « son peuple », deux catégories de classes sociales. Même avec nos yeux d’enfants à cette époque, nous cernions déjà intuitivement que les dés étaient pipés à l’origine. La classe insolente et arrogante des riches côtoie en la snobant par des artifices matériels, la classes des pauvres, des miséreux. Dans les plans du tyran, il faut absolument empêcher l’éclosion de la classe moyenne, celle qui porte le flambeau et l’étendard des revendications.

Pour pérenniser cette diabolique répartition, la classe aisée multiplie subterfuges, pièges et verrouillages de toutes sortes pour conserver la haute main sur l’essentiel des richesses du pays, bien à l’abri, sous la cape du Chef qui les couve. Faut-il encore plaindre les membres de cette caste, eux qui ne se sont donnés que la peine de naître, eux qui ne connaîtront plus l’angoisse des affres de la misère  qu’ils ne subiront plus ? Lorsqu’ils décident de se montrer, ils pêchent par ignorance et entêtement, non conscients des problèmes du bas-peuple.

La classification bongoïste de la couche des pauvres se subdivise en deux sous-groupes. D’une part, les analphabètes et les illettrés, souvent prompts à utiliser la manière forte pour revendiquer. Mais ce sous-groupe est si malléable et corvéable, trop sensible aux restes gargantuesques des princes pour affirmer et maintenir une quelconque conviction. Inapte à maîtriser ses instincts, misérable, ce sous-groupe casse et pille à l’occasion des manifestations qui engendrent parfois la maladresse consternante de la classe aisée.

dimanche 24 février 2013

Le secteur éducatif au Gabon: destruction des ressources humaines du futur pour une dissolution de l'Etat nation



Une salle de classe au Gabon:
un pays riche producteur de pétrole
Que dire du secteur éducatif au Gabon sinon une garderie des enfants gabonais quand une meilleure instruction des enfants des barons se fait dans des écoles européennes. Les propos tenus par le parlementaire belge Van Der Bosh au sommet UE/ACP de 03/2001 est une partie de la réalité. Ce parlementaire dénonçait le fait « que le Gabon affiche le taux de survie scolaire le plus bas d’Afrique noire ». Autrement dit le taux des jeunes gabonais qui échouent dans le système scolaire et en sont chassés est le plus élevé en Afrique. Personnellement, je ne souscris pas à la rumeur qui fait passer les gabonais pour des «simples idiots à la grande bourse et au crâne creux». Les gabonais ne sont pas plus bêtes que les autres peuples d’Afrique ou d’ailleurs. En tout cas, quand des possibilités sérieuses d’épanouissement intellectuel leur sont données les gabonais l’ont démontré, ils soutiennent la concurrence internationale sans faillir. Le problème actuel du système éducatif c’est qu’il a été conçu, n’ont pas pour favoriser l’élitisme, la connaissance et le savoir mais pour faire des gabonais des simples ouvriers. Quand Bongo Ondimba affirmait dans un de ses discours : «que la recherche des hauts diplômes est une hérésie» il ne le disait pas en pensant au sens pratique et fonctionnel d’une formation, mais plutôt au fait que lui et «son» Gabon n’ont plus besoin de penseur ni des concepteur de la société, il était là pour le faire.


En tout cas la déliquescence, la mauvaise répartition et le manque des établissements scolaires publics au Gabon est un secret de polichinelle. Après quarante cinq ans de pouvoir, le régime des Bongo est incapable d’offrir aux jeunes gabonais des conditions d’apprentissage minimales. Les jeunes gabonais se retrouvent assis à même le sol dans des classes de quatre-vingt voir cent élèves, dans des salles exiguës à l’école primaire, ou même en plein air. les instituteurs se servent du charbon de bois comme craie pour écrire sur un tableau.. noir!. Que dire des instituteurs, excédés par les conditions inhumaines de travail et des salaires dérisoires, sont obligés de faire d’autres petits travaux pour arrondir les difficiles fins de mois. Ces hommes sont envoyés aux confins du territoire pour aller former des jeunes gabonais et meurent bien souvent à cause des conditions de vie difficiles (pas de salaire, pas de logement, pas de soins, restauration par la charité de certains villageois, etc). Au finish après quelques années de souffrance ils finissent par abandonner leur lieu d’affectation pour se rendre en ville et bien souvent à la capitale Libreville. Que deviennent alors les jeunes gabonais laissés au village ? Les parents n’ont que deux choix : Soit, ils gardent leur enfant à côté d’eux et cela contribue d’avantage à augmenter le taux de personnes non scolarisées, soit, ils l’envoi chez un hypothétique parent résident en ville. Celui-ci étant déjà chargé avec ses propres enfants peut décliner ou accepter la demande d’aide. Mais dans tous les cas, l’enfant a très peu de chance de réussir. Compte tenu de ses conditions d’existence il est éjecté de l’école quelques années plus tard sans possibilité de poursuivre des études dans un autre établissement ou sans réorientation. Dans un pays ou pour avoir une place au Lycée ou au collège, il faut avoir «un parent», une connaissance, ceux qui n’en ont pas se retrouvent comme des milliers d’autres dans la rue. Le système que nous dénonçons dans cet article crée, par toutes les manœuvres dilatoires, des exclus de la société qui n’ont d’autres choix que la délinquance et la facilité. Les jeunes, déplacés de leurs villages pour des causes d’instruction, ne peuvent et ne veulent plus retourner au village. D’ailleurs pour faire quoi? Quand ils viennent découvrir la ville et la modernité galvaudée du système, la facilité dans la délinquance devient l’attrait. Le régime a institué ce système qui consiste à inculquer des valeurs négatives aux jeunes gabonais. Ainsi le goût de l’effort a disparu. Ce système de déplacement des élèves vers des centres d’instructions urbains qui n’ont pas des structures d’accueils comme des internats, loin de favoriser l’efficacité et l’efficience du système éducatif, provoque un dépérissement et à la clé une déconnexion des élèves avant le terme de la formation (17000 enfants quittent chaque année le système scolaire sans diplômes et sans la moindre chance d’être réintégré dans une filière de formation artisanale ou professionnelle). Ceux qui  y parviennent affichent un niveau très bas par rapport à la normale. C’est l’une des raisons qui pousse les établissements d’enseignement européens à rétrograder systématiquement tous les détenteurs des titres gabonais à une année en dessous du niveau affiché.

