samedi 10 novembre 2018

Message aux gabonais et à nos "amis"

Aux combattants de la démocratie et de la liberté

Je dois vous dire que certains de nos amis ne sont pas contents de ma réaction contre notre partenaire la France.

Mais je n'ai pas de maîtres à penser et j'assume ce que j'ai écris contre la France qui pilote ce système criminel intégré qu'est la françafrique.

Avec cette posture politique qui permet de designer le diable par son nom et le bon Dieu par le sien, j'ai remis les pendules à l'heure, et passé le message de la respectabilité de notre liberté et de notre indépendance à tous. Le Gabon et son peuple ont un grand besoin de respect de son libre arbitre et des choix librement consentis qui conditionnent leur avenir.

Cette posture se justifie par la volonté de faire échec au plan diabolique qui consiste à nous imposer, nous les gabonais, une nouvelle marionnette qui n'a été élue par personne.

Elle consiste également à dénoncer l'imposture du gouvernement français, l'hypocrisie de son Président et finalement à inviter les patriotes à redoubler notre pression pour que la vérité soit dite maintenant et la vacance du pouvoir proclamée.

Notre attitude envers un pays est déterminée par l'attitude de ce pays envers notre lutte pour la démocratie et la liberté. La France a soutenu en 2016 une mascarade électorale qui a nié à plus de 20.000 gabonais le droit de repartir aux urnes après une annulation frauduleuse à la loi. Elle a soutenu la multiplication par cinq du corps électoral d'une province et valider la fraude grotesque visible par tous, y compris les délégués de l'UE. Elle a fermé les yeux, sinon incité, les ignobles massacres des populations civiles qui se trouvaient à moins de deux kilomètres de leur base militaire. Ce pays a freiné des quatre fers toutes les initiatives de l'opposition et de la société  civile du peuple gabonais à l'ONU, à l'UA, à l'UE, à la CPI etc. Qu'a t-elle dit de la mise en place d'une constitution inique qui consacre la monarchisation du Gabon? Ou encore d'un découpage électoral du pays qui consacre les victoires de son système corrompu à chaque scrutin ? Le silence coupable du marionnettiste en dit long sur ses intentions.

Le Gabon et son peuple ne sont pas la propriété de la France. Le territoire gabonais n'est pas une sous préfecture française et ses citoyens ne sont ni des sujets ni des citoyens français.

Le Gabon est NOTRE pays ce n'est pas une propriété de la France et de la françafrique.

Devant ces attaques multiformes et ces arrangements d'arrière boutique qui n'ont pour buts que de nous nier notre souveraineté nationale et notre indépendance «nos amis» sont plutôt nos ennemis, car des amis réels nous auraient accompagnés vers la liberté en respectant nos choix régaliens plutôt que vers le maintien d'un système d'esclavage séculier.

Naturellement, j'exprime toute ma fierté à la relecture de toutes mes réactions et celles d'autres patriotes contre les actions de la France contre notre pays. Ce qui n'est que la réponse du berger à la bergère.

La réserve que beaucoup de gabonais ont observé jusqu'à ce nouvel épisode, a donné à penser chez nos amis, que les gabonais naviguaient sans repères et sans conscience, sans direction crédible, et qu'ils laisseraient dépérir sans la moindre action leur pays le Gabon.

Nos "amis" pouvaient en conséquence croire qu'ils pouvaient reduire notre  choix electoral à l'extrême limite de leur volonté au-delà de la décence qu'impose un choix démocratique d'un peuple pour ses dirigeants.

Les gabonais élus aux plus hautes responsabilités depuis 1993 sont  infantilisés à souhait, les leaders sortis des urnes sont ballotés à l'envie et insultés sur toutes les plateformes médiatiques françaises pilotées en sous main par la françafrique. Tous ça pour servir une politique qui nie aux gabonais leurs droits les plus élémentaires.

Face à tous ces dénis des droits de notre peuple et des leçons forcément tirées de l'échec national dont nos "amis" doivent répondre pour avoir installé, protégé et pérennisé un système criminel à la tête de notre pays, il fallait opposer les acquis et la constance politique, de notre volonté, de notre détermination, de notre lutte pour l'indépendance réelle et pour une souveraineté sans failles.

Ce choix est le mien et je suis prêt à en assumer seul les conséquences.

Entre amis on se respecte. je ne peux pas continuer à accepter ce type de comportement irrévérencieux, à plusieurs reprises, de ceux qui se prétendent être nos amis mais qui travaillent à nous maintenir dans la misère, la maladie, la faim, le sous développement, la tyrannie d'un régime stalinien.

Le peuple gabonais vaincra

Jean Ndouanis

vendredi 26 octobre 2018

Quid de la crise postélectorale de 2016 ?

Quid de la crise postélectorale de 2016 ?

La crise née du holdup électoral de 2016 ne pourrait être terminée tant que les assassinats de masse et les différentes privations de libertés, les préjudices physiques, économiques et moraux  ne seront pas résolus. Monsieur Ali Bongo Ondimba continu son challenge dans des actes compromettant la démocratie tout en faisant obstacle à la recherche d'une solution politique à la crise gabonaise. Il s'agit notamment d'actes de violence, de répression ou d'incitation à la violence, ainsi que d'actes constituant des atteintes graves aux droits de l'homme,  les mesures restrictives et de privation de liberté prises à l'encontre des membres de l’opposition sont la parfaite illustration de son opposition à toute solution politique inclusive.

Les dernières élections ont démontrés une fois de plus qu’il n’est pas possible de concourir à une élection libre et transparente avec un régime qui a pour crédo «  On ne peut  pas organiser des élections pour les perdre ».Toutes les manigances ont été observées. Celles-ci, en parfaite violation de la loi électorale qui, pourtant, a été édictée par le régime lui-même. Ces violations graves sont des intimidations, de l’achat des électeurs, de l’arrestation et de l’emprisonnement des candidats de l’opposition, des menaces et interdictions de pénétrer sur le territoire de leurs circonscriptions électorales pour y battre campagne, la confiscation des médias publics, des moyens de l’Etat et de l’administration publique au seul bénéfice des partisans du pouvoir, des votes multiples, du transport des électeurs vers l’intérieur du pays pour voter pour des électeurs fictifs préalablement inscrits sur les listes électorales, etc. Par ailleurs le dispositif institutionnel et législatif mis en place pour gérer les élections a totalement été verrouillé pour que le régime gagne à tous les coups et que les plaignants, au risque d’enrichir un peu plus les tenants du système, doivent renoncer à leurs droits d’ester en justice.

