vendredi 24 février 2017

Les forces françaises protègent les dictateurs en Afrique.


Les forces françaises au Gabon ont pour mission de protéger la dictature des Bongo Ondimba, quelque soit le régime de droite ou de gauche au pouvoir en France. Les gabonaises et les gabonais doivent se faire une raison et chercher les moyens de se libérer du joug du colonialisme et de la dictature d'une famille. Ce n'est pas la peine de se faire bercer d'illusions fournis par des hommes politiques français qui prétendent être pour la démocratie et les droits humains alors qu'en sous main ils installent et soutiennent des dictatures les plus criminogènes et les plus liberticides de la planète. OBO dans une vidéo l'a clairement dit: quelque soit l'homme politique, de gauche ou de droite qui arrive au pouvoir en France, il appliquera la même politique, parceque la France sans l'Afrique n'est rien. Les accords signés par BOA et Sarkozy en 2010 renforcent cette dépendance et annihile la souveraineté du peuple gabonais.

Haute trahison de BONGO ONDIMBA ALI


Les armes restent-elles la dernière solution
pour la libération du Gabon?
L'accord signé par BOA en 2010 avec son pays de rechange la France, puisqu'il a maintenant la nationalité française pour services rendus, est un acte de haute trahison contre le Gabon et son peuple. Il viole la constitution, le serment constitutionnel et constitue un parjure.
 
En effet cet accord stipule que « les forces françaises stationnées ont la faculté de circuler sur le territoire de la République gabonaise, y compris dans sa mer territoriale et son espace aérien. La liberté de déplacement dans les eaux territoriales gabonaises comprend notamment l’arrêt et le mouillage en toutes circonstances » ; aucune taxe ni loyer n’est par ailleurs demandé aux Forces françaises au Gabon, à l’inverse de ce qu’il est de coutume dans la plupart des pays ; par ailleurs l’accord consacre aussi une totale impunité des militaires français en poste au Gabon, même si ces derniers entraînent la mort pendant leur activité. Autrement dit ils peuvent tuer des gabonais et perpétrer des crimes de masse en toute impunité, après tout pour ces français les gabonais ne sont pas des êtres humains mais des primates à peine évolués.

Si l'on s'en tient à l'article 12 de la Loi fondamentale, " Lors de son entrée en fonction, le président de la République prête solennellement serment, devant le Parlement et la Cour constitutionnelle. La main gauche posée sur la Constitution, la main droite levée devant le drapeau national : Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d'assurer son bien-être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la Constitution et l’État de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d'être juste envers tous."

Quand une armée étrangère s'installe au Gabon et circule librement en toutes circonstances, bénéficiant d'une totale indépendance d'actions, consacrant une impunité totale même si leurs actions entrainent des morts d'hommes et des dommages, cela s'appelle la perte de la souveraineté et donc d'indépendance.

Les barbouzes de l'armée française au service du dictateur dans son armée privée la "GR" auteur des pires exactions pendant la crise post électorale. C'est ceux la qui ont bombardé sous les ordres de BOA le QG de Jean PING, Président élu dans la nuit du 31/08/2017.
Quand BOA signe un tel accord il trahi le peuple gabonais qui se retrouve à la merci d'une armée d'occupation. Cette armée s'est rendu complice d'assassinats odieux des escadrons de la mort qui se sont perpétrés après les élections d'août 2016 au Gabon. Elle n'est pas la pour protéger les gabonais. Pire certains de ses éléments ont participé à l'attaque du QG de Jean Ping qui a fait 17 morts et de nombreux portés disparus. Comme elle l'a déjà fait au Rwanda en protégeant les génocidaires et en couvrant leur fuite elle protége ses complices au pouvoir. Elle a renforcé son dispositif à la veille des élections présidentielles pour protéger les criminels du régime mis au pouvoir par ce pays, garantir la confiscation du pouvoir et empêcher le président élu Jean Ping de prendre le pouvoir.

Donner une telle liberté à une armée étrangère qui s'est illustré par des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité en Algérie, au Cameroun, au Sénégal, au Rwanda, au Vietnam et au Gabon en 1990 relève de la haute trahison. Il est temps de prendre des résolutions fermes pour arrêter ce traite  tyran et de le juger. Nous devons avoir conscience que BOA est une marionnette manipulée par le véritable ennemi du Gabon: La FranceAfrique, la nébuleuse terroriste et mafieuse des gouvernements français et de ses entreprises du CAC40.


Paludisme : la propagation inquiétante de la résistance au traitement


Un cas de résistance au principal traitement contre le paludisme a été observé pour la première fois en Afrique. Une mauvaise nouvelle pour la lutte contre cette maladie qui a fait plus de 400.000 morts dans le monde en 2015.


C'est une découverte préoccupante pour les efforts mondiaux de contrôle du paludisme, qui a fait plus de 400.000 morts dans le monde en 2015 : Plasmodium falciparum, le parasite responsable du paludisme, devient plus résistant aux traitements. Après l'Asie du Sud, un cas de résistance au principal médicament, l'artémisinine, a été observé pour la première fois en Afrique, révèle une étude publiée dans le New England Journal of Médicine.

L'artémisinine, dernier antipaludéen qui résiste encore au parasite

L'artémisinine est la principale arme contre cette maladie transmise par des moustiques, qui a touché 214 millions de personnes en 2015, surtout en Afrique subsaharienne chez les jeunes enfants. Cette équipe internationale de recherche a identifié l'origine africaine de ce parasite résistant à l'artémisinine, détecté chez un malade chinois qui avait voyagé de Guinée Équatoriale en Chine. Normalement, l'artémisinine, combinée à un autre antipaludéen, élimine les parasites du sang en trois jours.
Mais dernièrement des souches du parasite en Asie du Sud sont devenues plus résistantes à l'artémisinine. Cette résistance est encore partielle et la majorité des malades guérissent, cela leur prend juste plus de temps. Toutefois, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et tous les experts redoutent que le Plasmodium falciparum ne finisse par développer une résistance totale à l'artémisinine, comme c'est déjà le cas pour les autres antipaludéens.

"Un revers majeur dans la lutte contre le paludisme"

Cette nouvelle étude a été menée par Jun Cao de l'Institut Jiangsu des maladies parasitaires, en Chine. Celui-ci a pu confirmer que le parasite était porteur d'une nouvelle mutation dans un gène dit K13, le principal agent de la résistance à l'artémisinine en Asie. L'origine africaine de cette mutation a été établie par un séquençage génétique effectué par Arnab Pain, professeur de bio-science à l'Université des sciences et technologies du roi Abdallah, en Arabie saoudite. "La propagation de la résistance à l'artémisinine en Afrique serait un revers majeur dans la lutte contre le paludisme" puisque ce médicament est la seule arme efficace contre cette maladie pour le moment, souligne le professeur Pain. "Il est de ce fait très important de surveiller régulièrement la résistance à l'artémisinine dans le monde".
Les premières souches résistantes sont apparues en 2008 au Cambodge. Le rôle clé du gène mutant K13 a été découvert en 2014 par des chercheurs de l'Institut Pasteur à Paris et au Cambodge. La stratégie actuelle pour traiter les patients infectés par des parasites résistants est de recourir à une combinaison de médicaments, surtout d'anciens antipaludéens plus efficaces pendant un certain temps, comme on fait avec les antibiotiques.
LL avec AFP

jeudi 23 février 2017

Ayons une nouvelle perspective de la lutte de libération

Chers compatriotes


Les rebuts de la société qui ne se retrouvent dans les corps armés que comme instruments de répression au service d’une caste de criminels ne connaissent que deux formes de lutte: la première est le massacre des enfants et des populations désarmées. La seconde c'est le pillage et la fuite devant des populations décidées d'en découdre, avec des armes ou non.

