samedi 10 janvier 2015

Communiqué du Bureau Exécutif de l'UPG: Le bureau s'indigne devant le cynisme du pouvoir en place




 Bureau Exécutif
 
        
UNION DU PEUPLE GABONAIS

 
                                         

Communiqué Final de la Réunion du Bureau Exécutif N°001/RBE/SG/2015

Sous la présidence de Monsieur MOUKAGNI-IWANGOU, Président de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), le Bureau Exécutif s’est réuni ce samedi 10 janvier 2015 à partir de 10 heures, à sa permanence sise au Quartier Glass.

A l’ouverture des travaux, le Président a présenté ses vœux au Bureau Exécutif ainsi qu’à l’ensemble des militantes et militants de l’Union du Peuple Gabonais.

Ensuite, le Conseil a observé une minute de silence en mémoire des victimes des attentats perpétrés à Paris, les 7 et 9 janvier 2015.
Dans sa réaction, le Bureau Exécutif de l’Union du Peuple Gabonais a marqué solennellement sa solidarité avec le Peuple Français ainsi qu’avec les familles endeuillées à la suite des assassinats des journalistes de Charlie Hebdo, lâchement tués au nom de la pensée unique, par des hommes en cagoules.

A ce sujet, le Bureau Exécutif exprime sa vive indignation devant le cynisme du Pouvoir en place au Gabon, qui est prompt à afficher à la face du monde une désolation de pure façade contre les atteintes à la liberté d’expression, et plus particulièrement le bâillonnement et le harcèlement de la presse qu’il a érigés en système de Gouvernement au Gabon.
A ce titre, le Conseil fait observer que les journalistes Jonas MOULENDA, Désiré ENAME sont l’un et l’autre pourchassés et contraints à l’exil forcé, pendant que d’autres, tel que Francis EDOU EYENE, sont purement et simplement emprisonnés.
A ce popos, le Conseil exige du Gouvernement gabonais, toutes les clarifications sur les situations de Jonas MOULENDA, pourchassés par une équipe conduite par un conseiller politique du chef de l’Exécutif, Désiré ENAME contraint à l’exil par les pratiques liberticides du pouvoir et Francis EDOU EYENE, arrêté à l’intérieur de l’église St Michel de Nkembo.
En conséquence de ce qui précède, le conseil exige :
-   Pour Jonas MOULENDA, la coopération de la police gabonaise dans l’enquête ouverte par INTERPOLE.
-   Pour Désiré ENAME, contraint à l’exil, le rétablissement dans ses droits civiques et la garantie d’exercer librement sa profession au Gabon.
-   Pour Francis EDOU EYENE, sa libération pure et simple. 

Plaçant la nouvelle année sous le sceau de la reconstruction progressive et responsable du Parti,  le Président de l’Union du Peuple Gabonais, MOUKAGNI-IWANGOU  a lancé un appel fervent à l’unité de sa base, et à l’ouverture de son espace politique.
 
Sur un tout autre plan, le Président a rendu compte au Bureau Exécutif des orientations fortes du Front de l’Opposition pour l’Alternance, sur les grandes questions de l’heure.

A ce propos, il a informé les membres du Bureau du renvoi par le FRONT au 20 janvier 2015, de la réunion publique initialement prévue le 20 décembre 2014, et dont la tenue a été empêchée par le Ministère de l’intérieur, en violation flagrante de la loi.
Engageant l’ensemble des militants et sympathisants du Parti à y prendre part, et surtout à œuvrer à sa réussite, le Président a instruit les membres du Bureau Exécutif sur l’exemplarité de leur conduite à l’occasion de cet évènement de portée nationale.

Passant à l’examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a délibéré ainsi qu’il suit :
Secrétariat Politique chargé de la Justice et des Relations avec les Institutions Publiques 

Sur communication du Secrétaire Politique en charge de la Justice, le Bureau Exécutif a été informé du compte rendu des audiences tenues les 5 et 9 janvier 2015 au Palais de Justice de Libreville.
Au cours de ces audiences, vingt et une (21)  sur les cent une (101) personnes poursuivies ont comparu à la barre et ont bénéficié d’une mesure de relaxe, sans pouvoir recouvrer leur liberté, en raison du recours introduit par le parquet de la République.

