lundi 3 avril 2017

Un panel de 111 gabonaises et gabonais porte plainte contre Bongo Ondimba Ali et son régime au conseil de securité


Ce blog vient de recevoir la substance d'une plainte déposée par cent onze (111 ) gabonaises et gabonais au Conseil de sécurité de l'ONU contre Ali Bongo et 33 membres de son régime. Décidément, Mauvais temps pour la dictature gabonaise.
Extraits. Bonne lecture
Excellence Monsieur Le Président du Conseil de Sécurité ONU
Security Council
Secrétariat Général de l’ONU
UN Headquarters First Avenue at 46th Street,  New York, NY 10017, USA
Objet : Plainte contre Monsieur Bongo Ondimba Ali, président proclamé par sa belle mère  au Gabon
Pour violation de la constitution et des droits constitutionnels, des droits humains des citoyens gabonais et d’autres nationalités ayant comme incidence :
  • la menace contre la paix au Gabon : répression des marches de l’opposition en violation des libertés publiques ; atteinte à l’expression des opinions et des libertés,
  • Coup d’état militaire, électoral en 2009 et 2016 et violation des règles constitutionnelles
  • violation de serment constitutionnel et haute trahison
  • assassinats de 57 citoyens gabonais en utilisant des moyens d’Etat  en septembre 2009
  • commanditaire de la disparition de 331 gabonais en septembre 2009
  • Assassinat de 400 personnes avant, pendant et après le processus électoral de 2016
  • Confiscation et Instrumentation de la justice aux fins de la criminalisation et la judiciarisation des manifestations sociales syndicales et politiques,
  • Faits et voies de faits de crimes rituels et protection des auteurs et commanditaires tapis au sein du régime Bongo Ondimba Ali
  •  abus de pouvoir, confiscation des institutions de la république
  • Assassinat et complicité d’assassinat de Bruno Mboulou Baka le 20/12/2014
  • Commanditaire et complicité de séquestration arbitraire, d’enlèvement, de détention de deux cent gabonais lors des évènements du 15/08/2011, du 20/12/2014
  • complicité de menaces de mort,
  • complicité de violation de domicile,
  • complicité de dégradation et de destruction des biens privés et publics,
  • Complicité de mutilation, et d’atteinte à l’intégrité des cadavres
  • Association de malfaiteurs au aux fins de la mise en place des escadrons de la mort
  • Constitution de groupes militaires et paramilitaires aux fins d’y perpétrer des actes d’assassinat et crime contre l’humanité
  • Violation des accords internationaux sur la bonne gouvernance et des droits de l’homme
  • Mise en place des lois iniques violant la liberté des gabonais.
Ali Bongo Ondimba, en sa qualité de président autoproclamé, a commis de son propre chef, des abus d’autorité visant à délégitimer les gabonais luttant contre l'imposture de son mandat, contre la dictature qu'il a imposé aux gabonais et à légitimer, voire à légaliser, l’usage de la violence du terrorisme d’état contre des civils en raison de leur appartenance à l’opposition

 Pour violation des droits socio économiques et financiers du peuple gabonais
  • Création et installations des agences non gouvernementales sous l’autorité exclusive de Bongo Ondimba Ali aux fins de détourner tous les budgets d’investissement
  • Détournement des budgets 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014 qui n’ont vu aucune exécution ni justification des dépenses ;
  • Créations de rubriques fictives aux fins de détournement en grande échelle des flux financiers du Gabon
  • Blanchissement d’argent volé au Gabon au travers d’une banque privée appartenant à la famille Bongo-Ondimba
  • Création des sociétés fictives avec des prêtes nom pour blanchir les flux financiers issus de la criminalité transfrontière
  • Détournements massifs des budgets destinés aux œuvres sociales des gabonais
  • Mise en œuvre de faux projets aux fins de détournements des budgets d’investissement
Pour violation des droits communs
  • Faux et usage de faux par la production d’un acte de naissance frauduleux aux fins de se présenter aux élections présidentielles de 2009 ;
  • Subornation de témoin dans l’affaire de faux et d’usage de faux
  • Enrichissement illicite
  • Détournement des biens immobiliers de l’Etat
  • Subordination de l’Etat gabonais aux fins d’acquérir des biens et des bénéfices personnels à l’étranger ;
  • Dépossessions abusives et sans indemnisation
 Monsieur le Président du Conseil de Sécurité

Bien que le Conseil de Sécurité n’a pas pour objet principal de juger des personnes physiques, mais en sa qualité de garante de la paix et surtout dans son rôle de prévention des conflits, je viens au nom du peuple gabonais et de toutes ses composantes sociales et politiques attraire Monsieur Bongo-Ondimba Ali, aux fins de répondre auprès de votre institution des griefs sous rubriques auxquels les gabonais le tiennent pour responsable. Cette démarche vise à éviter des troubles qui pourraient aller jusqu’à la guerre civile.

A / Les faits
A-1 La violation de la constitution et des droits constitutionnels, des droits humains des citoyens gabonais et d’autres nationalités
A-1-1 la menace contre la paix civile au Gabon répression des marches de l’opposition en violation des libertés publiques ; atteinte à l’expression des opinions et des libertés,
Le 1er septembre  2009, 57 citoyens gabonais ont été assassinés par les troupes d’Ali Bongo Ondimba parce qu’il manifestaient, mains nus dans les rues de  Port-Gentil contre le coup d’Etat qui avait été perpétré la veille.

Les leaders du Front de l’opposition pour l’Alternance avaient prévu marcher avec leurs partisans le samedi 20 décembre 2014, en direction du carrefour rio de Libreville en vue d’un meeting populaire pour dénoncer le déni de droit consécutif à la plainte pour parjure contre Ali Bongo. Le Front de l'opposition a été empêché dans cette démarche par les forces de police qui ont fait un usage exagéré de la force, notamment de gaz lacrymogène et des balles réelles, pour disperser la foule qui marchait paisiblement. Cette violence démesurée à occasionné le décès d’un étudiant et cinq autres citoyens dont les corps ont été emportés par les escadrons de la mort.
 Parlant de marches, ces derniers temps, il n’y a que ça au Gabon. Les marcheurs désœuvrés et instrumentalisés sont payés sur les ressources de l’Etat pour des marches à la faveur du régime sans que cela n’implique la moindre répression des prétoriens du pouvoir établi. Quand les militants de l’opposition et de la société civile libre marchent paisiblement contre la mauvaise gouvernance et l’imposture en cours au sommet de l’Etat et pour réclamer la liberté et le respect de la constitution de leur pays, ils sont réprimés avec une violence inouïe. Ceci démontre à suffisance que ce régime est tout sauf une démocratie. En tout cas ces actes caractérisent la nature du régime stalinien et tyrannique qui dirige le Gabon. En effet les abus de pouvoir, de complicité d’assassinat, de menaces de mort, de violation de domicile, de dégradation et de destruction, de mutilation, de séquestration, d’enlèvement, de détention et d’atteinte à l’intégrité des cadavres sont le lot quotidien des gabonais.
Le 27/08/2017 s’est tenu, au Gabon et dans ses démembrements extérieurs, des élections présidentielles qui opposaient, entre autre le leader de l’opposition unie Jean PING à Ali Bongo, héritier d’une famille au pouvoir depuis 1967. Le processus électoral était observé par la mission de l’observation des élections de l’Union Européenne, à la demande du gouvernement en place.
 Celles-ci ne se sont pas terminées,