un panel d'étrangers étranges à la tête du Qabon
Si le système scolaire à la base ne marche pas comment une société moderne peut-elle se renouveler ? Bongo et ses complices ont irrémédiablement, sinon durablement compromis l’avenir de la jeunesse gabonaise et partant du Gabon tout entier.
Finalement, pour avoir revendiqué une école démocratique ouverte à tous, pour s’être battu contre une éducation à deux vitesses une école pour les riches et l’autre pour les pauvres, Martine Oulabou, enseignante, que nous rendons hommage ici, a payé de sa vie son combat pour une école saine. Elle a été assassinée par des tueurs de Bongo.
La répression violente:
la seule réponse du régime au mal éducatif
Les étudiants de l'université nationale de Libreville appelée pompeusement Université Omar Bongo pour les besoins de gloriole, subissent tous les jours les affres de ce système. Pourtant ces problèmes sont vieux comme l'université elle même. Depuis la première grève des étudiants de l'UNG en 1977-1978, les revendications estudiantines sont toujours les mêmes et les réponses gouvernementales du régime des Bongo toujours les mêmes: répression violente, séquestration des étudiants, violations des franchises universitaires, viols d'étudiantes (1990), assassinat, emprisonnement, persécution et corruption des leaders des étudiants . Pourtant le Gabon, qui est l'un de rare pays africain à payer des bourses aux étudiants d'autres pays (Cap-vert, Bénin) et qui comble de l'incongruité, se permet de financer à hauteur de vingt millions de dollars une université riche d'un pays riche, est incapable d'apporter des solutions simples aux problèmes recurents de notre système éducatif. Cela prouve à suffisance que, comme les dignitaires du régime l'avouent souvent: "ce n'est pas un problème des moyens, mais une question de volonté politique". La chose est dite la situation calamiteuse de notre système éducatif est voulue. Le régime ne se sent pas concerné par l'éducation des gabonaises et des gabonais, d'ou la propension à pourvoir aux étrangers des postes qui peuvent valablement êtres occupés par des gabonais. Quand on détruit ainsi les ressources humaines d'un pays c'est pour mieux dissoudre l'Etat nation dans une sorte d'Etat virtuel dirigé par les étrangers depuis l'étranger. Le peuple gabonais, par la conférence nationale souveraine que les gabonais appellent de tous leurs voeux, doit mettre en accusation ce régime pour haute trahison.

jeudi 24 janvier 2013

Les criminels de masse et la "morale internationale"


Il n'y a pas de morale politique au niveau international. Comment comprendre que Blaise Compaoré, assassin et criminel de masse entre tous les dictateurs puisse bénéficier d'un statut de saint, alors qu'il a apporté un soutien logistique, militaire et politique à la rébellion de Ouattara-Soro guillaume et leurs assassins, sans lesquelles des milliers d'Ivoiriens n'auraient pas été tués, violées, et mutilées lors du plus long coup d'Etat de l'histoire. Blaise Compaoré a fourni en échange de l'or et des diamants des armes, des munitions, une base de repli et d'appui, une aide militaire avec des unités combattantes, il ne pouvait donc pas ignorer que les actes que ces rebelles commettaient étaient des crimes. Mais la justice internationale, a géométrie variable selon les intérêts occidentaux est curieusement sourde et aveugle devant la soif de justice des victimes et des pleures des milliers d'orphelins et des veuves que ce coup d'Etat ourdi de l’extérieur de la Côte d'ivoire a fait. 

Tout se passe comme si dans ce monde, une moitié est condamnée à l'esclavage perpétuel, en vivant d'expédients avec la misère et la maladie comme compagnons du destin et l'autre moitié libre de tout, y comprit le droit de vie ou de mort, le droit de spolier, voler et piller les ressources de ceux qu'ils considèrent comme des esclaves.

Cette justice des riches et des puissants est bien à géométrie variable. Pour avoir fait la même chose en Sierra Léone, et d'ailleurs, non pas pour ce qu'il a fait de pire dans son propre pays, Charles Taylor croupit en prison. Laurent Gbagbo qui n'a fait que se défendre, en toute légitimité, subit les foudres des maîtres inquisiteurs du monde pour avoir refusé de céder le poste présidentiel, non pas à celui que les ivoiriens avaient choisi, mais à celui que eux, les faiseurs de roitelets ont décider de placer à la tête de la Côte d'Ivoire pour les permettre de piller les nouvelles ressources de ce pays en esclavagisant les ivoiriens sous le poid des dettes inopportunes et intéressées, des dépenses ostentatoires qui n'ont rien de rationnel par rapport aux choix et nécessités du peuple ivoirien..

Cette même amoralité s'abat maintenant au Mali depuis que des recherches ont démontré que ce pays regorge d'énormes potentialités en ressources gazières, en or et en uranium. Il vit une situation d'insécurité depuis lors. Celle-ci a vu son apogée avec la division du pays en deux. Ce qui rappelle étrangement le cas de la Côte d'Ivoire: l'occupation du nord par les rebelles islamistes et le sud par le gouvernement, et entre les deux, les troupes françaises. Les Touaregs qui ne sont pas les seuls habitants du nord Mali sont depuis 2003 instrumentalisés par les occidentaux et les voisins arabes et nord africains.

La France joue au pompier pyromane dans ce pays pour avoir la place belle. Son intervention au Mali est une mise en scène destinée à s’emparer de l’or et de l’uranium maliens, tout en se positionnant dans une région stratégique aux ressources minières, pétrolières et gazières importantes. La perspective de la déroute des jihadistes soutenus par la France en Syrie éloigne les prétentions françaises sur le gaz syrien. Elle lorgne alors du côté sud Algérien et sud Libyen. La déstabilisation de la Libye,  de la Tunisie, du Mali, et bientôt de l'Algérie obéit à ce schéma. Comme pions dans la région, ils ont les touaregs. Les français sont parvenus à soudoyer et à retourner des groupes Touaregs en les finançant abondamment et en les armant, aussi bien avec les stocks d'armes de Kaddafi qu'avec le parachutage de 40 tonnes d'armes françaises.  Elle a instrumentalisé les Touaregs en les poussant à faire prévaloir leurs revendications par les armes. Ceux-ci se sont fait "aider" par des groupes plus extrêmes qui se sont emparés de la lutte et l'ont transformée en Jihad. Ce qui n'était pas prévu au calendrier c'est que ces armes se retournent aujourd'hui contre la France, ses citoyens et ses intérêts, non seulement dans la région, mais aussi dans le monde et ceci à cause des choix politiques sans prospective. A moins que cela soit voulu dans le cadre d'une stratégie globale visant deux objectifs simultanés: le premier étant de détruire l'infrastructure islamo-jihadiste armée mise en place par la France et qui a bien rempli son rôle de déstabilisation des pays aux richesses convoitées, le deuxième étant de s'accaparer de ces ressources par une recolonisation durable et par une présence militaire permanente dans la région. 