Rappelant son attachement aux principes de la légalité, le Bureau Exécutif exprime son étonnement devant l’ouverture de ce contentieux fondé sur la répression d’une manifestation pourtant non interdite, en même temps qu’il condamne avec fermeté, l’obstination du gouvernement à maintenir coûte que coûte cent un (101) citoyens libres en prison.

Concluant sur ce point, le Bureau Exécutif de l’Union du Peuple Gabonais exige, la libération pure et simple de l’ensemble des citoyens enlevés et séquestrés arbitrairement, ainsi que l’arrêt de l’acharnement exercé par le pouvoir contre l’opposition.
Secrétariat politique à la Communication
Sur communication du Secrétaire Politique en charge de la Communication, le conseil a été informé de la situation délétère qui prévaut dans l’environnement des médias.
Le Bureau Exécutif a été instruit du maintien de la censure planifiée par le pouvoir, qui empêche l’égal accès aux médias de l’ensemble des acteurs politiques et des membres de la société civile, en dépit des recommandations des états généraux de la communication, conformes à la législation en vigueur.

Dans le même ordre d’idée, le Bureau Exécutif dénonce les actes criminels perpétrés contre la liberté de presse et particulièrement le brouillage des émissions de TV+ dans le domaine relevant de l’Agence Nationale des Infrastructure Numériques et des Fréquences (ANINF).

Pour conclure son rapport, le Secrétaire Politique à la Communication a rendu compte au  Bureau Exécutif du renforcement du régime des écoutes téléphoniques, particulièrement ciblées à l’endroit des dirigeants de l’opposition et de leurs membres.
 
Devant la violation du secret des communications qui s’ajoute aux violations permanentes des libertés de presse, de réunions, le Bureau Exécutif de l’Union du Peuple Gabonais prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur la dérive autocratique du régime gabonais, qui va souiller par sa présence à Paris, la mémoire des martyrs de la liberté.

                Fait à Libreville, le 10 janvier 2015

                                               Le Porte Parole


                                               Thomas IBINGA MBOUGOU
                                                      



jeudi 8 janvier 2015

L'UPG condamne l'assassinat des journalistes et caricaturistes de Charlie-Hebdo

L'union du Peuple Gabonais condamne avec la plus grande énergie le lâche assassinat des journalistes et caricaturistes de Charlie Hebdo et exprime au peuple français son indéfectible solidarité. Cette solidarité tient à l’attachement que l’Union du Peuple Gabonais observe à l’égard des valeurs de respect de la vie et de la dignité humaine, de la liberté d’expression, de la tolérance et du respect de la diversité.

La vie de ces partisans de la liberté, armés seulement de leurs crayons et de leur liberté d'expression, a pris fin tragiquement par la seule volonté des terroristes en France, tout comme au Gabon, qui combattent contre la nature et l'essence même de la démocratie: la liberté.
C'est l'occasion de rappeler ici que le peuple gabonais vit tous les jours l'ostracisme et le terrorisme d'Etat d'un régime illégitime et illégal qui s'est imposé aux gabonais par la force. Cela s'est traduit, dernièrement par l'assassinat par le régime d'Ali Bongo Ondimba de six gabonais qui voulaient simplement exprimer leurs opinions et manifester l'expression de leurs libertés publiques. Le mode opératoire des assassins en cagoules de Paris nous rappelle celui des escadrons de la mort de Bongo-Ondimba Ali Accrombessi. En effet, pour décimer Charlie Hebdo, les tueurs étaient en cagoules. Quel dessein pouvaient poursuivre ceux, en cagoules, qui ont assassiné Bruno MBOULOU BEKA? L'identité des méthodes dévoile forcement l'identité des objectifs. Bongo-Ondimba Ali  finance des escadrons de la mort qui terrorisent l'opposition et qui se sont illustrés par une violence criminelle contre une population aux mains nues le 20 décembre 2014 à Libreville.