D'une part, il y a eu une méprise du Président de la CENAP par la rétention au plan national des procès-verbaux des bureaux de vote. Il a privé ainsi la réunion plénière de centralisation des résultats, de compiler ceux-ci et de  les proclamer. Le procès-verbal d'un bureau de vote constitue le seul document juridiquement opposable pour établir la réalité des urnes. Le détruire ou y faire la rétention est un crime contre la démocratie.
 
D'autres parts, la cour constitutionnelle s'est inscrite dans le déni de droit par  une violation de la constitution. En effet l'annulation d'une partie des élections dans une partie de l'unique circonscription électorale implique soit leur annulation dans toute la circonscription et la reprise de celles-ci dans son ensemble, soit l'organisation des élections partielles dans les circonscriptions en cause.

A cet égard l'organisation des élections dans le deuxième arrondissement de Libreville et dans le Haut-Ogooué ou la fraude manifeste a été reconnue par la communauté nationale et internationale est obligatoire car prévu par la constitution en vigueur.
 
 Ces deux flagrantes forfaitures ont consacré à elles seules le coup d'État constitutionnel du 31/082017. Cette violation constitutionnelle a été complétée par un ordre militaire violent pour asseoir le coup d'État constitutionnel et militaire. Le processus électoral n'est donc pas arrivé à son terme. Les résultats déclarés par les candidats le sont sur la base des compilations des procès-verbaux destinés à leurs représentants. Sur cette base, le pouvoir ne peut prétendre avoir le monopole de la vérité, d'autant plus que des acteurs internationaux neutres et libres ont observé ce processus électoral qu'ils ont qualifié d'opaque. Les irrégularités flagrantes dans le Haut Ogooué faisant douter de la légitimité d'Ali Bongo.

 Ali Bongo s’est fait proclamer élu par la CENAP, le ministère de l’intérieur, et sa belle-mère, présidente de la cours constitutionnelle sur la base du déni de droit, de la fraude à la loi, du faux et de l’usage du faux, de la fraude massive dans le Haut-Ogooué et par l’annulation illégale des élections dans des circonscriptions favorables au candidat de l’opposition. Or de l’examen de l’ensemble de chacun des procès-verbaux remis à chaque représentant de candidat dans le bureau de vote, il apparait que Jean PING a gagné l’élection avec plus de 60% de suffrages exprimés.
 
 Il s’en est suivi un soulèvent spontané et généralisé de la population qui a été réprimé dans le sang et la cruauté au point d’en faire 400 victimes, des milliers de blessés et près de 2000 arrestations. Le pays est paralysé, tous les secteurs de la vie sociale, économiques et politiques s’en trouvent bloqués. La répression, les exécutions extra-judiciaires, des viols, les séquestrations, les enlèvements, la torture, Confiscation et Instrumentation de la justice aux fins de la criminalisation et la judiciarisation des manifestations sociales syndicales et politique, violation de domicile, dégradation et de destruction des biens privés et publics, Complicité de mutilation, et d’atteinte à l’intégrité des cadavres, association de malfaiteurs au aux fins de la mise en place des escadrons de la mort, constitution de groupes militaires et paramilitaires aux fins d’y perpétrer des actes d’assassinat et crime contre l’humanité, violation des accords internationaux sur la bonne gouvernance et des droits de l’homme, mise en place des lois iniques violant la liberté des gabonais …continuent chaque jour au Gabon.

Il est à considérer que M. Ali Bongo Ondimba, en sa qualité de président autoproclamé, a commis des abus d’autorité visant à délégitimer les gabonais luttant contre l'imposture de son mandat, contre la dictature qu'il a imposé aux gabonais et à légitimer, voire à légaliser, l’usage de la violence du terrorisme d’état contre des civils en raison de leur appartenance à l’opposition

Des étudiants, des manifestants, des syndicalistes, des hommes politiques, des actvistes sont emprisonnés arbitrairement depuis bientôt un an sans jugement, d’autres sont exclus des études et interdits de sortie du territoire pour poursuivre leurs études ailleurs. Leurs seuls tords c’est d’avoir manifesté pour le droit à des études décomplexées dans un cadre normatif tenant compte des standards minimaux des universités dignes de ce nom. Ce régime viole la liberté de ses étudiants en détruisant leur avenir.

Empêcher la marche, dans le contexte africain actuel, donne forcément un caractère dictatorial au pouvoir au Gabon. Ne pas permettre à l'opposition d'aller déposer sa plainte, prouve que le régime a peur et valide de fait les théories développées par Pierre Péan dans son dernier livre. Ce régime s’oppose à toute forme de liberté des gabonais. Il a mis en place et applique des lois iniques qui violent les droits du peuple gabonais : l’expression de ses opinions, sa liberté de manifestation, la criminalisation des manifestations sociales et politiques. Bref des lois qui abrogent toute indépendance intellectuelle et toute liberté d’opinion.

La liberté d’expression est un préalable à tout système démocratique. Elle ne peut être limitée que par la loi. Or, sous le régime d’Ali Bongo-Ondimba la censure n’est pas une décision judiciaire faisant suite à la commission de crimes ou de délits, mais une simple décision administrative à caractère évidemment politique.
Aucun juge d’instruction gabonais n’a jamais été en mesure d’établir le délit et de saisir le Tribunal. Le Conseil National de la Communication (c’est-à-dire le juge administratif et non pas le juge pénal) interdit les médias libres en raison du trouble à l’ordre public suscité par la polémique autour de la publication des actes illicites posés par les membres du régime Ali Bongo-Ondimba. Le délit de diffamation et de trouble à l’ordre public sont du domaine du juge pénal et non du juge administratif, le CNC n’est donc pas fondé, en droit, de statuer sur le trouble à l’ordre public né de la liberté d’expression des gabonais.