 Le Mali est le seul pays démocratique dans la zone, ou l'alternance démocratique se fait en toute transparence sans contestation. La démocratie et donc la liberté rend vain la lutte armée. Le débat et les échanges existent entre citoyens et diverses communautés ethno-réligieuses ou regionales, et sur ce, les maliens ont démontré leur maturité politique et une maîtrise démocratique certaine. Convaincre le plus grand nombre de personnes pour faire prévaloir ses idées au cours d'un scrutin libre et transparent est pourtant le credo des hommes politiques maliens, qui, vu l'extrême pauvreté du pays, ne peuvent s'engager dans des guerres coûteuses sans lendemain pour conquérir le pouvoir par la violence. Les revendications corporatistes, politiques voir séparatistes sont aisément et librement défendues dans le cadre de la concertation nationale sans exclusive. L'arme de la violence ne peut se justifier ici tant que toutes les voies pacifiques et démocratiques ne sont pas épuisées, contrairement aux cas concrets de la confiscation du pouvoir dans des régimes autocratiques et autoritaires comme au Gabon.


Criminel de masse: Ouattara installé par son ami Sarkozy
au prix des milliers de morts et des destructions massives
Et pourtant, malgré cette ouverture démocratique, unique en françafrique, le 21 mars 2012, un étrange coup d’État est perpétré au Mali. Un mystérieux « Comité pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État » (CNRDRE), avec à sa tête, un non moins ténébreux Capitaine Sanogo, renverse le président Amadou Toumani Touré, Chef d'Etat légal et légitimement élu, et déclare vouloir restaurer l’autorité malienne au Nord du pays. La France sous Sarkozy, au lieu de condamner ce putsch et exiger le retour à l'ordre constitutionnel, dit tout simplement "prendre acte de la situation". Ce qui, en d'autres termes veux dire " vous avez le soutien de la France". Cette posture, au regard de l'histoire de la françafrique, démontre que la France était l’instigateur de ce putsch, ou tout au moins a encourager ou laisser faire pour qu'on l'appelle pour éteindre le feu. Il en a résulté une grande confusion, les putschistes étant incapables d’expliquer en quoi leur acte améliorera la situation. Le renversement du président Touré est d’autant plus bizarre qu’une élection présidentielle était prévue cinq semaines plus tard et que le président sortant ne se représentait pas. Le CNRDRE, composé par des officiers formés aux États-Unis, empêche la tenue de l’élection présidentielle et transmet le pouvoir à un des candidats, en l’occurrence le francophile Dioncounda Traore. Ce tour de passe-passe est légalisé par la CEDEAO, dont le président n’est autre qu’Alassane Ouattara, autre putschiste mis au pouvoir un an plus tôt par l’armée française en Côte d’Ivoire au prix des milliers de morts et des destructions massives. La CEDEAO étant une superstructure supra nationale qui n'a rien de démocratique, on voit mal comment celle-ci peut passer outre le choix souverain du peuple malien.

Ce qui gène ces réseaux de la françafrique, quoiqu'en disent les socialistes français, c'est qu'ils ont du mal à accepter qu'une ancienne colonie deviennent libre et démocratique. C'est plus facile de corrompre un dictateur placé au pouvoir par cette mafia qu'un président élu.Un dictateur est une marionnette, un corrompu, un vendu qui obéit aveuglement à ses maîtres qui l'ont placé au pouvoir, par conséquent il défend leurs intérêts et non ceux de sa population. Un président démocratiquement élu et qui a tout le soutien populaire de son peuple n'obéit qu'a sa conscience guidée par son mandat et sa mission au service du peuple qui la élu.

Le Mali longtemps délaissé pour son extrême pauvreté, va, comme beaucoup d'autre pays avant lui, découvrir la malédiction qui frappe les pays noirs dans lesquels on découvre des richesses. L'oeil du prédateur et la convoitise de l'oligarchie financière internationale sont désormais braqués sur ce pays. L’intervention française au Mali, bien que présentée comme une décision prise en urgence en réponse à des développements dramatiques sur le plan militaire et humain, n'a rien de désintéressée. La décision de déstabilisation de la démocratie malienne pour le bénéfice d'Areva a été prise sous le régime de Sarkozy. Hollande n'a fait qu'exécuter des plans dont le calendrier était fixé à l'avance. Ils sont là pour rester : l'alibi est trouvé, c'est le terrorisme. C'est aux maliens de se battre pour leur liberté et leur démocratie. C'est également leur droit de faire appel à une aide extérieure par une autorité légitime et non une marionnette.

jeudi 17 janvier 2013

Les Bongo Ondimba ont détroussé le Gabon

Documentaire de la chaine Française France 3: Pièces à conviction du mercredi 16 janvier 2013

http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/

Et la corruption?

La lutte contre la corruption ne doit pas seulement frapper les petits cadre et laisser les grands dirigeants tranquilles. Les règlements et les lois sont faits pour réguler le fonctionnement de l'administration, mais aussi bien encadrer l'exercice du pouvoir et réglementer la vie en société. Le recours aux santions est donc primordial pour un exercice serein de la souveraineté. Au Gabon la corruption est un fléau qui est loin d'être jugulé. Il est implanté aussi bien au sein de l'administration comme à tous les échelons de la société. Celle-ci n'est tempéré ni par une presse libre, ni par un système judiciaire indépendant.

samedi 12 janvier 2013

Le régime des Bongo-Ondimba-PDG est bien un Système Criminel Intégré (SCI)


 Nous allons définir ici le système criminel intégré comme une organisation maffieuse qui a prit possession d’un Etat. L’Etat existe bel bien dans ses structures institutionnelles et territoriales, politiques et économiques, militaires et sociales. Mais l’organisation criminelle est en soit intégrée, c’est à dire que toutes les composantes institutionnelles de l’Etat sont gangrenées et concourent à la criminalité organisée. Autrement dit toutes les opérations (actions intégrées dans des systèmes d’actions intériorisées dans l’appareil étatique) sont faites au nom de l’Etat mais au seul bénéfice des individus ou du groupe d’individus qui les ont initiées au dessus desquels se trouve le dictateur.
Un homme qui a passé toute sa vie
à détruire le Gabon
Sont intégrés dans le système, des responsables de l’administration, des hommes politiques, des militaires, des juges, etc tous partie prenante de l’organisation criminelle. Chaque membre est lui aussi chef d’un sous système, avec des sous chefs qui eux aussi ont des mini systèmes, c’est un système de cercles concentriques ou les décisions les plus importantes se prennent au centre. Il a été Installé par Focard dans la pluspart des dictatures de la françafrique. Au Gabon, il a instruit et instrumentalisé Albert Bongo dés sa prise de pouvoir en installant un régie d’exception ou la criminalité est au centre de toute activité du régime.