Ces élections, couvertes d’oripeaux démocratiques, n’avaient rien de juste et de transparent. Par ailleurs la très forte abstention des gabonaises et des gabonais démontre que le système a été boudé et que ces élections qui donnent un pouvoir absolu au régime est impopulaire.
L'absence de progrès en ce qui concerne la résolution de la crise postélectorale et ses conséquences, la situation des droits humains qui nuit à toute initiative de réconciliation, de paix et de justice, la persistance d’exécutions extrajudiciaires, d'arrestations et séquestrations arbitraires mettent le Gabon dans une situation instable qui pourrait s’aggraver et provoquer un conflit grave.

Depuis le début de la crise au Gabon, l'Union et Solidarité a affirmé que seul un dialogue débouchant sur un consensus, dans le respect des obligations internationales  pour la paix, la réconciliation et l’indemnisation des victimes, notamment les résolutions du parlement européen et les recommandations du MOE au Gabon qui reprennent les propositions de l’agenda de sortie de crise du parti Union et Solidarité permettra de trouver une solution politique durable dans l'intérêt de la sécurité et la démocratie pour tous les gabonais.

A cet égard l’'US, prenant corps avec son principe de la force des arguments plutôt que l’argument de la force, a appelé à plusieurs reprises toutes les parties prenantes à s'abstenir de tout acte de violence et à les condamner, pour établir un climat de sereinité et de securité. 
Malgré cela, on constate un manque de progrès chez les tenants du régime dans la recherche d'une solution politique à la crise au Gabon et le risque d'escalade de la violence.
Ceci est la raison pour laquelle L’US estime qu'il est approprié d'imposer des mesures restrictives individuelles, à tous ceux qui s'inscrivent dans le blocage actuel.

Il est temps que la communauté internationale applique des sanctions individuelles contre des personnes concernées par des actes qui font obstacle à la recherche d’une solution négociée au Gabon.
Jean Ndouanis
Vice Président Union & Solidarite

dimanche 16 septembre 2018

Tortures au Gabon : Le chef suprême des armées Bongo Ondimba Ali et son chef d'état major général le général d'opérette Bibaye Itandas auteurs des crimes imprescriptibles sont poursuivables en Belgique

Le general Bibaye Itandas et ses acolytes qui pratiquent la torture encourent l'emprisonnement s'ils passent par la Belgique et si une plainte est déposée contre eux. voila ce que dit le droit  national belge et international.

La prévention et la répression de la torture font l'objet de nombreuses réglementations tant au niveau national en Belgique qu'international.

En droit international, cette matière fait l'objet d'une convention particulière, à savoir la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1), laquelle a été approuvée par la loi belge du 9 juin 1999 (2).

En Belgique, c'est la loi du 14 juin 2002 qui a introduit dans le Code pénal l'incrimination de la torture à l'article 417 bis et 417 ter3.
La torture y est définie comme tout traitement inhumain délibéré qui provoque une douleur aiguë ou de très graves et cruelles souffrances, physiques ou mentales (4).

La torture implique donc des souffrances aigües. Ces dernières peuvent être de deux types : physiques ou mentales. Le législateur a en effet voulu tenir compte des méthodes de torture actuelles, lesquelles s'orientent de plus en plus vers certaines formes de traitement influant sur l'équilibre psychique de l'individu, sans pour autant consister en des atteintes directes à l'intégrité physique (5).

L'acte doit avoir provoqué chez la victime une douleur aigüe ou de très graves et cruelles souffrances. L'infraction de torture se distingue en effet de celle de traitement inhumain et de traitement dégradant par le degré d'intensité des souffrances infligées. La torture constitue donc une forme aggravée de traitement inhumain(6).

La loi n'exige par contre pas que les souffrances aient été infligées de façon prolongées. En effet, la Cour de cassation a considéré qu'en incriminant la torture, l'article 417 bis, 1° du Code pénal ne subordonne pas le caractère punissable des faits à leur multiplicité ni à leur prolongation dans le temps et que la loi sanctionne de manière autonome des faits de violence caractérisés par la gravité de l'acte en tant qu'ils traduisent un mépris tout particulier de l'individu et par l'intensité des souffrances intentionnellement infligées à la victime (7).

La torture se distingue donc non seulement par l'intensité des souffrances mais également par la gravité de l'acte en ce qu'il exprime un mépris tout particulier pour l'individu8. La qualité de l'auteur des actes est quant à elle sans incidence sur l'existence de l'infraction (9).

La torture est une infraction délibérée, elle requiert donc un dol général, c'est-dire le fait d'agir de façon consciente et volontaire. La qualification d'actes de « torture » n'implique par contre pas que celle-ci ait été utilisée à des fins précises (10).

L'article 417 ter du Code pénal prévoit que l'infraction de torture est punie de dix à quinze ans de réclusion et prévoit, en son alinéa 2, un système d'aggravation de la peine allant de quinze à vingt ans de réclusion en fonction de différentes circonstances aggravantes tenant soit à l'auteur ou à la victime des faits, soit aux conséquences de l'acte incriminé.

Les circonstances aggravantes prévues limitativement à l'article 417 ter sont les suivantes : l'auteur des faits est un fonctionnaire public, un dépositaire ou un agent de la force publique agissant à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ; la qualité de victime la rend particulièrement vulnérable ; la victime est mineure ; l'acte a causé une maladie incurable, une incapacité physique ou psychique, la perte d'un organe ou de son usage ainsi qu'une mutilation grave (11).

