jeudi 2 août 2012

L'Etat Bongo-PDG: Du système d’échecs à l’échec du système


Au travers d’artifices aussi ostentatoires et extravagants, quelle image et quelle idée du Gabon les coquins de la république souhaitent-ils nous inculquer ?  Nous mesurons et appréhendons très bien qu’il nous revient la lourde tâche de reconstruire le rêve brisé d’une nouvelle manière de vivre, d’un nouveau pays, bref, d’un nouveau monde. A notre corps défendant, nous avons le devoir de sauver notre avenir, fortement compromis par le système Bongo qui, au nom des principes carnassiers d’une époque révolue, cherchent à empêcher la nécessaire ascension d’une nouvelle génération : sommes-nous donc si inextricablement impliqués et liés à l’ordre et au désordre ambiants, pour oser changer les choses ?

En raison de l’importance de l’économie dans le développement d’une nation, les bourdes du système Bongo en la matière sont monumentales. Pour corriger les effets corrosifs de tous les serpents de mer, il faudra la volonté du plus grand nombre de patriotes. Monsieur Bongo et sa bande ne chanteront plus la palinodie, eux qui ont eu plusieurs fois, l’occasion d’ouvrir la boîte de Pandore, mais ont refusé de regarder la réalité en face, au point de faire du Gabon, le paradis des occasions ratées. Nous savions déjà que la société gabonaise n’était unie qu’en apparence, mais nous n’aurions jamais imaginé que le désastre pût atteindre de telles proportions où des jeunes, plutôt que de rester la conscience critique et éveillée de la société, contraints par toutes sortes de pactes mystiques, volent, pillent et tuent comme leurs aînés.

Au mépris de toute autocritique, les tenants et les limiers du système Bongo jugeront mes écrits et idées d’iconoclastes, d’incandescentes et même d’intégristes. Qu’à cela ne tienne, puisque Bongo n’a pas besoin de conseils ! Mais le désastre est énorme : même ceux de la « génération Bongo » (grossier plagiat de la «  génération Mitterrand » en France), sont déçus ; tous les maîtres à penser et tous les gourous n’ont pas réussi à guérir le mal existentiel gabonais, ni à extirper la détresse morale d’une société en mal de modèles. Pourquoi continuer à suivre leurs enseignements ? Que les œillères volontaires et les certitudes non fondées ne nous trompent point sur les invités à tous les râteliers : on est en République !

Dans les doutes du système Bongo, nous en sommes arrivés à perdre les mobiles animateurs et déterminants de l’engagement pour la vie, pour l’existence. Les croyances erronées, les images déformées et les certitudes affichées d’un héritage factice, ont fini par nous faire peur. Nous ne retrouvons plus la place qui convient au peuple gabonais, ni à l’homme, au Gabonais de condition modeste, dans ce monde.
Avant de sonner l'hallali contre nous les partisans du changement, Monsieur Bongo Alain, connaissez-vous une peur pire que celle-là ?

Monsieur Omar Bongo, n’a jamais entretenu avec la vérité, des relations stables. Tout dans la vie de cet homme est apocryphe. Il serait né un beau jour de 1935, longtemps avant ou un peu après, personne ne peut vraiment dire ni le pourquoi, ni le comment des choses. Il n’est visiblement pas resté longtemps sur le banc de l’école : il n’a aucun condisciple connu. Même le Général Kwagou (paix à son âme !) l’a connu à l’origine, plus dans les virées nocturnes et les bagarres de nuit, qu’aux remises des prix et diplômes. Il est venu au Gabon, par les forces coloniales il a soumis et assujetti un peuple dès son arrivée au pouvoir au Gabon ; ce qui est un comble pour quelqu’un qui est né congolais.

Son fils, successeur au trône, n’est pas moins mystérieux. Il serait né d’une fillette de 12 ans par césarienne au Congo Brazzaville. Il serait venu au Gabon après les indépendances. Il aurait eu son bac et son doctorat en droit. Bref, comme son « père » l’était, OBI Jeffrey OJUKWU Alain Bernard Ben Ali Bongo Ondimba, né à Enugu, est une fiction inventée de toute pièce pour les besoins des forces d'occupation et de pillage du Gabon. En tout cas, les gabonais savent que cet homme est arrivé avec sa sœur au Gabon, dans le courant des années 1968-1969, en plaine guerre du Biafra. Il avait entre 7 et 10 ans. D’ailleurs il n’a jamais présenté des photos de lui avant cet âge au Gabon. L'acte de naissance qu'il a présenté pour se comporter comme un candidat aux élections présidentielles est un faux grossier, que le faussaire le plus nul peut établir. Par ailleurs, étant né des parents gabonais à l'étranger, un jugement portant transcription de son acte de naissance devrait être établit. Non seulement l'acte de naissance attestant sa naissance au Congo n'existe pas, mais le jugement autorisant sa transcription dans les registres d'Etat civil du Gabon, n'existe pas non plus.

