lundi 19 août 2013

Le coup d’État judiciaire du régime Bongo-PDG

Drapeau gabonais

Selon les informations en notre possession, le régime Bongo-PDG est entrain de perpétrer un coup d’Etat judiciaire. Celui-ci consiste à arrêter toutes les personnes qui combattent ce régime sous l’accusation de complot contre l’Etat. Des tribunaux d’exception seront installés sous la direction des procureurs spéciaux. Les futurs condamnés seront les membres de la société civile libre, les leaders politiques, les membres de la diaspora, les militaires soupçonnés, les responsables des médias libres, les objecteurs de conscience, les étudiants. Tous ceux qui ont en commun de s’opposer contre la dictature Bongo-PDG pour l’établissement d’une démocratie libérale et pluraliste sont dans le collimateur. Des faux documents seront fabriqués tout comme des faux témoins viendront témoigner dans l’anonymat. L’objectif est de condamner les leaders et tous ceux qui dérangent la dictature à des lourdes peines de prison avant l’échéance du mandat usurpée par Bongo-Ondimba Ali en 2016.


Quand un procès relève de la justice d’exception et se conclut par l’emprisonnement de tous les leaders qui résistent à l’hégémonie d’une famille biologique et politique : c’est un coup d’Etat judiciaire, car celui-ci tend à décapiter toute forme d’opposition et donc d’alternance au pouvoir.
BOA entrain de jouer au soldat d'opérette, mis à part sa légendaire
boulimie personne ne lui connait un passé militaire,
 ni même la capacité de courrir 100 mètres, .


La première partie de ce plan machiavélique est déjà en cours : elle consiste à se débarrasser par empoisonnement des personnes du milieu judiciaire, politique, militaire et médiatique. Il s’agit de présenter l’affaire comme si les victimes sont mortes de mort naturelle. Ensuite il s’agit de diaboliser les opposants en les accusant de tous les péchés d’Israël, notamment les détournements fictifs et autres faits qu’ils fabriqueront.


La deuxième partie consiste à infiltrer l’opposition véritable pour les pousser à organiser une manifestation moribonde sans lendemain pour prouver l’existence d’un complot. Ainsi, des groupes se créent pour organiser une manifestation à Libreville, à l’issus de laquelle les leaders seront arrêtés et écroués sous le motif de complot contre l’Etat. 

La troisième partie est l’organisation d’un procès d’exception qui verra la condamnation à des lourdes peines de prison les leaders de l’opposition, l’interdiction d’exercice de tout mandat électif aux condamnés, etc.

Après avoir fait assassiner le leader Pierre Mamboundou, BOA cherche à faire le vide pour être seul aux prochaines élections présidentielles. Il veut ainsi décapiter toute l’opposition et annihiler toute chance d’alternance démocratique au Gabon.

Il revient aux gabonaises et aux gabonais de décider. Ils doivent décider de leur destin. Ils doivent choisir entre l’éternelle persécution, le viol des libertés et la libération du joug de l’oppression.

Jean Ndouanis  

L'illégalité du PDG qui confirme l’illégitimité de Bongo-Ondimba Ali (BOA):

lettre au ministre de l’intérieur
du régime Bongo-PDG
Un compatriote courageux met le ministre de l’intérieur du régime devant ses responsabilités en le mettant en demeure d"appliquer la loi.
Monsieur Gérard Ella-Nguema est un de ces compatriote qui peut porter fièrement la qualité de patriote gabonais. Sa récente dénonciation, par exploit d'huissier et lettre de mise en demeure au ministre de l'intérieur du régime, démontre son courage et son engagement contre l'arbitraire d'un régime qui fait de l'illégalité et de l'illégitimité les moteurs de sa gouvernance au détriment des choix et des libertés des gabonais.

exploit d'huissier 
exploit d'huissier
journal officiel de la RG 1968
Cette dénonciation met en lumière un fait majeur: Bongo-Ondimba Ali a été investi par un parti politique illégal, hors la loi. Ce parti a bénéficié, en toute illégalité les énormes fonds de campagne de l'Etat gabonais. En réalité, le Parti démocratique gabonais est structuré autour de loges maçonniques et est financé par la mafia tapie au sein de l'Etat qui s'illustre par le pillage des finances publiques. Au fur et à mesure de l’instauration de sa dictature de 45 ans ce parti n'a jamais modifié sa politique ni diminué son emprise sur toutes les structures de l'Etat, au point d'en être un parti Etat jusqu'à ce jour. Depuis les élections législatives de décembre 2011, boycottés par plus de 95% de la population, il dispose de 95 % des suffrages exprimés, soit 114 députés sur 120, ce qui lui assure une très large majorité au sein de l'Assemblée Nationale. On peut estimer que cette représentation a été volée au peuple gabonais car moins de 5% de ceux-ci ont voté. Bien pire, en appliquant les directives du frère musulman EL hadj Bongo-Ondimba Ali pour « islamiser de force la société gabonaise par une implantation tous azimut de mosquée dans tout le pays» ce parti s'est coupé du pays ou la population favorable à une organisation laïque de l'Etat est traditionnellement chrétienne et animiste. Ce parti, sociologiquement minoritaire se mure dans l'autoritarisme et la fraude électorale pour se maintenir au pouvoir. Par suite, l'illégalité de cette structure se complète par une double imposture constitutionnelle et morale. En investissant à la candidature de président de la république, une personne qui, manifestement, a acquit la nationalité gabonaise, le PDG a violé l'article 10 de la constitution. L'imposture morale du PDG vient compléter ce tableau: le PDG était parfaitement au courant des origines de son candidat. Les multiples démissions des hiérarques de ce parti illégal à la suite de cette candidature étaient faites par ces derniers pour protester contre cette imposture.
Gerard ELLA-NGUEMA gabonais auteur
de la dénonciation de l'illégalité du PDG
Finalement, bien que largement battu, le candidat du PDG, qui est arrivé troisième, très loin derrière son "frère" AMO, a été imposé au Gabon par un coup d'Etat militaire. Fort de cette illégalité et de cette illégitimité le pouvoir Bongo-PDG s'appuie sur une armée prétorienne pour s'imposer aux gabonais.Dés lors les barons du régime, forts de cette impunité, ne prennent même plus la précaution de maquiller les apparences. Ils posent des actes répréhensibles au vu et au su de tous: Ils commettent des crimes rituels ouvertement sans être inquiétés, ils détournent des budgets à des fins personnels sans que la moindre sanction soit engagée. Il faut ajouter des assassinats, des viols d'enfants, la pédophilie, le racket: A cela, les barons du régime vous répondront toujours par la même réponse: On s'en fout, aller vous plaindre auprès des tribunaux. Bien conscient de leur impunité ils font des pires choses contre le peuple gabonais. Les fameux tribunaux étant leurs ombres, pourquoi en auront-ils peur? Ils n'ont rien à se reprocher. Le pouvoir il ne l'ont pas obtenu grâce au peuple, mais par la force. Dans ce pays, les criminels en col blanc roulent carrosse et les voleurs de boites sardines et les objecteurs de conscience remplissent les prisons du régime.
Devant ce dénie de droit, devant toutes ces violations quotidiennes des lois, de nos libertés, le peuple gabonais doit désormais comprendre qu'il n'y a plus qu'une seule justice qui compte: celle du peuple.
Chaque gabonais, chaque famille doit s'organiser pour assurer sa propre sécurité et sa propre justice.
Jean Ndouanis

samedi 10 août 2013

Elections : une vaste escroquerie politique



Un article qui force mon admiration. Ce compatriote a compris toute la mécanique du système Bongo pour se maintenir au pouvoir par des élections truquées. 
Bonne lecture


Elections : une vaste escroquerie politique. 
Auteur: Gildas Ngouoni

Au Gabon, les élections ne servent à rien, sinon à permettre au pouvoir Bongo/PDG de gagner du temps, de se donner un peu d'air entre deux scrutins. Le débat sur la transparence électorale, la biométrie et autres, n'est, en réalité qu'une diversion de plus.

Depuis 1990, nous avons organisé plusieurs élections dans ce pays, et pourtant rien n'a changé : les Bongo sont toujours là, au pouvoir. Encore et toujours. En 1993, Mba Abessole a gagné. En 2005, Mamboundou a battu Omar Bongo. En 2009, Ali est arrivé 3ème, très loin derrière Mba Obame. Toutes ces "victoires" électorales ont été obtenues sans transparence ni biométrie. Et pourtant les Bongo sont toujours au pouvoir. Gagner une élection ne suffit pas, il faut, ensuite, pouvoir prendre le pouvoir. Le débat est là. Ce qui vient de se passer au Togo et au Zimbabwe doit nous interpeler. Sinon, on va tourner en rond pendant des siècles et des siècles. A chaque élection, le PDG triche, s’accapare et garde le pouvoir de force. Résultat : après chaque élection les électeurs sont désabusés et les opposants sortent traumatisés, affaiblis et divisés. A peine ont-ils le temps de panser leurs plaies qu'on les invite à un autre scrutin (législatif, local, présidentiel). Rebelote ! Et c'est le cycle infini, le même cirque. Pendant ce temps, le système Bongo/PDG s'enracine en distribuant, au passage, quelques prébendes et strapontins.

Le résultat de cette mauvaise blague machiavélique c'est que les populations, entrainées dans une logique électoraliste illusoire, ne réfléchissent pas à des formes alternatives de prise du pouvoir. Ces formes alternatives qui pourraient changer la donne car, l’histoire ne nous donne aucun exemple d’une dictature ayant été reversée par un bulletin de vote, et nous ne voyons pas comment le Gabon pourrait être pionnier en la matière. Dans ce contexte, les Gabonais devraient, en dehors des élections, collectivement ou individuellement, explorer toutes les pistes pouvant leur permettre de reconquérir leur souveraineté et leur dignité.

Généralement, les opposants qui veulent aller aux élections le font, soit pour leur propre intérêt, soit par lâcheté, pour ne pas avoir à croiser le fer avec le pouvoir criminel des Bongo. Mais toujours, en s'appuyant sur des arguments spécieux. D'ailleurs, on remarquera que même à l'époque du parti unique, ces gens-là étaient toujours candidats à quelque chose. C’est leur carburant politique. Dans tous les cas, ces « opposants électoraux » servent – volontairement ou pas – de soupape de sécurité au régime en ce sens que par leur petit jeu de dupes, ils endorment les populations en leur faisant croire en la possibilité d’une alternance démocratique. La biométrie « vaudouïsée » d’Ali Accrombessi participe de cette gigantesque escroquerie politique.