Toutefois, les actes de torture seront punis de vingt ans à trente ans de réclusion, s'ils ont été commis par les père, mère, autres ascendants ou toute personne ayant autorité sur lui ou en ayant la garde, ou toute personne majeure qui cohabite occasionnellement ou habituellement avec la victime, sur des mineurs ou envers une personne qui, en raison de son état physique ou mental, n'était pas à même de pourvoir à son entretien ou lorsque la torture aura entraîné la mort (12).
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Reférences
1. Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, adoptée le 10 décembre 1984.
2. Loi du 9 juin 1999 portant assentiment à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, adoptée à New York le 10 décembre 1984.
3. Loi du 14 juin 2002 de mise en conformité du droit belge avec la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, adoptée à New York le 10 décembre 1984.
4. Article 417 bis, 1° du Code pénal.
5. Doc. Parl., Ch. repr., sess. ord., 200-2001, n°1387/1, p. 9.
6. M.-A. Beernaert et Cie, Les infractions. Volume 2 (les infractions contre les personnes), Larcier, Bruxelles, 2010, p.469.
7. Cass., 4 février 2009, J.T., 2009, p. 181.
8. Doc. Parl., Ch. repr., sess. ord., 200-2001, n°1387/1, p. 10.
9. Bruxelles, 27 mai 2008, arrêt n°681, inédit.
10. D. Chichoyan, « Torture » in Postal Mémorialis. Lexique du droit pénal et des lois spéciales , Kluwer, Waterloo, 2012, p. T105/11.
11. Article 417 ter §2 du Code pénal.
12. Article 417 ter §3 du Code pénal.

Disparus des tueries postes élections août 2016: le recel de cadavres, Bibaye Itendas, chef d'état-major des armées du tyran est directement lié.

Bibaye Itandas peut être poursuivi en Belgique pour le recel de cadavre selon la legislation belge.

Le recel de cadavre est un délit réprimé par l’article 340 du Code pénal, lequel prévoit qu’est punissable « quiconque aura recelé ou fait receler, caché ou fait cacher le cadavre d’une personne homicidée ou morte des suites de coups ou blessures ».
Ce qui est le cas de ce général chef d'etat major général du commandement supprême des forces du régime de Bongo Ondimba Ali.

Cette infraction mérite d’être incriminée, principalement parce qu’elle garantit au meurtrier une impunité, en soustrayant la preuve principale du crime ou du délit à l’attention des autorités (1).
L’incrimination du recel de cadavre vise, en effet, notamment à éviter que les traces d’un meurtre ne soient effacées (2).
L’article 340 du Code pénal prévoit que la personne reconnue coupable du délit de recel de cadavre est punissable d’un emprisonnement de trois mois à deux ans et d’une amende de 50 à 600 euros 3, montants à multiplier par les décimes additionnels
4.L’amende accompagnant la peine d’emprisonnement est obligatoire et, partant, doit être nécessairement prononcée par le juge
5.Dans la mesure où il ne s’agit pas d’un crime, l’auteur du recel sera en principe poursuivi devant le Tribunal correctionnel
6, sauf en cas de contraventionnalisation de ce délit
7.Les éléments constitutifs de l’infraction consistent dans le fait de receler ou de cacher le cadavre d’une personne décédée à la suite d’un crime ou d’un délit.
Le Code pénal érige ainsi en infraction le fait de receler ou de cacher. A cet égard, sont visés tous les moyens ayant pour effet de soustraire le cadavre d’une personne à la connaissance de la justice (8).
Il en va notamment de l’inhumation clandestine d’une personne décédée ou du simple fait de ne pas déclarer le décès d’une personne (9),
Alors même qu’il existe des présomptions que son décès a une origine criminelle ou a été causée par des violences (10).
Il n’est pas requis que le délit de recel de cadavre ait un caractère définitif, c’est-à-dire que le recel pourrait être retenu comme chef d’infraction dans le chef du receleur, alors même que le corps de la personne recelée serait nécessairement retrouvé par les autorités à un moment donné. Seul importe donc le fait que l’acte posé entraine un retard dans la découverte et l’identification du cadavre  (11).
Précisions en outre que l’existence d’une infraction est nécessaire pour que puisse exister le recel de cadavre. Toutefois, le type d’infraction importe peu. Il peut ainsi s’agir d’un homicide volontaire ou involontaire (causé à la suite de négligences), d’un assassinat ou encore de coups et blessures ayant entraîné la mort (12).
De plus, la personne recelée doit avoir été homicidée ou morte des suites de violences.  Se pose, à cet égard, la question de savoir si le cadavre d’un fœtus est visé ou non par l’article 340 du Code pénal. L’utilisation du terme « personne » exclut du champ d’application de l’article le recel d’un fœtus expulsé à la suite d’un avortement. En revanche, tombe sous le champ d’application de la disposition le recel d’un nouveau-né, mort des suites d’un infanticide ou à la suite d’un défaut de prévoyance ou de précaution de la part de sa mère ou d’un médecin (13).
Outre les éléments matériels ci-dessus, il faut, mais suffit, que le receleur sache, au moment des faits, que le corps appartenait à une personne homicidée ou morte suite à des coups et blessures (14).
La connaissance de la cause du décès se déduit généralement des traces laissées sur le corps de la victime, telles que des coups ou des blessures apparentes, de manière telle qu'elles auraient dû attirer l’attention de l’auteur du recel (15).
L’intention de détourner le corps de l’attention des autorités et, partant, de faire obstacle à l’administration de la justice n’est donc pas requise dans le chef du receleur (16). 
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Reférences
1. J. Nypels, Législation criminelle, t. II, Bruxelles, Bruylant, 1870, p. 776.
2. J.C., « La protection de l’être humain post mortem », note sous Cass., 5 décembre 2003, Rev. dr. pén. crim., 2004, p. 1063.
3. Article 2 de la loi du 26 juin 2000 relative à l’introduction de l’euro dans la législation concernant les matières visées à l’article 78 de la Constitution, M.B., 29 juillet 2000, p. 26213.
4. Article 1er de la loi du 5 mars 1952 relative aux décimes additionnels sur les amendes pénales, M.B., 3 avril 1952, p. 2606.
5. M. Giacometti, « Le recel de malfaiteurs ou le recel de cadavre », in Les infractions. Vol. 5 – Les infractions contre l’ordre public, Bruxelles, Larcier, 2013, p. 664 ; Voy. à cet égard le libellé de l’article 340 du Code de pénal, et plus précisément l’utilisation de la conjonction de coordination « et ».
6. Article 179 du Code d’instruction criminelle.
7. Articles 4 et 5 de la loi du 4 octobre 1867 sur les circonstances atténuantes, M.B., 5 octobre 1867, p. 5505.
8. M. Giacometti, « Le recel de malfaiteurs ou le recel de cadavre », in Les infractions. Vol. 5 – Les infractions contre l’ordre public, Bruxelles, Larcier, 2013, p. 662.
9. A. De Nauw, Initiation au droit pénal spécial, Malines, Kluwer, 2008, p. 181.
10. J.-G. Locré, La législation civile, commerciale et criminelle de la France, t. XXX, Paris, Treullel et Würtz, 1832, p. 488.
11. A. Marchal et J.-P. Jaspar, Traité théorique et pratique de droit criminel, 3e éd., t. III, Bruxelles, Larcier, 1982, p. 256.
12. J. Nypels et J. Servais, Le Code pénal belge interprété, t. II, Bruxelles, Bruylant, 1896, p. 394 ; X. Labbée, Condition juridique du corps humain avant la naissance et après la mort, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2012, p. 233.
13. J. Constant, Manuel de droit pénal, vol. 2, t. I, Liège, Imprimerie des Invalides, 1965, p. 494.
14. M. Rigaux et P.-E. Trousse, Les crimes et délits du Code pénal, t. V, Bruxelles, Bruylant, 1968, p. 69.
15. A. Marchal et J.-P. Jaspar, Traité théorique et pratique de droit criminel, 3e éd., t. III, Bruxelles, Larcier, 1982, p. 259.
16. M. Giacometti, « Le recel de malfaiteurs ou le recel de cadavre », in Les infractions. Vol. 5 – Les infractions contre l’ordre public, Bruxelles, Larcier, 2013, p. 663.