Alors que la liberté de la presse est menacée, la liberté des opinions interdite, les opposants sont bâillonnés par une confiscation des médias d'Etat, Ali Bongo-Ondimba, dans un cynisme qui ne trompe personne, fait connaître sa condamnation de cet attentat. M. Ali Bongo-Ondimba est le premier fossoyeur de la liberté d'expression et de la presse au Gabon. La manipulation des jeunes d'origine béninoise et nigériane contre France 24 à Libreville est la preuve de son aversion contre la presse et est de ce fait à classer du côté des lâches assassins terroristes.
Actuellement, Francis Edou Eyene, ancien journaliste d'Africa numéro 1 et une centaine de Gabonais font l'objet d'un procès politique pour leur liberté de manifester. Deux autres journalistes indépendants font l'objet de persécution de la part du pouvoir: Jonas Moulenda et Désiré Emane.
Si Désiré Ename a pu s'exiler en France en raison des menaces du régime Bongo de plus en plus précises sur sa vie. Jonas Moulenda a dû fuir nuitamment le Gabon vers le Cameroun ou des sicaires du régime l’on poursuivie pour l'assassiner. Il n'a eu la vie sauve que grâce à la bienveillance des forces de sécurité camerounaise. Malgré cela sa vie reste toujours menacée.

Le régime de Bongo-Ondimba Ali s'est déjà illustré dans plusieurs crimes contre la presse;
Il a fait saboter et mitrailler à plusieurs reprises TV + seule télévision libre et indépendante du Gabon,
il a fait interdire plusieurs médias indépendants en parfaite violation des lois sur la presse par le conseil national de la communication, qui lui est inféodé, chaque fois que tel ou tel journal dénonçe son régime;
Il a fait arrêter des journalistes et et les a condamnés à des sommes exorbitantes.

Et que dire de ses velléités liberticides à l'occasion du procès de 101 Gabonais pour délit d'opinion après la manifestation du 20 décembre 2014.
Le peuple français qui doit se recueillir en toute tranquillité n'a pas besoin des élucubrations cyniques d'un dictateur en mal de reconnaissance et encore moins d'une équipe d'assassins prêts à occire ceux qui ne pensent pas comme eux. Qu’Ali Bongo-Ondimba et son régime mafieux ait au moins la décence de se taire.

Le peuple gabonais est meurtri dans sa chaire depuis près de 50 ans par la famille Bongo Ondimba.
Il entend se libérer, comme le peuple français l'a fait, de ce régime tyrannique, terroriste et liberticide par tous les moyens.
Vive la Liberté de la presse, vive la France, vive le Gabon
Nous sommes TOUS CHARLIE HEBDO
Nous sommes TOUS Bruno MBOULOU BEKA
Nous sommes TOUS Jonas MOULENDA
Jean Ndouanis
Premier Secrétaire Politique A. Aux affaires Extérieures de l'UPG
Chargé de la diaspora
Bruxelles le 07/01/2015

samedi 3 janvier 2015

Suivant la loi, le meeting du samedi 20 decembre 2014 n'était pas interdit suivant une déclaration du Président Moukagni-Iwangou

Avec l'aimable courtoisie de Jean Pierre ROUGOU je vous publie l'intégralité de la conférence de presse de Monsieur Moukagni-Iwangou Président de l'UPG à propos des évènements du samedi noir

vendredi 2 janvier 2015

Message du Front de l'opposition à la Nation

 https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgXiBXZUkaWJ1TTZyYbmeQ3z3YMsYIy8bQbDehS2vNHKkRb_khU6Aw1CPSldEznKXdl1x7oOYWtScvlrRwpDgQpSXuzBIqjRV1stphSn9W2vx5aQ_9rOB9OD_pE4PF0cbbsjLVATgt6rgc/s1600/Front-Photo.jpg