Ce temps est proche, les populations vont en découdre avec ce régime criminel et sanguinaire vu la défaillance d'une communauté internationale prompte à soutenir des dictateurs qui garantissent leurs intérêts.




Ce régime vient de franchir un niveau inacceptable en s'en prenant aux enfants qui, pacifiquement, ne demandaient que leur droits constitutionnels à l'instruction. Il n'y a désormais aucune justification morale pour défendre ce régime. Ceux qui le font sont désormais des complices de ses actes criminels. Ils devront en répondre devant le tribunal du peuple.


La volonté populaire a, par les urnes, retiré toute légitimité à BOA le 27 août 2016. Par les armes il a confisqué la légalité au prix des centaines de victimes. Il maintient une répression sanglante contre tous et par devers tout. Notre libération ne nous laisse pas d'autres choix que de nous soulever contre la tyrannie. BOA nous impose le choix des armes, nous devons nous y attelés.

Grève des élèves du Lycée Technique de Libreville
revendiquant leurs bourses et des conditions d'études minimales

Nous, gabonaises et gabonais, devrons savoir que l'objectif est la destitution de BOA et de son gouvernement inique et la mise en place d’un exécutif provisoire, fort, crédible et républicain; l’abrogation de la Constitution rédigée et adoptée par le seul PDG; le remboursement obligatoire de tous les milliards de dollars volés au Gabon par les Bongo et leurs complices; la saisie des biens spoliés au peuple gabonais; la dissolution de toutes les chambres dites parlementaires des Bongo-PDG et du Conseil économique et social des Bongo-PDG; la dissolution des chambres judiciaires, notamment de la Cour constitutionnelle des Bongo-PDG ainsi que ses annexes chargées des élections en faveur du PDG et des Bongo ; la dissolution du parti-Etat-Bongo-PDG pour détournements massifs de biens, deniers publics et fraudes électorales ; la convocation de la 2e conférence nationale cette fois souveraine et la mise en place d’une Assemblée constituante; l’adoption d’une nouvelle Constitution par référendum et l'adoption d’un nouveau découpage électoral et d’une nouvelle loi électorale; l’installation du nouveau président de la nouvelle République et nomination d’un nouveau gouvernement; et, enfin, l’élection du nouveau Parlement et le renouvellement des chambres judiciaires. C’est notre volonté parce que c'est la volonté populaire des Gabonais. La communauté internationale doit le savoir, nous y parviendrons quitte à nous allier avec le bon Dieu ou le diable s'il le faut.


Nous avons plusieurs fois essayé par les urnes, le pouvoir Bongo pdg refusant chaque fois la défaite, nous a volé chaque fois nos victoires, nous avons échoué.

Nous avons à plusieurs reprises essayé par le dialogue,  nous avons échoué. 

Nous avons essayé par nos marches pacifiques pour demander notre liberté, BOA nous a fait tiré dessus et beaucoup de nos compatriotes ont payé le prix fort pour ces marches pacifiques.

Nous avons essayé l'aide et le soutien de la communauté internationale, ce soutien a été torpillé par les complices français de la dictature BOA, nous avons donc échoué.

Nous avons essayé les grèves, nous avons paralysé l'administration, mis à mal l'économie, bloqué le fonctionnement régulier de toutes les composantes non militaires du Gabon, le régime BOA reste accroché tel un morpion dans une partie intime.

Nous avons essayé le battage médiatique international, les marches dans les principales villes du monde entier, les rencontres avec des hommes politiques justes et libres et les ONG, la justice nationale et internationale, nous n'avons toujours rien.

Comment alors s'étonner que l'exaspération du peuple gabonais ne prenne pas le masque de la violence?

Par quel moyen parviendrons nous à libérer notre pays de ces sangsues?.

Par les larmes et par les pleurs? les tonnes des larmes versées par le peuple Gabonais en un demi siècle de dictature dépassent de loin les eaux de notre fleuve L'Ogooué. Par les cris et pleurs de notre peuple rendraient sourd toute personne normale et feraient d'un sourd un entendant. Par les fleurs, certains s'y sont consacrés en entrant dans le régime, ils y ont été convertis à l'imposture. Par les prières Dieu nous entend mais tarde à s'exécuter, il est vrai que temps des hommes n'est pas celui de Dieu, mais la douleur et la misère sont telles qu'il n'est plus possible de supporter. Par les armes? C'est la seule voie qui n'a pas été éprouvée jusqu'à lors.

C'est une question à laquelle chaque gabonaise et chaque gabonais se doit de répondre.
Pour notre part, nous avons choisi le pis-aller. On nous a dit par tous les moyens? Alors que reste-t-il comme moyen? Nous disons chiche.

dimanche 19 février 2017

Connaitre l'ennemi du peuple gabonais c'est faire un grand pas vers sa libération.





Un «ami» belge m'a posé la question de savoir ce qu'est la françafrique. La réponse la plus plausible que j'ai pu lui donner est que la françafrique est un réseau criminel intégré, une nébuleuse mafieuse et terroriste composée des entreprises françaises, des hommes politiques français de droite et de gauche, des militaires français, des dictateurs africains et leurs affidés, des affairistes mafieux, voleurs et des assassins, tous pour la plupart membres des sociétés secrètes. Leurs buts, au nom des intérêts particuliers de la France, des sociétés françaises et de ses hommes politiques, est de maintenir l'Afrique  dans la dépendance pour continuer l'oeuvre de l'esclavage et de la colonisation; pour continuer le pillage de ses richesses, de ses matières premières; pour propager l'obscurité et la misère dans le continent africain aux fins que les peuples africains ne se développent pas.


Il m'a répondu en me disant: « Mais que crois-tu que la Belgique fait dans ses ''ex'' colonies depuis Léopold II? Si la France a inventé le travail forcé et le servage, nous avons en plus de ça inventé les ''manches courtes'' et les ''manches longues'' pour les nègres qui n'apportaient pas suffisamment la production journalière de caoutchouc ou d'autres productions agricoles demandées. Nous avons assassiné Lumumba et tous ceux qui allaient à l'encontre de nos intérêts, nous avons fabriqué des tyrans que nous avons installé au Congo, au Rwanda et au Burundi pour garantir nos intérêts et pour donner un semblant d'indépendance, nous avons saboté l'éducation dans nos colonies aux fins que ces nègres soient des bons ouvriers et de bons musiciens plutôt que des diplômés, des intellectuels, des docteurs ou des ingénieurs. Pour nous garantir la fidélité de nos dictateurs, nous avons fabriqué des opposants à ces régimes. Nous les avons installés chez nous, dans la dépendance sociale, pour mieux les contrôler. Je pourrai te démontrer que ce que fait la France dans ses ''ex'' colonies, la Belgique qui est devenue premier producteur mondial de cuivre et d'uranium sans avoir un seul gramme de ces minerais dans son sol, le fait avec brio et même avec challenge, avec en plus le cynisme et l'hypocrisie qui nous caractérisent quant il s'agit d'intérêts. Pour moi la France vous caresse avec de belles paroles en vous promettant liberté et démocratie, certes avec le dos de la cuillère, mais c'est pour mieux vous avaler. Et naïvement vous croyez en sa bonne foi de "pays des droits de l'homme" parce qu'elle vous a formé vos premiers diplômés à l'aube des indépendances factices, alors que nous les belges prévoyons le faire cinquante ans plus tard. Vous oubliez les paroles du général De Gaulle à propos de l'éducation dans les colonies: « des lycées pourquoi faire? Plutôt des ateliers et des centres d'apprentissage pour former des bons ouvriers».
Pour tout te dire, ce que nous avons reproché à Hitler ce n'est pas les pillages des richesses, les crimes, les destructions et les assassinats de masse, les génocides qu'il a commis. La France, la Belgique, le Royaume-Uni, les États-Unis, etc, l'ont fait et continuent à le faire. Ce que nous avons reproché à Hitler c'est d'avoir appliqué ces procédés à nous les blancs, c'est là son seul crime. Alors si vous ne faites pas comme les vietnamiens ou les algériens votre dépendance sera perpétuelle