mardi 12 décembre 2017

Lettre ouverte de la diaspora gabonaise à Emmanuel Macron

Lettre ouverte de la diaspora gabonaise à Emmanuel Macron
l'info réelle 7J/7 - Diaspora gabonaise le Lundi 11 Décembre 2017 à 09:43

La diaspora gabonaise dénonce la présence de M.Ali Bongo au Sommet pour le climat

Monsieur le Président de la République, 

Ce 12 décembre prochain, la France, à votre initiative, accueille le sommet international « Finance et climat » (One Planet Summit) dans le but de mobiliser la finance mondiale dans la lutte contre le réchauffement climatique. Plusieurs dizaines de chefs d’Etat étrangers participeront à cet événement majeur, notamment celui du Gabon, M.Ali Bongo Ondimba. 

Nous, peuple Gabonais, nous insurgeons contre la participation scandaleuse de M. Ali Bongo Ondimba à ce sommet. 

M. Ali Bongo Ondimba occupe la fonction de chef d’Etat de manière illégitime : la communauté internationale le sait, vous le savez. En effet, après un premier coup d’Etat en 2009 l‘ayant fait succéder à son père, Omar Bongo resté au pouvoir 42 ans, il n’a pas hésité à truquer l’élection présidentielle d’août 2016 comme le prouvent, entre autres, les rapports des missions d’observation électorale dépêchées à cette occasion par l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE) et l’Orrganisation internationale de la Francophonie (OIF). De plus, dans le cadre de ce coup d’Etat électoral, M.Ali Bongo Ondimba s’est livré à des massacres et à des violations massives des droits humains. 

L’un des épisodes les plus tragiques est l’attaque à l’arme lourde du quartier général du véritable vainqueur de l’élection présidentielle, M. Jean Ping, durant toute la nuit du 31 août au 1er septembre, occasionnant de nombreux morts et blessés dont le seul tort était de contester le coup d’Etat électoral en cours. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles continuent de rechercher les corps de leurs disparus. Face à cette situation, le Parlement européen a par deux fois, en février et septembre de cette année, dénoncé cette forfaiture électorale et la gravité de ces crimes et exigé une enquête internationale à ce sujet. Une procédure est également en cours à la Cour Pénale iinernationale. 

La résolution du Parlement européen du 14 septembre dernier appelle spécifiquement la France à prendre ses responsabilités dans la grave crise que traverse le Gabon. La France de l’ancien monde, avec laquelle vous avez à plusieurs reprises manifesté votre volonté de prendre des distances, est intervenue à diverses reprises, y compris militairement, pour installer ou maintenir les dictateurs de ce pays contre la volonté du peuple. La France du nouveau monde que vous prétendez incarner doit se tenir aux côtés de ce peuple. 

C’est le sens de la déclaration faite en avril dernier par le candidat Emmanuel Macron peu avant son élection : « Si je suis élu, je défendrai le respect des principes démocratiques fondamentaux partout en Afrique ». Vous le Président de la France du nouveau monde ne peut trahir la parole de l’ancien candidat. Vous ne pouvez refuser devant le Parlement européen et devant le peuple gabonais d’assumer la responsabilité qui incombe à la France. 

La lutte contre le changement climatique est sans aucun doute le défi majeur que nous devons tous affronter. Mais elle ne peut pas se faire au détriment des peuples ni en fermant les yeux sur les atteintes à la démocratie et aux droits humains. 

« Notre politique européenne ne doit plus voir l’Afrique comme un voisin menaçant mais comme le partenaire stratégique avec lequel nous avons à affronter les défis de demain : l’emploi de la jeunesse, la mobilité, la lutte contre le changement climatique, les révolutions technologiques ». Cette exhortation de votre discours sur l’ Europe du 26 septembre dernier est évidemment juste. A condition de ne pas oublier que ces « défis de demain » ne pourront être relevés que dans un environnement réellement démocratique. 

La présence de M.Ali Bongo Ondimba au sommet pour le climat du 12 décembre constitue une grave offense faite aux victimes de la crise post-électorale que vivent les Gabonais depuis plus d’un an ainsi qu’un soutien à une dictature qui n’a de cesse de réprimer son peuple, de confisquer ses libertés fondamentales et de l’enfoncer dans une misère de plus en plus profonde en se livrant notamment à un détournement massif de ses richesses. 

L’appui au régime gabonais actuel est donc une catastrophe aussi bien pour la France et l’Europe que pour les Gabonais. Cela ne manquera pas d’alimenter la désespérance de populations qui pourraient perdre confiance en une certaine communauté internationale et en ses postures sur la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance, avec le risque réel qu’une frange de la population décide d’opter massivement pour la migration, préférentiellement vers la France, et qu’une autre devienne sensible à certaines idéologies et certains discours violents qui déstabilisent déjà des régions entières en Afrique, en Europe et ailleurs. 

Aussi, nous vous engageons à écouter la colère et les aspirations à la justice du peuple gabonais avant qu’il ne soit trop tard ainsi qu’à respecter et faire respecter ses choix démocratiques comme la résolution du 14 septembre dernier du Parlement européen exhorte la France à le faire. 