Si les élections avaient pour objectif de permettre à notre pays d'entrer dans une ère démocratique, cela se saurait depuis longtemps. En Tunisie, en Egypte ou en RCA, où des élections étaient toujours régulièrement organisées, ce n'est pas le vote qui a permis aux peuples de ces pays de chasser Ben Ali, Moubarak et Bozizé du pouvoir. Qu'on arrête donc de distraire les Gabonais ! Les élections dans notre pays servent essentiellement à pérenniser un système dont certains complices sont bien planqués dans une opposition dont ils ont habilement pris le contrôle grâce à leur immense fortune. Au cœur de leur stratégie : décourager toute velléité de soulèvement populaire, en prétextant que le peuple ne disposant pas d’armes devrait faire preuve de patience et attendre. Pourquoi pas !? Sauf que l’attente et la patience n’ont pas le même goût, selon que l’on crève de faim ou que l’on ait des milliards sur ses comptes en banque. Quant à l’argument sur les armes dont la population gabonaise est dépourvue, il peut être facilement battu en brèche par l’actualité : en Syrie, l’opposition est armée et aidée à la fois par les Occidentaux et certaines monarchies du Golfe Persique. Deux ans et plus de cent mille morts plus tard, elle n’a toujours pas réussi à renverser le régime de Bachar Al-Assad. A l’opposé, les Tunisiens et les Egyptiens n’ont pas eu besoin d’armes pour venir à bout, en quelques jours, de leurs tyrans.

Aussi, nous invitons les Gabonais à prendre leurs responsabilités. Toutes leurs responsabilités ! Et cela, bien sûr, se fera au prix de quelques sacrifices.
Gildas Ngouoni

jeudi 8 août 2013

Ces criminels adeptes de rituels criminalité; ils sont tous là ces tueurs de nos enfants.

Ceux qui se cachent dans l'ombre projettent
de nous voler notre liberté
J'ai l’ambition de faire de ce blog un blog sérieux qui ne verse pas dans l’extraordinaire ni la fantasmagorie. Je veux être lucide lorsque je raconte les faits réels même si ceux-ci sont invraisemblables. Je me garde de dévoiler les noms des personnes qui m'ont rapporté ces faits car étant encore vivant et au cœur même du système Bongo, ils risquent leur vie. Je loue leur courage pour la contribution qu'ils apportent aux gabonais libres pour l'édification d'une société de justice, de vérité et démocratie. Malgré tout ce que l'on peut dire à la décharge du régime des Bongo-ondimba sur son implication dans les crimes rituels, les faits sont têtus et désignent toujours les mêmes commanditaires: les barons du régime des Bongo-PDG.



 Un fait indéniable est que le régime des Bongo est bâtit sur le principe d'allégeance au grand maitre mystico-politique Omar Bongo. Le pilier essentiel du système Bongo réside dans l’affiliation aux écoles mystiques. L’homme lui-même était affilié à plusieurs loges dont les philosophies et les pratiques sont divergentes, où l’éloignement géographique entre les différents lieux d’exercices importe peu. D’où l’absurdité qui caractérise les adhésions intempestives de "ceux qui veulent vivres riches vite" dans les écoles de mystère qui existent à travers la planète. Naturellement, il nous sera impossible de démontrer avec exactitude l’utilisation opportuniste qu'Omar Bongo et aujourd'hui son fils adoptif font de ces loges, mais il est tout aussi vrai de porter à votre attention la logique du sacrifice ou d’effacement de toute forme d’opposition. Tradition pratiquée et acceptée par tous les membres de ces mystérieuses écoles. Vous lui pardonnerez peut-être l’extravagance et le caractère pernicieux des actes mystiques des Bongo, mais certainement pas la barbarie des crimes rituels qui y sont pratiqués au détriment des familles.
 La caractéristique des loges maçonniques et autres sociétés secrètes au Gabon est le travestissement de la symbolique par des rituels sataniques et anthropophagiques et dont les conséquences sont les multiples homicides pour prélèvement d’organes humains à des fins rituels ou de trafic. . L’interprétation de la symbolique, de la connaissance ou des savoirs maçonniques, est transformé et traduit dans une logique initiatique traditionnelle alliant les sectes rituelles tribales aux différentes composantes du christianisme et autres sectes sataniques (voir vidéo ci dessous).


   En fait, il n’y a pas interprétation mais application directe. Une interprétation suppose un déchiffrage, une traduction fidèle du message contenu dans la symbolique pour pouvoir en tirer des enseignements qui feront avancer la société, qui dans son ensemble, n’est pas encore prête pour recevoir des savoirs ésotériques et mystiques. Or les sociétés mystiques au Gabon se gardent d’une quelconque interprétation. Leurs membres sont obnubilés par deux choses : le pouvoir et l’argent. Ils cherchent à savoir comment faire pour les conserver.
Dés lors tous les écrits qui traitent des moyens mystiques pour y parvenir sont acquis et conservés religieusement. De même l’affiliation à toutes les écoles mystiques de la planète devient la règle d’or. Des voyages sont entrepris en Inde, au Tibet ou dans d’autres hauts lieux du mysticisme dans le monde pour avoir la capacité de détenir le pouvoir absolu qui permet d’être «impénétrable » par les balles, insensibles au poison ou se «blinder » contre tout coup d’état, tout en étant aimé par le peuple quels que soient les actes d’une malveillance sans borne que l’on puisse poser contre lui. Les écrits mystiques sont d’une rhétorique et d’une emphase qui ne sont pas accessibles au commun des mortels, particulièrement ceux qui sont peu instruits comme les Bongo.

Comment en effet s’étonner que, quand les écrits maçons louent la pureté d’une vierge, en faisant de ce sexe le centre du désir de l’homme et de la vie et que celui qui veut être désiré doit faire sien les attributs d’une vierge, un dictateur qui veut être aimé par son peuple, n’hésite pas à sacrifier une jeune fille vierge au cours d’une cérémonie rituelle pour manger ensuite ses parties génitales dans un plat préparé par des mains expertes d’un gourou ?

 Selon les aveux de certains repentis, Omar Bongo (et aujourd'hui son successeur) était le maître d’une "99éme loge" dénommée loge équatoriale. Les simples initiés de cette loge ne se doutent pas le moins du monde de ce qui se passe au sommet de leur hiérarchie. En ce qui concerne les "99éme loges", il y en aurait 99 disséminées dans le monde et chacune est composée de 99 membres. Chaque loge serait sous la domination d’un démon et chaque membre a un démon bien à lui. Le démon aide la personne à acquérir argent et puissance mais, en échange, l’âme de cette personne est tenue de servir le démon après sa mort. De plus chaque année, un membre est sacrifié au démon de la loge, en vertu de quoi, un nouveau membre est admis. Il existe une dérogation à cette mesure. En effet les personnes influentes ne sont sacrifiées que lorsque la maladie ou la vieillesse ne leur donne aucun espoir. Sinon ils choisissent à leur place un membre de leur famille ou une vierge enlevée dans les quartiers de Libreville. Les autres demandent souvent un certain nombre d’années de jouissances des richesses à l’issus desquelles ils acceptent de se faire sacrifier.

Ce qui fait que rarement le comité des 99 de la loge équatoriale est rarement renouvelé. Les membres de la 99émes loge dite loge équatoriale sont très influents et constituent le dernier cercle de pouvoir de la machine de Bongo, c’est les plus dangereux. Ils sont omniprésent dans l’économie, la finance, la politique, la justice et dans l’armée. Bongo l’a dit en 1970 pour construire son chemin de fer : «Je pactiserai avec le diable pour construire ce chemin de fer, Banque mondiale ou pas». Il a bien pactisé avec le diable, mais bien des années avant cette annonce. C’est peut-être un rituel satanique de dire publiquement que l’on pactise avec le diable pour tous ces initiés car c’est quasiment la règle d’or pour tous ceux qui sont subitement devenu riche ou en phase de le devenir au Gabon.
 C’est là résumé toute la dynamique des sociétés sécrètes au Gabon. Elles prospèrent parce qu’il y a un marché : les barons du régime Bongo sont tous, jeunes comme vieux, encrés dans un fétichisme maladif et meurtrier. Pour garder un poste, pour obtenir un poste juteux, ou pour avoir des avantages quelconques de la part de leur Dieu Bongo, les bongoïstes n’hésitent pas à franchir le pas qui ouvre la porte de l’horreur et des sacrifices d’humains, notamment des enfants.

Une initiation dans une loge 

 Un de nos informateurs nous raconte qu’un jour on l’appelle pour lui dire qu’il y a un nouveau membre à initier et comme sa propre initiation n’était pas terminée il fallait qu’il en fasse partie. Son parrain et lui, se conviennent d’un lieu et d’une heure pour la rencontre. Le parrain à l’heure convenue est là. Il lui met un bandeau aux yeux pour qu’il ne voit pas la route qui les conduit au lieu dit. Après une trentaine de minutes de route la voiture s’immobilise et on lui demande de descendre. Il sent qu’on le fait entrer dans une salle. Il descend des marches d’escalier. Puis quelqu’un lui dit «On te laisse seul, tu dois te déshabiller, quand tu aura fini, sans te déplacer, à ta gauche il y a une porte cogne dessus, et on viendra te chercher ».

Notre homme fait ce qu’ils lui disent sans enlever son bandeau qui l’empêche de voir. Il a cependant une peur et un doute : Il a peur d’enlever son bandeau pour ne pas voir ce qu’il ne faut pas voir avant que les maîtres n’en décident et il a un doute car il craint d’être sodomisé. Finalement il suit les instructions et se déshabille dés qu’il a terminé, il cogne à côté. Une voix qu’il croit reconnaître en celle d'Omar Bongo lui répond «Qui est tu ?» Il répond à la question d’usage tel que le parrain le lui a dit. On ouvre la porte et quelqu’un le conduit jusqu’à un endroit ou on lui demande de s’agenouiller. Puis vient ensuite une séance de questions - réponses qui dure environ une heure entre lui et une assemblée qu’il ne voit pas. Puis vient un long moment de silence (environs quinze minutes), ensuite c’est de nouveau de conciliabules entre les membres de l’assemblée.