Nous allons illustrer notre propos par deux exemples :

Grace à la FM, il a mis le Gabon en coupe reglée
Le premier est celui des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Mais l’idée n’est pas parfaite, car il faudrait alors une super poupée qui aurait en son sein plusieurs ensembles différents de poupées russes, toutes concurrentes dans leur zèle à paraître le mieux du monde aux yeux du chef, mais concourant toutes au même but : Celui de conserver le pouvoir en se servant le maximum possible de l’Etat et de ses ressources. L’image est en effet incomplète, car, si la super poupée est le système, on a du mal à placer, dans tous cela, le chef.

C’est ce qui nous emmène au deuxième exemple. Une automobile est un système complexe, composé d’autres sous-systèmes, plus simples, et dont l’ensemble concourt à la fonctionnalité globale du véhicule, qui est ici un déplacement. L’alternateur est une composante de la voiture, donc un sous système qui est composé des bobines, des balais et d’un rotor. Et son rôle est de produire l’électricité. Cette électricité permet non seulement de recharger la batterie d’accumulateur, mais également de fournir l’électricité aux lampes (phares, voyants du tableau de bord, feux, clignotant qui sont en soit aussi des sous systèmes, etc). Cela permet au conducteur donc au chef de conduire la nuit entre autre. Mais l’alternateur n’est pas la seule composante fonctionnelle de l’automobile. Il y a le moteur sans lequel la voiture ne peut rouler, La coque et l’habitacle pour s’abriter et loger l’ensemble du système, les freins, qui permettent de s’arrêter, il y a les roues, sans lesquelles le déplacement ne serait pas possible, il y a la direction composée du volant, de la crémaillère et des rotules, pour prendre des directions etc. Tous cela sont des sous systèmes du système « automobile ». Ils sont intégrés dans le système automobile. Et leurs actions spécifiques sont également intégrées dans un ensemble d’actions intériorisées qui concourent à un objectif fonctionnel global.

Dans ce système criminel intégré chaque élément du système a son rôle bien déterminé. Personne ne marche sur les plates bandes de l’autre. Tous sont complémentaires, la concurrence, du point de vue humain, se situe ici, que dans l’excès de zèle pour servir le chef et dans la capacité de nuire à d’autres sous-systèmes, pour principalement occuper le poste plus juteux que le sous-système voisin détient. Le seul maître du jeu est le conducteur « le Timonier ». Il conduit seul les débats. Il nomme et révoque qui, il veut. Il prend la direction économique et sociale, ou politique qui l’arrange. Personne ne peut le contredire, car il est détenteur de la raison absolue et du pouvoir absolue. Dans le cas du Gabon Bongo Ondimba père se disait même créateur du Gabon qu’il a laissé en héritage à son fils adoptif. Tous les membres du système pensent « sous sa haute inspiration » et décident sous ses ordres de sa « haute sagesse »,  comble du blasphème « après Bongo ondimba vient Dieu » scandait un des pasteurs du dimanche à la gloire du roitelet équatorial, aujourd’hui député d’une chambre d’enregistrement, elle aussi à la gloriole d’un dictateur auto érigé en demi monarque qui se fait appeler RAIS.
Joseph Rédjambé, assassiné par Ali Bongo-Ondimba
Tous, fifres et sous-fifres, culs et couvres-culs, s’habillent et se coiffent comme « le guide éclairé ». L’élégance du menton est la règle, l’arrogance qui cache mal une ribambelle d’incompétence est l’exception. La pensée unique est de rigueur, nul ne peut se permettre de penser ou d’agir autrement que de la manière dont le guide voit les choses. Parfois, il organise la zizanie entre ses sous systèmes, histoire de les secouer un peu, parfois il fait la promotion d’un sous-système au détriment d’un autre, mais dans tous les cas, « il ne se sent pas obligé d’être juste envers tout ce qu’il a créé » et qu’il dirige, pour reprendre les termes d’Amadou Kourouma (en attendant le vote des bêtes sauvages).

Comme la maffia subdivise ses territoires, le système criminel intégré des Bongo-ondimba ont subdivisé le gabon en sous territoires nommée provinces au dessus desquelles se trouve un sous roi, un parrain. Celui-ci est le chef incontesté et incontestable de la province. Il n’y a que le parrain suprême du pays qui peut le démettre. Ce parrain est le chef de la province et de tous les ressortissants de celle-ci. Aucun espoir d’évolution social d’un individu, du développement économique de la province, de la liberté des personnes etc ne peut être envisagé sans lui. A chaque nomination d’un ressortissant de la province, un avis lui est demandé. En cas d’avis négatif, la personne, même si elle est compétente pour le poste, se verra refusé celui-ci dans le meilleur des cas. Dns d’autres cas il peut s’attirer les foudres du parrain s’il passe outre. Le parrain de la province dirige et s’occupe de tout, grâce à d’autres sous systèmes qui dépendent de lui, il gère tout le système économique, administratif, social, politique et culturel de la province. Il fait remonter les bénéfices au chef suprême.

Sur Chaque sous détourné au Gabon , Bongo-Ondimba père et aujourd’hui le fils,  a toujours eu sa quôte-part. C’est pourquoi, de tous les barons du régime détourneurs des fonds publics, aucun n’est parti en prison. Seuls ceux qui ont eu l’outrecuidance d’oublier le « patron » ont connu la misère de « sans famille » la prison malfamée des Bongo-Ondimba.