En définitive, les interdictions administratives successives au Gabon au cours de ces cinq années de règne illustrent l’incapacité du régime de Bongo-Ondimba à répondre à la contradiction autrement que par la violence, la censure et la propagande, et par son renoncement manifeste aux principes fondamentaux de la démocratie.
Les interdictions pour troubles à l’ordre public ou diffamation sont du domaine du juge pénal. Cette disposition légale est violée par le pouvoir. Mais que dire des destructions arbitraires des locaux des médias de la presse libre, du sabotage des installations techniques, des arrestations, persécutions et humiliations des journalistes indépendants par des commandos de la garde prétorienne du régime ? Ce sont des actes qui relèvent du banditisme d’un Etat stalinien.

Monsieur le Président
Les mesures misent en place par le régime de Bongo Ondimba Ali violent les droits imprescriptibles du peuple gabonais et sont des nature à porter atteinte à la paix et à l’ordre civil, car ils violent l’ordre constitutionnel, ils sont donc de nature actes à déclencher la guerre civile
A-1-2 Coup d’état militaire, électoral et violation des règles constitutionnelles

La légitimité du pouvoir d’Ali Bongo Ondimba ne repose pas sur un mandat électif populaire, mais sur une victoire usurpée avec le soutien affiché par le système militaire, médiatique et institutionnel confisqué par le régime auquel il faut ajouter le clan maffieux corse et la droite réactionnaire extrême en France qui prétendait, à elle seule, représenter la communauté internationale.

En effet, le scrutin électoral d’août 2009 a été truqué, ne faisant l’objet ni de la transparence dans les opérations de vote, ni du contrôle des listes électorales frauduleuses, du gonflement abusif du corps électoral dans le Haut Ogooué. La conséquence étant une proclamation du Ministre de l’intérieur du régime, alors que le dépouillement n’était même pas terminé. Au grand dam du vice président de la CENAP représentant l’opposition qui a contesté ces résultats en refusant de signer, comme la loi l’exige le procès verbal sanctionnant les opérations de vote. Les représentants de l’opposition ont été vidés de la salle de comptage des bulletins de vote par les militaires à la solde de Bongo Ondimba Ali.

Quelques jours plus tard Marie Madeleine Mbourantsuou, Présidente de la cour constitutionnelle et belle mère et mère putative de Bongo-Ondimba Ali selon la tradition gabonaise valide des élections fausses alors que tous les pv des bureaux de vote le place en troisième position lion derrière Pierre Mamboundou et André Mba Obame.

Par ses recherches minutieuses Monsieur Pierre PEAN vient de nous confirmer que le mandat de Monsieur Ali Bongo Ondimba, en plus de son illégitimité manifeste, se double d’une imposture qui confirme son illégalité. Son mandat est illégal et donc nul et de nul effet car en parfaite violation de l’article 10 de la constitution gabonaise. Monsieur Ali Bongo a fabriqué un faux acte de naissance et en a fait l’usage pour se porter candidat à l’élection présidentielle de 2009 alors que sa situation de fils adopté l’en interdisait.
Cet acte de naissance (annexe 1 et 2) lui permettait de contourner l’article 10 de la constitution gabonaise qui interdit aux personnes ayant acquis la nationalité, par adoption ou par naturalisation, et donc non nés au Gabon, de se présenter comme candidat à l’élection présidentielle.
Cette double imposture qui viole la constitution gabonaise consacre l’illégitimité et l’illégalité du mandat d’Ali Bongo qui doit le remettre au peuple sans délais.
A-1-3 Violation de serment constitutionnel et haute trahison (voir annexe 3 plainte à la haute cour de justice)

Lors de son entrée en fonction, le Président de la République prête solennellement le serment ci-dessous, prévu à l’article 12 de la constitution en ces termes, je cite : « Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du Peuple Gabonais, en vue d’assurer son bien-être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la Constitution et l’Etat de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d’être juste envers tous ».

Sur le mérite de trois dispositions normatives pertinentes, notamment :
D’une part, l’article 78 de la constitution qui dispose, je cite : « la Haute cour de justice est une juridiction d’exception non permanente. Elle juge le Président de la République en cas de violation du serment ou de haute trahison. Le Président de la République est mis en accusation par le Parlement statuant à la majorité des deux tiers de ses membres, au scrutin public » fin de citation ;

D’autre part, l’article 25 de la loi n°49/2010 du 25 septembre 2011 déterminant la composition et le fonctionnement de la haute cour de justice, qui dispose, je cite : « tout acte commis ou toute abstention constatée à l’encontre des hautes obligations relevant du serment prévu par l’article 12 de la constitution est constitutif de haute trahison. »

D’une troisième part, l’article 26 de la loi n°49/2010 du 25 septembre 2011 déterminant la composition et le fonctionnement de la haute cour de justice, qui dispose, je cite : « est constitutif d’acte attentatoire aux obligations du serment : (…) 2. Tout acte tendant à menacer le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles, l’exécution des lois et des engagements internationaux (…) « . Fin de citation.

Fort de ce qui précède, Monsieur MOUKAGNI-IWANGOU, citoyen gabonais a requis du Parlement de bien vouloir mettre en accusation Monsieur Ali BONGO ONDIMBA :

Par application des articles 12 et 78 de la constitution, 25 et 26 , de la loi n°49/2010 du 25 septembre 2011 déterminant la composition et le fonctionnement de la haute cour de justice,

Pour haute trahison et violation du serment, le fait par lui de s’être engagé à respecter la constitution et l’état de droit, lequel état de droit postule du respect des lois, alors qu’il savait au moment de prêter le serment, qu’il était en délicatesse avec le code pénal, sous les chefs de prévention de faux par instigation, usage de faux.
Non content de cette double imposture, Monsieur Ali Bongo Ondimba a mis en place un régime totalitaire, où la classe dirigeante s’appuie sur son dispositif d’influence militaro-étatique pour désamorcer la contestation par l’assassinat, l’intimidation, la menace et la terreur et faire accepter à une majorité, des lois qui ne sont, en définitive, favorables qu’à une minorité. Les apparences démocratiques sont sauves, mais la justice pour tous est sapée au bénéfice des seuls membres du Régime de Bongo Ondimba ALI.
Cette plainte comme toutes celles qui ont été déposées devant une justice aux ordres qui est sous l’autorité directe de Bongo Ondimba Ali qui nomme les magistrats et les révoques a peu de chances d’aboutir. D’où l’utilité de la présente démarche.
Monsieur le Président

L’Aide que les Gabonaises et les Gabonais attendent de vous en particulier et de tous les membres du Conseil de Sécurité en général est prioritairement en direction de l’instauration de la démocratie et l’établissement de l’Etat de droit au Gabon par le respect des résultats sortis des urnes le 27/08/2016.
L’ouverture d’une enquête sur les graves faits de violation des droits de l’homme, des exécutions extra-judiciaires, des tueries de masse, des viols, des enlèvements et séquestrations, ainsi que tous les autres faits dont l’objet de la présente défini mieux.

