mardi 7 mars 2017

Gabon: Lettre ouverte à tous les combattants de la liberté

Lu pour vous

Gabon: Lettre ouverte à tous les combattants de la liberté

Chers compatriotes, notre pays traverse une crise politique sans précédent. Les Institutions ont foulé au pied la République. Le juge a renié la Loi; et la justice a piétiné le Droit. Le Président a violé son serment; et les forces de l'ordre ont commis des crimes et les militaires ont trahis le peuple.
      
Entendons-nous bien, le sens de notre contrat social est fort simple: le peuple est dépositaire de la souveraineté. Il l'exerce en la déléguant à des individus qui, eux-mêmes, l'exercent par le truchement des Institutions. Le peuple est donc le mandant, et les Institutions, les mandataires. Or, ces Institutions ont dénié au peuple sa souveraineté. Elles se trouvent dès lors sans mandat, et par conséquent, sans aucune légitimité.
         
Mes chers compatriotes, ce qui se joue aujourd'hui va au-delà de Monsieur Jean Ping ou d'Ali Bongo. Ce qui se joue transcende l'antagonisme opposition/majorité. Ce qui se joue, c'est le type de société au travers de laquelle nous, et nos enfants allons nous réaliser. Aujourd'hui, notre société est gouvernée par la peur, les intimidations, la confiscation des institutions, les arrestations arbitraires, la censure, le déni de droit, et la privation des libertés fondamentales. Nous sommes aujourd'hui à un carrefour à l'occasion duquel nous devons nous déterminer: Est-ce cet ensemble de valeurs que nous choisissons pour nous et nos enfants? Nous disons NON!!!
           
Aussi, saisissant la peur qui habite chacun, suite aux meurtres perpétrés par les forces de l'ordre, et par suite des nombreuses arrestations, je dis qu'il faut résister. Je vous en conjure, nous devons résister. Si nous lâchons prise, l'obscurantisme triomphera. Et ce pourra être le cas pour longtemps. Ne laissons pas le Gabon sombrer dans des décennies d'obscurantisme. Résistons!
          
Je lance un appel solennel à tous les ministres dissidents qui craignent pour leur sécurité. Je vous dis: au nom de nos fils tombés sous les balles du despote: Retirez-vous! Monsieur Moundounga l'a fait. Vous le pouvez! Il y a des causes dignes pour prendre des risques. Celle-ci en est une! Je lance un appel solennel à tous les juges dissidents de la cour constitutionnelle. Je sais qu'il y en a; je vous dis: par un ultime sursaut de responsabilité et d'honneur, parlez! Désolidarisez-vous! Aux pédégistes qui sont parfaitement conscients de la forfaiture: Parlez! Désolidarisez-vous! À tous les gabonais, je dis qu'il n'y a plus rien à sauver de cette société sclérosée. Je lance un appel solennel à la résistance et à la paralysie totale du pays. Soyons dignes de nos morts. Reprendre nos activités comme si de rien n'était, c'est donner un message dangereux. c'est cautionner cette imposture infâme et honteuse. Qu'on s'entende bien. Je n'appelle pas à la violence, mais à la résistance. Plus aucun de nos fils ne doit tomber.

L'Histoire de notre pays nous appelle à une responsabilité sans pareille. Gabon, lève-toi, et sois ingouvernable! Mais ne t'arrête pas là. Renverse cet ordre inique et injuste, et instaure un ordre nouveau. Plus juste et plus équitable; plus respectueux de la démocratie et des droits fondamentaux.

Que Dieu bénisse le Gabon!!!

Un combattant de la liberté

LA DISPARITION DU du Lt. COLONEL DJOUE DABANY (suite et pas fin)

Lu pour vous

"Le fiasco dans la recherche de l'helicoptere.
Bien que la position du dernier appel soit le 110 de Ndjolé pour 40 nautiques, l'essentiel des recherches s'est déroulé dans la forêt des abeilles. Dès lors, la thèse de la disparition est hypothétique.
La croix sur la carte désigne la position donnée par le Puma.
Les recherches s’arrêtent brutalement à l’approche des fêtes de la rénovation du 12 mars. Officiellement, la thèse de la panne moteur et de l’accident sont privilégiées, tant par Libreville que par Paris. Pourtant on déploie près de 3000 militaires gabonais et français sur un secteur loin de la zone de crash supposée, et des moyens aériens militaires importants sont envoyés par la France, le Maroc et les Etats-Unis.
Il faut attendre plusieurs semaines avant que la région au sud de Ndjolé ne soit fouillée, en vain. Le veritable lieu de "l'accident" est le dernier à subir des recherches. Nulle trace de débris ou d’incendie. Aucune trace de l’équipage. Certes, il est quasiment impossible de survivre à un crash en forêt équatoriale. Mais trop d’inexactitudes et le silence des médias gabonais dans un premier temps font enfler les rumeurs.
Il faut attendre le 22 février pour que le journal ‘L’Union’ évoque un atterrissage forcé au sud de Booué…Puis le 24 février, le quotidien évoque des recherches au sud d’Ayem. Mais à aucun moment le  nom de Jean-Marie Djoué Dabany n’est cité.
Le 8 mars 1978 le PR Bongo déclare (l’Union)  « la disparition de l’hélicoptère ne doit pas perturber les fêtes de la rénovation ». L’Union : Le président Bongo s’est-il élevé contre les mauvaises langues qui établissent un rapport entre la disparition du Lt-Col Ndoutoume et celle de de l’hélicoptère militaire, considérant la seconde comme une conséquence de la première…
Le nom de Djoué Dabany n’est toujours pas évoqué, on parle du Commandant AISSA, disparu quelques mois avant!
Bongo évoque aussi l’accident du Commandant de Police Pépé ODOUGA, victime d’un grave accident de voiture sur la route d’Owendo. ODOUGA avait été laissé pour mort et c’est l’intervention du Col. DJOUE DABANY (également son beau-frère !) qui lui sauva la vie.
Djoue Dabany avait fait don de son sang et était intervenu pour que ODOUGA soit évacué vers la France pour y être soigné .Paraplégique, OGOUDA a fini général, il est désormais écrivain et milite pour l’amélioration de vie des handicapés au Gabon.
Pour comprendre les allégations de Bongo, il faut savoir que le Lt Col. Fabien Ndoutoume, adjoint du Lt Col. Djoué Dabany, est décédé, empoisonné, le 12 février 1978. La rumeur désigne Djoué Dabany comme ‘assassin’ de son adjoint sur fond de rivalités tribales.
La réalité est sans doute toute autre, car outre Ndoutoume, Djoué Dabany et Oudouga, un autre officier supérieur est victime de cette véritable hémorragie de l’Etat-major des FAG, le médecin colonel Albert LOEMBE, également empoisonné le 7 février 1978. Loembe décédera en avril 1978 à l’hôpital militaire Bégin de Paris.
Les accidents, assassinats ou disparitions de ces officiers supérieurs, en pleine forces de l’âge, dans le même mois,  ne sauraient être imputés au hasard."
A suivre….