Lorsque cet «ami» m'a senti circonspect il m'a dit ''ce n'est pas contre toi que je parle'' et m'a posé la question de savoir ce qui me gênait dans ce qu'il avait dit. Était-ce le terme «nègre» ou la réalité de ce qu'il avait évoqué, avait-il ajouté. Je lui ai répondu que rien ne me gênait dans ce qu'il avait évoqué et encore moins le terme nègre qu'il a utilisé pour décrire une réalité. J'ai ajouté que les peuples colonisés du monde entier ont tous commis la même erreur: ils ont été bercés par l'illusion des cloches de l'angélus et se sont réveillés enchaînés, au tonnerre du canon, dépouillés de leurs terres et de leur liberté. Ces peuples ont un mauvais rapport avec la vérité. Ils préfèrent plutôt un mensonge qui endort qu'une vérité qui dérange.

Évidemment comment peut-on se libérer d'une réalité que l'on ignore, ou que l'on feint d'ignorer? Il n'y a que les peuples qui ont accepté la vérité qui dérange plutôt que le mensonge qui arrange. Ceux-là ont réussi à se libérer. La vie n'est pas une fatalité, mais elle le devient quand on l'accepte comme telle. Il faut regarder la réalité en face et décider entre la fatalité d'une existence décidée par ses tortionnaires et l'exaltation qu'offre le sentiment d'être enfin libre. Libre d'être débarrassé d'un système d'exploitation des ressources humaines et naturelles par un réseau criminel intégré, la nébuleuse mafieuse et terroriste nommée françafrique. Si je connais mon ennemi je peux identifier ses points faibles et donc le combattre et le vaincre. Dans le cas contraire je tourne en rond en me berçant d'illusions.
Alors comme l'a dit Martin Luther King, «chacun d'entre nous a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes»

samedi 4 février 2017

L'éditorial du Dr Bellarmin MOUTSINGA

L'éditorial du Dr Bellarmin MOUTSINGA

On ne l'a pas assez dit: les Fils et les Filles de Dieu tiennent dans leurs mains l'avenir des nations. Le Psaumes 2: 8 dit "Demande-moi et je te donnerai des nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession". Il est aussi écrit que les cieux appartiennent à l'Eternel mais qu'il a donné la terre aux hommes (psaume 115: 16)

Cela signifie clairement que le Gabon n'appartient nullement aux forces des ténèbres qui répandent sur le pays, les crimes rituels, le cabossage systématique de l'Etat, le viol cognant de sa souveraineté, le pillage écrasant des ressources du pays, la déchéance homosexuelle, l'invocation ouverte des démons, la destruction piétinante de notre tissu scolaire et sanitaire, bref les foudres diaboliques du Mal et l'incurie galopante.

Les gabonais ont soif de justice et de vérité. Ils veulent avancer et progresser. Le pays leur appartient. Du fond de leurs coeurs, ils soupirent après leurs rêves de liberté et de dignité! Ils savent bien que Ali Bongo n'a jamais rien gagné au Gabon, ne gagnera jamais rien, que les pédégistes sont des voleurs compulsifs et des vindicatifs anti-nationaux qui s'accommodent de la destruction sauvage du pays et qui l'organisent avec leur maitre à penser, la France.

Il est malheureux de voir que certains, dans l'opposition, sous prétexte de pseudo-stratégie de prise de pouvoir ou de tactique politicienne famélique ont peur de dénoncer ouvertement la France, de le dire à haute et intelligible voix. Notre problème est moins le régime d'Ali Bongo que le pillage du pays par la France qui place à la tête de notre pays des médiocrités fusionnelles, des cancres rédhibitoires, des apparatchiks détrousseurs des biens de notre pays. Même l'UE aujourd'hui se méfie des obstructions que la France pourrait induire aux textes des sanctions qu'elle vient d'adopter. Quelle est cette France qu'on veut tellement ménager puisque c'est sur elle qu'il faut compter pour y arriver? De Valls à Ayrault, de Hollande à nos attentes, nous savons désormais à quoi nous en tenir: à l'ordre pérenne d'un redoutable système de la mêmeté. 

Oui, nous devons dire que la Gauche et la Droite françaises ont ensemble pilonné l'Afrique et mis le Gabon en coupe réglée, sans vergogne aucune, pendant des années, et ça les a toujours arrangés de conserver les Bongondimba au pouvoir, eux qui ont vendu leur âme au diable contre le Gabon, pour un enrichissement illicite, pour recevoir quelques prébendes élocutoires. Comment peut-on vendre ainsi la terre de ses ancêtres, la brader toute honte bue, comment, comment peut-on si profondément trahir les siens sans vergogne aucune ?

Dieu! un homme vaut par ses valeurs! comment un demi-siècle d'indépendance politique nous a-t-il conduit à autant de vilenie, de puanteur et de boue, dans un pays effaré où un frère doit coucher avec sa soeur pour avoir le pouvoir, où un homme doit coucher avec sa mère, qu'il a jadis tendrement appelée maman, pour un poste de ministre ou je ne sais quelle autre saleté disjonctive ? Aya! on est où, on est où là? Et c'est ça qui veut continuer de nous gouverner? Quel modèle lisent nos enfants à longueur de journée? Un homme doit coucher avec un autre homme pour quelques privilèges douteux et éphémères?

Une femme doit coucher avec une autre femme pour accéder à quelques strapontins. Ce n'est ni plus ni moins qu'apporter la malédiction dans le pays. Et c'est cette chose-là qu'on nomme malédiction que Accrombessi et sa bande de mystiques cruels ont amené dans le pays. Bon sang! ouvrez les yeux et regardez: où en est le pays pour s'en convaincre définitivement? Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir! et aujourd'hui, il s'est volatilisé dans la nature avec le trésor public du Gabon. Dieu du Ciel que j'invoque, poursuis Accrombessi, atteins-le et exerce tes jugements contre lui, pour tout le mal qu'il nous a fait si arrogamment.

En quoi nous devons d'abord récupérer notre pays spirituellement. Je prie ceux qui ne croient pas en Dieu de passer leur route. Je parle ici, prioritairement aux croyants, à ceux qui pensent que dire que Jésus-Christ est Seigneur n'est pas phrase vaine.