Les neufs parrains de la province vont faire la promotion d’autres sous parrains dans les grandes villes de la province dont elles dépendent. Ces derniers vont également faire la promotion d’autres sous-sous parrains dans les départements, puis ceux-là dans les villages et petites villes etc.
Ce qu’il faut noter ici, c’est que cela se fait sans préjudice des fonctions ministérielles ou étatiques occupées par l’un ou l’autre membre du système. C’est un système pyramidal, dans lequel, il n’y a que les membres du système qui savent qui est « plus gradé que l’autre ». En effet, on voit parfois le parrain de la province occuper un poste de moindre valeur par rapport à son poulain qui est ministre, mais il n’est pas, pour autant, au dessus de son parrain dans le cercle du pouvoir.


Elisabeth N. une victime de la
répression sauvage d'Ali Bongo Ondimba
Dans un système criminel intégré des Bongo-Ondimba, la règle d’or et le principe de base ont pour finalité d’imposer à des postes clés les membres de l’organisation, au détriment de la compétence. Seul compte, le degré d’affiliation et d’inféodation au système et aux écoles mystiques. Cela leur permet d’embrigader les jeunes cadres qui terminent leurs formations.

Dans ces systèmes, les lois existent, elles sont même parfois très bonnes mais elles sont en fait que des instruments de pouvoir et de répression au service du système criminel. Elles permettent de criminaliser toute contestation sociale et toute velléité de liberté et de démocratie. Les institutions républicaines n’ont pour seul but que de donner un visage faussement institutionnel. En faite elles servent à la judiciarisation de toute manifestation sociale, à la création des lois iniques qui permettent des endettements excessifs et injustifiés, et à valider les faux scrutins et coups d’Etats électoraux.

La violence des SCI, ici en Côte d'Ivoire

La peur est l’armature du système criminel intégré. Il se maintien en organisant la peur par une répression sauvage (violences extrêmes, assassinat, tortures, emprisonnement, persécutions, etc) et par la corruption généralisée de la société. Les intellectuels sont particulièrement visés. Ceux-ci sont entraînés dans la logique de l’avilissement des intelligences et du renoncement de soi, et de ses opinions de ses convictions. Tout le monde doit «brouter là ou il est attaché» et «qui n’est pas avec le grand guide éclairé est contre lui» autrement dit tout le monde doit voler comme le guide le fait si-bien, qui ne le fait pas est contre lui et doit en subir les conséquences. Comme disait un dramaturge « volons, violons, tuons, mangeons, dansons, buvons, baignons-nous dans le stupre et la gaudriole sur cette terre elle à nous seuls, car le royaume de Dieu nous est incertain » : C’est la ligne directrice sur laquelle se bâtit les actes d’un régime qui est en fait un système criminel intégré.

Violence contre les port-gentillais pourtant sur
lesquelles ABO tire la richesse dont il s'en orgeuillit
Pour tenir la population, le régime d'exception est le socle du système criminel intégré, La population est infestée d'espions qui rendent toute communication intellectuelle ou politique impossible, ou en tout cas, risquée. L’Etat punitif est omniprésent. Cela encourage la délation et la dénonciation au travail entre collègues, à la maison entre les membres de la même famille, à l'école, au Lycée, à l'université etc. Aucune composante de la société n'a échappé à la délation et à la dénonciation érigée en système de contrôle et de répression des intelligences. Il y a l’association des Tradi-praticiens et Ngangas, des voyants, des pûtes, des anciennes maîtresses de Bongo etc, tout citoyen peut se faire payer un renseignement en le rapportant directement à un proche de Bongo. Il n’est pas rare, qu’un cadre, un homme politique, s’entende répéter au téléphone le matin par le roitelet en personne les propos qu’il a tenu la veille en privé à des amis sûrs. Dés que c’est fait le cadre panique et se sent traqué, il n’a plus confiance en personne et se sent seul, il s’isole, il devient pestiféré car plus personne ne le fréquente.
Dans cette République bananière tout le monde est épié. Combien de fois n’a t-on vu des épouses dénoncer leurs maris pour des propos qu’ils ont tenu contre le régime ? Cette République a poussé les aberrations jusqu’à considérer comme fondé des rêves fait par le guide éclairé dans lesquelles il voyait certains le critiquer ou préparer un coup d’Etat. Des enseignants ont été emprisonnés et condamnés à des lourdes peines pour avoir tout simplement expliqué que la démocratie était le pouvoir du peuple par le peuple. Ils ont été injustement dénoncés par des élèves grassement payés pour cela.

Violation des frnchises universitaires:
 ici au collège Bessieux
Sous la férule du régime des Bongo-Ondimba, il est difficile de pousser un simple soupir, une exclamation, donner une opinion même chez soi sans que le guide éclairé n’en soit averti. Il est impossible de sortir un soir de chez soi avec des amis, manger un morceau quelque part, ou aller chez une copine sans que les sous-fifres n’en informe le dictateur. Il n’y a que cet homme pour dire combien de réseau de renseignement fourmille dans un petit pays d’un million et demi d’habitants. Les chiffres officiels font état de 25000 agents de renseignement hormis les forces régulières de l’armée, de la gendarmerie ou de la police, soit un rapport minimum d’un agent pour 28 personnes, et quand les élèves, les fonctionnaires, les membres de la famille, de l’ethnie, les membres de la province du roitelet sont mis à contribution ce rapport s’approche dangereusement de un agent pour dix personnes.

Tous les services de renseignement, que ce soit ceux de l’armée, de la police, de la gendarmerie, de la présidence, du centre de documentation sont dirigés par les membres de la famille Bongo-Ondimba. Par ailleurs tout auteur de tract ou tout autre moyen d'expression du même style est arrêté et subit les pires tortures pour avouer des complots qui n'existent pas. La liberté d'expression qui avait été si chèrement acquise du temps de la coloniale s'envolée d'un coup en 1967 pour réapparaître sous la pression populaire insurrectionnelle en 1990. Depuis l’arrivée du fils dictateur en 2009 par un coup d’Etat, les libertés des gabonaises et des gabonais ont de nouveau été confisquées. Mais ce n'ést pas tout, les gabonais découvrent que même le droit de vote, de choix de leurs représentants, leur est désormais interdit. Les candidats à la députation ou à toute autre consultation électorale leurs sont imposés, avec à la clé un trucage dés élections qui font de ces non-élus des usurpateurs de suffrages dés populations.
Aujourd'hui encore à l'an 2013, la démocratie des Bongo-Ondimba impose toujours l'unanimisme et n'admet pas la moindre contradiction. La prohibition, de façon sélective, des partis, des syndicats et journaux gênants, est le lot quotidien des mesures de privation de libertés que vivent les Gabonais.