VOX POPULI VOX DEI

Le respect de la volonté populaire doit demeurer le seul combat qui vaille la peine que nous donnions nos vies! le cheval de bataille de tous.
Il est inconcevable d'avoir des institutions qui , dans leurs préambules respectifs, parlent au nom du peuple et par les faits baillonnent ceux qu'elles sont censés représenter.
Il est inconcevable qu'un corps armée dont les membres prêtent le serment de défendre le citoyen, de défendre la nation, de défendre les institutions souverraines mais sont en définitive au service d'un clan d'une famille et d'un système criminel intégré. Ceci au détriment du peuple dont ils doivent être les gardiens.
Il est inconcevable d'avoir une justice qui dit rendre la justice au nom du peuple mais sert en réalité les intérêts d'un clan en se positionnant clairement comme "chasseur de prime "
Comment peut-on esperer avoir des investisseurs sérieux dans cet univers d'insécurité juridique? Il n'y a que des  entreprises mafieuses de la françafrique comme Total, bollore ou olam qui peuvent s'y aventurer, car elles sont noyées dans une longue tradition de corruption. 

Le comble du cynisme c'est que les tenants de cet ordre revolu s'arrogent le droit de passer à la télé pour pointer du doigt certains compatriotes pour les jeter en pâture et organisent de ce fait une chasse à l'homme dont le procureur d'Ali Bongo tient lieu de maitre des chiens de chasse. La honte a pas de tombe dans cette dictature.

Comment voulez vous qu' un clan décide que certaines régies financières soient leur chasse gardée et quiconque veut déloger la mauvaise graine est tout de suite mis aux arrêts ?
Comment arrêtez les crimes rituels les viols les assassinats si la justice admet son impuissance face à une catégorie de criminels nommément reconnus et identifiés mais comme étant du premier cercle de l'amputé ils adoptent une attitude arrogante et méprisante vis à vis du peuple dont ils pensent être au dessus
Mille exemples de ce que nous subissons quotidiennement qui ne sont que des symtomes d'un cancer nommé  Alain qui est le veritable mal du pays et tout cela juste en la confiscation du droit élémentaire à tout peuple de pouvoir choisir sa destinée par le biais de l urne
Les autres combats sont certes importants le retrait de l'armée française le franc CFA le panafricanisme le retour a la moralisation de la societe et de l'apprenrissage de notre trésor  parrimonial etc... Mais cela restera des combats après avoir prealablement résolu le probleme de la confiscation du pouvoir par une famille un clan en se servant des institutions comme la justice et l armée comme bras armée d une mafia
Le président élu par le peuple Mr Jean Ping que nous l aimions ou pas qu' il ait fait parti du système ou pas qu' il finance sa galaxie ou pas qu' il envoi des westerns à paris ou ailleurs ou pas que ses enfants ne participent pas aux manifestations ou pas c est pas le souci
C est lui qui a été incontestablement  choisit par le peuple et nous avons tous le devoir de se battre pour que ce choix soit respecté c est l acte sine qua non pour le développement de notre si beau pays

dimanche 26 février 2017

La disparition du Lt.Colonel  Djoué Dabany, TR-KCF ne répond plus..

Le texte documenté ci-dessous m'a été envoyé par un combattant de la liberté qui a préféré requérir l'anonymat. Il recherche la vérité sur la série des assassinats de 1978 à 1980 sous le regime d'Omar Bongo. La disparition du Lt.Colonel  Djoué Dabany est à ce jour un mystère non élucidé. L'hélicoptère PUMA TR-KCF disparu avec ses passagers sans laisser de traces est une énigme qui est à classer dans les coups  les plus tordus de la France et son dictateur Omar Bongo en Afrique. La lutte entre deux éminences grises de la françafrique, Foccart et Journiac, c'est deteint sur une lutte interne au sein de la famille Dabany, puis de Bongo. Je vous convie à cette lecture digne d'un roman d'espionnage.

«La disparition du Lt.Colonel  Djoué Dabany, TR-KCF ne répond plus.. 
L’histoire de l’aviation gabonaise est intrinsèquement liée à celle du pays. Lorsque le Puma TR-KCF disparait le 20 février 1978, c’est non seulement un drame humain et aéronautique, mais aussi sans doute,  la fin des illusions.

Les faits:

A bord de l’hélicoptère se trouvent les six membres de l’équipe sportive militaire parachutiste gabonaise, dont le Lt.Colonel Jean-Marie  Djoué Dabany, beau-frère du Président Bongo, le SLT Christophe OBEYE, neveu du Président, le capitaine Angoizambie et les sous-officiers Ntoungou Ngui, Somand et Moukala ;
Les paras ont pour instructeur un contractuel français, l’Aspirant Henri  Deba, champion du monde de parachutisme militaire 1975.
Outre Deba, trois français complètent l’équipage, Le Major Pierre Sudre, commandant de bord, l’ADC Pierre Amat, pilote, et l’ADC Paul Français, mécanicien navigant, tous trois coopérants.
Le 20 février 1978, le groupe de parachutistes doit se rendre à Franceville dans le cadre d’un entrainement aux championnats du monde militaires devant se dérouler l’été suivant. Initialement l’équipe devait embarquer dans un Nord 262 et non dans le Puma.
Compte tenu des conditions météo et de la distance, l’hélicoptère ne doit pas prendre de passagers. Il doit emporter du fret, notamment une caisse de devises correspondant aux salaires des fonctionnaires du Haut-Ogooué.  Le transport des salaires des fonctionnaires dans les provinces par l’armée de l’air était une mission courante.
Sur le tarmac de la base, le Major Sudre discute avec le pilote du Nord 262 en attendant le décollage pour Mvengue lorsque l’officier des opérations ordonne le déchargement du Puma au profit du Nord. Le fret est débarqué, à l’exception de la malle remplie d’argent. Ordre est donné d’aller chercher les paras au camp Aïssa, à un saut de puce de la base.
Au camp Aïssa, le Lt Colonel Djoué Dabany a de son côté reçu une injonction qui lui déplait. Son départ pour Franceville est anticipé de quelques heures, pour semble -t’il, remettre des médailles à des militaires sur place. Il refuse d’obtempérer après un premier appel téléphonique. Mais une seconde conversation se termine par un ‘A vos ordres, mes respects’.
L’appel vient de très haut, sans doute la présidence.  Le chef d’Etat-major des forces terrestres et navales prend sa douche et enfile sa combinaison. Il glisse un révolver dans sa botte de saut et rejoint ses hommes pour attendre le Puma. 
L’appareil décolle du camp Aîssa entre 11h13 et 11h15. A 12h30, un message est capté par un YS11 militaire et par un appareil civil : ‘Le Puma se crashe, panne moteur, dans le 110 de Ndjolé pour 40 nautiques’.  Le message est retransmis à la tour de contrôle de Libreville où il est enregistré sur la bande à 12h37 locale. Aucun autre appel ne sera émis.
Vers 14h, une Alouette3 est dépêchée sur les lieux mais se voit contrainte de faire demi-tour à cause d’un orage. Dans un premier temps, des recherches sont entreprises dans la zone indiquée par le pilote du Puma. Puis, pour des raisons inexpliquées, c’est dans la forêt des abeilles, distante de 200km, qu’elles se poursuivent les semaines suivantes. 
L’assassinat du poète par des mercenaires français
ne semble pas du goût de Jean-Marie Djoué Dabany
Les recherches s’arrêtent brutalement à l’approche des fêtes de la rénovation du 12 mars. Officiellement, la thèse de la panne moteur et de l’accident sont privilégiées, tant par Libreville que par Paris. Pourtant on déploie près de 3000 militaires gabonais et français sur un secteur loin de la zone de crash supposée, et des moyens aériens militaires importants sont envoyés par la France, le Maroc et les Etats-Unis. Il faut attendre plusieurs semaines avant que la région au sud de Ndjolé soit fouillée, en vain. Nulle trace de débris ou d’incendie. Aucune trace de l’équipage. Certes, il est quasiment impossible de survivre à un crash en forêt équatoriale. Mais trop d’inexactitudes et le silence des médias gabonais dans un premier temps font enfler les rumeurs.
Il faut attendre le 22 février pour que le journal ‘L’Union’ évoque un atterrissage forcé au sud de Booé…Puis le 24 février, le quotidien évoque des recherches au sud d’Ayem. Mais à aucun moment le nom de Jean-Marie Djoué Dabany n’est cité.   
Le 8 mars 1978 le Pdt Bongo déclare (l’Union)  « la disparition de l’hélicoptère ne doit pas perturber les fêtes de la rénovation ». L’Union : Le président Bongo s’est-il élevé contre les mauvaises langues qui établissent un rapport entre la disparition du Lt-Col Ndoutoume et celle de de l’hélicoptère militaire, considérant la seconde comme une conséquence de la première… Le nom de Djoué Dabany n’est toujours pas évoqué, on parle du Commandant AISSA, disparu quelques mois avant! Bongo évoque aussi l’accident du Commandant de Police Pépé ODOUGA, victime d’un grave accident de voiture sur la route d’Owendo. ODOUGA avait été laissé pour mort et c’est l’intervention du Col. DJOUE DABANY (également son beau-frère !) qui lui sauva la vie. Djoue Dabany avait fait don de son sang et était intervenu pour que ODOUGA soit évacué vers la France pour y être soigné .Paraplégique, OGOUDA a fini général, il est désormais écrivain et milite pour l’amélioration de vie des handicapés au Gabon
Pour comprendre les allégations de Bongo, il faut savoir que le Lt Col. Fabien Ndoutoume, adjoint du Lt Col. Djoué Dabany, est décédé, empoisonné, le 12 février 1978. La rumeur désigne Djoué Dabany comme ‘assassin’ de son adjoint sur fond de rivalités tribales.
La réalité est sans doute toute autre, car outre Ndoutoumet, Djoué Dabany et Oudouga, un autre officier supérieur est victime de cette véritable hémorragie de l’Etat-major des FAG, le médecin colonel Albert LOEMBE, également empoisonné le 7 février 1978. Loembe décédera en avril 1978 à l’hôpital militaire Bégin de Paris.

Les accidents, assassinats ou disparitions de ces officiers supérieurs, en pleine forces de l’âge, dans le même mois,  ne sauraient être imputés au hasard.
Le contexte:
En février 1978, la situation est tendue, tant à l’intérieur du pays qu’à ses frontières.
Le Gabon est un enjeu stratégique pour la France en ces temps de guerre froide et le pays est un verrou au milieu d’états qui se sont rapprochés du bloc soviétique. Guinée Equatoriale, Congo, Angola au Sud sont marxistes et depuis quelques mois, l’archipel de Sao Tomé et Principe  s’intéresse au socialisme sous les yeux bienveillants de Luanda.  
Dans ses conditions, les aspirations démocratiques des gabonais ne sont pas la préoccupation principale de Paris qui au-delà de son implantation militaire profite largement des ressources naturelles du pays dont la santé économique est par ailleurs au beau fixe. Transgabonais, Air Gabon, Pétrole, minerais et bois précieux sont la fierté, à juste titre, des gabonais. Mais des voix s’élèvent pour que le peuple ait son dû. A l’Université Omar Bongo, les étudiants se mettent en grève fin janvier. Le doyen de l’université, le Pr . AMBOUROUE AVARO, est écarté, accusé de complaisance avec ses étudiants.

