lundi 25 avril 2022
La profondeur stratégique de Poutine contre l'endiguement occidental.
samedi 9 avril 2022
Le colonialisme est un crime contre l'humanité.
jeudi 17 mars 2022
La stratégie de l'endiguement contre la profondeur stratégique
mercredi 11 août 2021
Le nerf de la guerre
mercredi 16 septembre 2020
Mbourantsouo passible de la haute cour de justice pour haute trahison forfaiture et fraude à la loi fondamentale
dimanche 28 juin 2020
La violence d'État est du terrorisme
Violence policière: la dignité a-t-elle foutu le camp?
Affaire hélicoptère PUMA: le Lt colonnel Djoue Dabany aurait été assassiné en 1990 selon David Chinaud.
samedi 10 novembre 2018
Message aux gabonais et à nos "amis"
Aux combattants de la démocratie et de la liberté
Je dois vous dire que certains de nos amis ne sont pas contents de ma réaction contre notre partenaire la France.
Mais je n'ai pas de maîtres à penser et j'assume ce que j'ai écris contre la France qui pilote ce système criminel intégré qu'est la françafrique.
Avec cette posture politique qui permet de designer le diable par son nom et le bon Dieu par le sien, j'ai remis les pendules à l'heure, et passé le message de la respectabilité de notre liberté et de notre indépendance à tous. Le Gabon et son peuple ont un grand besoin de respect de son libre arbitre et des choix librement consentis qui conditionnent leur avenir.
Cette posture se justifie par la volonté de faire échec au plan diabolique qui consiste à nous imposer, nous les gabonais, une nouvelle marionnette qui n'a été élue par personne.
Elle consiste également à dénoncer l'imposture du gouvernement français, l'hypocrisie de son Président et finalement à inviter les patriotes à redoubler notre pression pour que la vérité soit dite maintenant et la vacance du pouvoir proclamée.
Notre attitude envers un pays est déterminée par l'attitude de ce pays envers notre lutte pour la démocratie et la liberté. La France a soutenu en 2016 une mascarade électorale qui a nié à plus de 20.000 gabonais le droit de repartir aux urnes après une annulation frauduleuse à la loi. Elle a soutenu la multiplication par cinq du corps électoral d'une province et valider la fraude grotesque visible par tous, y compris les délégués de l'UE. Elle a fermé les yeux, sinon incité, les ignobles massacres des populations civiles qui se trouvaient à moins de deux kilomètres de leur base militaire. Ce pays a freiné des quatre fers toutes les initiatives de l'opposition et de la société civile du peuple gabonais à l'ONU, à l'UA, à l'UE, à la CPI etc. Qu'a t-elle dit de la mise en place d'une constitution inique qui consacre la monarchisation du Gabon? Ou encore d'un découpage électoral du pays qui consacre les victoires de son système corrompu à chaque scrutin ? Le silence coupable du marionnettiste en dit long sur ses intentions.
Le Gabon et son peuple ne sont pas la propriété de la France. Le territoire gabonais n'est pas une sous préfecture française et ses citoyens ne sont ni des sujets ni des citoyens français.
Le Gabon est NOTRE pays ce n'est pas une propriété de la France et de la françafrique.
Devant ces attaques multiformes et ces arrangements d'arrière boutique qui n'ont pour buts que de nous nier notre souveraineté nationale et notre indépendance «nos amis» sont plutôt nos ennemis, car des amis réels nous auraient accompagnés vers la liberté en respectant nos choix régaliens plutôt que vers le maintien d'un système d'esclavage séculier.
Naturellement, j'exprime toute ma fierté à la relecture de toutes mes réactions et celles d'autres patriotes contre les actions de la France contre notre pays. Ce qui n'est que la réponse du berger à la bergère.
La réserve que beaucoup de gabonais ont observé jusqu'à ce nouvel épisode, a donné à penser chez nos amis, que les gabonais naviguaient sans repères et sans conscience, sans direction crédible, et qu'ils laisseraient dépérir sans la moindre action leur pays le Gabon.
Nos "amis" pouvaient en conséquence croire qu'ils pouvaient reduire notre choix electoral à l'extrême limite de leur volonté au-delà de la décence qu'impose un choix démocratique d'un peuple pour ses dirigeants.
Les gabonais élus aux plus hautes responsabilités depuis 1993 sont infantilisés à souhait, les leaders sortis des urnes sont ballotés à l'envie et insultés sur toutes les plateformes médiatiques françaises pilotées en sous main par la françafrique. Tous ça pour servir une politique qui nie aux gabonais leurs droits les plus élémentaires.