C'est Dieu qui établit les rois et c'est Dieu qui renverse les rois. Il est écrit que la prière fervente du juste a une grande efficacité! Dites amen bien! Oui, la prière du juste a une grande efficacité. Prions pour le Gabon, reprenons notre pays dans le combat à genoux en sa faveur, oui, alleluia, continuons de jeûner, même un jour par semaine pour notre pays, sans boire ni manger, en criant à Dieu notre misère, nos larmes et notre désarroi. Bousculons le Ciel et délogeons les ténèbres qui veulent nous mentir, frappons! Cognons! Comme dit le prophète Joèl, "de vos hoyaux, forgez des épées, et de vos serpes des lances! Que le faible dise: Je suis fort!" Alleluia! Les ténèbres ne règneront pas à toujours dans notre pays.

Les Gabonais ne seront pas toujours maltraités, tyrannisés, terrorisés. Ils sont chez eux, oh! Il est possible d'inverser cette tendance démoniaque à la tyrannie et la maltraitance du peuple par un travail silencieux, patient, persévérant dans la prière et dans le jeûne. C'est Georges Washington qui disait que la prière à Dieu au nom de Jésus-Christ est plus puissante qu'une décharge nucléaire! Et Marie Stuart II, reine d'Ecosse de dire: "Je ne crains nullement l'armée d'Angleterre comme je redoute les prières de John Knox". John Knox a libéré son pays, lui qui priait 15 heures par jour au point de dire à Dieu "Oh God, give me Scotland or I die!"

Chrétiens du Gabon, vous qui avez toujours cru en notre Seigneur Jésus-Christ malgré tout, si nous aimons notre pays, repartons à ce que nous croyons, filons vers Dieu, allons trahir (comme diraient les petits enfants) Ali Bongo chez Dieu, car c'est Dieu qui renverse les rois, comme il en établit. Il a fait trop de mal au pays et il plastronne à la tête du Gabon pendant que des criminels en col souillé se pavanent dans le pays sans être arrêtés et jugés, non! La justice existe, établissons-là par le travail de l'intercession continuelle. Que ceux qui sont baptisés dans le Saint-Esprit chauffent l'invisible et l'incendient par des prières en langues brutales et déterminées, jour après jour. Même si votre pasteur est un soudard du PDG, ignorez-le car certains d'entre ces soit-disant pasteurs ont pour dieu, leur ventre, et travaillez dans l'invisible. Que Dieu vous bénisse et vous élève pleinement.

Un dernier verset pour la route. Il est de l'apôtre Paul:
"Je fléchis mes genoux devant le Père, de qui toute famille dans le Ciel et sur la terre tire son nom". (Ephésiens 3: 14-15). Se mettre continuellement à genoux devant Dieu te donnera un nom, et donnera au Gabon un Nom et une respectabilité. On reviendra aux fondamentaux culturels et éthiques de ce que Dieu recommande de toute éternité à chaque être humain.
Je vous bénis au nom tout puissant de Jésus-Christ, devant lequel un jour toute âme humaine fléchira.