Le 2 février, les forces de l’ordre et l’armée investissent l’université et les étudiants sont incorporés d’office. Les moins malchanceux auront droit à une marche du Cap Estérias jusqu’à Libreville, avec un sac de 30kg sur le dos et les brimades des paras. Ceux sous l’uniforme de la police, commandée par Jean Boniface ASSELE gouteront de la chique. Le professeur AMBOUROUE AVARO trouvera la mort dans l’accident d’un avion de l’aéroclub de Libreville en novembre 1978.
JB ASSELE, l ’ainé des Dabany a d’ailleurs été nommé au  poste de général en chef de la police ainsi qu’à celui de ministre de la jeunesse et des sports le jour de l’assassinat de NDOUA DEPENAUD en juillet 1977. L’assassinat du poète par des mercenaires français ne semble pas du goût de Jean-Marie Djoué Dabany. D’autre part les relations personnelles entre le chef d’Etat-Major et le Président se sont passablement dégradées et Bongo craint Dabany. Assele fait rédiger un rapport accusant son propre cadet de fomenter un coup d’Etat.
L’hypothèse d’une tentative de coup d’état déjouée par les services gabonais et français n’a rien de saugrenu. Plus tordu mais plausible, un conflit d’intérêts entre les anciens de Foccart, écarté par Giscard D’Estaing et le Président Français, n’est pas à exclure pour autant. Les carnets de vol de Pierre Sudre, qui a effectué un séjour au camp de Gaulle en juillet 1977 attestent de la présence de Foccart à Libreville et de son transport dans une Alouette 3 française  pilotée par le commandant de bord du Puma disparu quelques mois plus tard. Or Foccart n’était officiellement plus aux affaires depuis 1974. Que nous révèlent les 7 posés d’assauts à la Pointe- Denis indiqués lors de ce vol avec le pape de la Françafrique ?
Le successeur de Foccart, René Journiac trouvera lui la mort en février 1980 à bord du Grumman G2 présidentiel gabonais (Tr-KHB), piloté par un autre parent du Pdt Bongo, le Col. Layigui!    
Quoi qu’il en soit, en février 1978, le Gabon perd trois de ses fils,  officiers supérieurs, un commandant de police est entre la vie et la mort et le doyen de l’Université est limogé avant de trouver la mort en novembre aux commandes de son avion de tourisme.    
Les hypothèses:
Mais qu’est-il arrivé au Puma Tr-KCF et à son équipage ?
Une panne moteur est très peu probable. L’hélicoptère sortait de révision et un vol de contrôle avait été effectué le matin même.
Un sabotage est également improbable, pour la simple est bonne raison que les contrôles ont été effectués par l’équipage lui-même.
Ces éléments sont consignés dans le rapport de gendarmerie rédigé après enquête.
Le crash du Puma reste hypothétique, par exemple pour des raisons météorologiques. Mais cette option est mise à mal par le soin apporté à organiser des recherches loin du lieu indiqué par le dernier contact.
L’hypothèse d’un détournement du TR-KCF est donc la piste privilégiée par les personnes qui se sont repenchées sur le dossier depuis quelques années.
Détournement à l’initiative du Lt Colonel dans le but de s’échapper après la mort de ses frères d’armes ?
Détournement en vue d’exécuter le chef d’Etat-major et  ses compagnons d’infortune ?
A 350 km des côtes gabonaises, à Sao Tomé , il semble que les mouvements d’hélicoptères n’échappent pas au Président Da COSTA…
Sao Tome, la baie des cochons franco-gabonaise ?
En février 1978 relations entre le Gabon et Le petit état de Sao Tomé et Principe sont complexes. Bongo a aidé Da Costa à faire accéder le pays  à l’indépendance  et lui a même offert un ancien C47 de l’armée de l’air, mais  l’archipel lusophone se tourne de plus en plus vers le socialisme sous l’influence de l’Angola. En juillet 77, Da Costa boude le sommet de l’OUA à  Libreville où il envoie son premier ministre Miguel Trovoada. Bongo n’apprécie pas du tout ce qu’il considère comme un affront personnel de celui qu’il a largement aidé à prendre le pouvoir. D’autant que la perspective de se voir encerclé par des pays marxistes sur toutes ses frontières hormis celle avec le Cameroun n’enchante ni Libreville, ni Paris….
Hasard ( ?) du calendrier, des accords diplomatiques sont  signés le 19 février 1978 entre Sao Tome et Luanda. Le même jour, un porte-hélicoptère américain quitte Libreville où il était en escale de courtoisie depuis quelques jours et se dirige vers Abidjan en coupant à travers les îles de Sao Tomé et  Principe. Des hélicoptères de l’US Navy en profitent probablement pour survoler l’archipel et signifier aux alliés de Moscou que l’Oncle Sam veille au grain…Première alerte… L’Inchon s’éloigne mais le 20 février au soir da Costa se plaint à l’ONU que son espace aérien a été violé par un hélicoptère en provenance du Gabon, avec des mercenaires à son bord venus pour le renverser ! 
Début mars, 1000 soldats angolais sont déployés à Sao Tomé, avec des conseillers cubains et est-allemands et deux radars mobiles soviétiques de détection aérienne. Bongo qualifiera plus tard Sao Tomé de ‘Porte-avions les canons tournés vers Libreville’ . Le torchon brule, les diplomates s’activent.
-              16 mars 1978 visite à Luanda du secrétaire d’état gabonais aux affaires étrangères, pour évoquer ‘quelques différents’. Visite à Libreville envisagée du Pdt Angolais Neto.
-              31 mars, audience présidentielle d’une délégation de Sao Tomé. L’Union « Le diplomate de Sao Tomé a indiqué à sa sortie d’audience que son entretien avec le Président avait porté principalement sur la situation actuelle de son pays à la suite de tentatives d’agression dont ce dernier aurait été l’objet il y’a quelques semaines »   
Il faut attendre le 7 avril 1978 pour que l’Union fasse un article de fond sur la disparition du Puma et liste enfin les disparus. Dans la même édition, le journal gouvernemental publie le premier de trois articles très virulents à l’encontre de Da Costa. 
«  Sao Tomé et Principe, autopsie d’un complot ». Charge contre Da Costa qui passe pour un parano après que le porte-avions US soit passé entre les deux iles. Accusations de complot depuis Cabinda et Libreville où l’ancien ministre de la santé est réfugié.
-              7, 8 et 10 avril, série d’articles virulents dans l’Union contre Sao Tomé : ‘Autopsie d’un complot’, ‘le syndrome de la baie des cochons’, ‘le rapprochement angolo cubain’.
Pourtant, dès le 11 avril, l’Union change de ton alors que deux diplomates gabonais se rendent sur l’archipel : « Cette visite d’une journée témoigne du réchauffement des relations entre les deux pays et d’une relance de la coopération intergouvernementale… »
-              12 avril 1978, L’Union : ‘Coopération Sao Tomé-Libreville, LE SECOND SOUFFLE’ (court article)
-              14 avril 1978, dernier article de l’Union sur Sao Tomé ‘Vivre sa vie’.Compte rendu de la visite de deux journalistes gabonais. Morceau choisi… « Au ‘Benguédox’ unique établissement hôtelier de la capitale, un spectacle pittoresque nous attendait : les deux émissaires présidentiels gabonais (les autorités Santoméennes n’ayant apparemment pas reçu le télex annonciateur) déjeunant entouré d’experts cubains, est allemands, français, portugais, nord-coréens… »
Les relations se normalisent donc aussi brutalement qu’elles se sont dégradées entre les deux pays. En novembre 1979, soit un an et demi après les faits, le premier ministre santoméen Trovaoda est arrêté, accusé du ‘complot’ de 1978. Il sera exilé en France en 1981.
L’événement n’est pas anodin  lorsque on prend en considération que Miguel Trovoada était professeur d’espagnol à Libreville avant l’indépendance de Sao Tomé et qu’une fois devenu premier ministre, il séjournait chez l’un de ses amis proches lors de ses visites au Gabon….Le Colonel Djoué Dabany !
En 1981 un étudiant gabonais en histoire publie une thèse de doctorat sur les relations troubles entre la France et le Gabon depuis l’indépendance, sur fonds de barbouzeries et d’assassinats. Il y évoque la disparition de Djoué Dabany et la présence possible de l’épave du Puma à Sao Tomé ; La thèse fait également le lien entre la disparition du Puma et le crash du Grumman Présidentiel avec le Col.Layigui et René Journiac, ‘Monsieur Afrique’ de  Giscard. Interrogé récemment, le doctorant indique que la présence du Puma à Sao Tomé lui avait été donnée par son directeur de Thèse, le Professeur Pédrocini. Pédrocini, réputé proche du ministère de la défense  français….
En 1981 toujours, un ancien  coopérant français, ami des pilotes et du mécanicien navigant du Puma, est contacté par la veuve d’un autre de ses amis, décédé dans le crash du Grumman. Le Puma serait dans les hangars de la Snias (aujourd’hui airbus Helicopters) à Marignane, près de Marseille. Elle lui donne un numéro et le nom d’un contact sur place. Le militaire téléphone et a confirmation que l’hélico est bien en France, intact….
Les jours suivants la disparition du Puma, les familles françaises sont laissées à leur propre sort et à la solidarité des coopérants et des militaires gabonais de leur voisinage. Le capitaine qui commande la ‘Section d’Assistance Militaire Air ‘ gère la crise de manière calamiteuse et les autorités consulaires sont à peine plus présentes.
Le calvaire des familles:

Le Lt-Colonel Layigui, alors chef d’Etat-Major de l’armée de l’air, reçoit Mesdames Français, Sudre et Amat assez rapidement. Il remet à chacune une somme d’argent, de la part du Président. Puis il les met en garde en évoquant le contenu d’une conversation téléphonique de Madame Français avec ses parents. Les épouses sont donc sur écoute.
Alphonse Layigui  leur précise également que Djoué Dabany ne devait pas monter dans l’hélicoptère et leur laisse clairement entendre « qu’ils (le palais…) avaient des doutes sur lui ».
Une information tombe rapidement, le Puma a été retrouvé au Gabon, vide de ses occupants ! Puis plus rien et les recherches s’arrêtent le temps des fêtes de la rénovation.
Les familles françaises sont dès lors abandonnées à leur propre sort. L’armée française est engagée au Tchad dans l’opération Tacaud, et en mai 1978, la légion étrangère intervient à Kolwezi. La base aérienne est en effervescence car elle sert au transit des troupes et du matériel. Le Puma est ‘oublié’ par Paris et par son ambassade à Libreville.
Mesdames Français, Sudre et Amat seront rapatriées en France  avec leurs enfants en juillet 1978, en pleine crise entre le Bénin et le Gabon.
Tout est parti du discours de Kérékou à la tribune de l'O.U.A., et de la réponse de Bongo.Kérékou a profité de la réunion du sommet de l'O.U.A. pour reposer le problème du soutien du Président Bongo à la tentative de coup d'état contre son pays en janvier 77. Il a aussi aussi, dit-on, fait allusion à des problèmes internes au Gabon, à savoir la disparition du Puma !
Bongo, après avoir démenti les faits, a violemment insisté sur le caractère insultant et menaçant du discours de Kérékou  ajoute qu'il ne répondait pas des conséquences qu'il pourrait y avoir sur la communauté béninoise vivant au Gabon. Sous prétexte d’assurer leur sécurité, les béninois sont parqués, notamment dans le Lycée de l’estuaire près de l’aéroport. De nombreux troubles éclatent, la route de l’aéroport est fermée à de nombreuses reprises.
Le retour en France est purement cauchemardesque pour les familles de l’équipage.
Le combat pour la vérité
Trente-neuf ans après la disparition du Colonel Djoué-Dabany, le mystère reste presque entier sur son sort et celui de ses compagnons d’infortune, gabonais et français.
Seule certitude, le Puma TR-KCF ne s’est pas écrasé dans les environs de Ndjolé. Plusieurs sources et témoignages confirment que l’hélicoptère a été retrouvé, entier, vide de ses occupants.
Gabon, Sao Tomé, Congo, Angola , Guinée Equatoriale? Aucune preuve matérielle n’indique la destination finale de l’appareil.  
Quant à ses occupants, les rumeurs les plus folles ont couru sur leur sort… Fuite crapuleuse de l’équipage après l’assassinat du colonel, assassinat de l’équipage par le colonel pour les mêmes raisons… Rétention dans un village pygmée avant exécution, etc.
Paul Français aurait été vu dans un stade lors de la coupe du monde de football 1978 en Argentine. Peu probable quand on connait la rigueur de ce père de famille réputé intègre.
Un pilote d’hélicoptère en escale à Cayenne en 1985, qui n’était pas au courant de la disparition, a assuré avoir croisé Pierre SUDRE, qu’il avait perdu de vue depuis des années, quelques jours auparavant au Brésil. Invérifiable, le fameux témoin ayant lui-même péri dans un accident d’hélicoptère la semaine suivante !
La rumeur la plus improbable s’est pourtant avérée la seule un temps  soit peu crédible. Pierre Amat, l’un des pilotes, aurait été vu à Nice. Tellement invraisemblable que seul le témoignage récent d’un proche du colonel Dabany a permis d’y accorder crédit.
En 1967/68, le jeune officier gabonais était en stage à l’école des troupes aéroportées (ETAP)à Pau, avec d’autres stagiaires africains. A la même époque, Pierre Amat faisait son stage Puma, à Pau également. Il semble que les militaires y aient sympathisé.
Pierre Sudre était également à Pau les mêmes années, mais rien n’indique qu’il y ait rencontré les deux autres.
Quelques années après la disparition, un officier malien, camarade de promotion du colonel à Pau, tombe nez à nez avec pierre Amat, et l’interpelle. L’individu prétend blêmit et passe son chemin.
L’officier malien, obsédé par cette rencontre, profite d’une escale à Libreville pour rater volontairement son avion afin d’en référer à l’épouse du colonel.
Un député s’est vu opposé le secret défense en 2011 lorsqu’il a demandé la déclassification des documents.
En résumé, la position de la France depuis 1978 est qu’il n’y a  pas de dossier, et que d’ailleurs ce dossier qui n’existe pas est vide et que comme il n’existe pas et qu’il est vide, il est classé secret défense…