Par ailleurs, si dans ses rapports avec le Gabon, avec l’Afrique, l’ONU et l’UE appliquaient les critères de Copenhague qui ont été appliqués aux pays d’Europe Centrale et Orientale pour leur admission au sein de l’Union, alors il sera assuré un développement cohérent et harmonieux des pays comme le Gabon.

Dans le même ordre d’idée, un mécanisme pour la supervision des élections politiques est une réponse viable qui participera, à n’en point douter, à une véritable politique de sécurisation et de consolidation des valeurs et principes démocratiques telle qu’engagée dès les années 1990 en Afrique. Aujourd’hui, malheureusement, cette politique est en danger, singulièrement depuis cinq (5) ans au Gabon. Un tel mécanisme assurera le pilotage de la démocratisation et de l’Etat de droit en établissant une cohérence entre les acteurs dans le respect de leur diversité. L’éthique et l’efficacité de ce mécanisme devrait reposer notamment sur le fait qu’il doit participer, dès le départ, à l’élaboration et à l’appropriation d’instruments ou d’indices mesurables jusqu’à l’utilisation et à la proclamation des résultats.

L’intérêt d’un tel mécanisme qui pourrait prendre la forme d’une Fondation ou d’un Observatoire pour la démocratie serait de:
Montrer l’engagement décisif de l’ONU en faveur des libertés fondamentales individuelles et collectives, et donc de la démocratisation du développement économique de l’Afrique ;
  • contraindre les Etats à l’organisation d’élections transparentes, fiables et viables par l’optimisation de la sécurisation des scrutins ;
  • contraindre les Etats aux avancées démocratiques par la pression de ‘‘recommandations démocratiques’’ émises ;
Et si l’Aide au développement devrait se poursuivre dans sa forme actuelle, alors le risques est grand de voir, comme c’est déjà le cas depuis 2009, le nombre d’immigrés africains et particulièrement Gabonais croitre plus vite que la démographie de leurs pays respectifs ; et les étudiants gabonais diplômés des universités et grandes écoles étrangères, notamment occidentales, être de moins en moins intéressés par le retour dans leur pays. Ce qui serait, à tous égards, l’aboutissement d’un incompréhensible paradoxe.

Monsieur le Président

Le cas du Gabon est singulier, il se gratifie de tous les inconvénients dévolus à une dictature pure et dure sans que ses victimes soient admises à la gratification morale qui est d’ordinaire accordée à ceux qui luttent contre elle. La presse internationale parle souvent de «démocratie apaisée» au Gabon, une insulte intolérable aux nombreux combattants de la liberté. De ce fait, elle participe au travestissement de la vérité, de la liberté et de la réalité vécue par le peuple gabonais. Celui-ci, est bâillonné au Gabon, ignoré à l’extérieur. Entretemps des médias internationaux à la solde de la criminalité mondiale se font des choux gras avec des publireportages payés à coup des millions d’euros volés aux contribuables par un dictateur en mal de publicités, assoiffé de gloriole.
 Nous vous demandons d’inscrire la question gabonaise à l’ordre du jour des questions de securité, de démocratie et des droits de l’homme,

Nous vous demandons humblement votre soutien politique et diplomatique en vue de la mise en place d’une conférence nationale souveraine avec finalités de gérer une transition et d’une mise en place commission nationale et internationale aux fins de faire la lumière sur l’imposture qui a permis à Ali Bongo de s’installer à la tête de l’Etat gabonais.
              
Nous vous demandons de ne pas reconnaitre ALI BONGO ONDIMBA comme président élu démocratiquement le 27/08/2017. Mais comme un président autoproclamé, impopulaire et illégitime et désormais illégal du fait de la nullité de son mandat et qui est venu au pouvoir par un holdup électoral et un coup d’état avec la faveur et le support du pouvoir mafieux.
 Nous vous invitons à exiger à la dictature gabonaise le respect scrupuleux des résultats des urnes du 27/08/2017 par la reconnaissance de Jean Ping comme président élu. Des négociations pour mettre en œuvre la transmission du pouvoir doivent être établies.

D’exiger à Ali Bongo le respect des libertés publiques garanties par la constitution et la déclaration universelle des droits de l’homme à laquelle la constitution gabonaise fait référence son préambule. Celui-ci affirme solennellement son Attachement aux Droits de l'Homme et aux Libertés Fondamentales tels qu'ils résultent de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et de la Déclaration Universelle des Droits de 1'Homme de 1948, consacrés par la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples de 1981, et par la Charte Nationale des Libertés de 1990.

Nous vous demandons d’exiger au dictateur de faire cesser la répression, la persécution, les assassinats, les crimes rituels, les brimades professionnelles, les affectations politiques des partisans de l’opposition et de la société civile :

Nous vous demandons de dire au dictateur d’arrêter la criminalisation et le judiciarisation des marches et manifestations politiques, sociales et syndicales ;

Monsieur le Président

Nous avons encore en mémoire le discours du Président OBAMA à Accra au Ghana dans lequel il disait : ’L’Afrique n’a pas besoin des hommes forts, mais des institutions fortes.’’

Le peuple gabonais s’inscrit pleinement dans cette situation. Nous, en tant que citoyens gabonais libres, cherchons dans l'espace international du monde le soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie.

Nous sommes 111 gabonaises et gabonais et la coordination de ce panel est disposée à vous rencontrer aux fins de discuter du contenu de la présente.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président du Conseil de sécurité, à l’assurance de nos sentiments respectueux et dévoués.
Fait à Bruxelles, le 01 avril 2017
             
Le Premier Coordinateur du Mouvement 111 constitué le 11 janvier 2017.