Dr Bellarmin MOUTSINGA

mardi 31 janvier 2017

L'Europe condamne les fraudes électorales du régime d'Ali Bongo au Gabon


Après la résolution du parlement de l'UE, il ne reste plus qu'aux pays européens, membres de l'Union européenne, de reconnaître Jean Ping comme Président  de la République gabonaise.
Voici la résolution du Parlement européen sur la crise de l’état de droit en République démocratique du Congo et au Gabon (2017/2510(RSP))   
B8-0126/2017
Le Parlement européen,
–  vu ses résolutions précédentes sur la République démocratique du Congo (RDC),
–  vu les communiqués de la délégation de l'Union européenne en République démocratique du Congo sur la situation des droits de l'homme dans le pays,
–  vu la déclaration de Federica Mogherini, vice-présidente de la Commission/haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, du 18 décembre 2016, sur le fait qu’il n’a pas été possible de parvenir à un accord en RDC,
–  vu la déclaration du 23 novembre 2016 du porte-parole de la VP/HR sur les efforts politiques déployés actuellement en RDC,
–  vu les conclusions du Conseil du 23 mai 2016 et du 17 octobre 2016 sur la RDC,
–  vu les déclarations locales de l’Union des 2 août 2016 et 24 août 2016 sur le processus électoral en RDC, effectuées dans la foulée du lancement du dialogue national en RDC,
–  vu les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sur la RDC, en particulier la résolution 2293 (2016) sur la reconduction du régime de sanctions contre la RDC et le mandat du groupe d'experts et la résolution 2277 (2016), qui a reconduit le mandat de la mission de stabilisation des Nations unies en RDC (MONUSCO),
–  vu les communiqués de presse du Conseil de sécurité des Nations unies des 15 juillet et 21 septembre 2016 sur la situation en RDC,
–  vu le rapport annuel du haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, publié le 27 juillet 2015, sur la situation des droits de l'homme en RDC,
–  vu les rapports du Secrétaire général des Nations unies du 9 mars 2016 sur la mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC ainsi que sur la mise en œuvre de l'accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région,
–  vu les communiqués de presse communs des 16 février 2016 et 5 juin 2016 publiés par l'Union africaine, les Nations unies, l'Union européenne et l'Organisation internationale de la francophonie sur la nécessité d'un dialogue politique ouvert à tous en RDC et sur l'engagement de ces organisations à soutenir les acteurs congolais dans leurs efforts en vue de la consolidation de la démocratie dans le pays,
–  vu l'accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, signé en février 2013 à Addis-Abeba,
–  vu le rapport final de la mission d’observation électorale de l’Union européenne,
–  vu la déclaration conjointe du 24 septembre 2016 de la VP/HR Federica Mogherini et de Neven Mimica, membre de la Commission chargé de la coopération internationale et du développement, à la suite de la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle par la Cour constitutionnelle du Gabon,
–  vu la déclaration du 11 septembre 2016 du porte-parole de la VP/HR sur le Gabon,
–  vu le communiqué de presse du 1er septembre 2016 de l’Union africaine condamnant les violences du conflit postélectoral au Gabon et appelant à une résolution pacifique de ce conflit,
–  vu le rapport annuel de l'Union européenne sur les droits de l'homme et la démocratie dans le monde en 2015, adopté par le Conseil de l’Union européenne le 22 juin 2015,
–  vu le programme indicatif national 2014-2020 du 11e Fonds européen de développement, qui donne la priorité au renforcement de la démocratie, de la gouvernance et de l’état de droit,
–  vu la Constitution congolaise et la Constitution gabonaise,
–  vu la charte africaine des droits de l’homme et des peuples de juin 1981,
–  vu la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance,
–  vu l’accord de Cotonou,
–  vu l'article 123, paragraphe 2, de son règlement,
A.  considérant qu'un certain nombre de dirigeants politiques africains ont tenté de se maintenir indûment au pouvoir, en dépit des limites constitutionnelles, des processus électoraux menés ou des vives protestations populaires, plongeant ainsi leurs pays dans une longue période de crise et d’instabilité;
B.  considérant que, tout récemment, Ali Bongo, le président gabonais sortant, au pouvoir depuis la mort de son père, Omar Bongo, en 2009, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle de 2016; que les observateurs internationaux, et en particulier la mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne, ont relevé d’évidentes anomalies dans la consolidation des résultats;
C.  considérant que Jean Ping, son principal adversaire, a immédiatement contesté ces résultats; qu’un recours pour irrégularité et recomptage a été déposé à la Cour constitutionnelle, qui a fini par confirmer les résultats; que, néanmoins, l’examen du recours n’a pas dissipé tous les doutes entourant les résultats de l’élection présidentielle;
D.  considérant qu’à la suite des résultats, des manifestations de rue ont éclaté à travers le pays et ont été violemment réprimées; que la crise postélectorale a entraîné une importante détérioration de la situation des droits de l’homme au Gabon, caractérisée par un accroissement des arrestations ciblées par les autorités et des violences parmi les civils, causant la mort d’un certain nombre de personnes;
E.  considérant que le président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, a retardé les élections et est resté au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel; que ceci a entraîné des tensions politiques, des troubles et des violences sans précédent dans tout le pays, causant la mort de nombreuses personnes;
F.  considérant qu’en conséquence, les responsables de la sécurité et du renseignement congolais s’en sont pris aux représentants de l’opposition et de la société civile qui s’opposent au pouvoir en place; que les groupes de défense des droits de l’homme font continuellement état de l’aggravation de la situation en ce qui concerne les droits de l’homme et la liberté d’expression et de réunion en RDC, comme le recours à une force excessive contre des manifestants pacifiques, les arrestations et détentions arbitraires et les procès répondant à des motivations politiques;
G.  considérant qu’en décembre 2016, on a assisté à une escalade de la violence après la date d’expiration du mandat du président Kabila, causant des dizaines de morts dans des affrontements entre manifestants et forces de sécurité;
H.  considérant que la situation est aggravée par la persistance et le renforcement de l'impunité en RDC;
I.  considérant que la liberté des médias en RDC et au Gabon s’est gravement détériorée et qu’elle est restreinte du fait que les journalistes font constamment l’objet de menaces et d’attaques; que des médias et des stations de radio ont été fermés par les autorités et qu'internet et les réseaux sociaux ont fait l'objet de restrictions;
J.  considérant que le fait que les élections présidentielles et législatives se déroulent dans ces pays dans la paix et la transparence et dans les délais aurait largement contribué à relever le défi du progrès démocratique et de l’alternance du pouvoir auquel la région d’Afrique centrale est confrontée;
K.  considérant que le programme indicatif national 2014-2020 du 11e Fonds européen de développement donne la priorité au renforcement de la démocratie, de la gouvernance et de l’état de droit; qu’aussi bien les partenaires européens qu’africains ont tout intérêt à ce que la démocratie continue de se développer et à ce qu’un système constitutionnel pleinement fonctionnel s’installe;
Gabon
1.  s'inquiète profondément de la crise politique au Gabon et des violences qui ont lieu entre manifestants et forces de sécurité à la suite de la proclamation des résultats préliminaires de l'élection présidentielle de 2016;
2.  condamne vivement toutes les violences perpétrées, les violations des droits de l’homme, les arrestations arbitraires et les détentions illégales, l’intimidation politique de la société civile et des membres de l’opposition ainsi que les violations de la liberté de la presse et de la liberté d’expression avant et après les élections présidentielles; demande la libération de tous les prisonniers politiques;
3.  demande instamment aux autorités gabonaises de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir en toutes circonstances le respect de la démocratie, de l’état de droit, de la bonne gouvernance et des principes des droits de l’homme, y compris la liberté d’expression et la liberté de la presse, dans le respect des obligations internationales du Gabon;
4.  invite tous les acteurs politiques ainsi que les autorités judiciaires actuellement engagés dans le contentieux postélectoral à faire preuve de responsabilité et de retenue, et notamment à s’abstenir de toute incitation à la violence;
5.  regrette que le processus de recours ayant attribué la victoire à Ali Bongo se soit déroulé d’une manière opaque, et que les irrégularités constatées dans certaines provinces n’aient pas été suffisamment prises en compte par la Cour constitutionnelle, et notamment dans le Haut-Ogooué, fief d’Ali Bongo;
6.  considère que les résultats officiels de l’élection présidentielle manquent de transparence et sont extrêmement douteux, ce qui a pour effet de remettre en cause la légitimité du président Bongo; regrette que la classe dirigeante du Gabon ait manqué l’occasion offerte par l’élection présidentielle de montrer à la communauté internationale qu'elle est en mesure d'organiser une élection ouverte et équitable et de faire preuve de la plus grande responsabilité dans tout le processus électoral;
7.  demande, dès lors, que le recomptage des voix ne soit pas simplement porté devant la Cour constitutionnelle, mais également devant l’Union africaine et les Nations unies; demande le lancement de la mission postélectorale de l’Union africaine, initialement prévue en septembre 2016;
8.  déplore profondément le fait que, contrairement au protocole d’accord signé avec le gouvernement gabonais, la MOE de l’UE n’ait eu qu’un accès limité aux étapes de centralisation des résultats au niveau des commissions électorales locales (CEL) et au siège de la commission électorale nationale (CENAP) à Libreville, et par la suite au processus de recours constitutionnel, et que la MOE de l’UE ait ainsi été empêchée de vérifier la légitimité du processus électoral présidentiel;
9.  dénonce fermement les manœuvres d’intimidation et les menaces dont les membres de la MOE de l’UE ont été victimes, ainsi que les mises en cause des principes de neutralité et de transparence de la MOE, et demande instamment aux autorités du Gabon de pleinement mettre en œuvre et respecter les recommandations figurant dans le rapport final de la MOE de l'UE;
10.  rappelle qu’une opposition libre est indispensable à tout système démocratique et à la tenue d’élections équitables; demande aux autorités gabonaises de promouvoir et de faciliter un environnement politique participatif et pluripartite;
11.  prend acte du lancement d’un dialogue national, tel que proposé par Ali Bongo, le 14 novembre 2016; rappelle cependant que la principale figure de l’opposition, Jean Ping, refuse d’y participer et souhaite lancer son propre dialogue national; émet par conséquent des réserves quant à la crédibilité et à la pertinence de tels processus, et insiste sur la nécessité et l’urgence d’une concertation ouverte et transparente pour mettre fin à la crise postélectorale;
12.  invite instamment le gouvernement du Gabon à procéder à une réforme approfondie et rapide de la procédure électorale afin de l’améliorer et de la rendre totalement transparente et crédible; souligne que les autorités gabonaises doivent garantir une coopération pleine et loyale avec tous les acteurs nationaux et internationaux pertinents afin de veiller à ce que les prochaines élections législatives soient totalement transparentes et équitables et se déroulent dans un environnement libre, démocratique, ouvert à tous et pacifique;
13.  demande une enquête indépendante et objective sur les violences électorales et les allégations de violations graves des droits de l'homme et des libertés fondamentales et souligne la nécessité de veiller à ce que tous les responsables soient traduits en justice; invite, en outre, l’Union européenne, en collaboration avec les Nations unies et l’Union africaine, à continuer de suivre de près la situation générale au Gabon et à signaler tous les cas de violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales; note l’ouverture, à la demande des autorités gabonaises, d’une enquête préliminaire près la Cour pénale internationale (CPI) sur les violences postélectorales;
14.  invite le Conseil à envisager d’imposer des sanctions ciblées aux responsables des violences post-électorales, des abus des droits de l’homme et du sabotage du processus démocratique dans le pays;
République démocratique du Congo
15.  déplore le fait que le gouvernement du Congo ne soit pas parvenu à organiser les élections présidentielles dans les délais constitutionnels; demande une nouvelle fois que soient garantis le bon déroulement des élections et leur tenue dans les délais prévus, en respectant pleinement la Constitution congolaise et la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et insiste sur la responsabilité qui incombe au gouvernement congolais d’instaurer dans les plus brefs délais des conditions propices à la tenue d’élections transparentes, crédibles et ouvertes à tous;
16.  invite instamment l’ensemble des acteurs politiques à prendre part à un dialogue pacifique et constructif, afin d’éviter que la crise politique actuelle ne s’aggrave, et à s’abstenir de tout nouvel acte de violence ou de toute provocation;
17.  se félicite des efforts déployés par la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) en vue de forger un consensus plus large sur une transition politique; prend acte de l’accord conclu fin décembre 2016 refusant d’accorder un troisième mandat au président Kabila et demandant que l’élection ait lieu avant la fin de 2017;
18.  se dit une nouvelle fois profondément préoccupé par la détérioration de la situation des droits de l’homme, par le fait que l’espace politique en RDC continue de se restreindre, et par les actes d’intimidation auxquels sont confrontés les défenseurs des droits de l’homme, les opposants politiques et les journalistes; condamne toute répression brutale des manifestants pacifiques;
19.  insiste sur le devoir du gouvernement de respecter, protéger et promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales de ses citoyens; rappelle que les libertés d’expression, d’association et de réunion constituent les fondements d’une vie politique et démocratique dynamique, et souligne que tout recours à la force lors de manifestations pacifiques devrait être interdit;
20.  appelle instamment de ses vœux une enquête complète, approfondie et transparente sur les violations des droits de l’homme qui auraient été commises lors des manifestations afin d’identifier les responsables et de leur demander des comptes;
21.  se félicite de l’adoption de sanctions ciblées de l’UE, notamment des interdictions de voyage et du gel des avoirs, contre les personnes responsables des violences et de la mise en cause du processus démocratique en RDC; demande au Conseil d'envisager l'extension de ces mesures restrictives en cas de nouvelles violences;
22.  demande à la délégation de l’Union européenne de continuer à suivre de près l’évolution de la situation en RDC;
23.  souligne que la situation au Gabon et en RDC présente une grave menace pour la stabilité de la région d’Afrique centrale dans son ensemble; réaffirme son soutien à l’Union africaine dans son rôle primordial de prévention d’une crise politique dans la région et de toute nouvelle déstabilisation de la région des Grands Lacs;
24.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à la vice-présidente de la Commission européenne/haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à l'Union africaine, au Président, au premier ministre et au parlement de la République démocratique du Congo et du Gabon, au Secrétaire général des Nations unies, au Conseil des droits de l'homme des Nations unies ainsi qu'à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE.