En 2013, alors que des blogs relatifs aux crimes du système Bongo faisaient état de quelques témoignages, Madame Français s’est vue approcher par un ancien agent secret qui lui a une nouvelle fois servi la même soupe indigeste.

Nous concluons cette première publication en ce 20 février.

Nous espérons qu’elle permettra de nouveaux témoignages et l’acquisition de nouveaux documents  permettront de résoudre cette énigme.
Pas seulement pour connaître la vérité et rendre hommage aux fils du Gabon et de la France sacrifiés, mais pour rendre leur histoire aux Gabonais.  

Cette affaire n'est pas terminée.

Merci de nous faire parvenir vos témoignages et documents en Inbox, sur cette page.

vendredi 24 février 2017

Les amis européens du dictateur BOA


















Chers compatriotes,
L'eau que les gabonais boivent

Nous ne devons jamais oublier que notre pays est notre force celle qui nous lie les uns aux autres. Quelque soit l’endroit du monde ou l’on se trouve, une part de notre être reste dépendant de nos racines et doit toujours y revenir. Cette force vient de notre cohésion familiale, de notre fidélité les uns envers les autres, de notre culture, du caractère de notre condition d'être humain et de la conscience d'appartenir à une même nation. Depuis des générations, envers et contre le système de répression organisé contre notre peuple nous avons préservé ce lien et cette force nous guidera encore à l’avenir. Telle est notre destinée. Mais à voir la façon dont notre pays est gouverné, on comprend que ceux qui se sont imposé à la tête du Gabon ne se préoccupent nullement de son avenir et encore moins de son peuple: Ils agissent comme si ce n'est pas leur pays, car ils ont tous un autre pays en échange. En effet, ils sont non seulement loin d'être de vrais gabonais, mais possèdent d'autres nationalités.


Les assassinats du régime en cas
de contestation ou de revendication
Les exemples de cette forfaiture sont multiples. La gestion calamiteuse de l'Etat est à la base des souffrances qu'endurent les gabonais. Même sous la dictature implacable d'Omar Bongo, on avait jamais vu un spectacle aussi ahurissant de files des gabonais chargés de bidons pour la quête de l'eau. Les gabonais dont le pays détient la cinquième réserve mondiale en eau se retrouvent, comme au sahel, privés de cette ressource vitale. Les gabonais, en trois ans de dictature, ont plus souffert qu'en 49 de pouvoir Mba-Omar Bongo. C'est l'assassinat programmée des gabonais.
L’argent des contribuables doit naturellement toujours être dépensé et géré au mieux des intérêts de la population et non de ses dirigeants. Nous attendons tous que le gouvernement qui s'est imposé de force fasse quelque chose matière de soins de santé, d’éducation, d’infrastructures, de sécurité, de services, etc. Or les budgets de 2010, 2011 et 2012 bien que totalement libérés, n'ont vu aucune exécution des travaux prévus pour la dépense de ces budgets. Ou est passé l'argent? 

Une victime du régime sauvagement assassinée
Continuer à voler aussi impunément l'argent public a des conséquences incalculables sur la Sécurité Sociale.  De même, faire des dépenses inopportunes, des dépenses de prestige qui n'ont d'autres finalités que celle d'étancher la soif de gloriole du demi monarque et de ses courtisans est de la criminalité pure. Il est crucial de développer une culture de rationalisation des choix dépensifs de l'Etat par rapport aux nécessités, aux besoins réels du peuple. A cela il faut associer une fiscalité plus juste et plus équitable et une gestion saine des revenus de rente dont nous disposons.
 
Les logements des gabonais
 


Les forces françaises protègent les dictateurs en Afrique.