Un système criminel intégré est une maffia installée à la tête d’un pays, à l’image des narco-état d’Amérique du sud. Il y a un tyran arrivé par des méthodes peu orthodoxes au pouvoir. En fait le tyran pour qu’il existe, a besoin, avant tout, d’un Etat tyran. Alors il va morceler les responsabilités. C’est ainsi que celui qui se chargera de l’arrestation ne fera que son travail de policier, celui qui se chargera de la garde des détenus ne fera que son travail de gardien de prison, le conducteur ne fera que son travail de chauffeur et les plus cruels vont commettre l’acte final. Tous les actes qui ont étés commis à des degrés divers concourent à la réalisation de la barbarie et à la pérennité du système. Le tyran a donc besoin d’autres petits tyrans pour accomplir le génocide. Ces derniers le font le plus naturellement en faisant leur travail : Ils obéissent à l’autorité. Des expériences menées en 1960 à 1963 sur la soumission à l’autorité démontrent que près de deux tiers de la population obéissent et acceptent d’exécuter n’importe quel ordre émanant de l’autorité dans un Etat démocratique et que dire d’un Etat tyrannique ?

Dans un Etat démocratique, la criminalité est la conséquence du développement et de ses avatars. Elle n’est pas l’Etat puisque l’Etat combat cette criminalité et l’amoindris à un niveau de nocivité insignifiante. La criminalité reste omniprésente néanmoins et branche ses tentacules dans les divers points faibles de l’Etat. C’est ainsi que l’on parle épisodiquement de la corruption d’un fonctionnaire ou d’un ministre. Ceux-ci sont très vite démissionnés et jugés.

La France de Sarkozy a installé un SCI
en Côte d'ivoire au prix des milliers de morts
Dans un Etat érigé en système criminel intégré, cas des narco-Etats, des républiques bananières, des dictatures et autres autocraties, la criminalité est l’essence, la raison d’être de l’Etat. Le Gabon, Etat dans sa forme démocratique réelle, constitutionnelle et républicaine n’existe pas. Toutes les institutions qui sont sensé constituer l’Etat sont factices. Seul le dictateur existe et dirige. Tout est centralisé. Il délègue quelques pouvoirs à ses proches (généralement celui d’exécuter ou faire exécuter ses ordres) mais c’est toujours lui qui a le dernier mot. Dans un tel Etat, toutes les composantes de l’Etat sont intégrées et se caractérisent par une interdépendance fonctionnelle entre eux et en rapport direct avec le tyran. L’armée prétorienne de tendance mono - tribale est le glaive et le bouclier du système sur lesquelles tous les petits tyrans s’appuient pour asseoir leur autorité. Elle n’est pas constitué pour protéger le peuple, mais pour le tenir en respect du système et donc pour protéger la dictature. Ce n’est pas des unités combattantes capables de défendre la république ou la nation contre un danger extérieur, mais c’est une force prétorienne de lâches qui ne peuvent agir que devant des unités désarmées : Gérard de Villier l’a écrit dans son opus « les armées africaines ne connaissent que deux formes de luttes : le massacre et la fuite ». en effet le massacre devant des populations sans défense et la fuite quand ces populations s’arment et s’organisent pour se défendre.

 Au Gabon chaque membre influent du système a sa cours, ses obligés, ses maîtresses, sa milice et son business. Tous les barons du système sont partie prenante de la mafia. Chaque baron, à son niveau, a une responsabilité qui se confond avec la responsabilité officielle de l’Etat. Il se sert de son pouvoir pour résoudre les problèmes liés à la mafia dans toutes ses formes. L’ensemble de tous ces micros systèmes intégrés dans l’Etat fait du Gabon un système criminel intégré. C’est ce système qui dirige, avec la bienveillante attention d’une certaine France non moins mafieuse, le Gabon depuis cinquante ans.

Jean Ndouanis

jeudi 10 janvier 2013



Présentation des Vœux de Nouvel An au Peuple Gabonais de l'Union des Forces pour l'Alternance UFA

Chers Compatriotes,

Il est temps de lancer une révolution
pour chasser la dictature des Bongo Ondimba
C’est un grand plaisir pour moi de m’adresser à vous en ce début d’année 2013 pour vous présenter, au nom des Partis membres de l’Union des Forces pour l’Alternance (UFA), nos vœux les plus sincères de santé, de bonheur, de prospérité, de solidarité, de patriotisme et de paix.

Que cette année 2013 soit pour vous, Peuple Gabonais, celle au cours de laquelle vous retrouverez la souveraineté, votre souveraineté confisquée depuis 45 ans par le système BONGO ONDIMBA.

Comme il est de coutume, en toute fin d’année et en début d’une année nouvelle, l’occasion est donnée de jeter un regard rétrospectif et prospectif sur la vie de notre pays.

Cet exercice qui exige de nous beaucoup de clairvoyance nous conduit irrémédiablement à faire le bilan de notre action d’une part, celui de l’action du pouvoir en place, d’autre part.

A la suite des élections législatives du 17 Décembre 2011, l’Opposition gabonaise a adhéré à votre souhait, maintes fois exprimé, de nous voir rassemblés pour unir nos forces dans la perspective de l’alternance au pouvoir.

Ce souhait a été concrétisé lors des Assises de Mouila des 7, 8 et 9 Septembre 2012 avec la naissance de l’UNION DES FORCES DU CHANGEMENT (U.F.C). Mais c’était sans compter avec les démons de la division qui ont tenté de briser l’espoir de tout un Peuple. C’est ainsi que l’UFC a éclaté, peu de temps après, en deux groupes avec d’un côté : l’Union Factice Complice du pouvoir (UFC), et de l’autre, l’Union des Forces pour l’Alternance (UFA) restée fidèle aux résolutions de Mouila, à savoir :

Le Raffermissement de l’unité de l’Opposition ;
L’Aboutissement de l’Alternance Politique Démocratique ;
La Réhabilitation de l’Union Nationale injustement et arbitrairement dissoute;
L’Organisation d’une Conférence Nationale Souveraine.
L’UFA qui vient d’être légalisée par le Ministère de l’Intérieur sous le Récépissé N°3035/MISPID/SG/CE1 du 31 Décembre 2012 estime que ces objectifs constituent la meilleure voie de sortie de la crise multisectorielle et multiforme que traverse notre pays.