Gabonaises, Gabonais, mes chers compatriotes

2014 s’achève. En m’adressant à vous en ce jour, je voudrais d’abord vous souhaiter tous mes vœux les meilleurs pour  l’année 2015. Je la souhaite féconde pour vos familles et pour les personnes qui vous sont chères. Au plan national, je forme le vœu qu’elle aboutisse à la réalisation de nos objectifs à tous. A ce propos, j’engage tous les Gabonais à œuvrer pour la réalisation de l’alternance et pour le départ d’Ali Bongo Ondimba du pouvoir.
Je voudrais ensuite rappeler qu’en constituant le Front le 19 juillet dernier, nous avons fait le constat de la gravité de la situation politique, économique et sociale de notre pays. Les mois qui se sont écoulés l’ont empirée à tel point qu’elle est désormais bloquée.
La situation est bloquée parce qu’un jeune étudiant a été assassiné par un pouvoir violent, sans égards pour les lois, les libertés et la morale publiques.
Oui, notre compatriote Mboulou Beka a été assassiné par le pouvoir, parce que celui-ci s’est abusivement servi de la force publique pour empêcher la manifestation de la liberté d’expression et de la liberté de réunion. Ainsi qu’il est désormais et clairement établi, la force publique a été utilisée ce 20 décembre 2014 contre le citoyen Mboulou Beka et pour empêcher l’exercice de son droit constitutionnel dans l’espace public.
Mboulou Beka a été assassiné par le pouvoir parce qu’il avait entrepris de venir, ce 20 décembre 2014 dire avec des milliers de Gabonais qu’Ali Bongo Ondimba doit quitter le pouvoir.
Mboulou Beka a été assassiné parce que le pouvoir avait décidé de tuer pour l’exemple dans le but de semer la peur dans le pays.
Mboulou Beka a été assassiné pour décourager d’autres Gabonais à venir sur la place publique manifester leur désir de voir Ali Bongo Ondimba quitter le pouvoir.
La lecture de la presse pro-gouvernementale avant et après ces évènements, les propos des tenants de la prétendue majorité comme le mode opératoire des forces de défense et de sécurité confirment que les intentions du pouvoir étaient sans ambiguïté ce 20 décembre 2014.
A ce compatriote s’ajoutent d’autres victimes dont les corps n’ont pas été  retrouvés. De nombreux témoignages établissent sans ambiguïté leur survenance. J’insiste aussi sur le cas des disparus, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas regagné leur domicile après la manifestation et dont les familles n’ont aucune nouvelle. Enfin, il y a les prisonniers faits à cette occasion dont le nombre, minoré à dessein, ne cesse de s’accroître de l’aveu même des forces de répression.
Par rapport à ces événements du 20 décembre, le Front réitère sa demande d’une Commission d’enquête internationale pour faire toute la lumière sur les conséquences du déchaînement de violence contre des manifestants aux mains nues. Il exige aussi la libération des prisonniers politiques ainsi que la cessation de la parodie de justice à laquelle ils sont soumis.
Le blocage de la situation politique de notre pays résulte aussi de la négation des libertés publiques, d’une curieuse conception de l’ordre public, de la corruption de la justice et des institutions qui en ont la charge.
 
Mes chers compatriotes

Dès le 14 octobre 2009, réagissant à la décision de la Cour Constitutionnelle relative au contentieux de l’élection présidentielle, l’ensemble des Partis politiques de l’opposition et des candidats à cette élection s’adressaient à la communauté nationale et au Monde entier en ces termes : "… les décisions de la Cour constitutionnelle achèvent le scénario d'un passage en force organisé envers et contre tout par des esprits plus préoccupés par les intérêts particuliers que par la consolidation de notre démocratie et la recherche de l'intérêt général…

 … Sur l'éligibilité du candidat Ali Bongo Ondimba, la Cour, en refusant de traiter au fond cette question a renforcé les forts soupçons qui planent sur la réelle capacité de celui-ci à être candidat à une élection présidentielle dans notre pays. Les informations contradictoires sur sa naissance auraient exigé de la Cour qu'elle enquêtât pour faire la lumière sur ce problème très important et essentiel…".