Avec leur PDG, ils ont paupérisé le peuple. Incapables de lui procurer un minimum de bonheur, ils brillent par des méthodes barbares et criminelles. D’un caractère acariâtre, Ali Bongo, tout comme son père, ne supporte pas la contradiction. Il aime la chasse et chasse toujours ses opposants, lorsqu’il ne les trempe pas dans ses magouilles. Voilà l’homme, avec son caractère et ses penchants, avec parfois des sursauts de génie diabolique qui rachètent quelquefois sa légendaire médiocrité.

Depuis que nous avons pris conscience des faits politiques de notre pays, nous n’avons jamais connu que lui Omar, l’homme des plateaux Batéké, sa famille, son PDG et la cohorte d'étrangers que l'Etat Bongo se sert pour asservir le peuple gabonais. On commence à s’en lasser. D’une certaine façon, depuis 1990, aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’opposition qu’il a fabriquée l’a maintenu au pouvoir ! Des missiles mystiques alpha et kappa au boycott des élections, des grèves générales postiches aux moments de réflexion, des opposants ont joué le rôle de thalidomide, de régulateur des tensions.

Des PTT de Brazzaville au cabinet de Léon MBA, à tous les sommets franco-africains, des interventions militaires à la couverture des assassinats des opposants sur le territoire français, de l’omniprésence française dans la politique et l’économie gabonaise, la France a misé sur la docilité, l’inculture et les maladresses des Bongo pour assurer la défense de ses intérêts. A l’aide d’accords léonins, et sur le dos du peuple gabonais, la France continue à couver et à encourager la dictature familiale des Bongo.
N'avons-nous pas aussi droit à un peu de bonheur et de dignité ? L’ancien colonisateur ne peut-il pas mettre en place une politique qui favorise la fin des dictatures dans ses anciennes colonies ? Promouvoir l’établissement et l’émergence d’une véritable démocratie ? Permettre la liberté de choix des populations enfin de voir éclore des horizons nouveaux qui mettront fin à la famine, à la maladie et à la souffrance de tous ces peuples opprimés en Afrique et dans le tiers monde ?

La réponse à toutes ces questions est oui ! La France peut le faire mais ne veut pas le faire pour une raison simple : Elle et tous les autres pays de l’occident, se nourrissent des dictatures du tiers monde, donc de la famine, des maladies et des souffrances des peuples de ces pays. En effet s’ils sont riches c’est grâce à cette politique d’asservissement des autres peuples du monde entier qui se fait depuis des siècles. Toutes les dictatures du tiers monde ont étés installés et imposés aux peuples de ces pays par les occidentaux au nom d’une prétendue politique de lutte contre le communisme. A la fin du communisme ces dictatures sont toujours en place. Cela veut dire que leur mise en place répondait plutôt à d’autres préoccupations qu’à des préoccupations idéologiques de guerre froide entre les deux blocs. Ces dictatures garantissent la protection des intérêts locaux des puissances occidentales. Alors ces dernières rendent la politesse aux dictateurs en maintenant leur présence militaire sur le sol de ces pays. Et surtout en surarmant ces régimes pour lutter contre toute velléité de rébellion de leurs peuples respectifs.
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Les maîtres du monde ne peuvent donc pas rendre la liberté aux pays du tiers monde. Il faut que ces derniers luttent pour l’avoir. Rendre la liberté à ces peuples signifierait dans leur entendement, de renoncer à une grande partie de leur liberté et de leur puissance. La politique de spoliation et de pillage des ressources du tiers monde qu’ils ont mis en place est si injuste qu’aucun dirigeant du tiers monde, qui aurait été choisi librement par son peuple, ne pourrait l’accepter. Cette politique serait donc remise en question immédiatement, et la notion d’intérêts auxquelles ils sont attachés revue et corrigée.

Cette situation se justifie par exemple par l’absence incroyable de toute démocratie ou liberté chez les producteurs des matières premières stratégiques dans les pays du tiers monde. Aucun de ces pays ne possède un régime émanant de la volonté du peuple. Des dictateurs sanguinaires aux monarques corrompus du golf arabo-persique la situation est la même : Les dirigeants sont choisis dans les bureaux calfeutrés des multinationales occidentales ou dans les salons huppés des dirigeants américains et/ou européens. Le gâteau est trop bon pour le céder aux véritables propriétaires. Non comtent d’avoir vider l’Afrique de sa plus valide population, par l’esclavage et la colonisation, l’occident organise un pillage systématique de ce qui reste comme ressource exploitable dans le tiers monde. Dans quelques années il ne restera plus rien et les africains seront livrés à eux-mêmes. Mieux les occidentaux viendront nous revendre, au prix fort, à ce qu’ils nous ont volé. Cela se voit aujourd’hui par les vols pratiqués par les transnationales pharmaceutiques. Celles-ci prélèvent dans les pays du tiers monde des molécules et des structures cellulaires sur le vivant et la nature. Ils déposent ensuite des brevets sur ces substances et poursuivent ensuite en justice tous ceux qui utilisent, pourtant de façon naturelle, cette substance. Le cas de l’Iboga, plante gabonaise qui a donné naissance à l’ibogaïne, drogue de substitution totalement naturelle, pour lutter contre la douleur et la fatigue, est symptomatique à cet égard.