S’agissant notamment de la Conférence Nationale Souveraine, sa tenue est un impératif parce qu’attendue par la grande majorité des Gabonais. Elle doit nous permettre de reconstruire un Etat véritablement démocratique et d’apporter des solutions à la crise politique, économique, financière, sociale et culturelle.

Notre volonté est de faire du Gabon un pays réellement démocratique, un pays où tous les équilibres sont atteints, un pays où il fait vraiment bon vivre pour toutes les catégories sociales.

Nous en sommes capables dans la mesure où notre pays dispose d’un potentiel humain qualifié, d’un sol et d’un sous-sol très riches dont DIEU nous a gratifiés.

Mais qu’est-ce que le système BONGO ONDIMBA en a fait depuis près d’un demi-siècle de règne sans partage ?

Sans absoudre les méfaits de 42 ans du règne de BONGO ONDIMBA Père, reconnus par lui-même dans son discours testamentaire de décembre 2007, nous vous invitons à nous arrêter sur les trois années de cette dictature que nous subissons avec BONGO ONDIMBA Fils.

Dans son discours d’investiture et dans tous les autres qu’il nous sert jusqu’à présent, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA promet au peuple gabonais entre autres :

Un ambianceur et un jouisseur comme ce
clown n'a pa sa place à la tête du Gabon 
Premièrement : Une saine gestion des finances publiques : Nous assistons au contraire à des transferts massifs d’argent à l’Etranger illustrés notamment l’année dernière par la disparition de 500 milliards de FCFA de nos caisses, aux disparitions de chapitres entiers des budgets, à une frénésie immobilière de grand luxe tant à Libreville qu’à l’extérieur du territoire national , à la multiplication des voyages présidentiels dont chacun coûte plusieurs milliards de FCFA, à la folie dans l’achat des voitures de grand luxe quand on sait que des milliers de gabonais croupissent dans la misère. Tout cela confirme que l’Etat est géré par une oligarchie d’ambianceurs et de jouisseurs insatiables.

 gabonais, Ali Bongo  se tape des villas à 70 milliards de FCA
Deuxièmement : Une meilleure éducation pour les enfants et une meilleure formation pour les jeunes. Nous constatons qu’en trois ans malgré la mise à disposition d’un budget de plus de 81 milliards de Francs CFA, aucun collège nouveau, aucun lycée nouveau, aucune université nouvelle, aucun internat nouveau n’a été livré; d’où la solution, ridicule, pour le nouveau CES d’Angondjé (1 500 élèves en classe de 6ème) de squatter les vestiaires du Stade de l’Amitié, un don de la Chine, qui nous a pourtant coûté plusieurs centaines de milliards de Francs CFA. En outre, pendant que l’Université Omar Bongo patauge dans la boue et est exposée à tous les risques d’insécurité, Ali BONGO ONDIMBA choisit de faire un don de 10 milliards de FCFA à l’Université d’Oregon aux États-unis d’Amérique ;

5000 logements, mon C...!
 Troisièmement : La construction de 5000 logements par an. Trois ans après, aucune maison n’est sortie de terre ; le déficit en logements reste entier. L’une des solutions envisagées au problème du logement est d’importer des maisons préfabriquées qui n’apportent rien à l’économie nationale.
Dans le même ordre d’idées les 1000 logements promis pour fin Décembre 2012 par le Premier Ministre M. NDONG-SIMA lors de sa Déclaration de Politique Générale, ne sont toujours pas visibles à ce jour.
Les propriétaires des logements et bâtiments détruits arbitrairement n’ont que leurs yeux pour pleurer.

Quatrièmement : Ali BONGO ONDIMBA affirme dans son discours du 31 Décembre 2012 que « près de 6000 emplois ont été créés dans le secteur du BTP et sont actuellement occupés dignement par de jeunes compatriotes« . Quand on sait que le chômage a été aggravé dans notre pays à hauteur de 30% de la population active, que les quelques emplois crées l’ont été, surtout dans le Bâtiment et Travaux Publics (BTP) et le Secteur de l’industrie du Bois par de nombreux Directeurs d’ Entreprise qui ont importé la main d’œuvre de leur pays d’origine, que plusieurs milliers de fonctionnaires gabonais subissent un chômage incompréhensible ; certains étant contraints de rester à la maison pour délit d’opinion.

Les affirmations selon lesquelles le Gabon » se déploie comme un vaste chantier multiforme » ne relèvent que de la pure propagande politicienne.

Les gabonais ne doivent jamais oublier
ces criminels même en enfer
Cinquièmement : Ali BONGO ONDIMBA parle de l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages. Tout le monde sait que la vie chère au Gabon reste un problème crucial. Nous continuons de dépendre toujours de l’étranger. Rien n’est fait en vue d’encourager la production vivrière locale. Mais pendant ce temps, Ali BONGO ONDIMBA impose la Société OLAM dans la culture de l’hévéa et du palmier qui sont des produits de rente. En trois ans d’exercice du pouvoir, la Méthode Ali a donc fait en sorte que notre tissu économique se dégrade dangereusement au fil des jours. Les indicateurs attestent que le secteur productif est encore au point mort et que le Président et ses affidés se complaisent seulement dans des discours pompeux aux effets d’annonce. Rien de plus.
eau dans des puits de fortune
La misère endémique est telle que plusieurs ménages gabonais à Libreville se nourrissent aujourd’hui à la décharge publique de Mindoubé. Les mesures annoncées sur la TVA et autres ne produisent aucun effet.

Sixièmement : S’agissant des transports. C’est vraiment le désastre ! Libreville et Port-Gentil sont pratiquement coupées du reste du pays ; l’inexistence de transports urbains est criarde dans la capitale, le chemin de fer que l’Etat a aujourd’hui beaucoup de mal à entretenir est en état de dégradation avancée et les transports aériens sont en pleine déliquescence. La Société Nationale de Transports Aériennes annoncée avec fracas à l’issue du Conseil des Ministres délocalisé de Mouila par Ali BONGO OMDIMBA avant la CAN 2012 reste un fait de pure propagande.



Septièmement : Ali BONGO OMDIMBA a pris l’engagement de lutter contre les crimes à but fétichiste.

La main du diable taché
du sang des gabonais
Nous constatons au contraire que les auteurs et commanditaires de ces crimes qui sont pour la plupart des personnalités politiques demeurent à l’abri d’un pouvoir qui les protège et les soustrait à toute poursuite judiciaire.
A ce propos, l’UFA espère que la récente levée de l’immunité parlementaire d’un Sénateur, donnera lieu à l’application d’une procédure régulière et que la justice fera son travail jusqu’au bout.