Ainsi, conformément à l’article 10 alinéa 3 de la Constitution qui empêche toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise d’être candidat à la présidence de la République, l’Opposition gabonaise a posé la question de l’éligibilité d’Ali Bongo Ondimba dès 2009. Cette question a été soulevée par Luc Bengono Nsi d’abord devant la Cour Constitutionnelle, puis devant le Tribunal de première instance de Libreville. Dans les deux cas, la justice a refusé de dire le droit.
Malgré ce déni de justice, Luc Bengono Nsi et les autres membres du Front ont tout dernièrement saisi cette fois le tribunal civil afin qu’il se prononce en droit sur ce grossier faux acte d’état civil. Cette fois encore, le Procureur de la République a asservi la justice aux intérêts d’Ali Bongo Ondimba. Monsieur Moukagni-Iwangou a pour sa part saisi la Haute Cour de Justice. A ce jour, il n’a reçu aucune réponse.
Pour toute réaction à la situation actuelle du pays, l’honorable Guy Nzouba Ndama a déposé une proposition de loi dont le but est de sanctionner la xénophobie, le racisme et le tribalisme qui sont, à ses yeux, les principaux fléaux du Gabon. Là encore, c’est l’Assemblée Nationale qui se trouve, une nouvelle fois, instrumentalisée pour servir les seuls intérêts du Clan d’Ali Bongo Ondimba. Le peuple gabonais attend la réaction de l’Assemblée Nationale en rejetant cette proposition de loi inique.

Le Front ne se laisse pas distraire par ce type de manœuvre. Il met au défi Ali Bongo Ondimba de faire toute la lumière sur son état civil, pour mettre un terme à cette situation surréaliste.

 
Mes chers compatriotes,
La situation politique est bloquée par la mal gouvernance dans la gestion des finances publiques notamment par les détournements massifs des deniers publics.
De 2010 à 2014, le Gabon a disposé de plus de ressources budgétaires qu’il n’en a eu auparavant. Cette situation particulièrement favorable s’explique par la croissance naturelle de  notre économie et le niveau exceptionnellement élevé des cours du pétrole.
Ainsi, de 2000 à 2008, soit 9 ans, les ressources propres cumulées du budget de l’Etat s’élèvent à 11.345 milliards de Fcfa, soit en moyenne 1.261 milliards de Fcfa par an. De 2010 à 2014, les ressources propres cumulées du Budget de l’Etat sont, quant à elles, de 11.908 milliards de Fcfa, soit en moyenne 2.382 milliards de Fcfa par an. Ainsi donc, au cours des cinq dernières années, l’Etat a disposé de deux fois plus de ressources propres qu’au cours de la décennie qui avait précédé.
Dans le même temps, de 2010 à 2014, le Gabon a été endetté de plus de 443 milliards de Fcfa en moyenne par an. L’encours de la dette publique est passé de 15% du Produit intérieur brut au 31 décembre 2008 à  plus de 32% du Produit intérieur brut au 30 septembre 2014. Ainsi donc, l’endettement du Gabon a été multiplié par 2 en 5 ans. Où sont donc passés les 11.908 milliards de Fcfa de ressources propres et les 2.218 milliards de Fcfa de ressources d’emprunt ?
Au-delà des dépenses somptuaires et ostentatoires d’Ali Bongo Ondimba et de son clan, il apparaît  ainsi clairement qu’il a orchestré le détournement en masse des ressources financières du Gabon depuis 2009.
 