 

samedi 1 avril 2017

Affaire Pierre PEAN: le systeme criminel BOA-Accrombessi veut instrumenter la justice française pour regler son compte à l'écrivain journaliste

 Monsieur Pierre PEAN est victime d'une cabale qui l’oppose à Maixent  Accrombessi, porteur d’eau d’Ali Bongo Ondimba, pour avoir dévoilé les travers d’un système de prédation des richesses du Gabon dans son opus: Nouvelles affaires africaines, dont l'hebdomadaire Marianne avait publié des larges extraits.
Monsieur Pierre PEAN est un témoin oculaire de la gouvernance, de la vie politique et économique du Gabon depuis les années soixante. De ce fait, il connait chacune des personnalités qui ont et qui gouvernent ce pays depuis plus de cinquante ans. C’est un journaliste d’investigation talentueux et sa rigueur dans la publication des faits n’est plus à démontrer.


Maixent Accrombessi N'kani, chef de
la "Légion étrangère" le clan des criminels en cols blancs
Ce journaliste - écrivain, pour sa bonne foi et ses écrits, est sujet à des procès injustes intentés contre lui par les
membres de la dictature du Gabon, particulièrement Ali Bongo Ondimba et le clan mafieux d’Accrombessi NKani Maixent installés à la tête du Gabon. Ce procès a tout l’air d’une persécution contre Pierre PEAN pour avoir dit la vérité.Les acteurs politiques et économiques, les fonctionnaires lambda gabonais peuvent confirmer que Monsieur Pierre PEAN, dans son livre ‘’Nouvelles Affaires Africaines ‘’, décrit avec justesse et brio, le rôle néfaste que jouent Maixent Accrombessi et son entourage dans la gestion patrimoniale du Gabon. Le groupe est d’ailleurs désigné à Libreville comme la « Légion étrangère ».
C’est pour son rôle central dans la gabegie organisée au Gabon lors du premier mandat usurpé d’Ali Bongo Ondimba que la vindicte populaire s'est abattu sur cet homme. Les gabonais ont été amené à s’intéresser aux agissements du béninois Maixent Accrombessi, naturalisé fraichement pour des besoins mafieux. Ce dernier a été formellement mis en examen en France au terme d’une enquête minutieuse de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCLIFF) pour des faits antérieurs durant la période où il était conseiller d'Ali Bongo alors ministre de la Défense Nationale. Cela en dit long quant à la moralité de cet homme.
Dans les  pages 205 à 208, Pierre Péan décrit  le mode opératoire qu’Accrombessi a mis en place à une autre échelle, en qualité cette fois de Directeur de cabinet du même Ali Bongo Ondimba, président  de la république qui s’est imposé au peuple gabonais contre son gré. Il n’est pas excessif d’affirmer que dès le premier jour de la gouvernance d’Ali Bongo Ondimba toutes les nominations furent organisées pour permettre, amplifier et pérenniser la main mise d’Accrombessi sur les principaux leviers de pouvoirs  et notamment la centralisation de  toutes les régies financières dans ses mains. Les hauts fonctionnaires du ministère des finances et des régies financières furent relégués au rang d’exécutants. Maixent Accrombessi décidait de tout, de l’attribution des marchés publics en parfaite violation de la loi sur les marchés publics au Gabon, mais aussi des décisions des règlements orientés contre rétribution  directement depuis son bureau de directeur de cabinet. Il a notamment préempté 95% des dépenses d’investissement par le biais de l’Agence Nationale des Grands Travaux qui était à sa disposition et sous son contrôle absolu.
Pour reprendre une affirmation de Guy Nzouba Ndama, ancien président de l’Assemblée nationale, l’ANGT est « la boîte aux lettres qui sert au détournement de l’argent du Gabon». Frimeur, l’intéressé n’en faisait pas mystère et s’en vantait auprès de tous ses interlocuteurs. Ainsi les directeurs généraux du budget qui se sont succédé, ainsi que les trésoriers payeurs généraux, n’étaient plus que ses assistants prenant leurs instructions auprès de ce marabout.

Pour ce qui concerne les secteurs stratégiques du pétrole et des mines, Accrombessi ,sans le moindre doute, avait aussi la haute main.  Cette omnipotence savamment organisée par ce criminel en col blanc ne visait qu’à renforcer la capacité à monétiser au maximum la position centrale du béninois au Gabon. La presse crédible et  spécialisée sur l’Afrique et particulière ment sur le Gabon ces 8 dernières années, fait état de cette gabegie organisée et fait de ce régime un système criminel intégré. Tout le monde est unanime sur cette observation des faits susmentionnés.  Les affirmations de Pierre PEAN sont tellement avérées que ces temps-ci, à Libreville une opération mains propres, dénommée ‘’ Mamba ‘’, vise précisément l’essentiel des proches de Maixent Accrombessi dont les piliers sont déjà incarcérés à la maison d’arrêt de Libreville : tous sont accusés de détournements de deniers publics à grande échelle.
 
De ce qui nous revient leurs lignes de défense est de se présenter comme les exécutants des instructions de l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba et actuel Haut Représentant de ce dernier.  Accrombessi, officiellement victime d’un AVC a quitté le Gabon depuis août dernier.

L’épisode de l’avion, est connu de tous les Gabonais. Diverses sources crédibles ont effectivement rapporté que le Gulfstream de la présidence de la république du Gabon a fait l’objet d’un contrôle à l’aéroport de Cotonou alors que s’y trouvaient, entre autres, Maixent Accrombessi et des jeunes femmes. Les contrôleurs de la police des frontières béninoises  y auraient  découvert de très importantes sommes d’argent liquide. On nous rapporte que cet argent lui aurait été confisqué et que Mr Accrombessi  a rejoint Libreville à bord du même avion quelques heures plus tard sans avoir récupéré son passeport. Il aurait fallu l’intervention du président Bongo Ondimba auprès de son collègue Béninois pour trouver une version plus accommodante de cet incident.

Les actions de Maixent Accrombessi décrites par Pierre Péan, après une enquête minutieuse et digne d’intérêt, permettent, à elles seules, de comprendre d'où vient l’immense fortune accumulée en un temps record par le désormais richissime béninois. Arrivé sans la moindre fortune, démuni et désœuvré au Gabon grâce à la mansuétude d’André Mba Obame, une personnalité qu’il trahira par la suite, et totalement inconnu du monde des affaires, Accrombessi a accumulé un  patrimoine absolument colossal que ses revenus officiels de conseiller, puis de directeur de cabinet du président de la République, ne peuvent absolument pas expliquer .