Quand on lui demande de se mettre à califourchon, dans son cœur il se dit «ça y est, maintenant ils vont m’enculer ». Il attend donc patiemment, et tout résigné, le supplice, quand à sa grande surprise on lui verve de l’eau de la tête aux jambes. Après ce «baptême», il est tiré de sa torpeur et conduit dans une salle mitoyenne ou on lui demande de se coucher sur une sorte de dalle. Il a toujours son bandeau aux yeux. Une autre heure passe et on vient le chercher. S’ensuit une autre séance de questions brèves cette fois. Puis vient une autre séance de baptême. On lui fait boire de l’eau dans ce qu’il croit deviner comme une grande assiette creuse (en fait une grande coupe) et on lui demande en même temps de prêter un serment de fidélité absolue au maître suprême au rite et aux frères, de sacrifice et de mort en cas de parjure ou de trahison que le maître de cérémonie lui fait dire après lui. Il boit et mange donc des choses qu’il ne voit pas. A un moment le maître de cérémonie lui dit «nous allons enlever ton bandeau que feras-tu si tu vois en face toi ton pire ennemie ? », le parrain lui avait dit de répondre qu’il embrassera son pire ennemie et ils deviendront ainsi de frères de sang.
Après l’avoir enlevé le bandeau quelle ne fut pas sa surprise de constater que tous les barons du régime, Bongo en tête, étaient là. Sa surprise s’est transformé en horreur lorsqu’il a vu plongé dans un bassin les corps sans vie de deux petits corps d’enfants nus un garçon et une fille. Il a, tout de suite, deviné que l’eau, qu’on lui a versé, provenait de ce bassin contenant des corps d’enfants. Son horreur s’est transformé en stupéfaction ponctuée de hoquet lorsque, en s’approchant de l’autel ou on lui faisait manger des choses bizarres et boire un liquide tout aussi bizarre, il découvre deux appareils génitaux humains, visiblement ceux des enfants dans le bassin, et comble de l’horreur une entaille nette dans chacun des deux sexes montrait que l’on venait d’en prélever une partie de chaque : les deux qu’il venait d’ingurgiter avec peine. Il s’est carrément mis à vomir quand il s’est rendu compte que l’eau qu’il buvait tantôt était puisé dans un bac ou Bongo avait plongé ses pieds.

 Cet acte de dégoût à failli remettre en question son initiation tout en le mettant en danger de mort car jugé inapte. La médiation de son parrain, influent au demeurant dans la loge, lui a donné un sursit. Il a donc été convenu que lors de la prochaine initiation l’épreuve de la «communion de sang» sera reprise et il sera jugé sur son attitude. Inutile de dire que toute fuite pour lui était impossible car ses faits et gestes étaient épiés les jours et les semaines qui ont suivi l’initiation. Des agents étaient mandatés pour venir lui tirer des vers du nez afin qu’il se confie à quelqu’un et dans ce cas c’est le parjure et la trahison. Il n’avait pas d’autres choix que se soumettre de nouveau à l’épreuve.

Faisant bonne foi mauvaise fortune il a ravalé son dégoût et s’est conformé à la logique du rite. Il a eu une promotion fulgurante, des voitures, une maison comme cadeaux de bienvenu. Jusqu’au jour ou on lui demande d’aller chercher un colis dans la forêt classée de la Monda au camp d’entraînement des para commandos de la garde présidentielle. Là, il manque de s’évanouir en voyant des hommes à l’œuvre entrain d’enlever la peau sur le cadavre d’une femme. Un autre corps d’un sujet ouest africain est suspendu à un arbre totalement éviscéré. Il fait sa commission sans état d’âme et récupère la glacière contenant les parties humaines qu’il dépose chez son parrain. Cet homme, appelons le K, vit dans la peur. Malgré tout ce qu’il a pu obtenir, il sait qu’une dénonciation mensongère dans le milieu l’emmène directement à la mort. Il n’est pas libre de ses mouvements qui sont toujours épiés. Beaucoup d’autres personnes ont été assassinées pour les mêmes raisons.

 Njobi, Bwiti et allégeance politique 

 Omar Bongo était notoirement connu comme un membre à part entière du Ndjobi, rite mystico-religieux de sa province natale. Dans ce rite, il a acquis par usurpation, grâce à son pouvoir et à sa puissance financière le grade le plus élevé, cela lui confèrait beaucoup d’attributs au sein de sa communauté d’origine (Téké).

Il attirait dans ce rite beaucoup de personnalités de sa nomenclature. Les principes de ce rite sont nombreux et assurent entre autre le respect scrupuleux des grands en grade, la soumission aveugle au maître ou parrain, la mort en cas de non-respect de la parole donnée, la pérennité des accords conclus même après la mort des signataires… Ainsi, Bongo est le pivot actuel de ce rite en pays Teké, c’est-à-dire, pour les Tékés des deux Congo. A regarder dans ces méthodes d’asservissement et de domination, toute fidélité à l’égard de sa politique et de sa personne du dictateur doit être sous-tendue par l’adhésion (obligatoire) à un rite.

Naturellement, vous ne devez avoir qu’un grade inférieur au sien, car il faut que vous soyez sous son contrôle absolu. Ainsi, tous ceux qui ont dû obtenir un strapontin dans le microcosme politique se sont pliés à cette ignoble exigence. Ceux par contre qui ne s’alignent pas, sont systématiquement écartés de la nomenclature. C’est le cas des brillants cadres comme Ndouna Depenaud, Pierre Mamboundou et de bien d’autres, peu disposés à offrir leur propre femme et progéniture en droit de cuissage au Chef de l’Etat, comme a su le faire un célèbre fossile de la politique gabonaise, ainsi que la grande majorité des ministres et des grands dignitaires de l’Administration et de nos forces armées.…

Une pratique machiavélique, ignoble et malsaine. En tout cas pour les populations gabonaises, la filouterie a été découverte : « plus il y aura d’aigris, mieux le régime se portera ». Au diable !

 N’étant pas « bwitiste », Omar Bongo usait et abusait de cette école mystique gabonaise. Lors de la dernière élection présidentielle de décembre 1998 par exemple, il fit venir une quinzaine de chefs religieux bwitistes de la région de Mimongo (sud du Gabon) afin de recevoir une bénédiction par une préparation mystique pour affronter ses adversaires candidats. Mais, en lieu et place de la préparation mystique, ces chefs se concertèrent pour le « détruire », car ils n’acceptaient pas que l’individu qui les avait superbement ignorés et abandonnés depuis plus de trente ans, s’intéressât soudainement à leur sort pour exploiter leurs savoirs mystiques. Mais il a été battu dans les urnes par Pierre Mamboundou. Les chefs religieux sont rentrés chez eux les poches pleines, après un séjour douillet dans les hôtels les plus huppés de la place. L’intérêt tardif que Bongo a accordé au bwiti, peut s’expliquer par la recherche de l’originalité face à son prédécesseur Léon Mba, rosicrucien notoire.

 « Le dénominateur commun à tous les dictateurs à travers la terre est la naïveté » disait Sennen Adriamirado. En effet, Ali Bongo n’échappe pas à ce truisme. Il fait montre d’une naïveté telle qu’il ne croit pas un seul instant à la fin de son règne, ni de sa vie. Imbu donc de tous ces oripeaux mystico-religieux, l’individu se croît au-dessus de toutes les contingences humaines. Il pousse l’outrecuidance jusqu’à lier sa vie et la fin de son existence à celle du Gabon que son père a « créé ». Il ne croît donc pas à la mort, pensant même être le seul qui irait toujours déposer la germe de fleur sur la tombe du dernier gabonais. Cette implication et cette renaissance mystico-réligieuse l’ont transformé en quasi-extraterrestre. C’est cette logique de naïveté absolue que cultive l’individu. 

 Chaque rumeur de coup d’Etat, fondée ou pas, trouve une importance chez lui, et en lui conférant un caractère officiel, il cherche le soutien de l’opinion –même si cette opinion ne compte pas pour lui, se servant de cet arsenal mystique pour « démasquer » ses adversaires. Evidemment, une telle manœuvre est plus un règlement de compte qu’une réalité prouvée. C’est ainsi que des valeureux gabonais considérés comme potentiellement dangereux, tels Pierre Mamboundou, meurent dans des conditions mystérieuses. Ce n’est pas faute d’ouvrir les enquêtes lorsque ces illustres gabonais meurent. Mais, personne ne sait quand on les ferme. C’est le caractère ubuesque des enquêtes sur les crimes rituels et l’assassinat des hommes politiques au Gabon. Il faudrait peut-être commencer par juger la justice gabonaise elle même, car elle protège le système criminel intégré Bongo-Pdg qui protège des assassins.

mardi 30 juillet 2013

Sacrifice des jeunes gabonais par l’alcool, la débauche, la drogue, le viol, la prostitution et les crimes rituels

Émergence 2025

Omar Bongo avait dit «La jeunesse est sacrée » mais finalement c’était pour mieux la sacrifier. De tous les systèmes mis en place par Bongo pour détruire tout esprit de vigilance et de revendication des gabonais, celui de l’avilissement par l’alcool, la cigarette et toute sortes de drogues, est sans nul doute celui qui a été le plus efficace. La capacité de production des industries de l’alcool (importateurs compris) au Gabon à été multiplié par dix huit et du tabac par vingt cinq en quarante ans de régime. Aujourd’hui en terme pratique, cette industrie produit par mois 38 litres d’alcool par habitant, et trois paquets de cigarette par jour par habitant. Quant aux drogues douces marijuana et autres hallucinogènes, elles sont cultivées et vendues librement. Les drogues dures comme l’héroïne, la cocaïne et autres, le Gabon est un

Des jeunes gabonais instrumentalisés pour servir
la propagande  d'un système criminel érigé en Etat
centre important de consommation et de transit vers d’autres pays. Les diplomates du régime utilisent leurs statuts diplomatiques et leurs passeports rouges pour convoyer celle-ci vers l’Europe. Dans ce pays le paquet de cigarette coûte moins qu’un kilo de riz, la bouteille de bière de 65 cl coûte trois fois moins qu’un litre d’eau minérale locale. Quatre fois moins qu’un litre de lait et deux fois moins qu’un soda. L’alcool frelaté est fabriqué en toute impunité et vendu au vu et au su de tous. L’importation des liqueurs se fait sans le moindre contrôle par la filière des réseaux maffieux de la Guinée équatoriale et du cameroun. Quand ce n’est pas directement des pays européens qui vendent dans cette autocratie des liqueurs aux taux d’alcool interdits chez eux. Bref, il est plus facile de se droguer, de consommer de l’alcool ou de fumer que de manger au Gabon.
Une vue de salle de classe au Gabon:
La conséquence de prédation des richesses
gabonaises par le régime Ali Bongo ondimba-PDG
Voila ce que Ali Bongo Ondimba fait des enfants gabonais
 Ce qui est beaucoup plus grave c’est que la consommation du tabac (l’ex épouse de Bongo détient le monopole exclusif d’importation) et d’alcool est encouragée chez les plus jeunes. Des enfants de moins de dix ans fument librement et sont admis dans les bars et bistrots dans lesquels ils consomment l’alcool sans restriction. Et que dire des foyers d’établissements scolaires où l’on vend de l’alcool ? Des débits de boissons sont implantés à proximité des établissements scolaires quand ce n’est pas carrément dans des écoles, avec la bénédiction du chef d’établissement qui, lui aussi, a sa couverture dans les hautes sphères du pouvoir. Plusieurs méthodes d’encouragement à la consommation de la drogue sont également en vigueur dans les établissements scolaires. L’un d’eux consiste à distribuer des bonbons drogués aux enfants d’écoles primaires et des lycées. Quand ceux-ci deviennent des accros ils rentrent dans la danse et deviennent soit des dealers, des voleurs ou des bandits de grand chemin.
La délinquance juvénile est la conséquence de l’inexistence d’une politique de la jeunesse. Le système Bongo-PDG a sacrifié la jeunesse gabonaise sur l’hôtel du profit et de l’égocentrisme. Aucune structure de canalisation de la jeunesse par le sport, par les activités culturelles, par les activités ludiques, par les voyages, par les actes de culture civique etc n’existent de façon tangible au Gabon. Chaque jeune est embrigadé et instrumenté pour servir la cause du système Bongo-PDG dans les actes de sabotage de l’opposition.