Mes chers compatriotes,

La situation est aussi bloquée au plan social. L’absence de parole et le mépris des travailleurs sont ses seuls instruments de dialogue social. Des grèves incessantes qui  paralysent les services publics et des pans entiers du secteur privé constituent les seuls moyens pour les travailleurs de faire valoir leurs droits et l’amélioration de leurs conditions de travail. A ce jour, les universités sont fermées et gardée par les forces de sécurité. L’Administration publique est bloquée depuis plusieurs mois et la grève a fini par gagner tous les secteurs.
Le pouvoir, qui n’a exprimé que mépris et n’a su répondre que par la violence aux citoyens qui réclamaient l’amélioration des conditions d’exercice de leurs activités professionnelles, n’est plus crédible. Les négociations succèdent aux protocoles d’accord sans aucune évolution.
*          *
Mes chers compatriotes,
Le départ d’Ali Bongo Ondimba est la condition nécessaire au redressement de notre pays. En plus de s’être frauduleusement imposé au pouvoir, il a fini de nous convaincre qu’il représente un danger pour notre pays et son avenir.
Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort, où la vertu cède la place à la corruption. Ce n’est pas de la démocratie. Ce n’est pas la République. C’est de la tyrannie et du despotisme, même si de temps en temps on y sème une élection truquée. Il est temps que ce style de gouvernance disparaisse.
A ce propos, nous entendons de nombreuses voix s’élever au Gabon comme à l’étranger pour inviter la classe politique et le corps social à un dialogue national qui éviterait à notre pays de tomber dans le chaos, tant la crise politique, économique et sociale dans laquelle il se trouve est grave. Nous avons lu ou entendu les déclarations des responsables politiques se réclamant de la majorité comme de l’opposition. Nous avons également lu les déclarations des missions diplomatiques et du représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique centrale. Enfin, nous avons été sensibles aux fortes inquiétudes exprimées par les amis du Gabon à l’étranger, notamment plusieurs partis politiques Français.
Le Front tient à remercier tous les auteurs de ces manifestations d’intérêt pour la situation du Gabon. Il rappelle que c’est Ali Bongo Ondimba qui s’est opposé à une telle occasion en utilisant les moyens que son pouvoir usurpé lui avait octroyé pour bâillonner l’Opposition pour l’exclure du débat public ou pour en limiter l’influence. Le Front estime que toute solution de sortie de crise doit désormais tenir compte des révélations renforcées qui frappent le statut d’Ali Bongo Ondimba et sa présence au pouvoir d’illégalité. Ce statut est désormais non conforme à l’article 10 de la Constitution. En effet, dans quel pays sérieux peut-on accepter à sa tête un dirigeant qui, comme un magicien exhibe des pièces d’état civil aussi fausses les unes que les autres ?
Notre objectif politique est le développement du Gabon au service de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais. Sur ce point, l’histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leurs peuples, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas. «Ce qui est fait en notre nom et sans nous est contre nous» disait Nelson Mandela. Le Gabon notre pays ne se développera jamais par la volonté d’un dictateur qui voudra le bien des Gabonais envers et contre leur volonté.
D’ores et déjà nous invitons le peuple gabonais, les leaders d’opinion, les syndicats, les organisations de la société civile, les confessions religieuses et toutes les autres forces vives de la nation à la mobilisation pour mettre un terme à cette situation honteuse pour notre pays et inadmissible pour chacun de nous.
Bonne et heureuse année 2015
Vive le Gabon.

mardi 30 décembre 2014

COMMUNIQUÉ DU FRONT 30/12/2014

Le Front de l'opposition animera un important point de presse demain 31 décembre à 11h au siège de Sobraga.

Soyez nombreux et faites suivre

Le Front
 

Le régime de BOA organise un rituel vaudou en sacrifiant des animaux au carrefour Rio à la veille du rassemblement de l'opposition le 19 décembre 2014


Les escadrons de la mort d'Ali Bongo Ondimba ont encore frappé.