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à notre profond respect. 

Le Peuple Gabonais en lutte contre la dictature, pour la démocratie et la justice

Gabon, une junte militaire en costume cravate


Gabon, une junte militaire en costume cravate

11 décembre 2017 

Malgré le multipartisme qui existe au Gabon depuis 1990, le pays est devenu une dictature militaire sous la férule de son président, Ali Bongo, présent à Paris depuis ce lundi 11 décembre pour la conférence climat organisée par la France.

Malgré la conférence de la Baule qui s’était tenue en 1989 sous la présidence de François Mitterrand et où la transition vers la démocratie en Afrique avait été actée, Omar Bongo, le père de l’actuel président Ali, avait été catégorique.: « Moi je vous le dis et je vous le confirme le multipartisme au Gabon Zéro ! Tant que je serai là il n’en aura pas ». Et pourtant Omar Bongo fut bien obligé face à la pression de la rue gabonaise d’organiser une conférence nationale non souveraine qui consacra de fait le retour au multipartisme au Gabon. Le règne du parti unique prit fin qui avait duré vingt deux ans, mais au cours duquel se tenaient des « élections » qui voyaient Omar Bongo, candidat unique, « réélu » régulièrement. En 1973 alors qu’il avait obtenu 110% des suffrages, Omar Bongo s’emportait devant un de ses conseillers « Là, je te dis, ils m’énervent vraiment, ils me mettent trop de pour cent… ».
 Naissance de la junte
Les élections présidentielles qui eurent lieu le 5 Décembre 1993 fontplace au multipartisme. Alors que son principal opposant Paul Mba Abessole, était largement en tête et que le dépouillement n’était pas encore terminé notamment dans la province de l’estuaire où se trouve Libreville la capitale, Bongo se déclara vainqueur avec 51% de voix. Ce, malgré l’opposition de la gouverneure de la province de l’Estuaire Pauline Nyingone également présidente de la Commission provinciale de dépouillement des résultats de l’estuaire qui déclara aux médias : « Au moment où la Commission de l’Estuaire est en train de dépouiller les résultats en présence des représentants de la majorité et de l’opposition, le ministre de l’Intérieur annonce des résultats. De quels résultats s’agit-il ? Où les a-t-il puisés ? Nous n’avons pas encore transmis nos résultats, car nous sommes en plein dépouillement ».
Rien n’y fit. Bongo déploya l’armée sur tout le territoire, le couvre-feu fut vite instauré, les médias de l’opposition détruits, le QG de son principal opposant Paul Mba Abessole qui s’est déclaré président, a formé un gouvernement et même nommé des préfets est attaqué le tout avec des morts à la clé.
Un premier putsch
L’ambassadeur des Etats unis au Gabon de 1990 à 1993, Joseph Wilson IV, raconte dans ses mémoires (Politics of truth) qu’il avait jugé le putsch électoral trop grossier pour que la cour constitutionnelle du Gabon dirigée par Marie Madeleine Mbonrantsuo le valide, c’était mal la connaitre ! L’élection de Bongo est confirmée mais la rue continue de gronder. Le Mardi 22 Février 1994, un autre média de l’opposition « radio télé Liberté » est détruit, des émeutes éclatent. On dénombre des morts y compris dans les rangs de l’armée qui met « le paquet » pour éviter « une congolisation du Gabon ». Les manifestations se poursuivent malgré le déploiement de l’armée et le mercredi 23 Février 1994, le domicile de Paul Mba Abessole également appelé « siloé » est attaqué par l’armée et le principal opposant d’Omar Bongo se réfugie à l’ambassade des Etats Unis.
Au secours de Bongo
C’est alors que se tient selon Joseph Wilson IV à Sao Tomé une « réunion de crise » secrète avec comme participants l’ambassadeur du Portugal, l’ambassadeur des Etats-Unis, Louis Dominici, ambassadeur de France et Paul Mba Abessole. Au cours de cette réunion, message délivré par l’ambassadeur de France est on ne peut plus clair : La France soutiendra Bongo jusqu’à la fin quoi qu’il en coute et Mba Abessole ferait bien de se « ressaisir » surtout qu’alliés stratégiques la France et les Etats unis ne se battraient pas pour le Gabon et que l’ambassadeur des Etats Unis ne pourrait pas éternellement le protéger… Des propos à peine voilés de menaces, qui révoltèrent l’ambassadeur du Portugal et en vint presqu’aux mains avec l’ambassadeur de France. De retour à Libreville, Paul Mba Abessole est « refilé » à l’ambassadeur d’Allemagne…acculé il se résout à négocier à Paris et des accords éponymes seront signés avec le régime qui promet des réformes mais qui reste en place avec Omar Bongo à sa tête.
L’armée, pilier du « système Bongo »
En 1998 mais surtout en 2005 l’armée est utilisée pour rétablir l’ordre à chaque fois que la protestation gronde. Le 21 mars 2006, alors que Pierre Mamboundou contestait toujours l’élection d’Omar Bongo à 79% des voix, l’assaut du siège de son parti, l’Union du Peuple Gabonais est donné le 24 Mars 2006, près de 2000 éléments de l’armée y prennent part. Pierre Mamboundou réussit à s’échapper, exfiltré par le conseiller militaire de l’ambassade des Etats unis et se réfugie à l’ambassade d’Afrique du Sud. L’armée se justifie par la voix de son ministre de la défense Ali Bongo qui affirme lors d’une conférence presse avec André Mba Obame ministre de l’intérieur, que Pierre Mamboundou détenait des armes et menaçait gravement la sécurité nationale ! Pierre Mamboundou passe près d’un mois à l’ambassade d’Afrique du Sud au Gabon et on lui propose un choix simple : quitter le pays ou aller dialoguer avec Omar Bongo. Mamboundou choisi le dialogue et décide de rencontrer Omar Bongo qui présente cela comme une grande preuve de sa légendaire « sagesse ».
Une junte dynastique !
En Juin 2009, Omar Bongo meurt, la présidente du Sénat le remplace, Ali Bongo son fils également ministre de la défense reste en place, il devra démissionner face à de nombreuses protestations. L’élection à lieu le 30 aout 2009, alors que de nombreux leaders politiques attendent devant le siège de la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP) les résultats des élections, l’armée donne l’assaut et les disperse violement. Pierre Mamboundou qui avait pourtant accepter de dialoguer avec « Omar » est blessé par balle. Dans la foulée Ali Bongo est proclamé élu, la rue s’embrase surtout à Port Gentil, où l’armée réprime sans ménagement, combien y a-t-il de morts ? Nul ne le sait. On parle de fosses communes dans la banlieue de Port Gentil mais également de vols de la mort (Comme en Amérique latine) de nombreux malheureux contestataires sont jetés par hélicoptères militaires dans l’océan atlantique…
A noter que la nuit de l’annonce de sa « victoire », Ali Bongo s’est rendu « au palais rénovation » pour rassurer la Garde Républicaine et la remercier pour son indéfectible soutien, alors que normalement il n’était pas encore président et ne pouvait donc pas encore s’adresser à la troupe… Quelques jours après Ali Bongo est confirmé par la Cour Constitutionnelle. Pendant ce temps l’armée toujours aux ordres traque ce qui reste de « résistants » réels et supposés y compris dans ses propres rangs. « Le nouveau patron » reconnaissant décidera de choyer un peu plus « ses éléments ».
Aout 2016, l’armée derrière Ali Bongo
En Aout 2016, tous ceux qui avaient encore des doutes sur la nature réelle du régime gabonais n’ont plus aucune raison d’en avoir. Le pouvoir gabonais n’est ni plus ni moins qu’une junte militaire dirigé par un civil qui n’hésite pas à porter un uniforme militaire avec une casquette sur laquelle se trouvent 5 étoiles ! Ali Bongo en uniforme de général, l’opinion est à peine surprise. En Aout 2016 donc, l’armée gabonaise participe activement à la campagne de « son patron » Ali Bongo avec un rôle précis pour chaque corps (https://mondafrique.com/larmee-campagne-dali-bongo/), la base aérienne de la Garde Républicaine ( le groupement aérien présidentiel) s’occupe de la réception et de l’acheminement du matériel de campagne d’Ali Bongo, le génie militaire colle les affiches, les forces de défenses se retrouvent pour le meeting de lancement campagne du candidat-Président acheminés dans les camions de l’armée ! Et gare à ceux qui ne viennent pas !
Le 27 Aout 2016, le scrutin se tient et il faut attendre 4 jours pour avoir les résultats du Haut Ogooué, où Ali Bongo est déclaré élu à 95% des voix avec un taux de participation record de 99, 9%. Des gabonais mécontents descendent dans la rue, l’armée bien décidée à protéger le pouvoir de son « patron » les attends fermement.
La Sanglante répression de l’été 2016
Dès le commencement des émeutes, la répression est sanglante. L’assemblée nationale est incendiée bien avant l’arrivée des manifestants selon de nombreux témoins oculaires, ce pour légitimer le déferlement de violence de la part des hommes en armes. La méthode vient d’un certain Adolf Hitler qui avait en son temps mis feu au Reichstag pour obtenir « la loi habilitante ». Dans la nuit, la Garde Républicaine qui n’est nullement qualifié ni habilité à le faire au regard des lois du Gabon (pour peu qu’elles existent !) donne l’assaut du QG de Jean Ping, appuyé par des hélicoptères et selon certains témoignages notamment celui Chantal Myboto des voitures de l’escorte présidentielle étaient présentes parmi les véhicules des assaillants, Ali Bongo a-t-il assisté en personne à l’assaut du QG de son adversaire politique ? Une chose est sûre des voitures de son escorte étaient bien là. L’assaut est d’une rare violence et – fait nouveau – il est filmé. De nombreuses personnes sont abattues, plusieurs à ce jour portés disparues. Dans la capitale, de véritables « caravanes de la mort » font des victimes en se livrant à de véritables « safaris humains » quelques images existent. Quant aux morgues, elles sont très vite interdites d’accès par les forces de sécurité aux familles des victimes et aux médias qui ont quand même eu l’occasion de filmer des gabonais abattus par balles dont certains portaient encore des tee-shirts à l’effigie de Jean Ping. Malgré le tollé et l’indignation la machine répressive continue, froide, implacable, bien décidé à maintenir son « général » au pouvoir. Après une année et malgré les critiques et les réserves émises sur la sincérité du scrutin par l’Union Européenne, malgré les nombreuses preuves de personnes exécutés sommairement, les innombrables témoignages de tortures, malgré l’enquête de la CPI, Ali Bongo, faux président de la République mais vrai chef de la junte gabonaise, putschiste confirmé, véritable phénix sanglant a marqué son retour sur la scène internationale qui commençait à lui manquer sérieusement grâce à la préservation l’environnement. Ali Bongo sera chaleureusement accueilli au one planet summit qui s’ouvre à Paris ce 12 Décembre comme acteur majeur de la préservation de l’environnement aux côtés de « leaders internationaux et citoyens engagés pour la planète ». Tant qu’il dit préserver des arbres, on ne cherche pas à de savoir si la main d’Ali Bongo qu’on va serrer en arborant un large sourire devant les objectifs est souillée par le sang de plusieurs êtres humains qui n’avait commis d’autre crime que celui de vouloir défendre leur vote.