Pendant le simulacre électoral, Les jeunes sont payés, drogués et armés par le système Bongo-PDG. Il installe avant chaque scrutin une insécurité générale grâce à ces jeunes drogués. Les militants de l’opposition sont tabassés et humiliés par eux. L’insécurité est telle que, en cette période, nul n’ose s’aventurer dehors même pas pour aller voter. En période «creuse» ces jeunes se livrent à leur jeu favori «le pacte de la mort» : jeu ignoble ou les jeunes se lancent des défis du «qui boira le plus d’alcool avant de s’écrouler dans un coma éthylique ». Bien attendu pour avoir cet argent, ils se livrent à des larcins sur la population et sur les commerçants.
La spécialité du régime:assassiner des gabonais
pour prélever leurs organes sexuels
Ces jeunes sont totalement désœuvrés et quittent l’école très jeune. Ils sont les victimes du système éducatif totalement galvaudé. Ils ont été rejetés après le CM2, pour n’avoir pas réussi au « concours d’entrée en sixième » qui n’a aucune justification morale ou scientifique ou sociale.  Les parents, n’ayant pas les moyens pour payer des études dans le circuit des établissements privés, ni même pour subvenir à leurs besoins, les abandonnent à eux-mêmes. Ils deviennent des enfants de la rue. Aucune structure de réinsertion n’est prévue pour eux. Dés qu’ils quittent l’école, ils entrent dans les circuits de la petite délinquance, ensuite la grande délinquance (vol de voiture, assassinats, enlèvements avec la bénédiction des barons du régime, membres du gouvernement, etc.). Cette situation est générale pour tous ceux qui quittent le circuit officiel des études. Que ce soit avant le CM2, entre la sixième et la terminale, ou encore ceux qui sont parti de l’Université sans diplômes : ils sont tous rejetés par le système. Ceux qui réussissent doivent faire allégence au système
Vendeur de "pièces détachées' humaines avec sa victime
Bongo-PDG pour espérer avoir un poste.
On ne peut pas rêver d’une société parfaite certes. Mais un système qui avilit de la sorte l’essence même son avenir a t-il réellement d’avenir ?
Il y a la classe des instruits chômeurs, dont beaucoup sont totalement découragés, vidés de toute idée de lutte, à la suite de la longue nuit gabonaise. Il s’en trouve de temps en temps qui sont happés par le pouvoir. A leur tour malheureusement, ils ne tardent pas à adopter les mêmes attitudes outrancières. Ils se mettent à singer l’autocrate que n’a pas traditionnellement connu notre société, du moins sous sa forme actuelle édulcorée. Ils ont même fini par croire que le système est indéracinable, que le système Bongo-PDG est réellement un « mal incurable, mais nécessaire ».
Cette malheureuse et pernicieuse déviation des jeunes nous a amenés à réfléchir à ce que l’avenir était peut-être durablement compromis, parce que pris en sandwich entre deux forces opposées.
L’une est un courant de complaisance et d’attentisme. Elle comprend d’une part, certains Gabonais, que la longue nuit du monopartisme a complètement vidé de tout respect d’eux-mêmes et de toute envie de se réaliser, au point qu’ils se sont adaptés à la situation. Ils sont même prêts pour la plupart, contre artifices matériels, à défendre l’indéfendable. D’autre part, quelques Gabonais de la classe moyenne qui, reposant sur leur propre marge de sécurité, dans les domaines universitaires et économiques, et aussi parce qu’ils tirent un certain profit ponctuel de la situation, sont devenus insensibles aux multiples problèmes de leurs compatriotes. La plupart d’entre eux brillent par leur inculture et le désir inavoué d’imitation des occidentaux. Leur personnalité a été modelée par des relations, des goûts et des valeurs de l’étranger. Leurs émoluments et autres avantages matériels reposent sur les modèles «métropolitains». De par leurs habitudes mentales, ils sont plus à l’aise dans le confort et dans le style de vie des pays riches que dans le cadre traditionnel de leur propre société. Leur raffinement importé est devenu incompatible avec les façons de vivre locales. Leur mépris pour leurs compatriotes non instruits, pauvres et non occidentalisés ne le cède en rien à celui des dirigeants coloniaux du passé. Le complexe d’infériorité acquis en singeant leurs anciens maîtres est compensé par un souci excessif de gloriole et de prestige social. D’où une arrogance, une condescendance et une rapacité grotesques, le tout justifié par l’incapacité présumée des exploités à aspirer à la même situation d’expatriés virtuels qu’ils ont eux-mêmes atteinte. Ainsi, coupés des masses, ils éprouvent un sentiment d’insécurité et de crainte qui se transforme en une conviction que tout changement menaçant les privilèges existants jouerait également contre les intérêts de la communauté, dans son ensemble. N’ayant en règle générale aucune idéologie, ils préservent uniquement leurs intérêts personnels et sont loyaux à l’égard de ceux qui contribuent à le satisfaire. Telle est la pente qui conduit à n’être plus qu’un colonisateur de l’intérieur.
Une villa du clan Bongo à Nice:
l'accumulation de richesse au détriment des gabonais
La deuxième force d’inertie est composée d’indignés, ceux que la vie, les événements subis ont rendus amers. Ils sont prêts à prêcher la violence. Comment ignorer leur cri, leur revendication profonde de liberté, d’égalité et de bonheur quand ils doivent subir chaque jour, les turpitudes et les excès de tous les saltimbanques parvenus de la République des coquins ? Le pouvoir a simplement dépassé les limites au delà desquelles toute ambition devient illégitime. Pourtant, barrer le sentier de la liberté c’est ouvrir des autoroutes aux conflits. Lorsque l’on maintient la majorité de la population dans l’inculture et la misère tout en fermant les portes de l’espérance comment s’étonner que l’impatience entraîne le désespoir et prenne le masque de la violence ?
En bouffant toute la richesse du pays dans l’indifférence à la misère et aux souffrances du peuple gabonais, le système Bongo-PDG creuse sa tombe avec ses propres dents. La transition démocratique obtenue après les pressions sociales de la rue en 1990 au Gabon, a été conduite par des différents gouvernements de solidarité, de salut national ou autre de large ouverture ou de consensus, mis en place par le même régime pour calmer le peuple. Leurs promesses de bien être social, de justice et de libertés publiques, n’ont aucunement été tenues au moment de gouverner. La faillite du Gabon n’est pas seulement économique mais également institutionnelle, sociale et politique. La politique économique néocoloniale instituée depuis les indépendances en 1960 n’a jamais été abandonnée, mais s’est au contraire accentuée, car mise au service de la corruption et d’une oligarchie cynique et prédatrice qui cultive volontiers une économie de rente.

Si les tenants du pouvoir ne vivent pas cet état, les gabonais, 90% en tout cas, tirent le diable par la queue. Ils survivent dans un des pays ou la richesse se ramasse à la pelle par les barons du pouvoir. Comment peut-on justifier tant d’incohérence et tant de paradoxe par quelque chose d’autre que par l’égoïsme d’un groupe de prédateurs. Non la misère est injustifiable au Gabon. Un pouvoir qui est incapable de loger nourrir, éduquer, soigner et loger ses citoyens quand il roule sur l’or ne peut pas avoir d’autres qualificatifs. Le Gabon est un pays du paradoxe généralisé ; quand une famille de cinq personnes ne peut s’offrir décemment les trois repas quotidiens, d’autres, à quelques encablures de là se nourrissent au caviar, au camembert et au champagne. Les restes seront négligemment balancés à la poubelle pour être recueillis au petit matin par une horde de miséreux à la décharge publique du cimetière de Mindoubé. Pourtant les chiffres sont formels, le Gabon qui a un produit intérieur brut par habitant des plus élevé d’Afrique, serait classé parmi les premiers pays du monde dans l’indice du développement humain si sa richesse était bien repartie et bien redistribuée. Le système Bongo-PDG n’aime pas cet indice car il démontre l’ampleur de sa forfaiture et de sa trahison du peuple gabonais.
Les prédateurs unis pour le massacre
du Gabon et des gabonais

L’Abbé Noël Ngoua Nguema, dans un éditorial du journal «Missamu» avait résumé cette complainte en des termes peu élogieux à l’égard du régime : «… Depuis quarante ans, les tenants du pouvoir autocratique sont les seul à déterminer l’avenir du Gabon et des gabonais. Ils se sont depuis les années soixante, constituer, sous nos yeux, en une classe dominante, celle des nouveaux riches, et cela sur le dos du peuple gabonais. Demain, leurs descendants oublieront que leurs pères avaient du sang dans les mains et que leur richesse est le résultat de quatre décennies de prédation des ressources financières du pays. A les voir agir, on se demande s’ils ont encore un cœur de chair, un cœur d’homme. En effet, comment peut-on continuer à exploiter des compatriotes saignés à blanc? Le Gabon détient le triste record de la mortalité infantile en Afrique centrale. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, des gabonais meurent chaque jours de faim et de misère; leur pays passe pourtant pour l’un des plus riches de l’Afrique! Avec une population d’environ un million d’habitants, le régime autocratique d’Omar Bongo n’arrive pas à assurer à notre jeunesse la formation à laquelle elle aspire et aux travailleurs le plein emploi. Tout se passe comme si la clameur de détresse de tout un peuple ne parvenait pas aux oreilles des maîtres du Gabon. Leur passion du gain et leur volonté de puissance et de nuisance sont-elles si fortes qu’ils sont devenus insensibles à la souffrance des autres, tels des lions guidés par la faim ou des drogués agissant sous l’effet de la drogue?
En effet mon père, ces femmes et hommes sont vraiment nés avant la honte, nous les connaissons et les gabonais les jugerons tôt ou tard. Tu avais vu juste. Ali Bongo ose affirmer que l’affaire des biens mal acquis ne le concerne pas même s’il en ai l’héritier des biens volés. Il affirme qu’il ne connait pas la françafrique, même s’il doit son pouvoir à cette nébuleuse maffia.
Jean Ndouanis

jeudi 11 juillet 2013

Liste des victimes des crimes rituels

Association de Lutte Contre les Crimes Rituels -ALCR
Vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive des cas recensés de crimes rituels par
L'Association de Lutte Contre Les Crimes Rituels(ALCR):