Le régime criminel intégré d'Ali Bongo Ondimba-PDG: la barbarie dans son état le plus ignoble

Mboulou Beka assassiné le 20/12/2014

L'Etat Bongo Ondimba Ali-PDG et son dictateur héréditaire BOA ont encore frappé. Il n'est plus possible d'accepter l'inacceptable. Les gabonaises et les gabonais ne sont pas du bétail d'abattoir. Il n'est plus possible de garder le silence. Un silence qui légalise une imposture : les crimes issus du coup d’état de monsieur Ali Bongo et de l’injustice actuelle ; un silence qui consacre la lâcheté, la complicité devant ce drame humain, un silence inhumain qui nous tue, un silence qui est un bon prix pour l’oppression et l’injustice.
Elizabeth Ngouanda le 15 août
Un compatriote victime de la violence du régime BOA
Au dessus une compatriote assassinée à Nkembo
et ci dessous le corps martyrisé de Ngouanda Elizabeth
Ce silence consacre la violation de nos droits légitimes à vivre dans la dignité; le dénie du droit des enfants à vivre comme des enfants en toute innocence et en toute joie ; ce silence sacrifie des embryons pas encore nés, des femmes enceintes qui n’ont pas accouché, des enfants qui n’ont pas encore appris à parler, des vieux qui vivent un rêve de retour à leurs terres ancestrales, des jeunes qui ont la force d’espérer et de résister à la tentation de la violence, de vivre et de résister à l’oppression, à la négation, à l’abandon et à l’oubli.
Tout ceci, tous ces crimes, ne sont rendu possibles que par le silence des hommes de bien et des institutions légitimes qui prônent une justice équitable.
 Non tout homme de ce bas monde doit, au moins, avoir le mérite de le rompre.
Non aucun gabonais n'a le droit de se taire devant tant de lâcheté et de violence gratuite: tuer une jeune femme sans défense, c'est la pire des abominations de cette dictature.
Non aucun gabonais ne doit se complaire dans l'indifférence et l'inaction: c'est un devoir de tout gabonais de protéger et défendre d'autres gabonais. C'est un droit constitutionnel de tout gabonais de défendre sa patrie.
La dictature des Bongo ne nous laisse pas d'autres choix que de nous défendre.

Bruno Mboulou Baka assassiné lachement par les escadrons de la mort de Bongo Ondimba Ali et d'Accombessi
Ali Bongo a déclaré la guerre au peuple gabonais, notre devoir le plus sacré est de gagner cette guerre.


Alors levons nous, allumons le feu pour chasser les ténèbres.

Chers compatriotes, sommes-nous trop polis pour résister à l’oppression de cette bande de criminels en col blanc. Ce système criminel intégré s’offre tous les droits et se croit tout permis.

Considérant que les droits de l'homme au Gabon ne sont pas  protégé par un régime de droit, le gabonais est donc contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Chers compatriotes, si nous ne nous soulevons pas contre ce tyran, nous n’obtiendrons rien et nous perdrons tout jusqu’à notre droit d’exister en tant qu’être humain. Car personne ne le fera à notre place.
C’est notre droit le plus absolu de nous libérer de la dictature et de résister à  l’oppression PAR TOUS LES MOYENS.
Apr§s l'assassinat de six gabonais le Biafro gabonais BOA va remercier ses escadrons de la mort sur les lieux de leur entrainement
Oui c'est un droit constitutionnel de résister contre la tyrannie et l’oppression. Notre constitution affirme solennellement son Attachement aux Droits de l'Homme et aux Libertés Fondamentales tels qu'ils résultent de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et de la Déclaration Universelle des Droits de 1'Homme de 1948, consacrés par la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples de 1981, et par la Charte Nationale des Libertés de 1990
Ici les tontons macoutes du régme chesfs des escadrons de la mort


Sachons que ce nous ne pourrions obtenir par les armes nous ne l’obtiendrons pas par les larmes.
N’oublions pas les villes mortes, les différentes tentatives de résolution dans la paix des contentieux électoraux, le régime Bongo s’est toujours  moqué de nous ; en nous refusant l’essentiel : la transparence dans l’ensemble des scrutins qu’il organise.
Toujours des échecs, ce pays nous appartient tous, il est hors de question qu’une bande de voyous se l’approprie INDÉFINIMENT.
Tous les autres peuples dans le monde se libèrent des chaînes des dictatures oppressantes, seuls les gabonais sont en reste.
Depuis que nous avons lancé le soulèvement populaire de 1990, et à ce jour, le pays continu de sombrer dans l’obscurité.
Les ténèbres des Bongo doivent prendre fin. C’est pourquoi, en attendant l'arrivée du jour, nous convions les gabonais et les gabonaise à allumer le feu pour chassez les ténèbres.