vendredi 8 décembre 2017

Ali Bongo Ondimba : Du serpent au Singe fou!

Livre à paraitre: "Ali Bongo Ondimba,
du serpent au SINGE FOU"
Son règne est de huit ans mais sa famille putative règne depuis un demi siècle sur le Gabon. Via le népotisme de son père adoptif il s'est autoproclamé roi. Il est l’ami de la Francafrique, et de tous les dictateurs du monde. 
«Roi du Gabon», il symbolise pour nombre d’Occidentaux et d’Africains l’incompétence personnifiée. Mais en plus de ses apparences avenantes et débonnaires se dissimulent le jardin secret du tortionnaire, l’ombre des complots et des prisonniers, des tortures et des disparus, des assassinats, des crimes rituels, de la misère.
Frappé de son gourou béninois et d’une clique de courtisans non moins criminels, Il règne, maître de tous et de chacun, brisant par la répression, pourrissant par la corruption, truquant par la fraude, courbant par la peur. S’il n’a pas inventé le pouvoir absolu, son  génie aura été de  l’habiller des oripeaux démocratiques propres à tromper ceux des naïfs qui l’entourent. Sa «démocratie » connaît une moyenne de trois coups d’Etat électoraux, mais surtout une torture organisée à l’endroit de tous ceux qui ne pensent pas comme lui. La peur est l’armature de son système. Comme l’enfer, il a ses cercles. Chaque opposant, quelle que soit l’horreur de son sort, peut être assuré qu’un autre en a connu pire.
Qui est-il si ce n’est un singe fou qui passe le plus clair de son temps à singer les grands dirigeants du monde entier? Cherchant la meilleur place sur la photo, dormant pendant des grands sommets, achetant aux frais du contribuable gabonais exsangue des somptueuses demeures, violant les droits les plus élémentaires des gabonais, il est assurément le singe fou. Comment est-il venu au pouvoir ? Comment règne-t-il ? Pourquoi la France ferme-t-elle les yeux ? Qui défait l’opposition gabonaise ? Comment défait-il cette opposition ? Que peut-on  espérer du petit dictateur équatorial ?
 