Monsieur Pierre PEAN qui connait parfaitement le Gabon et sa classe dirigeante depuis les années soixante est parfaitement au courant de tout ce qui s’y trame. La publication de son livre ‘’Nouvelles Affaires Africaines ‘’ constitue, non pas une révélation de ce que tous les gabonais savent à propos de ce système criminel intégré, mais un témoignage qui a été fait à partir d’une enquête rigoureuse qui a confirmé les allégations de tous sur la gouvernance criminelle d’Ali Bongo Ondimba et son ami Accrombessi.
 
Heureusement en France la justice est indépendante. Les procès intentés dans le cadre de l'instrumentation de la justice française contre Pierre PEAN ont tous été perdus par le clan au pouvoir. La justice française n'a rien à voir avec celle du Gabon qui est corrompus et aux ordres du régime.
 
Cette affaire est à rapproché aussi à celle de Santullo qui est accusé de tous les maux parce qu'il réclame le payement des travaux exécutés, ceci pour ne pas remplir leurs engagements. Cela procède du même mode opératoire. Des marchés publiques sont cédés à des tiers en parfaite violation de la loi sur les marchés publics. Des commissions sont rétrocédées aux gouvernants indélicats à la solde de la clique BOA-Accombessi & Co. Quand il s'agit de payer l'adition, l'argent prévu et budgétisé a déjà pris la destination des paradis fiscaux.
 
Résultat des courses Santullo a fait saisir les biens du Gabon à Paris, notamment l'hôtel particulier de la rue de l'université. Ali Bongo a du supplier Santullo pour faire cesser la saisie. Cela n'a été rendu possible que par la signature d'un protocole de conciliation devant le procureur de la République français entre le ministre du budget et celui des TP de la junte après des âpres négociations du ministre de la justice.
Mais comme le non respect des engagements signés est la marque de fabrique inscrit dans l'ADN des tenants du régime BOA, rien n'a été respecté. Ainsi, Santullo vient de relancer les poursuites en France contre le régime. La panique est générale chez les délinquants qui sont au pouvoir au Gabon.

Ce blog apporte son soutien et son témoignage en faveur de Pierre PEAN contre des criminels qui font les vierges effarouchées quand quelqu'un dévoile les travers de leurs forfaitures.

Déclaration du Porte-Parole de l'UE sur le Dialogue national au Gabon

Déclaration du Porte-Parole sur le Dialogue national au Gabon

https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage/23636/declaration-du-porte-parole-sur-le-dialogue-national-au-gabon_fr

jeudi 30 mars 2017

MOUKAGNI IWANGOU SORT DE SA RÉSERVE A PROPOS DE LA DECISION D’INTERPRETATION DE L’ARTICLE 78 DE LA CONSTITUTION PAR LA COUR CONSTITUTIONNELLE DU RÉGIME BOA

Loin de me surprendre, la cour constitutionnelle a, une fois de plus, certainement une fois de trop fait la preuve qu'elle est la gardienne du régime et couvre tous les errements de cette dictature. L'éminent juriste Moukagni Iwangou, porte plume juridique de Pierre Mamboundou qui est à l'origine de la loi sur la haute cour de justice, sort de sa réserve. Lisez, vous ne serez pas déçu.

«LA DECISION D’INTERPRETATION DE L’ARTICLE 78 DE LA CONSTITUTION
Entre jeu de rôles et contre feux.

Pierre Vergniaud et Pierre Mamboundou sont les deux Césars, à qui je dois rendre le mérite qui leur appartient.

Le premier, pour sa boutade prononcée en 1793 devant la Convention, qui a forcément œuvré à légitimer les commentateurs des décisions de justice dans notre tradition juridique, lorsqu’il a dit, je cite, ‘’quand la justice a parlé, l’humanité doit avoir son tour’’.

Le deuxième pour m’avoir offert le privilège historique de tenir sa plume, lorsque dans le secret de sa réflexion, il a décidé d’entreprendre la réforme de la loi sur la haute cour de justice.

Saisie par le Gouvernement, le 10 mars 2017, pour interpréter les dispositions de l’article 78 de la loi fondamentale, la Cour Constitutionnelle s’est prononcée le 13 mars 2017, par une Décision portant la référence n°003/GCC.
De cette décision, l’on retient pour l’essentiel, qu’à l’exception du Chef de l’Etat qui est exempté de toutes poursuites pénales, pendant et après ses fonctions, les Présidents et Vice-présidents des corps constitués, les membres du Gouvernement et les juges de la Cour Constitutionnelle ayant cessé d’exercer, perdent le privilège d’être jugés par la haute cour de justice, et de ce fait, répondent devant les juridictions de droit commun, pour les faits délictueux commis dans l’exercice de leurs fonctions.

En replaçant les choses dans le contexte qui a prévalu à la réforme, et en observant le moment de la consultation de la haute juridiction, les professionnels du droit et même ses usagers occasionnels comprendront, à la fois, les tenants de la saisine du Gouvernement, et les aboutissants d’une décision à la lecture de laquelle, la dérision se mêle et banalise le sacré.

A la racine des choses, il y a l’année 2006. Une folle rumeur s’était répandue dans tout le pays, faisant allusion à une opération de cession d’une partie du territoire national. Avérée que cette cession aurait été entreprise, elle était constitutive d’une haute trahison.

Toutes affaires cessantes, Pierre Mamboundou a décidé de saisir la haute Cour de justice.

En convoquant la loi 11/83 du 31 décembre 1983 déterminant la composition et les règles de fonctionnement de cette juridiction, deux dispositions vont l’arrêter.

La première est l’article 1er, qui exposait que « la Haute cour de justice se compose d’un président et de six juges titulaires. Elle comprend en outre quatre juges suppléants. Les juges titulaires et les juges suppléants sont élus à parts égales en leur sein par le comité central du Parti Démocratique Gabonais et l’assemblée nationale (…) ».

La deuxième disposition est l’article 2, dont on doit retenir, que « le président de la Haute cour de justice est nommé par décret du Président de la République. Il est choisi soit parmi les députés, soit parmi les membres du comité central, soit parmi les magistrats de l’ordre judiciaire, soit indépendamment de toute appartenance en raison de sa compétence et de son dévouement aux intérêts supérieurs de l’Etat. Le président de la Haute cour de justice est assisté d’un vice-président nommé dans les mêmes formes et conditions. »

Ainsi donc, seize ans après le passage au multipartisme, Pierre Mamboundou découvrait en 2006, que la haute cour de justice était demeurée un instrument du parti unique, qui participait à l’exclusion de tous les autres, à la désignation des juges, qu’il nommait d’abord dans ses propres rangs.