A toi Elizabeth, toi Bruno Mboulou Beka, combattants de la liberté, martyres de la liberté et la démocratie gabonaise, 
Nous nierons pour vous, tous ceux qui ont inscrit le Gabon au musée de la honte.
Reposez en paix le peuple vous rendra justice.

Jean Ndouanis

mercredi 24 décembre 2014

APPEL AUX CITOYENS DU PRESIDENT MOUKAGNI-IWANGOU

J'ai engagé la saisine de la Haute cour de justice:

1. Pour constater que Ali Bongo Ondimba s'est fait établir, en violation de la loi, un acte de naissance lui ayant permis de prendre part à l'élection présidentielle, et que de ce fait, il doit
    être destitué pour haute trahison.

2. Pour constater, que pour avoir tenté de régulariser sa situation administrative que pour les
    besoins de l'élection présidentielle de 2009, il a donc pris part aux élections législatives en
    1991, 1996, 2001 et 2006 en situation irrégulière, puisque l'acte de naissance entre dans la
    composition du dossier de candidature. A ce propos, je sollicite la production du dossier de
    chaque élection, et en conséquence, je mets en cause les Présidents de chaque commission
    électorale, pour complicité d'usage de faux par altération de la vérité, pour avoir validé le
     dossier de candidature.

3. Pour constater que la nationalité gabonaise de Ali Bongo Ondimba a été soulevée devant la
    Cour constitutionnelle, qui a rejeté le recours faute de preuve, alors que le contentieux de la
    nationalité gabonaise relève de la compétence du juge judiciaire, et qu'en la matière la charge
    de la preuve incombe à celui dont la nationalité est contestée. Ayant ainsi faussé la règle de
    conflit les membres de la Cour ayant participé à la délibération doivent répondre, à la fois, de  
    fraude à la loi et de complicité d'usage de faux par altération de la vérité.

A ce jour, aucune suite n'a été donnée à ces saisines, dans un contexte général dans lequel l'option judiciaire semble avoir la préférence de Ali Bongo.

Monsieur Ndzouba et Madame Rogombe doivent nommer 6 membres pour composer la Haute cour de justice.

Pour sa part, Ali Bongo Ondimba doit nommer 7 magistrats professionnels.

Gênés devant la terre entière, qu'il faut édifier sur la qualité de l'Etat de droit au Gabon, les tenants du régime jouent la crédibilité des institutions, et doivent mettre en place avec une juridiction qui sera totalement inféodée à l'accusé.

Lorsque l'accusé nomme ses juges, l'indépendance de la justice est garantie au Gabon!

Cordialement.

MOUKAGNI-IWANGOU
Président UPG

Jean PING: LES LEADERS DU FRONT NE REPONDRONT PAS AUX CONVOCATIONS

Jean PING ancien Président de l'UA leader du Front
Aux lendemains douloureux suscités par l'assassinat de nos frères, morts en martyrs lors du meeting du 20 décembre, nous, les leaders du Front de l'opposition et moi meme, venons de nous voir remettre des convocations à nous rendre, le mercredi 23 décembre, au service des affaires criminelles de la police judiciaire de Libreville.

Aucune orchestration politique , ne saurait laver le sang versé de ces Frères Gabonais, qui au nom de l'absolue liberté des consciences dénonce un Pouvoir criminel qui martyrise son propre Peuple et fait de lui son ennemi intime.

Pour que l'assassinat de nos frères ne soit jamais vain et ne reste impuni, nous continuerons cette nécéssaire lutte afin que nos libertés fondamentales qu'ils étouffent depuis si longtemps, redeviennent nôtres.

Le Gabon n'appartient à Personne. Il n'appartient qu'à son Peuple.

Jean Ping