Les forces françaises au Gabon ont pour mission de protéger la dictature des Bongo Ondimba, quelque soit le régime de droite ou de gauche au pouvoir en France. Les gabonaises et les gabonais doivent se faire une raison et chercher les moyens de se libérer du joug du colonialisme et de la dictature d'une famille. Ce n'est pas la peine de se faire bercer d'illusions fournis par des hommes politiques français qui prétendent être pour la démocratie et les droits humains alors qu'en sous main ils installent et soutiennent des dictatures les plus criminogènes et les plus liberticides de la planète. OBO dans une vidéo l'a clairement dit: quelque soit l'homme politique, de gauche ou de droite qui arrive au pouvoir en France, il appliquera la même politique, parceque la France sans l'Afrique n'est rien. Les accords signés par BOA et Sarkozy en 2010 renforcent cette dépendance et annihile la souveraineté du peuple gabonais.

Haute trahison de BONGO ONDIMBA ALI


Les armes restent-elles la dernière solution
pour la libération du Gabon?
L'accord signé par BOA en 2010 avec son pays de rechange la France, puisqu'il a maintenant la nationalité française pour services rendus, est un acte de haute trahison contre le Gabon et son peuple. Il viole la constitution, le serment constitutionnel et constitue un parjure.
 
En effet cet accord stipule que « les forces françaises stationnées ont la faculté de circuler sur le territoire de la République gabonaise, y compris dans sa mer territoriale et son espace aérien. La liberté de déplacement dans les eaux territoriales gabonaises comprend notamment l’arrêt et le mouillage en toutes circonstances » ; aucune taxe ni loyer n’est par ailleurs demandé aux Forces françaises au Gabon, à l’inverse de ce qu’il est de coutume dans la plupart des pays ; par ailleurs l’accord consacre aussi une totale impunité des militaires français en poste au Gabon, même si ces derniers entraînent la mort pendant leur activité. Autrement dit ils peuvent tuer des gabonais et perpétrer des crimes de masse en toute impunité, après tout pour ces français les gabonais ne sont pas des êtres humains mais des primates à peine évolués.

Si l'on s'en tient à l'article 12 de la Loi fondamentale, " Lors de son entrée en fonction, le président de la République prête solennellement serment, devant le Parlement et la Cour constitutionnelle. La main gauche posée sur la Constitution, la main droite levée devant le drapeau national : Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d'assurer son bien-être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la Constitution et l’État de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d'être juste envers tous."

Quand une armée étrangère s'installe au Gabon et circule librement en toutes circonstances, bénéficiant d'une totale indépendance d'actions, consacrant une impunité totale même si leurs actions entrainent des morts d'hommes et des dommages, cela s'appelle la perte de la souveraineté et donc d'indépendance.

Les barbouzes de l'armée française au service du dictateur dans son armée privée la "GR" auteur des pires exactions pendant la crise post électorale. C'est ceux la qui ont bombardé sous les ordres de BOA le QG de Jean PING, Président élu dans la nuit du 31/08/2017.
Quand BOA signe un tel accord il trahi le peuple gabonais qui se retrouve à la merci d'une armée d'occupation. Cette armée s'est rendu complice d'assassinats odieux des escadrons de la mort qui se sont perpétrés après les élections d'août 2016 au Gabon. Elle n'est pas la pour protéger les gabonais. Pire certains de ses éléments ont participé à l'attaque du QG de Jean Ping qui a fait 17 morts et de nombreux portés disparus. Comme elle l'a déjà fait au Rwanda en protégeant les génocidaires et en couvrant leur fuite elle protége ses complices au pouvoir. Elle a renforcé son dispositif à la veille des élections présidentielles pour protéger les criminels du régime mis au pouvoir par ce pays, garantir la confiscation du pouvoir et empêcher le président élu Jean Ping de prendre le pouvoir.

Donner une telle liberté à une armée étrangère qui s'est illustré par des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité en Algérie, au Cameroun, au Sénégal, au Rwanda, au Vietnam et au Gabon en 1990 relève de la haute trahison. Il est temps de prendre des résolutions fermes pour arrêter ce traite  tyran et de le juger. Nous devons avoir conscience que BOA est une marionnette manipulée par le véritable ennemi du Gabon: La FranceAfrique, la nébuleuse terroriste et mafieuse des gouvernements français et de ses entreprises du CAC40.


Paludisme : la propagation inquiétante de la résistance au traitement


Un cas de résistance au principal traitement contre le paludisme a été observé pour la première fois en Afrique. Une mauvaise nouvelle pour la lutte contre cette maladie qui a fait plus de 400.000 morts dans le monde en 2015.


C'est une découverte préoccupante pour les efforts mondiaux de contrôle du paludisme, qui a fait plus de 400.000 morts dans le monde en 2015 : Plasmodium falciparum, le parasite responsable du paludisme, devient plus résistant aux traitements. Après l'Asie du Sud, un cas de résistance au principal médicament, l'artémisinine, a été observé pour la première fois en Afrique, révèle une étude publiée dans le New England Journal of Médicine.

L'artémisinine, dernier antipaludéen qui résiste encore au parasite

L'artémisinine est la principale arme contre cette maladie transmise par des moustiques, qui a touché 214 millions de personnes en 2015, surtout en Afrique subsaharienne chez les jeunes enfants. Cette équipe internationale de recherche a identifié l'origine africaine de ce parasite résistant à l'artémisinine, détecté chez un malade chinois qui avait voyagé de Guinée Équatoriale en Chine. Normalement, l'artémisinine, combinée à un autre antipaludéen, élimine les parasites du sang en trois jours.
Mais dernièrement des souches du parasite en Asie du Sud sont devenues plus résistantes à l'artémisinine. Cette résistance est encore partielle et la majorité des malades guérissent, cela leur prend juste plus de temps. Toutefois, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et tous les experts redoutent que le Plasmodium falciparum ne finisse par développer une résistance totale à l'artémisinine, comme c'est déjà le cas pour les autres antipaludéens.