Une villa de l'emergence à Franceville
à côté du palais d'Ali Bongo-Ondimba Photo JP Rougou
La Francafrique peut-elle encore retirer son pion de l'arène politique gabonaise ? Comment a-t-elle essayé de préserver ses acquis en fabriquant des opposants ? L'alternance politique au Gabon passe-t-elle nécessairement et forcément par les lambris dorés des salons feutrés de l'establishment français ? Ali Bongo Ondimba est-il toujours aussi important aujourd'hui à la  France, à l'heure de l'Union Européenne et de la mondialisation ?
 
Quels sont les limiers et les thuriféraires  qui accompagnent et conseillent l'autocrate de la "République des coquins" dans ses sombres desseins ? Qui sont ces bipèdes responsables de la chaotique actuelle situation du Gabon ?
 
Celui qui incarne l'odieux système est un homme à part, qui au nom des principes d’une époque révolue, a volontairement enfermé le peuple gabonais dans un carcan que ce troisième millénaire ne pourra découvrir. Chacun d’entre nous a au moins le pouvoir de refuser l’indifférence. Je trouve donc important de dévoiler la face cachée d’un règne ensanglanté, entre modernité  galvaudée et barbarie rétrograde.
 
Le livre que j’écris en ce moment et que je vous conseille de lire et de faire lire s’intitule : «Ali Bongo Ondimba : Du serpent au Singe fou»
 
Fable du pouvoir et de ses vanités, portrait d’un  adulescent qui n’a jamais grandi. Oui, drame d’un terrible récit où la perdition d’un malade mental assoiffé de gloriole politique rejoint les souffrances d’un peuple : le peuple gabonais.
 
Libreville: un vaste bidon-ville
Si vous choisissez de vous faire lire ce livre, qu’on vous le fasse d’une voix basse, confidentielle, presque monocorde, dans votre réserve, craignant les représailles. Mais le meilleur moyen d’apprécier ce récit, est de le lire vous-même, pour ajouter à votre conviction, l’attachement à l’alternance politique au Gabon. Pour ma part, j’ai choisi  mon parti : je l’écrit au pis-aller, sans dessein préconçu, en sachant que je n'ai aucune raison de prétendre avoir échappé à une loi naturelle qui fait d'une œuvre, surtout littéraire, le reflet de son esprit  géniteur.
 
Jean NDOUANIS

lundi 23 octobre 2017

L'obsolescence de l'homme par Gunther Anders

Un petit extrait du livre du grand Günther Anders écrivain allemand
*"L’obsolescence de l’homme"* , livre publié en 1956 ... page 122,
Quel visionnaire !!!
lisez :
« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance *en limitant leurs aptitudes biologiques innées* ...
Ensuite, on poursuivrait le conditionnement *en réduisant de manière drastique l’éducation* , pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et *plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres* , moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que *l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste* ... que le fossé *se creuse entre le peuple et la science* , que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, *il faut user de persuasion* et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, *des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif* .
*On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique* . Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.
*On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains* . Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, *on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence* , de *tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée* , d’entretenir *une constante apologie de la légèreté* ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur (qu’il faudra entretenir) sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. *L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau* . Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, *ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu* ...
Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »
*[Günther Anders dans son livre : « Die Antiquiertheit des Menschen » 1956 - P.122]*

jeudi 20 juillet 2017

Tribune – Report des legislatives : pourquoi la decision de la Cour constitutionnelle est illegale Par Mays MOUISSI, analyste économique

Tribune – Report des legislatives :
pourquoi la decision de la Cour
constitutionnelle est illegale
Par Mays MOUISSI, analyste économique
Le 11 juillet, la Cour constitutionnelle du Gabon a rendu une décision par laquelle elle autorise un nouveau report des élections législatives au plus tard au mois d’avril 2018.
Pour justifier sa décision, l’institution présidée par Marie-Madeleine Mborantsuo évoque un cas de force majeure né de l’incapacité du gouvernement de concilier le temps nécessaire à la mise en place des décisions du dialogue politique initié par Ali Bongo et les délais initiaux fixés par la Cour pour organiser le scrutin législatif.
Cependant, la décision de la Cour constitutionnelle est à la fois illégale et contraire à la constitution.

Le gouvernement gabonais souhaitait un nouveau report des élections législatives et la Cour constitutionnelle, comme souvent, a rendu une décision dans ce sens en s’exonérant du respect des règles juridiques les plus élémentaires.