Les noms ci-dessous sont présentés de la façon suivante :
(Noms et prénoms de la victime, Age de la victime, Sexe de la victime, Année déclarée du décès, Lieu
déclaré du crime, Source et enfin Nationalité de la victime)

ALCR Association de Lutte contre les Crimes Rituels.
B.P. 13 497 Libreville /Gabon : Tél. (+241) 07 36 08 57/ 06 83 74 63
N° Récépissé N° 194/MISI/ SG/ CE. E : mail mbeng-felix@yahoo.fr: Cpte N° 00062680001

A/ Province de l’Estuaire
1- NGOUA Wally Igor 06 M 2005 Lac Nzeng A U.N° 8815 Gabonaise
2 NDONG ONDO Emmanuel 52 M 16/11/08 LBV Parents Gabonaise
3 NDOUTOUME Willy 21 M 11/05/07 Plage LBV U N° 9443 Gabonaise
4 MENGUE ME NZENG Amanda 04 F 2008 LBV Parents Gabonaise
5- Mbeng ONDO Félix 37 M 1998 Dibadiba Parents Gabonaise
6- OBAME Serge 20 M 2000 LBV Plage Parents Gabonaise
7- ESSONO EFFA David 17 M 2000 LBV Plage Parents Gabonaise
8- NYINGONE NGOUA Dietrich Priscille 11 F 2002 LBV Plage Parents Gabonaise
9- EDOU EBANG Eric 12 M 2005 LBV Plage Parents Gabonaise
10- ABOUBAKAR Ibrahim 12 M 2005 LBV Plage Parents Gabonaise
24- BOUDZANGA M 2005 Alibandeng Parents Gabonaise
25- MOUSSAVOU NDOMBI 18 M 2005 LBV Plage Parents Gabonaise
26- KOUEKI Saturnin 18 M 2005 Alibandeng Parents Gabonaise
27- MIYAYE Jessica 06 M 2006 LBV U.N° 9028 Gabonaise
28- MAPANGOU Sylvain 03 M 2006 LBV PK 8 U.N° 9016 Gabonaise
29- DANSAKO M. Siné 03 M 2006 Concession Privée LBV U.N° 9027 Béninoise
30- HOUNDAFOSSI Parfait 03 M 2006 Concession Privée LBV U.N° 9027 Malienne
31- CHAKIRATOU 03 F 2006 Concession Privée LBV U.N° 9027 Togolaise
32- ESSONO NGUEMA Joanes 17 M 2006 LBV Plage Parents Gabonaise
33- LEKEBA Larry 19 M 2006 LBV Plage U.N° 9186 Gabonaise
40- NGUEMA Guy Georges 28 M 2006 UOB LBV Etudiants Gabonaise
41- ESSOMOYO’OWONO Christelle 28 F 2006 PK 5 LBV U.N° 9245 Gabonaise
42- NDONG ONDO Simon 38 M 2006 PK 5 LBV U.N° 9141 Gabonaise
59- SIMA OMVA Jean François 35 M 2005 LBV Bessieux U.N° 8928 Gabonaise
60- KOUMBA Joël 25 M 2005 Essassa U.N° 9000 Gabonaise
78- BABABLA BOMBA Colty 23 M 2008 LBV U N° 9961 Gabonaise
50- EYANG MBA 06 F 1980 Owendo U.N° 10000 Gabonaise
51- MEDZO AKAMASE F 1980 Owendo U.N° 10000 Gabonaise
52- EDANG MEDZO M 1984 Owendo U.N° 10000 Gabonaise
53- NYARE Clémentine F 1985 Owendo U.N° 10000 Gabonaise
54- ONDO NDONG André M 1988 Owendo U.N° 10000 Gabonaise
57- TCHINGA M 2007 LBV U.N° 9429 Gabonaise
56- IMANDZA Nathalie 38 F 2008 LBV PK 10 U.N° 9716 Gabonaise
78- BABABLA BOMBA Colty 23 M 2008 LBV U N° 9961 Gabonaise
65- MOUKAMBI Jean Marie 37 M 2008 LBV PK 8 U.N° 9614 Gabonaise
63- PRINCE 15 M 2007 LBV U.N° 9442 Gabonaise
71- LEKOYO Graig Martin 03 M 2008 LBV U25/04/08 Gabonaise
69- MABONGOU Augustine 59 F 2007 Agondjé U N° 9540 Gabonaise
67- FOMEKAN Yves Gauthier 16 M 2007 LBV U.N°9378 Gabonaise
74- MOUBANDZA Maurice M 2008 Rougier Gab U.11/04/08 Gabonaise
75- MENGUE Bilinda 04 F 2008 LBV Parents Gabonaise
78- BABABLA BOMBA Colty 23 M 2008 LBV U N° 9961 Gabonaise
80- MOUSSIROU Audrey 23 F 2005 LBV U N° 8924 Gabonaise
81- NZIGOU NBINA Alphonse M /07 Ntoum U N° 9391 Gabonaise
82- MBAYE Oumy 19 M 2005 LBV U N° 8800 Gabonaise
84- EDGOU DOUGA Alain 27 M 2005 LBV U N° 9002 Gabonaise
85- OBIANG BEYEME Hervé M 1992 LBV Mibana N°21 Gabonaise
86- EGNINGA LEMBE Serge M 2003 LBV Démocrate N° 14 Gabonaise
89- BILEMBA Beverline 18 F 12/12/08 Kango Le Temps N° 238 Gabonaise
90- ANOUSHKA 15 F 15/5/2009 Melene TV+ 20h Gabonaise
93- MENGUE ME NZENG Amanda 04 F 2008 LBV Parents Gabonaise
94- BE OVONO Brice Boris 14 M 30/01/08 Si bang LBV U.N° 9632 Gabonaise
95- EPGNET Evelyne 38 F 07/02/08 Midoumbé U N° 9639 Gabonaise
96- MBA NDOUTOUME Brice 15 M 11/05/07 Plage LBV U N° 9443 Gabonaise
97- MADZA MVE Claudine 36 F 17/01/11 Motel Lalala Beach LBV Griffe 2011 Gabonaise
98- NDOUTOUME Willy 21 M 11/05/07 Plage LBV U N° 9443 Gabonaise
99- NDONG MBEGA Romaric 10 M 09/03/09 Plage LBV Parents Gabonaise
100- MASSOUKY Victoire 4 F 08/03/11 Port - gentil UN°10576 Gabonaise
101- GRAIG Marvin LENKOGO ABAYA 3 M 06/04/08 Derrière la Prison Parents Gabonaise

B/Province de l’Ogooué Ivindo
1- ETOUA Jérôme 5 M 1/04/ 2011 MboloEDOK Mako Parents
2- EPEGNE 18 M 2011 PK 18 Makokou
3- NKINI Robert 12 M 2008 Ndjolé Union N° 9931 Gabonaise
4- ZECKO Célestine 42 F 12/04/2008 Epessandje Mako Parents
5- GOPOUM Alexis 12 M 2011 Mananga Makokou Parents
6- Blisse Brunelle MEBINE MOUAMBI 19 F 12/07/2010 Débarcadère samba Makokou Parents
7- MBA MINKO 12 M 2008 Edoung avion Mako Collectif Ogivin
8- EDANG Ralph 12 M 3/03/08 Derrière l’hôpital Mako Collectif Ogivin
9- YOUME Alexis Christian 20 M 2008 Booué U.N° 9771 Gabonaise

NB : La liste du collectif Ogivin victimes des crimes rituels viendra renforcer ces cas recensés

C/ Province de Moyen Ogooué
1- Obame Roger M 1990 Ndjole Parents Gabonaise
2- LOKOUEN Véronique 12 F 2006 Lambaréné U.N° 9185 Gabonaise
3- MASSINMINGUILE Margueritte 55 F 2006 Lambaréné U.N° 9185 Gabonaise
4- KESSANY Myriam 32 F 2006 Lambaréné U.N° 9185 Gabonaise
5- AYOUNE Dieudonné 04 M 2006 Lambaréné U.N° 9185 Gabonaise
6- KOMBILA IBIATSI 3mois M 2006 Lambaréné U.N°9185 Gabonaise
7- BENIE NANGA Jordan 08 M 2008 Lambaréné Ezombolo.N° 09 Gabonaise
8- NTSAME Martine 51 F 2008 Lambaréné Ezombolo.N° 09 Gabonaise
9- YOUME Alexis Christian 20 M 2008 Booué U.N° 9771 Gabonaise
10- NDIMINA Alfred 25 M 2008 Lambaréné U.N°9741 Gabonaise
11- LONGUE NGUEMA Gustave 58 M 2008 Lambaréné U.N° 9838 Gabonaise
12- NKINI Robert 12 M 2008 Ndjolé U N° 9931 Gabonaise
13- OLAME Jean Jacques 22 M 2009 Lambaréné Parents
14- Michelle MBOUMBA 26 F 2011 Lambaréné
15 BIGNAN Joël 42 M 22/12/09 Lambaréné Parents
16- NGUEMA Olui 40 M 31/12/09 Lambaréné Parents
17- MBOUMBA Michelle 26 F 28/02/2011 Mitoumili UN° 10566

mardi 11 juin 2013

Impossibilité juridique et constitutionnelle d'alternance démocratique au Gabon (suite): La Révolution.

Dans le précédent article, nous avons vu que malgré toute la volonté du peuple gabonais de se départir de la violence pour accéder au pouvoir, des murs juridiques et institutionnels en béton armé dressés par la dictature des Bongo, empêchent l'alternance démocratique non violente au Gabon. Dans cette partie, nous allons examiner la deuxième voie pour permettre l'alternance au pouvoir: La Révolution.
Le sujet étant vaste pour ne pas en faire un débat intellectuel fatigant, il convient de circonscrire les contours de notre exposé en définissant le terme révolution et en le contextualisant à la situation gabonaise.