"Un revers majeur dans la lutte contre le paludisme"

Cette nouvelle étude a été menée par Jun Cao de l'Institut Jiangsu des maladies parasitaires, en Chine. Celui-ci a pu confirmer que le parasite était porteur d'une nouvelle mutation dans un gène dit K13, le principal agent de la résistance à l'artémisinine en Asie. L'origine africaine de cette mutation a été établie par un séquençage génétique effectué par Arnab Pain, professeur de bio-science à l'Université des sciences et technologies du roi Abdallah, en Arabie saoudite. "La propagation de la résistance à l'artémisinine en Afrique serait un revers majeur dans la lutte contre le paludisme" puisque ce médicament est la seule arme efficace contre cette maladie pour le moment, souligne le professeur Pain. "Il est de ce fait très important de surveiller régulièrement la résistance à l'artémisinine dans le monde".
Les premières souches résistantes sont apparues en 2008 au Cambodge. Le rôle clé du gène mutant K13 a été découvert en 2014 par des chercheurs de l'Institut Pasteur à Paris et au Cambodge. La stratégie actuelle pour traiter les patients infectés par des parasites résistants est de recourir à une combinaison de médicaments, surtout d'anciens antipaludéens plus efficaces pendant un certain temps, comme on fait avec les antibiotiques.
LL avec AFP

jeudi 23 février 2017

Ayons une nouvelle perspective de la lutte de libération

Chers compatriotes


Les rebuts de la société qui ne se retrouvent dans les corps armés que comme instruments de répression au service d’une caste de criminels ne connaissent que deux formes de lutte: la première est le massacre des enfants et des populations désarmées. La seconde c'est le pillage et la fuite devant des populations décidées d'en découdre, avec des armes ou non.

Ce temps est proche, les populations vont en découdre avec ce régime criminel et sanguinaire vu la défaillance d'une communauté internationale prompte à soutenir des dictateurs qui garantissent leurs intérêts.




Ce régime vient de franchir un niveau inacceptable en s'en prenant aux enfants qui, pacifiquement, ne demandaient que leur droits constitutionnels à l'instruction. Il n'y a désormais aucune justification morale pour défendre ce régime. Ceux qui le font sont désormais des complices de ses actes criminels. Ils devront en répondre devant le tribunal du peuple.


La volonté populaire a, par les urnes, retiré toute légitimité à BOA le 27 août 2016. Par les armes il a confisqué la légalité au prix des centaines de victimes. Il maintient une répression sanglante contre tous et par devers tout. Notre libération ne nous laisse pas d'autres choix que de nous soulever contre la tyrannie. BOA nous impose le choix des armes, nous devons nous y attelés.

Grève des élèves du Lycée Technique de Libreville
revendiquant leurs bourses et des conditions d'études minimales

Nous, gabonaises et gabonais, devrons savoir que l'objectif est la destitution de BOA et de son gouvernement inique et la mise en place d’un exécutif provisoire, fort, crédible et républicain; l’abrogation de la Constitution rédigée et adoptée par le seul PDG; le remboursement obligatoire de tous les milliards de dollars volés au Gabon par les Bongo et leurs complices; la saisie des biens spoliés au peuple gabonais; la dissolution de toutes les chambres dites parlementaires des Bongo-PDG et du Conseil économique et social des Bongo-PDG; la dissolution des chambres judiciaires, notamment de la Cour constitutionnelle des Bongo-PDG ainsi que ses annexes chargées des élections en faveur du PDG et des Bongo ; la dissolution du parti-Etat-Bongo-PDG pour détournements massifs de biens, deniers publics et fraudes électorales ; la convocation de la 2e conférence nationale cette fois souveraine et la mise en place d’une Assemblée constituante; l’adoption d’une nouvelle Constitution par référendum et l'adoption d’un nouveau découpage électoral et d’une nouvelle loi électorale; l’installation du nouveau président de la nouvelle République et nomination d’un nouveau gouvernement; et, enfin, l’élection du nouveau Parlement et le renouvellement des chambres judiciaires. C’est notre volonté parce que c'est la volonté populaire des Gabonais. La communauté internationale doit le savoir, nous y parviendrons quitte à nous allier avec le bon Dieu ou le diable s'il le faut.


Nous avons plusieurs fois essayé par les urnes, le pouvoir Bongo pdg refusant chaque fois la défaite, nous a volé chaque fois nos victoires, nous avons échoué.

Nous avons à plusieurs reprises essayé par le dialogue,  nous avons échoué. 

Nous avons essayé par nos marches pacifiques pour demander notre liberté, BOA nous a fait tiré dessus et beaucoup de nos compatriotes ont payé le prix fort pour ces marches pacifiques.

Nous avons essayé l'aide et le soutien de la communauté internationale, ce soutien a été torpillé par les complices français de la dictature BOA, nous avons donc échoué.

Nous avons essayé les grèves, nous avons paralysé l'administration, mis à mal l'économie, bloqué le fonctionnement régulier de toutes les composantes non militaires du Gabon, le régime BOA reste accroché tel un morpion dans une partie intime.

Nous avons essayé le battage médiatique international, les marches dans les principales villes du monde entier, les rencontres avec des hommes politiques justes et libres et les ONG, la justice nationale et internationale, nous n'avons toujours rien.

Comment alors s'étonner que l'exaspération du peuple gabonais ne prenne pas le masque de la violence?

Par quel moyen parviendrons nous à libérer notre pays de ces sangsues?.

Par les larmes et par les pleurs? les tonnes des larmes versées par le peuple Gabonais en un demi siècle de dictature dépassent de loin les eaux de notre fleuve L'Ogooué. Par les cris et pleurs de notre peuple rendraient sourd toute personne normale et feraient d'un sourd un entendant. Par les fleurs, certains s'y sont consacrés en entrant dans le régime, ils y ont été convertis à l'imposture. Par les prières Dieu nous entend mais tarde à s'exécuter, il est vrai que temps des hommes n'est pas celui de Dieu, mais la douleur et la misère sont telles qu'il n'est plus possible de supporter. Par les armes? C'est la seule voie qui n'a pas été éprouvée jusqu'à lors.

C'est une question à laquelle chaque gabonaise et chaque gabonais se doit de répondre.
Pour notre part, nous avons choisi le pis-aller. On nous a dit par tous les moyens? Alors que reste-t-il comme moyen? Nous disons chiche.