Contraint de céder sur les formes, avec la ferme volonté de tout conserver sur le fond, l’histoire de la réforme porte la marque de la résistance du régime à une mutation systémique qui s’est imposée à lui, et qu’il cherche à rattraper d’une main, après l’avoir perdu de l’autre.

Voilà comment et pourquoi, la réforme qui ne devait être qu’une simple opération d’actualisation de la loi, s’est révélée un véritable chemin de croix. Comme chacun va le vérifier.

Déterminé à doter son pays d’un instrument utile, Pierre Mamboundou a déposé l’avant projet de loi portant réforme de la haute cour de justice, dans le courant de l’année 2006.

Soumise aux navettes parlementaire et administrative, la nouvelle loi a été votée en 2010, c'est-à-dire quatre ans après le dépôt de la proposition.

En vertu des dispositions de l’article 17 de la constitution, le Président de la République promulgue les lois définitivement adoptées dans les vingt cinq jours de leur transmission au Gouvernement.

En lisant entre les lignes, pour décoder les enseignements utiles, les initiés témoignent, qu’en portant les références n°49/2010 du 25 septembre 2011, la réforme de la haute cour de justice a été votée en juin 2010, mais n’a été promulguée que le 25 septembre 2011, soit quatorze mois après son adoption.

Et comme il faut aller au bout de tous les décomptes, le devoir de vérité commande de relever, que sept ans après l’adoption de la réforme, et six ans après sa promulgation, la haute de justice n’est toujours pas mise en place par les autorités de nomination, que sont, le Président de la République, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat.

Levier essentiel de la bonne gouvernance, exigible au premier chef, aux personnalités titulaires des fonctions énumérées à l’article 78 de la constitution, la haute cour de justice, même contrôlée par le régime lui-même, n’est visiblement pas la bienvenue au Gabon. 

Depuis peu, une opération mains propres a été déclenchée, pour regarder à la délicatesse des membres du Gouvernement et des titulaires des emplois supérieurs, dans leur gestion des deniers publics, au titre du dernier septennat.

Devant la foire d’empoignes, qui promet de s’ouvrir très largement au sein du personnel justiciable devant la haute cour de justice, la diligence du Premier Ministre a tout d’un tir de barrage.

La logique est connue. Les juridictions d’exception ont ceci d’exceptionnel, qu’elles sont instituées pour protéger le régime dans ses propres errements, de l’intérieur, en coupant les têtes qui dépassent, à l’extérieur, en endiguant les contempteurs dans leurs élans, et surtout, en vouant aux gémonies ceux qui ont cessé d’être en bon commerce avec le système.

Dans son office, tout juge vérifie sa compétence, qui se détermine en considération de la nature des faits dénoncés, en considération du lieu de la commission des faits, et en considération du statut des personnes incriminées.

En premier lieu, il s’interroge sur la question de savoir, si les faits à lui déférés rentrent dans les matières relevant de son domaine d’intervention. C’est la compétence matérielle.

En deuxième lieu, il s’assure si, en raison du lieu de la commission des actes, du lieu de l’arrestation des auteurs, ou du lieu de l’arrestation des complices, ces faits ne relèvent pas de la compétence du juge d’un autre ressort. C’est la compétence territoriale.

En troisième lieu, tout juge s’avise de savoir, si en considération des fonctions exercées par l’auteur, les faits poursuivis ne rentrent pas dans la compétence d’une juridiction spéciale. C’est la compétence personnelle.

A cette dernière occurrence, les plaideurs constitués dans les premières affaires ouvertes au titre de l’opération Mamba ont soulevé cette question devant le juge judiciaire.

En décidant de se pourvoir devant la Cour constitutionnelle, sans attendre la décision du juge judiciaire dûment saisi sur la question, le Premier Ministre, à s’y méprendre, a pris le parti d’endosser son rôle de fusible, chargé de protéger la citadelle.

Avec la précaution qui sied à ce niveau de responsabilité, il a choisi de s’adosser sur la Cour Constitutionnelle. Comme pour prendre à son compte l’adage qui dit, à ‘’chacun son métier et les vaches seront mieux gardées’’.

S’il faut savoir gré à Issoze Ngondet quant aux formes, qui tranchent de son illustre prédécesseur qui avait excipé de la loi 11/83 du 31 décembre 1983 en pleine année 2015, il reste que la manœuvre utilisée est un modèle d’entrave, qui dévoile, sinon le mépris, à tout le moins le doute de l’exécutif sur la docilité du juge judiciaire.

En le contraignant, ou de se plier ou de résister devant le juge constitutionnel, l’interprétation préconisée instille un conflit potentiel de juridictions, qui ajoute aux blocages devant la porte de la haute cour de justice. Que le régime se refuse obstinément à ouvrir.

Dans un Etat de droit, qui doit garantir la totalité de l’offre de justice à la totalité de la demande de justice, l’assaut d’arguties multipliées par les hautes autorités à appliquer la loi met en lumière, plus d’une réalité.
A n’en point douter, cette situation rompt l’égalité des citoyens devant la loi, et de ce fait, touche au fondement de la république.
Forcement, elle témoigne d’une volonté manifeste de priver les usagers, qui entendent s’y pourvoir, de la possibilité de saisir le juge naturel, dans une matière qui n’offre aucune disposition transitoire.
Évidemment, elle montre la faculté que se réserve le pouvoir, à couvrir d’une impunité manifeste, faute de juges, les membres du régime en place, et à jeter aux orties, tous les consorts qui seraient tentés de rompre le rang.
Sur le fond, la décision du 13 mars 2017 a arrêté que les personnels justiciables de la haute cour de justice ayant perdu leurs fonctions, répondent devant les juridictions de droit commun, pour les actes posés dans lesdites fonctions. Cette décision ne fera pas école.

Sacré pied de nez à sa Présidente, cette décision parasite la distinction qui vient de lui être faite, et qui est de nature à montrer au monde entier qui va désormais savoir, que sa nomination ne tient en aucun cas, aux bonnes pratiques qui ont cours au sein de sa juridiction.

Pour s’en convaincre, il suffit de convoquer le droit comparé, pour découvrir que l’article 78 de notre loi fondamentale est écrit à l’identique de l’article 68-1 de la constitution de Française.