Le mot révolution est issu du bas latin et latin chrétien revolutio « révolution, retour (du temps); cycle, retour (des âmes par la métempsychose) » ; latin médiéval « révolution (astronomique) », dérivé du latin revolvere « rouler (quelque chose) en arrière; imprimer un mouvement circulaire à, faire revenir (quelque chose) à un point de son cycle ». C'est en 1660, lors de la restauration de la monarchie anglaise, qu'il a été utilisé pour la première fois dans son sens actuel, celui d'un mouvement politique amenant, ou tentant d'amener un changement brusque et en profondeur dans la structure politique et sociale d'un État.

La difficulté à définir le terme vient d'un usage répandu qui tend à le confondre avec celui de révolte, lequel désigne la contestation par des groupes sociaux de mesures prises par les autorités en place, sans que cette contestation s'accompagne nécessairement d'une volonté de prendre le pouvoir et de se substituer à ces autorités. On parle donc habituellement de révolution a posteriori, une fois que le soulèvement a débouché sur une prise de pouvoir, laquelle s'exprime ensuite par d'importants changements institutionnels. 

À la différence de la révolte, qui est un mouvement de rébellion spontané se manifestant très tôt dans l'histoire (ex. la révolte de Spartacus), la révolution est généralement considérée comme un phénomène moderne et, sinon prémédité, du moins précédé de signes annonciateurs. Le mot désigne alors une succession d'événements résultant d'un programme (ou projet), voire d'une idéologie. Ce qui distingue donc la révolution de la simple révolte, c'est qu'il est possible de la théoriser.
Il est ainsi significatif que la pratique révolutionnaire n'apparaît qu'à la fin du XVIIIeme siècle, au moment où se généralise en Occident la pensée réflexive, quand l'Humanité se pense comme telle et formule les principes de sa gouvernance. C'est l'époque où Adam Smith en Angleterre jette les bases du libéralisme et où en France Jean-Jacques Rousseau, avec son Contrat social, élabore les fondements de la démocratie moderne. Deux événements politiques sont ainsi considérés comme les premières grandes révolutions de l'histoire : en 1776, la Révolution américaine (qui correspond à la naissance des États-Unis) puis en 1789 la Révolution française (qui marque l'avènement de la République en France).

En 1990, il n'y a pas eu une révolution, mais une révolte populaire. En effet bien que la volonté réelle du peuple était le changement des dirigeants, mais celle-ci ne s'accompagnait pas d'une réelle volonté de prise de pouvoir en se substituant aux autorités criminelles du régime des Bongo. Cette révolte a été récupérée par des opposants fabriqués pour réguler la tension sociale et permettre au dictateur de conserver ses prérogatives. Finalement, après les débats dans une conférence nationale, tout aussi fabriquée pour les mêmes raisons, les gabonais ont constaté que l'ordre ancien était toujours là. Avec en prime, le constat amer que les politiciens qui prétendaient être du côté du peuple étaient des ripoux et des prédateurs assoiffés qui ne voulaient qu'une chose s’asseoir à côté du dictateur à la mangeoire nationale (gouvernement).

Devant la bassesse la plus rétrograde que peut avoir l'être humain, à savoir consommer la chaire et le sang de son semblable pour se maintenir au pouvoir, la mauvaise gouvernance, tous les actes d'assassinat par empoisonnement des leaders de l'opposition, les gabonais ont désormais la ferme volonté de changer radicalement les choses. Ce changement ne doit pas seulement être un changement de régime ou de dirigeant, mais un changement en profondeur de toute la structure sociale et politique instituée par un régime abject. 
La révolution ne doit donc pas être une simple révolte, ni des simples revendications corporatistes. Ici il ne s'agit plus uniquement de contester les mesures impopulaires prises par le dictateur, mais cette contestation doit s'accompagner d'une réelle volonté de prendre le pouvoir et se substituer à ce régime de prédateurs. C'est en cela qu'il faudra différencier révolte et révolution.

Pour se défaire des sangsues qui s'accrochent au pouvoir, la révolution gabonaise revêt désormais un caractère intangible et obligatoire, au regard du verrouillage de toute voie démocratique d'alternance. Pour rendre effective cette révolution, nous devons la théoriser, la planifier, l'organiser et l'appliquer sur le terrain. Le but étant de renverser un régime tyrannique et criminel, il faut donc mettre en place une stratégie de combat et des tactiques d'évolution sur le terrain. Toutes les composantes du peuple doivent, à un moment ou à un autre, être associées. 

Le soulèvement populaire ne doit pas permettre l'anarchie, il doit être contrôlé pour permettre un retour rapide à un Etat de droit. Le soulèvement ne doit pas non plus permettre à une caste d'ancien prédateurs de s'accaparer du pouvoir et réinstaller le même système, il doit permettre à des personnes neuves et jamais impliquées dans les malversations du régime des Bongo de prendre les destinés du pays pour une période de transition qui permettra de libérer la justice aux fins de juger et condamner les criminels qui ont dirigé ce pays, de mettre en place des institutions réellement libres et démocratiques, de restaurer la confiance du peuple, de restaurer l'Etat.

Le blog vous suggère de relire l'article "Notre bastille à prendre" du dimanche 28 avril 2013.

Histoire de France: La Révolution de juillet 1830 (les fameuses trois glorieuses 27,28 et 29 juillet 1830) 
Source: Wilkipédia
La liberté guidant le peuple: tableau peint  en  1830
du peintre Eugène Delacroix 1798-1863
La Révolution de Juillet, révolution française à la faveur de laquelle un nouveau régime, la monarchie de Juillet, succède à la Seconde Restauration, se déroule sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites les « Trois Glorieuses ».
Après une longue période d’agitation ministérielle puis parlementaire, le roi Charles X tente un coup de force constitutionnel par ses ordonnances de Saint-Cloud du 25 juillet 1830. En réaction, un mouvement de foule se transforme rapidement en révolution républicaine. Le peuple parisien se soulève, dresse des barricades dans les rues, et affronte les forces armées, commandées par le maréchal Marmont, au cours de combats qui font quelque 200 tués chez les soldats et près de 800 chez les insurgésN 1.
Charles X et la famille royale fuient Paris. Les députés libéraux, majoritairement monarchistes, prennent en main la révolution populaire et, au terme de l’« hésitation de 1830 », conservent une monarchie constitutionnelle, au prix d’un changement de dynastie.
La maison d’Orléans, branche cadette de la maison de Bourbon, succède à la branche aînée ; Louis-Philippe Ier est proclamé « roi des Français » et non plus « roi de France ».


vendredi 31 mai 2013

IMPOSSIBILITÉ JURIDIQUE ET INSTITUTIONNELLE D'ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE AU GABON

IMPOSSIBILITÉ JURIDIQUE ET INSTITUTIONNELLE  D'ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE AU GABON

Cet article est une synthèse de l’exposé du Docteur Marie Joselle Pélagie ITSANA pendant les rencontres de Raleigh et de Washington DC (USA) du 04/03/ au 15/03/2013. Dans cet exposé, elle examine sous l’angle de l’objectivité et du droit les freins institutionnels et juridiques mis en place par le régime des Bongo-Ondimba pour qu’il n’y ait aucune chance d’alternance démocratique au Gabon.  L’objectif de tout l’appareil d’Etat étant de circonscrire toute velléité démocratique.

Jalons historiques du multipartisme au Gabon

Avant 1960
Le multipartisme au Gabon existe bien avant 1960. Il s’inscrivait dans la logique coloniale certes, mais les règles étaient plus ou moins les mêmes qu’en métropole: La corruption des exploitants forestiers gangrenait le système démocratique. Cela a valu à l’indépendance du Gabon la mise en place d’un régime minoritaire pro-français par le truchement de la corruption de certains députés. Quoi qu’il en soit le multipartisme, qui n’est pas forcément la démocratie est un héritage colonial et non une création du régime des Bongo.

1960 à 1968: fonctionnement du régime multipartite
Les gabonais ont vécu dans la liberté d’opinion, d’expression et de choix politique. Le régime multipartiste a connu l’éclosion de nombreux parti politiques dont les plus connus étaient le Bloc Démocratique gabonais BDG (ancêtre du PDG actuel), l’Union Démocratique et Sociale du Gabon, le Parti de l’Unité de la Nation Gabonaise PUNGA, etc.
Les débats démocratiques et populaires étaient étoffés et les échanges assez courants. La confiscation du pouvoir par le Bloc démocratique Gabonais, qui, en mettant en place un système de fraude aux élections et d’une corruption généralisée, a justifié le coup d’Etat de 1964. Celui-ci a été réprimé férocement dans le sang par l’armée française du général De gaule et de jacques Foccart.
Les gabonais ont perdu dès cette date la liberté d’opinion et d’expression. Les partis politiques n’étaient plus que l’ombre d’eux-mêmes. Les changements constitutionnels de cette époque ne l’ont été que sous la férule d’un seul parti le BDG, pire d’un seul groupe d’individus chapoté par Foccart. Ce changement constitutionnel, qui était en soit un coup d’Etat constitutionnel contre le peuple gabonais, a jeté les bases du monolithisme politique de 22 ans de Parti unique.

1968 à 1990: interruption du processus vers la démocratie (dissolution de tous les partis et création du PDG, parti unique, parti-Etat)
Le changement constitutionnel initié par le clan Foccart n’avait pour but que de créer un poste de vice-président dauphin du vieux dictateur Mba Léon.  Après une mascarade électorale du ticket Mba-Bongo, à laquelle les autres candidats étaient exclus, Albert Bernard Bongo est intronisé par le clan Foccart à la mort de Mba comme Président du Gabon.
A partir de ce moment Albert Bongo interrompt le processus vers la  démocratie. Il dissous tous les partis politiques, il transforme le BDG en PDG, parti unique parti Etat. L’expression libre est interdite, la liberté d’opinion est confisquée. La liberté d’association, de rassemblement est niée au peuple gabonais pendant 22 ans. Désormais, on ne peut s’exprimer que dans le registre et la dialectique de la pensée unique du nouveau dictateur.