On voit bien que la liberté et la démocratie constituent un «luxe» accordé aux seuls occidentaux. Pour l’Afrique, comme le disait l'ex président français Jacques Chirac, c’est un luxe qui n’est pas permis aux africains.
Mais les gabonais ont un sens de l'humour légendaire: s'ils ont surnommés les tenants du pouvoir dictatorial d'Ali Bongo "les émergents", ce n'est pas parceque le Gabon émerge, mais parce qu’ils sont les seuls à émerger.


Quelques recommandations pour éviter au pays une profonde crise allant jusqu’à la guerre

1- Réinventer l’Etat gabonais

Le système politique, économique et social mis en place par la France et ses marionnettes au Gabon n’a pas été à la hauteur des intérêts politiques et sociaux du peuple gabonais. L’effondrement politique, économique et social est dû à ce système qui s’est illustré par une politique néocolonialiste, hégémoniquement criminelle, protégeant un système criminel intégré érigé en ethnodictature.

La reconstruction de notre pays ne peut donc se faire que sur des bases complètement différentes. Les objectifs d’un nouvel ordre économique et social de notre nation ne peuvent plus être fondamentalement ceux d’un régime capitaliste, mais plutôt ceux qui augmentent le bien être de notre peuple jusqu’au villageois le plus arriéré du pays.

Nous nous devons donc de réinventer l’Etat, dans son organisation, dans son administration et dans son fonctionnement. De recréer des nouvelles formes d’économies adaptées à notre culture, à notre environnement, à notre climat, à notre géographie à nos mœurs à nos mentalités, bref à notre nature de gabonais et de peuple souverain.

Nous devons créer des nouvelles formes de répartition de la richesse nationale et des ressources de notre pays en toute équité sans léser qui que ce soit.

Nous devons rendre la dignité et l’espoir à notre peuple en instaurant une justice juste et équitable ou les corrupteurs, les assassins, les criminels d’Etat aux cols blancs seront jugés et punis.

Réinventer l’Etat, veut dire pour nous asseoir des nouvelles mentalités basées sur la guerre à la maladie, à la malnutrition, à la famine, à l’analphabétisme, à l’insécurité et à la corruption.

Le premier acte à poser est la réorganisation de l’Etat par une régénération véritable du pays. Nous devons mettre en place des véritables lois de décentralisation de l’Etat. De telles sortes que tous les villages et toutes les localités du pays soient rattachés à une commune.
Un système d’adresses fiables basée sur l’habitation, la localité et non plus sur la boite postale. Il est important que tous les villages et localités du pays soient reliés à réseau routier fiable, une adduction en eau potable et une alimentation en électricité et en téléphone, condition indispensable de la relance économique tous azimuts et de l’attrait des investisseurs. Cette situation implique la mise en place des conseils généraux par département dont les obligations seront clairement définies par la loi.

 L’homme étant au centre de notre action, toute personne vivant au Gabon doit avoir une assurance maladie universelle. Cela suppose un meilleur contrôle de notre population par l’octroie d’un numéro national et d’un numéro de sûreté.

2- Des hommes et des femmes nouvelles pour un nouveau Gabon

Le Gabon est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. Délabrement psychologique, moral, politique, économique. Pour l’en sortir il faut des gens en qui le peuple a confiance. Or ce n’est pas l’apanage des gens qui dirigent le Gabon depuis plus de quarante ans. Personne dans ce pays n’ignore les pratiques ni les méthodes de gouvernement de cette équipe. Tous sans exception sont responsables de la chaotique gestion des affaires du pays. Ils doivent, un jours ou l’autre, en répondre devant le tribunal du peuple. Aucun d’eux n’est dédouanable de la haute trahison envers le peuple gabonais.

Notre conviction est qu’il faut des hommes nouveaux qui n’ont pas trempé avec le système criminel qui dirige notre pays. Il faut un sursaut national, une équipe nouvelle avec des idées nouvelles. Nous savons que les gabonais ne sont pas idiots que les autres peuples du monde.