dimanche 29 janvier 2017

« L’accord militaire signé entre Ali Bongo et la France en 2010 saborde la souveraineté territoriale du Gabon » Article d'info241.com

Pour s'assurer un soutien à sa dictature BOA n'a pas hésité à vendre l
a souveraineté territoriale du Gabon à Sarkozy qui l'a mis au pouvoir. 
BOA est un franco nigérian à la tête du Gabon

L’accord signé par le désormais Franco-Gabonais Ali Bongo Ondimba en 2010 avec la France, puisqu’il a acquis la nationalité française depuis peu , est un acte de haute trahison contre le Gabon et son peuple selon Jean Ndouanis, représentant à Bruxelles de l’UPG, aille loyaliste, présidée par Moukagni-Iwangou. Le locataire du palais présidentiel est accusé d’avoir une fois de plus violé la Constitution, son serment et constitue un parjure en mettant en mal l’intégrité et la souveraineté territoriale de toute une nation au détriment de son peuple.
 




C’est la proposition de résolution du Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) qu’Info241 a consulté sur place au siège du Parlement européen de Bruxelles et livré en exclusivité sur notre fil d’information, suite à la crise post-électorale du Gabon, précisant ce qui suit : « en considérant que le soutien de la France au régime d’Ali Bongo (notamment via sa coopération militaire) et les liens qu’ont quasiment l’ensemble de la classe politique gabonaise laissent à craindre fortement la perpétuation de cette politique de la « Françafrique » au détriment du peuple gabonais ».

Pour les eurodéputés de la Gauche unitaire « le 7 septembre 2016, le gouvernement français a décidé d’envoyer le deuxième régiment de parachutistes à Libreville, officiellement pour protéger les ressortissants français ; considérant qu’un nouvel accord a été signé en 2010 stipulant que «  les forces françaises stationnées ont la faculté de circuler sur le territoire de la République gabonaise, y compris dans sa mer territoriale et son espace aérien. La liberté de déplacement dans les eaux territoriales gabonaises comprend notamment l’arrêt et le mouillage en toutes circonstances  ».


La proposition de résolution nous éclaire davantage sur l’appui militaire de la France au régime d’AliBongo Ondimba qui explicite la dépravation de l’intégrité et de la souveraineté territoriale du Gabon. Car l’accord stipule : « qu’aucune taxe ni loyer n’est par ailleurs demandé aux Forces françaises au Gabon, à l’inverse de ce qu’il est de coutume dans la plupart des pays ; considérant que l’accord consacre aussi une totale impunité des militaires français en poste au Gabon, même si ces derniers entraînent la mort pendant leur activité. Et que l’ombre de la France a toujours plané sur son ancienne colonie ; considérant que les accords de coopération économique signés en juillet 1960, un mois avant l’indépendance. »


Ici des militaires français en terre conquise:
Ils peuvent violer, torturer et assassiner des gabonais,
une impunité totale leurs est acquise grâce à BOA
Les eurodéputés rappelle que cet accord prévoit en effet que « la République française continuera à apporter à la République gabonaise l’aide matérielle (…) qui lui est nécessaire pour réaliser les objectifs du progrès économique et social qu’elle s’est fixés » ; considérant que près de 14 000 ressortissants français vivent aujourd’hui au Gabon, où la France, son premier partenaire économique, compte près de 120 entreprises (environ 200 PMEPMI). ». Tout en soulignant « que le soutien de la France au régime d’Ali Bongo (notamment via sa coopération militaire) et les liens qu’ont quasiment l’ensemble de la classe politique gabonaise laissent à craindre fortement la perpétuation de cette politique de la « Françafrique » au détriment du peuple gabonais ; déplore le fait de traiter dans une même résolution deux situations différentes que sont celles de la Républiques démocratique du Congo et du Gabon ».



En effet, s’est indigné l’opposant gabonais Jean Ndouanis cet accord stipule que « les forces françaises stationnées ont la faculté de circuler sur le territoire de la République gabonaise, y compris dans sa mer territoriale et son espace aérien. La liberté de déplacement dans les eaux territoriales gabonaises comprend notamment l’arrêt et le mouillage en toutes circonstances ». Tout en précisant « qu’aucune taxe ni loyer n’est par ailleurs demandés aux Forces françaises au Gabon, à l’inverse de ce qu’il est de coutume dans la plupart des pays. Par ailleurs, l’accord consacre aussi une totale impunité des militaires Français en poste au Gabon, même si ces derniers entraînent la mort pendant leur activité. Autrement dit , ils peuvent tuer des gabonais et perpétrer des crimes de masse en toute impunité, après tout pour ces français les gabonais ne sont pas des êtres humains mais des primates à peine évolués ».