1990-2013 : multipartisme avec impossibilité d’alternance
En 1990 sous la pression conjuguée des étudiants et du peuple dans les rues, les entreprises, les écoles, les collèges et lycées, Omar Bongo cède aux revendications populaires, il a peur de la fin que vient de subir son ami Ceausescu en Roumanie. Il accepte le multipartisme immédiat, au cours d’une conférence nationale, qui n’avait d’autres buts que de baisser la pression populaire.
Toutes les bonnes résolutions qui y sont prises seront envoyées aux oubliettes. Le régime ne se sentant pas obligé de les appliquer. Il instaure alors un système de démocratie de façade validée par la fraude outrancière à toutes les élections. Le régime a seule la prérogative de l’organisation des élections et de la publication des résultats. Pour ce faire il verrouille le système en plaçant à tous les postes des proches quand ce n’est pas carrément des membres de la famille de Bongo, de ses maitresses.
Aucune élection ne s’est tenue au Gabon depuis l’année 1990 sans qu’il n’y ait contestation. Le PDG battu dans les urnes se rattrape par la publication des résultats en les inversant à son bénéfice.
En 2009, au scrutin présidentiel, le fils adoptifs du dictateur décédé n’a pas hésité à tirer sur la population en assassinant 57 jeunes gabonais. Il venait de faire interrompre le processus de décompte du scrutin présidentiel pour se faire proclamer par son ministre de l’intérieur comme président élu du scrutin, alors qu’il n’atteignait même pas 09% et que le dépouillement n’était pas terminé.
Cette situation a entrainé une crise profonde dans la société gabonaise. La crise de légitimité du fils adoptif de Bongo Ondimba Omar, le régime d’impunité des barons de son régime, la confiscation du pouvoir, le verrouillage de toute possibilité d’alternance démocratique au Gabon poussent les gabonais à envisager d’autres voies pour accéder à la liberté.

Les deux possibilités d’alternance: la voie démocratique ET la révolution
1/ La voie démocratique
La démocratisation des sociétés occidentales a rendu vaine l’aspiration révolutionnaire de leurs peuples. Puisque le pouvoir peut être prit démocratiquement pourquoi ne pas faire l’économie d’une révolution, d’une guerre ?  Mais la voie démocratique d’accession au pouvoir sous-entend des règles équitables et respectées par tous. La liberté, puisque c'est de ça qu'il s'agit, est au centre de ce combat.
En effet le caractère légitime d’un régime politique dépend du suffrage universel. La démocratie pluraliste implique la compétition électorale, les libertés publiques, l’alternance des partis au pouvoir. La liberté, donc la liberté de choix, est l’essence même, la force et la raison d’être de la démocratie. Cette dernière se fonde sur la conviction que, dans une libre compétition, la vérité vaincra, et que munis de cette vérité, les citoyens sont les meilleurs arbitres de l’intérêt public. Le bon fonctionnement de la démocratie dépend donc de l’expression critique et de l’affrontement continuel des idées, de la tolérance de tout point de vue, quelques impopulaires, absurdes ou extrémistes qu’ils puissent paraître.
Le débat démocratique dépend à son tour de la circulation des idées, des informations et des opinions de toute origine, et de la présomption que, jusqu’à preuve du contraire, tous ceux qui y participent sont des gens de bonne volonté, et aux intentions honnêtes jusqu’à ce que la preuve du contraire soit faite.
Pour que ces règles du jeu politique puissent être observées il faut qu’il existe des forces politiques authentiques, des institutions authentiques, un parlement authentique. Or, au Gabon, ni l’un ni l’autre n’existent. Le pouvoir a simplement dépassé les limites au delà desquelles toute ambition devient illégitime. Pourtant, barrer le sentier de la liberté c’est ouvrir des autoroutes aux conflits. Lorsque l’on maintient la majorité de la population dans l’inculture et la misère tout en fermant les portes de l’espérance, comment s’étonner que l’impatience entraîne le désespoir et prenne le masque de la violence ?
Les élections étant truquées, la liberté de réunion étant niée, la presse libre étant bâillonnée, les opposants véritables porte-paroles des masses sont pourchassés, ou maintenus en détention sous des prétextes fallacieux ou tout simplement liquidés, comment dés lors s’étonner que le peuple emploi la rue et l’insurrection pour se faire entendre ?
Un peuple longtemps opprimé fini tôt ou tard par se libérer par tous les moyens. Les imposantes gardes prétoriennes des dictateurs n’y peuvent rien. Le printemps arabe, le L’Indonésie et bien d’autres dictatures sont là pour nous le confirmer. La liberté des citoyens et la démocratie sont les garanties suprêmes de la paix et de la sécurité. Il n’y a pas de demi-démocratie, la démocratie est totale ou ne l’est pas. Des élections truquées même en partie, violent le suffrage et la volonté du peuple. Dans l’histoire de l’humanité, dés qu’une liberté fut bafouée les conditions de la contestation et de la révolte se sont établies. L’exécution de l’acte final de soulèvement ne dépend que de la conjoncture historique.

Absence d’équité des règles
Bien que le multipartisme ait été instauré officiellement en 1990, le Gabon continue à fonctionner comme un régime monocratique avec un seul parti qui a le monopole du pouvoir, qui dispose à sa guise de l’administration de l’Etat, des ressources financières du pays. D’où l’impossibilité de faire respecter les règles établies. L’Impossibilité de parvenir à une alternance démocratique au Gabon. Les principales cibles de la lutte politique et l’instauration d’un état démocratique et libre qui permet à chaque gabonais de vivre heureux dans un pays aux immenses commodités sont compromis par l’absence d’équité d’un régime qui s’accapare de l’Etat au nom des principes d’une époque révolue.
Ce blog veut démontrer le niveau des responsabilités politiques des institutions œuvrant pour le blocage de l’alternance, aussi bien au plan du corpus légal, des incongruités du corpus légal, que des principales institutions œuvrant pour l’impossibilité d’une alternance  démocratique. En effet, les responsabilités institutionnelles se confondent avec les individus membre de l’oligarchie au pouvoir.

I. Corpus légal consacrant l’impossibilité de l’alternance
Constitution de la République: loi n°47/2010 du 12 janvier 2011 portant révision de la constitution

Cour Constitutionnelle: loi organique n°9/2011 du 25 septembre 2011 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi organique n°9/91 du 26 septembre 1991 sur la Cour Constitutionnelle

Loi n°14/96 du 15/04/1996 portant réorganisation territoriale de la République Gabonaise;

Loi n°21/96 du 15 avril 1996 portant fixation et répartition des sièges des Sénateurs modifiée par la l’ordonnance n°9/2008 du 25 janvier 2008 portant modification de certaines dispositions de la loi n°21/96 du 15 avril 1996 portant fixation et répartition des sièges des Sénateurs;

Loi n°22/96 du 15 avril 1996 portant fixation et répartition des sièges des Députés par province, département et commune

Loi n°16/2011 du 14 février 2012 portant modification de la loi n°24/96 du 6 juin 1996 relative aux partis politiques

Loi n°7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques, modifiée par la loi n° 17/2007 du 29 novembre 2007 et l’ordonnance n°10/2008 du 28 février 2008

Ordonnance n°4/2006 du 22 aout 2006 portant modification et abrogation de certaines dispositions de la loi 7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques modifiée (article 10 nouveau porte création de la CENAP)

Loi n°1/2011 du 25 septembre 2011 relative à la protection des données à Caractère personnel (loi sur la biométrie)

II. Incongruités du corpus légal
1.       Principales incongruités constitutionnelles relatives à l’impossibilité de l’alternance démocratique

Article 9: Consécration du non limitation des mandats du Président de la République (« Il est rééligible »). Consécration du scrutin présidentiel à un tour (le plus grand nombre de suffrages)

Article 89 : Mode de désignation des Juges constitutionnels permettant au pouvoir de s’y aménager une majorité et de contrôler ses décisions dans les matières suivantes:
                - la constitutionnalité des lois,
                - la composition de la CENAP,
                - les contentieux électoraux,
                - le recensement général de la population (prévision du gonflement de corps électoral).

Article 98: Mode de désignation des Conseillers du Conseil National la Communication permettant au pouvoir de s’y aménager une majorité et de contrôler ses décisions en matière des média.

2.       Principales incongruités de la loi organique n°9/2011 du 25 septembre 2011 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi organique n°9/91 du 26 septembre 1991 sur la Cour Constitutionnelle

Article  2, nouveau , notamment les tirets 5 et 6:
- Statue sur la régularité de toutes les élections
-Statue sur le recensement général de la population 

Article  4: Sur le mode de désignation des juges constitutionnels
3.       Principales incongruités des  lois suivantes:
- Loi n°14/96 du 15/04/1996 portant réorganisation territoriale de la République Gabonaise;
- Loi n°21/96 du 15 avril 1996 portant fixation et répartition des sièges des Sénateurs modifiée par la l’ordonnance n°9/2008 du 25 janvier 2008 portant modification de certaines dispositions de la loi n°21/96 du 15 avril 1996 portant fixation et répartition des sièges des Sénateurs;
- Loi n°22/96 du 15 avril 1996 portant fixation et répartition des sièges des Députés par province, département et commune

Article  2 nouveau de l’ordonnance: fixant la répartition des Sénateurs (21)

Article 2 de la loi 22/96: fixant la répartition des Députés
Favorise la province natale du Président de la République que ce dernier confisque au plan politique pour lui assurer une avance sur tout autre candidat (avance sur le nombre de députés, de sénateurs et des voix à l’élection présidentielle)

4.       Principales incongruités de la loi n°16/2011 du 14 février 2012 portant modifications de la loi n°24/96 du 6 juin 1996 relative aux partis politiques
Article 16 : Les partis politiques déclarés exercent librement leur activités dans le cadre fixé par les textes en vigueur. Ils doivent respecter les principes démocratiques, la souveraineté nationale, l’ordre public, préserver et consolider l’unité nationale
5.       Principales incongruités de la Loi n°7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques, et tous les textes subséquents

Article …..: Consécration du scrutin à un tour pour toutes les élections politiques au Gabon. Acquisition de l’élection à la majorité relative (le plus grand nombre de voix) – Empêchement des alliances du second tour.

6.       Sélection par l’argent des candidats aux élections politiques (empêchement de participation aux élections politiques des moins nantis)

Article …..:
Coût des cautions: Le régime d’Ali Bongo a décidé unilatéralement d’élever le cout des cautions pour barrer la route aux candidats de l’opposition. Ainsi il impose des prix suivants :
Election présidentielle: passer de 5 000 000 francs cfa (7500 euros) à 20 000 000 frs CFA (30.000 euros) ;
Elections législatives: 2.500 000 frs cfa (3750 euros) à 5 000 000 francs cfa (7500 euros)
Elections locales :250.000 frs cfa (375 euros) à 
Elections sénatoriales ; de 5000 000 frs cfa (7500 euros) à 10 000 000 frs cfa (15000 euros)

Article …..:
Restriction de la durée de la campagne:  Dans un pays qui n’a quasiment pas de réseau routier fiable, ni des voies de communication et encore moins des compagnies aériennes de transport Ali Bongo et son régime imposent aux gabonais les durées  de 15 jours pour la campagne présidentielle et de 10 jours pour les législatives et locales.