Dés que les conditions d’un véritable choix libre, transparent et démocratique seront établies, ils n’hésiteront pas à envoyer les Bongo et son équipe dans les poubelles de l’histoire. Ils sauront qui choisir. Les gabonais libres ou qu’ils soient dans le monde sont prêt à assumer les responsabilités qui sont les leurs devant l’histoire. C’est pourquoi nous proposons au régime actuel de remettre le pouvoir au peuple par l’organisation des élections libres sous supervision internationale. Tout autre élection organisée sans le contrôle d’institutions internationales neutres portera atteinte à la sincérité et à la crédibilité du scrutin. Par conséquent, il sera nul, et de nul effet. Nous nous réserverons dés lors le droit de toute action que nous jugerons nécessaire pour le rétablissement du pouvoir du peuple.

3- Mettre en place une économie qui profite à tous

Les calculs macroéconomiques qui n’ont pas d’incidences sur l’assiette du gabonais ne nous intéressent pas. Une politique économique qui ne fait pas reculer la pauvreté et la misère ne nous intéresse pas. L’économie de la cueillette menée par le régime de Bongo nous a amené à la faillite. Il est clair qu’il faut désormais une politique de production qui nous amène non seulement à l’autosuffisance, mais également à la production de la richesse. Pour notre indépendance, il faut réduire notre dépendance de l’extérieur en matière alimentaire, en biens et équipement de première nécessité. Nous devons mener une politique volontariste qui favorise l’effort, la création, l’innovation. Le fondement de notre action c’est de faire en sorte que pour la première fois, la richesse du Gabon profite au peuple. C’est une question de réalisme économique. Il faut que la population gabonaise constitue un marché réel. Sa faiblesse n’est pas un handicap pour développer et relancer l’industrie.
Notre conviction est que le nombre d’individus n’est pas le critère essentiel pour le développement d’une économie mais la qualité des gens, en matière de compétence technologique, constitue un atout qui peut permettre de créer, d’innover, de produire et de réexporter les excédents de production vers des marchés régionaux. Pour cela il faut apprendre aux élèves, aux étudiants, bref aux gabonais, à créer eux-mêmes des emplois.

4- Réduire les dépenses de fonctionnement

Le Gabon n’a pas besoin d’appui budgétaire extérieur pour son fonctionnement. Si c’est le cas actuellement, c’est que, ceux qui gouvernent notre pays le font mal. De même, moins d’Etat mieux d’Etat.

Notre conviction est que la pléthore gouvernementale qui dirige notre pays est coûteuse, inutile et improductive. Un gouvernement de dix sept membres est nettement suffisant pour diriger notre pays. Par ailleurs des nombreux services qui ne servent qu’à caser les copains, les copines et les coquins de la république du même nom sont aussi inutiles et improductives. Ceux-ci doivent être supprimés.  Les ressources tant humaines que financières qui en seront dégagés doivent êtres réorientés vers des secteurs à haut rendement.
En tout cas le Gabon a suffisamment de ressources propres pour que les dépenses de fonctionnement soient couvertes. Rien qu’avec les recettes tirées de la douane, nous pouvons couvrir des salaires. En plus en rationalisant mieux la collecte d’impôts, de taxes d’habitation, les impôts fonciers, les impôts de société, l’impôt sur les fortunes, les ressources du sous-sol, de la forêt, du tourisme, de l’art, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, etc, nous pouvons nous permettre de faire fonctionner le Gabon jusqu’à l’établissement d’une économie compétitive.
Le maître mot de notre politique économique est la rationalisation des investissements et des biens par rapport aux nécessités. Des réflexions sectorielles doivent êtres menées. Ce qui suppose le ciblage des secteurs prioritaires et l’identification des domaines d’orientation de l’investissement étranger. Notamment ceux qui sont à l’origine de notre déficit commercial. Cela nous permettra, à terme, de réduire de moitié, le volume des importations en favorisant le développement sur place de la petite industrie productive et manufacturière, génératrice d’emplois.

Nous rappelons que sur 480.000 gabonais en âge de travailler moins de 48000 ont un travail effectif et à peine 8000 personnes travaillent dans le secteur moderne. Nous avons la conviction qu’avec une rigueur budgétaire que nous sommes capables de mettre en œuvre nous n’avons pas besoin d’aller chercher des ressources ailleurs.
Il reste que pour des projets intégrés ou des projets lourds nous pouvons solliciter l’aide extérieure, mais seulement dans le cas ou ces projets répondent de façons claires à nos préoccupations de développement ou de relance de notre économie.

En tout état de cause la justesse d’une ligne politique se juge, en définitive, aux résultats. La politique est loin d’être la théorie, c’est la négociation permanente entre l’idéologie et la réalité quotidienne. C’est pourquoi à notre foi, à notre volonté, à nos convictions doit s’ajouter une prise permanente avec la réalité sur le terrain. En d’autres termes nous devons périodiquement réadapter nos choix par rapport aux nécessités du terrain.

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