Or, a expliqué M. Ndouanis « Si l’on s’en tient à l’article 12 de la Loi fondamentale, " lors de son entrée en fonction, le président de la République prête solennellement serment, devant le Parlement et la Cour constitutionnelle. La main gauche posée sur la Constitution, la main droite levée devant le drapeau national : Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d’assurer son bien-être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la Constitution et l’État de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d’être juste envers tous  ».

Avant de marteler ce qui suit : « Quand une armée étrangère s’installe au Gabon et circule librement en toutes circonstances, bénéficiant d’une totale indépendance d’actions, consacrant une impunité totale même si leurs actions entrainent des morts d’hommes et des dommages, cela s’appelle la perte de la souveraineté et donc d’indépendance. Quand BOA signe un tel accord il trahi le peuple gabonais qui se retrouve à la merci d’une armée d’occupation. Cette armée s’est rendu complice d’assassinats odieux des escadrons de la mort qui se sont perpétrés après les élections d’août 2016 au Gabon ».

Selon Jean Ndouanis, «  l’armée française n’est pas dans le pays pour protéger des gabonais, comme elle l’a déjà fait au Rwanda en protégeant les génocidaires et en couvrant leur fuite elle protège ses complices au pouvoir. Elle a renforcé son dispositif à la veille des élections présidentielles pour protéger les criminels du régime mis au pouvoir par ce pays, garantir la confiscation du pouvoir et empêcher le président élu Jean Ping de prendre le pouvoir  ».
Jean Ndouanis: Il est temps de prendre des résolutions
fermes pour arrêter ce traite tyran et de le juger
Avant de conclure en ces termes : « Donner une telle liberté à une armée étrangère qui s’est illustrée par des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Algérie, au Cameroun, au Sénégal, au Rwanda, au Vietnam et au Gabon en 1990 relève de la haute trahison. Il est temps de prendre des résolutions fermes pour arrêter ce traite tyran et de le juger. Nous devons avoir conscience qu’Ali Bongo Ondimba est une marionnette manipulée par le véritable ennemi du Gabon : La FranceAfrique, la nébuleuse terroriste et mafieuse des gouvernements français et de ses entreprises du CAC40  ».
Source: http://info241.com/l-accord-militaire-signe-entre-ali-bongo-et-la-france-en-2010,2474

jeudi 24 novembre 2016

Mention très bien: la politique africaine de la France du gouvernement socialiste est à la lisière des pires mafias

"Du Camp Thiaroye au pouvoir françafricain du Gabon"
L’éditorial du Dr Bellarmin MOUTSINGA
En image, "La Femme qui pleure" de Pablo Picasso
L’hypocrisie de la diplomatie française à propos des présidentielles gabonaises d’Août 2016 dernier est déroutante. Pourquoi évoquer coûte que coûte un départ vers des élections législatives prochaines, dont Ayrault attend désespérément la date alors que n’est toujours pas soldé le terrible contentieux à propos des présidentielles passées ? La planète entière sait qu’Ali Bongo est le perdant de cette élection. Lui-même le sait, les Gabonais le savent, les Français aussi. Pourquoi donc le soutenir autant, d’un langage diplomatique bien clair à ceux qui savent entendre ? Quel droit a-t-il désormais, lui Ali Bongo, d’appeler à une autre élection ou à un dialogue national ? Pourquoi ne pas simplement reconnaitre l’élection de Jean Ping ? Quel est le problème de fond, dont on ne veut pas nous parler clairement ? Il faut qu’on nous explique cela, à nous autres Gabonais surpris d’une telle attitude. Il le faut, impérativement.
Des gens sont morts, on ne sait pas encore pourquoi. Le quartier général de l’opposition a été bombardé à l’arme lourde, on ne sait pourquoi, des gens ont été lâchement massacrés au milieu de la nuit, par la volonté du perdant, Ali Bongo, qui ne voulait pas accepter que les Gabonais, par leur vote, ne veulent plus de lui, n’ont jamais voulu de lui. De nombreux disparus n’ont pas encore été retrouvés. Des citoyens meurtris à tous points de vue, emprisonnés, torturés, injustement salis n’ont pas encore retrouvé leur bon droit. Pourquoi donc diable ! la France appelle-t-elle sans sourciller à aller aux élections législatives ? Ces législatives vont changer quoi à la vie des Gabonais livrés à eux-mêmes par ce même régime, depuis que, par la volonté de cette même France, les Bongo tyrannisent les Gabonais ? La paix ne sera pas retrouvée pour autant. C’est un grossier mensonge que de laisser croire que les Gabonais sont près de repartir à des élections qui leur coûtent ainsi la vie, avec le même système cynique et meurtrier qui les a tant assassinés, tant trompés, tant mentis, avec la bénédiction des différents pouvoirs français. Les mêmes problèmes de sécurité demeurent. Et la France le sait.
Assassinats en bande: une pratique quotidienne du régime BOA
Il faut d’abord vider, impérativement, ce contentieux pathologique qui crispe la vie politique au Gabon et bloque par conséquent le pays. Pourquoi cette curieuse fuite en avant qui sonne comme un désir caché de légitimer absolument, de soutenir désespérément la présence d’Ali Bongo au pouvoir ? Personne ne comprendrait ici en France, qu’un camp ait gagné les élections présidentielles et que l’équipe sortante ne quitte pas immédiatement le pouvoir qu’il a perdu pour tout de suite évoquer l’élection future. Il serait immédiatement vilipendé, intégralement honni, fondamentalement rejeté par la communauté des Nations.
Au nom de quelle légitimité ? A quel peuple au monde infligerait-on cela ? Pourquoi les Gabonais devraient-ils l’accepter ? Qui agréerait une telle effronterie dans un pays démocratique ? Il faut donc que Ayrault abatte publiquement toutes ses cartes aux yeux du monde pour que l’on comprenne définitivement où le gouvernement français veut en venir, qu'est-ce qu'il veut faire de ces Etats honteux, lui qui décide visiblement de nos vies en Afrique, lui qui décide de qui doit gouverner le Gabon.
Ali Bongo aime se pavaner en tenu militaire
au milieu de ses prétoriens, sans doute pour montrer
qu'il se maintien au pouvoir par la force des armes
Le discours officiel promet que la Françafrique, c’est fini. Les Gabonais en sont inéluctablement fondés à juger du contraire. Comment le gouvernement de la France manque-t-il à ce point de clarté sur l’alternance au Gabon ? Pourquoi autant de tergiversations à reconnaitre le pouvoir de Jean Ping, sa victoire, et d’aider à son investiture ? Le Parti socialiste lui-même semble très embarrassé par cette attitude puisque le feu des questions au gouvernement, tant au Sénat avec Jean Marie Bockel qu’à l’Assemblée nationale, est fourni. La même interrogation revient sur l’attitude du gouvernement de la France face à cette élection gabonaise au résultat net.
 