Face à tous ces dénis des droits de notre peuple et des leçons forcément tirées de l'échec national dont nos "amis" doivent répondre pour avoir installé, protégé et pérennisé un système criminel à la tête de notre pays, il fallait opposer les acquis et la constance politique, de notre volonté, de notre détermination, de notre lutte pour l'indépendance réelle et pour une souveraineté sans failles.
Ce choix est le mien et je suis prêt à en assumer seul les conséquences.
Entre amis on se respecte. je ne peux pas continuer à accepter ce type de comportement irrévérencieux, à plusieurs reprises, de ceux qui se prétendent être nos amis mais qui travaillent à nous maintenir dans la misère, la maladie, la faim, le sous développement, la tyrannie d'un régime stalinien.
Le peuple gabonais vaincra
Jean Ndouanis
vendredi 26 octobre 2018
Quid de la crise postélectorale de 2016 ?
Quid de la crise postélectorale de 2016 ?
La crise née du holdup électoral de 2016 ne pourrait être terminée tant que les assassinats de masse et les différentes privations de libertés, les préjudices physiques, économiques et moraux ne seront pas résolus. Monsieur Ali Bongo Ondimba continu son challenge dans des actes compromettant la démocratie tout en faisant obstacle à la recherche d'une solution politique à la crise gabonaise. Il s'agit notamment d'actes de violence, de répression ou d'incitation à la violence, ainsi que d'actes constituant des atteintes graves aux droits de l'homme, les mesures restrictives et de privation de liberté prises à l'encontre des membres de l’opposition sont la parfaite illustration de son opposition à toute solution politique inclusive.
Les dernières élections ont démontrés une fois de plus qu’il n’est pas possible de concourir à une élection libre et transparente avec un régime qui a pour crédo « On ne peut pas organiser des élections pour les perdre ».Toutes les manigances ont été observées. Celles-ci, en parfaite violation de la loi électorale qui, pourtant, a été édictée par le régime lui-même. Ces violations graves sont des intimidations, de l’achat des électeurs, de l’arrestation et de l’emprisonnement des candidats de l’opposition, des menaces et interdictions de pénétrer sur le territoire de leurs circonscriptions électorales pour y battre campagne, la confiscation des médias publics, des moyens de l’Etat et de l’administration publique au seul bénéfice des partisans du pouvoir, des votes multiples, du transport des électeurs vers l’intérieur du pays pour voter pour des électeurs fictifs préalablement inscrits sur les listes électorales, etc. Par ailleurs le dispositif institutionnel et législatif mis en place pour gérer les élections a totalement été verrouillé pour que le régime gagne à tous les coups et que les plaignants, au risque d’enrichir un peu plus les tenants du système, doivent renoncer à leurs droits d’ester en justice.
Ces élections, couvertes d’oripeaux démocratiques, n’avaient rien de juste et de transparent. Par ailleurs la très forte abstention des gabonaises et des gabonais démontre que le système a été boudé et que ces élections qui donnent un pouvoir absolu au régime est impopulaire.
L'absence de progrès en ce qui concerne la résolution de la crise postélectorale et ses conséquences, la situation des droits humains qui nuit à toute initiative de réconciliation, de paix et de justice, la persistance d’exécutions extrajudiciaires, d'arrestations et séquestrations arbitraires mettent le Gabon dans une situation instable qui pourrait s’aggraver et provoquer un conflit grave.
Depuis le début de la crise au Gabon, l'Union et Solidarité a affirmé que seul un dialogue débouchant sur un consensus, dans le respect des obligations internationales pour la paix, la réconciliation et l’indemnisation des victimes, notamment les résolutions du parlement européen et les recommandations du MOE au Gabon qui reprennent les propositions de l’agenda de sortie de crise du parti Union et Solidarité permettra de trouver une solution politique durable dans l'intérêt de la sécurité et la démocratie pour tous les gabonais.
A cet égard l’'US, prenant corps avec son principe de la force des arguments plutôt que l’argument de la force, a appelé à plusieurs reprises toutes les parties prenantes à s'abstenir de tout acte de violence et à les condamner, pour établir un climat de sereinité et de securité.
Malgré cela, on constate un manque de progrès chez les tenants du régime dans la recherche d'une solution politique à la crise au Gabon et le risque d'escalade de la violence.
Ceci est la raison pour laquelle L’US estime qu'il est approprié d'imposer des mesures restrictives individuelles, à tous ceux qui s'inscrivent dans le blocage actuel.
Il est temps que la communauté internationale applique des sanctions individuelles contre des personnes concernées par des actes qui font obstacle à la recherche d’une solution négociée au Gabon.
Jean Ndouanis
Vice Président Union & Solidarite