En effet, dans l’article premier de la décision n°020/CC du 11 juillet 2017 on peut lire : « L’impossibilité de concilier le temps nécessaire dont les autorités compétentes doivent disposer pour faire aboutir le processus des réformes électorales arrêtées dans le protocole
d’accord signé entre les parties prenantes au dialogue politique avec l’observance du délai fixé par la Cour constitutionnelle pour l’organisation des élections des députés à l’assemblée nationale est constitutive d’un cas de force majeure autorisant l’organisation desdites élections à une période ultérieure »
Cependant, le cas de force majeure évoqué par la Cour constitutionnelle pour justifier sa décision de report des élections législatives n’en est pas un puisque qu’il ne correspond en
rien à la définition juridique communément admise de la « Force majeure ».
Illégalité : la mise en œuvre des actes du dialogue ne peut
constituer un cas de force majeure
Le lexique juridique droit.fr définit le cas de force majeure comme un événement imprévu, insurmontable et indépendant de la volonté d’une personne. Ainsi, en droit, un cas de force majeure ne peut être évoqué que pour des événements qui se caractérisent par les 3 éléments cumulatifs suivants : leur extériorité, leur imprévisibilité et leur irrésistibilité.
Or la mise en œuvre des actes dudialogue n’ont ni un caractère extérieur, imprévisible et irrésistible susceptible dejustifier un report des élections législatives.
Sur l’extériorité
Le caractère extérieur d’un événement s’entend d’une cause étrangère non imputable, en
l’espèce, aux autorités en charge d’organiser les élections législatives. Or la mise en œuvre
des actes d’un dialogue politique convoqué, organisé et supervisé par le gouvernement qui
est aussi l’autorité qui convoque par décret les électeurs aux urnes n’a aucun caractère
extérieur.
En outre, le caractère extérieur est d’autant plus fragilisé que l’événement est directement
imputable au gouvernement qui en est la cause (absence de cause étrangère).
L’extériorité n’est donc pas fondée en droit.
Sur l’imprévisibilité
L’imprévisibilité d’un événement s’entend du caractère inattendu d’une circonstance dont la
survenance contrarie l’exécution d’une obligation (cf. lexique juridique droit.fr).
Pour la Cour constitutionnelle gabonaise, le fait que les autorités manquaient de temps pour
mettre en œuvre les actes du dialogue est suffisant pour justifier du caractère imprévisible
de l’événement. Les juges constitutionnels se sont fourvoyés. En effet, le 28 mars dernier, 2
mois avant la fin du dialogue politique, le premier ministre Gabonais Emmanuel Issozet
Ngondet déclarait sur les antennes de RFI « (les décisions du dialogue) toucheront
probablement aux textes encadrant les processus électoraux et comme on ne peut pas
changer la loi électorale au cours d’une année électorale, fort probablement les politiques
s’entendront pour un nouveau report ».
Les déclarations du chef du gouvernement gabonais confirment que les autorités avaient
anticipé que le dialogue qu’elles organisaient, engendrerait des problèmes de calendrier
quant à la mise en œuvre des décisions prises dans ce cadre. Puisque le premier ministre
l’avait prévu, comment le caractère imprévisible peut-il être évoqué ?
Sur l’irrésistibilité
L’irrésistibilité d’un événement s’entend du caractère d’une circonstance invincible, même au
prix d’une diligence soutenue et d’une volonté manifeste de surmonter l’obstacle (cf. lexique
juridique droit.fr).
Pour que le caractère irrésistible d’un événement soit fondé en droit, « Il faut que la
personne concernée ait été dans l’impossibilité d’agir autrement qu’elle l’a fait. Il faut que
l’événement la laisse impuissante ».*
Sur l’organisation des élections législatives, le gouvernement gabonais pouvait-il agir
autrement ? Assurément oui. Plusieurs solutions s’offraient à lui, la plus simple consistant à
organiser les élections avec le corpus légal actuellement en vigueur et confier à la prochaine législature le soin de mettre en œuvre les résolutions du dialogue. D’autres options
pouvaient également être envisagées. En tout cas, le gouvernement n’était pas face à un événement caractérisé par l’irrésistibilité.

Puisqu’il est désormais démontré que les arguments soulevés par la Cour constitutionnelle pour justifier de l’existence d’un cas de force majeure ne possèdent aucun caractère extérieur, imprévisible et irrésistible, on peut conclure qu’il n’y a pas de cas de force majeure valable dans la décision de la Cour pour justifier du report du scrutin législatif. La décision de report des juges constitutionnels gabonais est donc illégale.
Inconstitutionnalité : le dialogue n’a pas de valeur constitutionnelle face à une élection prévue par la Constitution
L’article 35 de la Constitution du Gabon dispose que les députés « sont élus pour une durée de cinq ans au suffrage universel direct […] Le mandat des députés débute le jour de l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale et prend fin à l’expiration de la cinquième année suivant cette élection. »
La loi fondamentale donne une valeur constitutionnelle à l’organisation de l’élection des députés à une fréquence régulière (tous les 5 ans). Le dialogue politique organisé à Agondjé, non prévu dans les textes constitutionnels, était, de ce point de vue, une instance
informelle.
Or, la fréquence de consultation des électeurs, strictement encadrée par les textes fondamentaux, pour renouveler la chambre des députés ne doit pas être perturbée par des faits mineurs comme l’organisation d’un dialogue politique.

Par sa décision, la Cour a mis sur le même pied d’égalité un dialogue qui n’a pas de valeur constitutionnelle et une élection dont l’organisation à échéance régulière est prévu par la Constitution de la République. C’est une faute qui viendra entacher un peu plus une institution désormais habituée aux critiques tant sur ses décisions que sur les personnalités qui la composent.
Mays Mouissi
* Cf. : F. Chabas – Rep. civ. Dalloz – septembre 202 n° 33 et s. p. 7 ; Ph. Antonmattei,
« contribution à l’étude de la force majeure »

dimanche 2 juillet 2017

Crimes contre l'humanité au Gabon, la justice française s'ébranle.

Dans mon article du 09 juin 2017 ayant le titre «Ali Bongo peut être poursuivi pour crimes contre l'humanité» j'évoquais la possibilité de poursuites pour crimes contre l'humanité contre Ali Bongo et sa chaine de commandement auprès des tribunaux français et européens. Deux plaintes ont déjà été déposées auprès des tribunaux français qui ont retenu les faits de crimes contre l'humanité entre autre. Au moment où j'écris ce poste, d'autres compatriotes, sont occupés en France, en Belgique et aux États-Unis, a déposer leurs plaintes pour les faits similaires. La machine de la justice internationale s'ébranle lentement mais sûrement. La CPI a bouclé son enquête préliminaire, avec les preuves présentées par la société civile, le Président elu Jean Ping et ce que j'ai moi-même déposé au bureau du procureur, notre dictateur va comprendre que le fauteuil qu'il occupe depuis dix mois sera difficile à garder. Bientôt le sol international sera tellement chaud que les tenants de cette république autocratique des Bongo n'oseront plus y mettre pied.
Lire l'article de RFI sur le lien:
http://www.rfi.fr/afrique/20170702-gabon-une-crise-post-electorale-emaillee-crimes-contre-humaniste