Huitièmement : Ali BONGO ONDIMBA se targue d’être un grand défenseur de l’Environnement. Cependant il ne dit mot sur le désastre écologique que constitue le récent déversement de pétrole à OMBOUE ayant entraîné la destruction d’une grande partie (faune et flore) de la région du Fernan – Vaz.

Neuvièmement : S’agissant de la crise centrafricaine, les protagonistes se retrouvent à Libreville du fait que le Gabon abrite le siège de cette Institution sous – régionale sous la présidence de Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Médiateur désigné de la CEEAC.

Pour l’UFA, l’arbre à palabres est mal planté.

En effet, il importe de relever que le Gabon lui-même est en pleine crise en raison du déficit de dialogue démocratique voulu et entretenu par Ali BONGO ONDIMBA.

La CEEAC et la Communauté Internationale, en sont-elles conscientes ? Attendent-elles que les Gabonais prennent aussi les armes pour qu’elles s’en préoccupent ?

Dixièmement : Le Président de la République parle de politique nécessaire de Décentralisation alors qu’il freine pour ne pas attribuer les 10% du budget général de l’Etat qui doit permettre à toutes les collectivités locales un développement équitable et équilibré.

Chers compatriotes,

Vous conviendrez donc avec l’UFA que les hésitations d’un Chef d’Etat à promulguer une loi votée à cet effet par le Parlement est un comble.

Onzièmement : Au plan politique, Ali BONGO ONDIMBA dit qu’il reste ouvert à la discussion. Pourtant c’est le même Ali BONGO ONDIMBA qui estime que le Gabon, sous le règne de son père, n’a pas avancé à cause de « trop de politique ». Aussi demeure-t-il sourd aux sollicitations de l’UFA qui constate malheureusement qu’en trois ans, avec un Ali BONGO ONDIMBA porté à la tête du pays dans les conditions que l’on sait, le Gabon a dangereusement reculé.

Les Institutions ne fonctionnent pas correctement :

Un Gouvernement dont le bras séculier (les Agences entièrement aux mains d’étrangers) est géré par la Présidence de la République avec des Ministères vidés de leurs prérogatives ;
Une Administration trop politisée, réduite à servir de faire-valoir et ignorant la notion de service public. ;
Une Assemblée Nationale réduite à une chambre d’enregistrement car composée de 119 députés de la majorité sur 120 dont 114 du seul PDG et seulement 1 de l’Opposition, puisque le député de l’UPNR supposé opposant vote toujours avec la majorité ;
Une Cour Constitutionnelle au rôle invariable, celui de sauvegarder les intérêts du régime et d’éviter de le mettre en difficulté ;
Un Conseil National de la Communication partisan, opposé à l’accès aux médias publics par les partis politique de l’Opposition, et notamment ceux de l’UFA et spécialisé dans la répression des journaux proches de l’Opposition ;
Une justice confisquée et aux ordres;
Dans le souci de conserver le pouvoir à tout prix, Ali BONGO ONDIMBA et son équipe traînent les pieds pour l’introduction effective de la biométrie dans notre système électoral tel que cela a été décidé en 2006 aux Accords d’Arambo, d’abord pour les élections législatives de 2011, ensuite pour les élections locales de 2013 et suivantes, au point que le Ministre de l’Intérieur continue à tourner l’Opposition en dérision.

A cet effet l’UFA relève pour le dénoncer avec vigueur les manœuvres frauduleuses déjà engagées par les députés, sénateurs et élus du PDG sur toute l’étendue du territoire visant à recueillir des inscriptions sur des listes électorales à partir de bordereaux d’identification et ceci sous le contrôle des autorités administratives locales.

L’objectif visé ici est d’enrôler en priorité les personnes recensées et déjà acquises à leur cause.

L’UFA suit de très près cette situation.

Dans le cadre de la mise en place de la biométrie, l’UFA attend que le gouvernement et la classe politique se mettent préalablement d’accord sur :
1) La définition des termes de référence nous conduisant à l’élaboration d’un cahier de charges à travers :
- les audiences foraines ;
- les délais des audiences foraines ;
- le coût des opérations ;
- le choix de l’opérateur au terme d’un appel d’offres ;
- le type de biométrie.

2) La préparation de la liste électorale avec :
- l’enrôlement ou l’identification ;
- l’authentification ;
- l’interconnexion des réseaux ;
- la sécurisation du code source.

Chers Compatriotes,
Le renforcement de notre Démocratie est plus que nécessaire et urgent pour éviter à notre cher pays le naufrage politique. C’est pourquoi l’UFA s’interroge sur le sérieux de l’intérêt qu’accorde aujourd’hui le pouvoir au Conseil National de la Démocratie.

Toutefois, et sans trop y croire, nous attendons que le pouvoir nous édifie, sur sa volonté de faire du CND « un outil pertinent du dialogue politique » apte à procéder à la gestion optimale du message et des structures politiques dont la garantie de vie incombe à l’Etat de manière équitable.

Mais quelle est cette concertation politique que le pouvoir veut organiser en excluant, à priori, une frange de compatriotes ?

L’UFA affirme que toutes les intelligences gabonaises sans exclusive doivent être mises à contribution pour que la concertation ait politiquement un sens. Tous les compatriotes, de quelque parti politique que ce soit et/ou issus de la société civile doivent y être conviés.

Par ailleurs, quel crédit accorder à une discussion portant sur l’organisation des Partis Politiques après avoir fait adopter, une nouvelle loi sur les Partis Politiques dont la seule fin était d’écarter l’Union Nationale du jeu politique national et le restreindre davantage les libertés démocratiques.

Si la concertation sur la Biométrie, est menée sans la roublardise habituelle du pouvoir, elle ne réglera cependant que le problème électoral.

Tous les autres problèmes du pays restent entiers et nécessitent la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine.

C’est pourquoi, pour celle-ci l’UFA exhorte toutes les Gabonaises et tous les Gabonais de toutes les provinces à continuer à s’inscrire toujours aussi massivement qu’à Libreville.

A toutes celles et à tous ceux qui aiment le Gabon qui veulent son épanouissement et celui de tous les Gabonais, nous disons Excellente Année 2013 !

Que DIEU bénisse le Gabon afin qu’il connaisse une Alternance Démocratique!

Fait à Libreville, le 10 janvier 2013


Le Président en exercice,

BOURDES Ogouliguende Jules- Aristide