7.       Absence de réglementation équitable relative au coût des campagnes électorales

L’absence de règlementation équitable relative au coup de campagnes électorales donne les pleins pouvoirs au candidat Bongo pour l’utilisation excessive de la richesse volée au peuple gabonais. Ainsi il a un budget de campagne essentiellement puisé dans les caisses de l’Etat, du franc électorale extorqué aux entreprises privées et publiques, à l’énorme budget du parti Etat PDG dont les cadres émargent au budget de l’Etat, à cela il faut ajouter les fonds venus de l’extérieur du Gabon par des circuits maffieux et de l’utilisation de l’administration et des moyens de l’Etat (presse, télévisions et radios, voitures, hélicoptères, bateaux et avions). Le racket mené à grande échelle par les barons du régime des Bongo auprès des commerçants étrangers et entrepreneurs étrangers complète cette liste.

Les concurrents ne bénéficient d’aucun moyen financier ou matériel, même pas le droit de passer à la télévision publique.

8.       Absence de réglementation applicable  relative à l’achat de consciences des électeurs et des organisateurs des élections

Ce manque de réglementation en matière d’achat de conscience favorise la corruption l’étalage de la richesse volée au peuple gabonais par le régime des Bongo lors des campagnes électorales leur permet d’acheter les consciences et de transporter des électeurs pour des votes multiples dans plusieurs bureaux de vote. De même les membres des bureaux de vote sont achetés avec des enveloppes garnies des francs cfa le jour du scrutin pour valider la fraude. La population est noyée dans les cartons de dindons, pour la plupart périmés. Des sommes d’argent sont proposées aux électeurs pour voter le candidat de la dictature des Bongo.

Article …..: Confection de la liste électorale (objet d’inscriptions multiples)
Le régime des Bongo a le monopole de confection des listes électorales. Ainsi, il fait des inscriptions multiples, des listes parallèles comprenant les noms des personnes mortes depuis longtemps, des étrangers, des doublons.  Ces listes expurgées des électeurs de l’opposition ne sont affichées que le jour du vote, sans possibilité de recours.

Article …..: Etablissement de la liste des centres et des bureaux de vote
Le régime des Bongo a le monopole de confection de la liste des centres et des bureaux. Il fait le choix de les installer dans les quartiers acquis à sa cause.

Article …..: Choix des présidents des bureaux de vote.
Le régime des Bongo à lui seul nomme les présidents des bureaux de vote. Ce sont eux qui acceptent les inscriptions des observations sur les procès-verbaux.

Article …..: Absence d’interconnexion des fichiers
Non intégration de l’interconnexion des fichiers et de l’authentification des électeurs dans les bureaux les jours du vote. Cette incongruité permet à n’importe quelle personne d’aller voter pour quelqu’un d’autre. Certains électeurs arrivent au bureau de vote et découvrent que quelqu’un a voté à sa place.

9.       Principales incongruités de l’Ordonnance n°4/2006 du 22 aout 2006 portant modification et abrogation de certaines dispositions de la loi 7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques modifiée (article 10 nouveau porte création de la CENAP)

Article 12 nouveau :  Consacrant le Président de la Cour Constitutionnelle comme autorité de nomination du Président de la CENAP

Article 15 nouveau : La prise de décision du bureau se fait à la majorité simple

Article 18.donnant un rôle officiel à l’armée et aux forces de sécurité leur permettant sur le terrain: intimidation, exaction et répression.

10.   Principales incongruités de la Loi n°1/2011 du 25 septembre 2011 relative à la protection des données à Caractère personnel (loi sur la biométrie)

Article 17 :
Consacrant par sa composition la majorité au pouvoir
Consacrant par son mode de fonctionnement, la prise des décisions en faveur du pouvoir

III. Principales institutions œuvrant pour l’impossibilité d’une alternance  démocratique
Toutes les institutions gabonaises sont occupées par les membres de la famille des Bongo ou de sous fifres qui n’ont aucune pouvoir réel de décision. En utilisant le pouvoir dévolue à ces institutions le régime des Bongo bloque toute alternance démocratique au Gabon.
·         Le Président de la République
·         Le Gouvernement:
·         Ministère de l’Intérieur et ses démembrements
·         Ministère de la Défense
·         Le Parlement
·         Le Senat
·         La Cour Constitutionnelle
·         Le Conseil National de la Communication
·         La CENAP
·         La Commission Nationale pour la Protection des données à caractère personnel

IV. Conditions de la prise démocratique du pouvoir au Gabon
Pour qu’il y ait une prise démocratique du pouvoir au Gabon, il faut restituer le caractère républicain des institutions du Gabon en resituant leurs responsabilités institutionnelles et en nommant des femmes et des d’hommes d’Etat, libres, intègres et impartiaux et non des partisans d’un régime criminel intégré.
1.    La révision de la Constitution de la République
Objectifs:
Limiter à 2 les mandats du Président de la République
Objectifs :
·         Ramener le scrutin à 2 tours pour toutes les élections politiques
·         Déterminer un mode de désignation mi-partisan des juges constitutionnels, des membres du CNC et de la CNPDCP
·         Déterminer un mode de désignation alternatif entre la Majorité et l’Opposition de leurs Présidents
·         Elargir le Parlement aux autres forces vives de la Nation (aux corporations, aux non-politiques)
·         Institutions responsables: Le Président de la République et le Parlement
2. La révision de la loi organique sur la Cour Constitutionnelle
Objectifs:
·         Retirer à la Cour Constitutionnelle la prérogative de déterminer la démographie du pays
·         Retirer à Cour Constitutionnelle la prérogative de nommer le Président de la CENAP et de ses démembrements ainsi que son implication dans la préparation et l’organisation des élections
·         Faire obligation à la Cour Constitutionnelle de procéder au décompte transparent et contradictoire des voix en cas de contentieux électoral
·         Limiter le mandat du Président de la Cour Constitutionnelle
·         Changer le Président actuel de la Cour Constitutionnelle pour ses liens familiaux avec le Président de la République
·         Institutions responsables:
·         Le Gouvernement : le Ministère de la Justice
·         Le Parlement

3. La révision de la loi 14/96 du 15 avril 1996 sur le découpage électoral
Objectif:
·         Donner la primauté au critère démographique pour la détermination des circonscriptions électorales
Institutions responsables:
Le Gouvernement : Le Ministère chargé de l’Intérieur
Le Parlement

4. La révision de la loi n°16/2011 du 14 février 2012 portant modification de la loi n°24/96 du 6 juin 1996 relative aux partis politiques
Objectifs:
·         Retirer au Gouvernement toute possibilité d’empêcher l’expression des partis politiques (article 16)
·         Donner aux partis toutes les possibilités de faire encadrer leurs activités par les forces de sécurité
Institutions responsables:
Le Gouvernement: Le Ministère chargé de l’Intérieur
Le Parlement
5. La révision de la loi 7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques, et les textes subséquents
Objectifs:
·         Définir des cautions  permettant à la classe moyenne de participer aux élections législatives, locales et sénatoriales
·         Elargir le Parlement aux non-politiques
·         Limiter les mandats des Présidents des 2 chambres du Parlement
·         Rallonger la durée des campagnes électorales en fonction du type d’élection
·         Règlementer le financement des campagnes électorales
Institutions responsables:
-          Le Gouvernement : Le Ministère chargé de l’Intérieur
-          Le Parlement

6. La révision de la loi sur la CENAP
Objectifs:
·         Elever la CENAP au rang d’institution constitutionnelle : Commission Nationale Electorale (CNE)
·         Définir un mode désignation du Président,  alternativement partisan entre la majorité et l’opposition selon l’agenda des élections.
·         Confier toutes les opérations d’organisation des élections à la CNE : de la confection de la liste électorale à la proclamation des résultats
·         Ecarter les forces de défense de l’organisation des élections
Institutions responsables:
Le Gouvernement : le Ministère de l’Intérieur
Le Parlement



7. La révision de la loi n°1/2011 du 25 septembre 2011 relative à la protection des données à caractère personnel (loi sur la biométrie)
Objectifs:
·         Définir un mode de désignation du Président,  alternativement partisan entre la majorité et l’opposition selon l’agenda des élections
Institutions responsables:
Le Gouvernement: Ministère de l’Intérieur
Le Parlement
IV Conclusion sur la prise démocratique du pouvoir au Gabon
La démocratisation de la société gabonaise peut nous éviter les affres d’un conflit aux conséquences incalculables pour notre peuple. Si le pouvoir pouvait être prit démocratiquement pourquoi faire la guerre ?
Au Gabon, il n’est pas possible de prendre le pouvoir démocratiquement car, celui-ci est confisqué. Les choix laissés aux gabonais sont la collaboration, la résignation et la violence. Puisque tous les accords pour une transition démocratique échouent par la seule volonté du pouvoir des Bongo. Alors, étant tous conscients de ces faits, comment lutter pour changer les choses et assurer l’avenir de ce pays aux potentialités économiques énormes ? La population gabonaise vit dans un pays aux commodités fallacieuses. Les caméléons et les putes politiques soutiennent des certitudes affichées. Ils se rendent presque hermétiquement fermés à tout discours et à tout changement évolutif. Comment faire changer les choses ? Quelle morale et quel sentimentalisme peut-on avoir dans la lutte contre un système oppressif, arbitraire et totalitaire. L’illégitimité seul du régime des Bongo ne suffit-il pas à légitimé toutes formes de luttes pour abattre cette ethno dictature de plus de quarante ans ? Nous devons réfléchir sur l’éventail de proposition de voies pour y parvenir en confrontant nos idées à la réalité du terrain. C’est à mon humble avis la tâche à laquelle, nous qui constituons la trame de la nouvelle génération d’opposant et non de dissident, initiés sur les grands enjeux de ce monde, devront être atteler : à réfléchir sur les moyens d’opérationnalisation des idées et les moyens pour chasser le régime des Bongo. Les autoriser à organiser une énième mascarade électorale est une bouffée d’air, une seconde vie que l’on donne au régime enfin que celui-ci se maintienne. D’autant plus que le pouvoir, qui est maitre du jeu, ne donne aucune garantie de transparence. Il nommera qui il veut comme député et pourquoi ne s’arrogera t-il pas les 100%. Ceux qui vont participé à cette mascarade électorale ne serviront que de caution démocratique à des élections truquées d’avance.