Pour être définitivement édifié, il importe de vérifier que sur la préoccupation qui nous concerne, la Cour de justice de la République, la sœur jumelle de France, a systématiquement retenu sa compétence pour les actes accomplis dans leurs fonctions, qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis, par des membres du Gouvernement ayant cessé d’exercer.

A ce propos, et afin que nul n’en ignore, les Gabonais doivent savoir :

Qu’en 1999, pour l’affaire du sang contaminé dont les faits remontaient à l’année 1985, la Cour de justice de la République a retenu sa compétence et a jugé Monsieur Laurent Fabius, Premier Ministre au moment des faits, Madame Georgina Dufoix, Ministre des Affaires sociales et de la Solidarité au moment des faits, et Monsieur Edmond Hervé, secrétaire d’État à la Santé au moment des faits.

Qu’en l’an 2000, pour des faits de diffamation remontant à 1997, la Cour de justice de la République a retenu sa compétence et a jugé Madame Ségolène Royal, parce qu’elle était ministre déléguée à la Famille au moment des faits.

Qu’en 2004, pour un détournement remontant aux années 1990, la Cour de justice de la République a retenu sa compétence et a jugé Monsieur Michel Gillibert, parce qu’il était Secrétaire d’État aux handicapés au moment des faits.

Qu’en 2010, pour des faits remontant aux années 1993, la Cour de justice de la République a retenu sa compétence et a jugé Monsieur Charles Pasqua, parce qu’il Ministre  de l’Intérieur au moment des faits.

Qu’en 2016 enfin, pour des faits remontant à un arbitrage rendu en 2008, la Cour de justice de la République a retenu sa compétence et a jugé Madame Christine Lagarde,  parce qu’elle était ministre de l’Économie au moment des faits.

En m’inclinant devant leurs robes, qui marquent le symbole de la vertu, les juges de la Cour Constitutionnelle suscitent ma profonde inquiétude.

Invités à interpréter l’article 78 de la constitution, ils sont parvenus à la méfiance des citoyens envers toute la justice, qu’ils sont désormais les premiers à desservir.

Du devoir d’ingratitude, qu’ils doivent opposer aux errements du régime, ils en apparaissent comme la caution, quand les faits ne les confondent pas désormais dans le statut de complices. 

Devant le rendez-vous de l’histoire, il est urgent qu’ils sortent des accommodements de court terme pour regarder à l’avenir.

Je m’appelle MOUKAGNI-IWANGOU.
Je suis né à MOUILA.
Je réside dans la Commune d’AKANDA.
Je suis prêt à répondre de l’ensemble de mes actes.»

mercredi 29 mars 2017

Les lois des finances du Gabon depuis 1960!

Nous publions ici le constat, tiré des observations de notre analyste Mays MOUISSI,
par un compatriote Monsieur Emile MOUDOUMA, sur des sommes astronomiques qui ont constitués les divers budgets de l'Etat gabonais depuis 1960. Le moins que l'on puise dire c'est que l'on a affaire à une systématisation des détournements des budgets de l'Etat en plus des dettes odieuses que les différents gouvernements du régime Bongo, père et fils adoptif, se sont rendus coupables.
Bonne lecture
"Voici toutes les lois de finances du Gabon depuis 1960 :

Les écoles d'un pays qui a engrengé plus  85 500 milliards
de cfa en 57 ans indépendance soit 151 milliards d'euros
https://www.mays-mouissi.com/telecharger-les-budgets-du-gabon/
Ces lois de finances sont insuffisantes pour un pays de 1 millions d'autochtones !
Malgré la faiblesse de sa population, les gouvernements successifs majorité opposition, n'ont pas permis un réel développement du Gabon :
Les caniveaux à Libreville n'existent pas et Libreville n'a pas changer de visage de depuis 1960 au niveau des caniveaux, des principales voies de circulation, de l'urbanisation, des édifices publiques, des réseaux électriques, des réseaux d'eaux, des réseaux gaziers et des réseaux des télécommunication sont inexistants ou peu développés.

Les rues de Libreville sont demeurées boueuses depuis 1960 or une masse monétaire accumulée depuis 1960 est très astronomique :

L'habitat est une vue d'esprit au Gabon, malgré
 les 35.000 logements par an promis
1500 milliards de CFA en moyenne x 57 ans indépendance = 85 500 milliards de CFA grugés du budget de l'état .

Il n'y a pas de réseau d'eau viable, pas de réseaux de gaz de ville, pas de téléphone fixe, 1/4 de routes bitumées à la capitale du pays, pas de réseaux électriques décents.

Pourtant les emprunts sont souscrits et octroyés bon an mal an, en 2013 en sus des excédents pétroliers de 850 milliards de cfa, le Gabon avait obtenu plusieurs emprunts dont le montant avoisine 1600 milliards de CFA :

Emprunt de 509 milliards de cfa en Juillet 2013 sur le marché sous régional, pour  servir au lancement du PSGE
Emprunt de 750 milliards de CFA en Octobre 2013 sous forme d'eurobound pour servir à la construction des routes, des aéroports, à l'acquisition d'une compagnie aérienne, pour construire une usine pétrochimique d'engrais , pour construire une deuxième raffinerie à POG et pour créer un tronc de chemin de fer entre Mayumba et Franceville afin de facilité l'exploitation du marbre, du manganèse et du fer de Belinga.

En 2013, le Gabon a eu un budget rectifié de l'ordre 4000 milliards de cfa.
Le résultat des courses,  est l'opération MAMBA où les ministres sont cités devant les juridictions non compétentes pour détournements avérés.

Ici l'absence des caniveaux et des bassins versants promis sont
à l'origine des inondations après des pluies diluviennes.
Le régime en est conscient mais fin de l'ignorer depuis 1960
Pas d'adduction d'eau: les gabonais sont contraints
de puiser l'eau non potable dans des puits
de fortune, à la merci des maladies





L'eau des pluies se fraie un passage entre
les maisons au grand dam des hgabitants
L'eau des pluies se fraie un passage entre
les maisons au grand dam des habitants
Une habitation modèle émergent dans laquelle
loge une famille gabonaise désœuvrée








 
La saga continu avec des nouveaux emprunts pour les fesse:
                                                                                                           http://gabonreview.com/blog/emprunts-127-milliards-de-fcfa-contractes-aupres-de-bad-bid/"

Emile MOUDOUMA
NB: les illustrations et les commentaires sont du blog. Les opinions exprimés ici n'engagent que l'auteur.