C’est comme si on voulait absolument que Ping partage le pouvoir avec Ali Bongo. Mais pourquoi ? Au nom de quel principe ? La très grande majorité des Gabonais n’en veut pas. Huit provinces sur neuf ont massivement rejeté Ali Bongo. Quelle légitimité aurait une alliance Ping-Bongo ? Pourquoi obliger le vainqueur d’une élection à dialoguer avec le vaincu ? On marche vraiment sur la tête! C’est de la science politique ou de la politique fiction ? C’est du Gnembouet de Mbenaltembé ou du Marwall ch’ti ? Dieu tout-puissant !
La diplomatie française se claquemure désormais derrière le rapport UE du 7 décembre 2016 prochain, qui fera toute la lumière sur les fraudes massives sur la base desquelles Ali Bongo se maintient encore au pouvoir. Mais franchement, la France a-t-elle besoin de ce rapport pour fonder sa décision ? Lorsqu’elle est allée en guerre contre Laurent Gbagbo, à tort d’ailleurs, faut-il le rappeler, qu’a-t-elle eu besoin d’un prétexte ? Le rapport préliminaire de l’UE depuis longtemps disponible et fourni, aurait largement suffi à promouvoir la démocratie et l’alternance au Gabon autant que ses propres informations sur cette élection si elle souhaitait vraiment, la France, promouvoir la démocratie au Gabon.
La France refuse visiblement de se grandir et de se placer du bon côté de l’Histoire. Sa politique étrangère africaine a beaucoup de mal a évolué. Les cas du Tchad, du Congo Brazzaville et maintenant du Gabon montrent à la face du monde que des intérêts colossaux, occultes et inavouables, qui rentrent dans la construction de la richesse française, sont en jeu. L'expression de la démocratie en Afrique les met donc en danger. Des réseaux influents de toutes sortes, des puits de pétrole généreux et des sous-sols aux richesses gigantesques remplissent de promesses alléchantes, les caisses gloutonnes des trésors hexagonaux.
Toute l’histoire des rapports entre la France et la francophonie africaine est symptomatique de cette vérité. L’Afrique, qui a contribué a sauvé la France libre avec de Gaulle, n’a jamais reçu les dividendes de son investissement. Du Camp Thiaroye aux pseudo-démocraties d’Afrique francophone, des Hosties noires de Senghor aux dictatures imposées au Continent, de la littérature à la philosophie, des voix s’étonnent, s'étranglent pour la bonne cause, se lèvent encore partout et en tout liberté de questionner, pour dénoncer cette doctrine française immuable qui s’entête à tenir à bout de bras des tyrans africains soumis à toutes les volontés prédatrices d’un Hexagone qui ne serait pas la France, telle qu’on la connait, sans l’Afrique. Pour mieux piller les anciennes colonies.
Il n’est cependant plus possible de continuer comme cela. C’est ce que disent l'ensemble des scrutins toujours étouffés en Afrique. C'est ce qu'expriment désormais les nombreux boat-people africains qui s'échouent quotidiennement aux portes de l'Europe. Désespérés parce que vous leur avez tout pris là-bas. Ils viennent désormais ici. En masse et en grand nombre. Ces embarcations accusent d'un doigt lucide et tranchant la conscience de cette Europe qui les humilie, qui les tue. Les consciences blanches et immaculées de l’Europe ne peuvent plus conserver la quiétude hypocrite qui a toujours été la leur face aux difficultés que leur gouvernement suscite en Afrique. Dans leurs pays, les violences politiques les tuent. C’est l’exil maintenant qui ouvre ses bras incertains à ceux qui peuvent encore obtenir un visa pour des horizons plus cléments. Jusques à quand ?
Victor Hugo a bien dit un jour que ce que vous croyez sans défense est défendu, même par l’ombre. Et cette ombre encore peu visible est en train de se constituer patiemment, dans cette Afrique épuisée, occupée par les multinationales françaises. Le désir d'une révolte lucide, urgente, nécessaire, gronde et regarde en face votre politique à la lisière des pires mafias. Elle refuse désormais ces relations de domination infecte que vous lui imposez depuis des décennies. Car l’Histoire nous enseigne que les peuples momentanément faibles finissent toujours par se construire au dur contact de l’épreuve et du labeur, en vue de leur propre autodétermination. C’est le prix d’une liberté qui finira un jour par venir. C’est cela seul que les Gabonais, au-delà les peuples noirs d’Afrique francophone, ont ouvertement exprimé en élisant massivement Jean Ping en Aout dernier. En quoi nous croyons fermement que le temps du Gabon viendra. Inéluctablement.

Dr Bellarmin MOUTSINGA
Porte-parole de Jean PING

vendredi 18 novembre 2016

La françafrique de François Hollande

Peu de gens le savent. Mais il existe bel et bien des accords signés entre les anciennes colonies françaises et leur ancienne autorité administrative, la France. Ces accords concernent de nombreux domaines, tels que le militaire, le politique, mais surtout des accords économiques. Dans cet article, nous allons détailler les onze principales composantes de ces accords, signés juste avec les indépendances. Et qui sont toujours en vigueur. Et appliqués à la lettre par nos états…
#1. La dette coloniale pour remboursement des bénéfices de la colonisation
Les états nouvellement indépendants doivent rembourser le coût des infrastructures construites par la France pendant la colonisation. Nous cherchons toujours le détail des coûts, l’évaluation des bénéfices et des conditions de paiements imposés par la France aux pays africains (toute information nous serait utiles).
#2 . La confiscation automatique des réserves financières nationales
Les pays africains doivent déposer leurs réserves financières auprès de la Banque de France. Ainsi, la France « garde » les réserves financières de quatorze pays africains depuis 1961 : le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale et le Gabon.
Ainsi, la gouvernance des politiques monétaires reste asynchrones et incomplètes du fait qu’elles sont pilotées directement par le gouvernement français, sans aucun lien avec les autorités financières des pays tels que la CEMAC ou la CEDEAO. Ainsi, du fait des conditions qui lient les banques des zones économiques et financières, elles sont obligées de garder 65% de leurs réserves de change dans un compte d’opérations tenu par le Trésor Français, ainsi que 20% supplémentaire afin de couvrir « les risques financiers ».
De plus, les banques des zones CFA imposent une limite de crédit à chaque pays membre équivalent à 20% des recettes d’état de l’année N-1 ! Bien que le BEAC ou la BCEAO ont des possibilités de retrait supérieur auprès du Trésor Français, ces retraits doivent faire l’objet de l’accord du Trésor Français. La décision finale revient donc au Trésor Français qui a lui même investi les réserves des pays africains sur la place boursière parisienne.
En d’autres mots, 80% des réserves financières africaines, sont déposées sur un compte opération contrôlée par l’administration française. Les deux banques de la zone CFA sont africaines de par leurs noms, mais ne décident aucune des politiques monétaires par elle-même. Pire, les pays eux mêmes ne savent même pas quel est la part de réserves financières qui leur appartient en groupe ou individuellement en tant que pays, mais détenus par l’administration du Trésor Français.
Les gains issus des investissements de ces fonds au Trésor Français sont censés être rajouté à la cagnote africaine, mais aucun compte n’est donné là dessus aux banques ni même aux pays membres. « Seul un groupe limité à six administrateurs du trésor français ont connaissance des montants du compte d’opération, du lieu d’investissement des sommes. Les banques centrales africaines n’ont pas accès à ces informations »   déclarait le Dr. Gary K. Busch.
 500 milliards de dollars des caisses africaines au Trésor français
On estime maintenant que la France détient près de 500 milliards de dollars auprès de son trésor. Elle est donc prête à tout afin de combattre toute personne qui chercherait à faire la lumière sur le côté obscure de ce vieille empire. Les pays africains ne disposent pas d’accès à cet argent.
La France leur permet d’accéder à seulement 15% de l’argent chaque année. Si elles ont besoin de plus que cela, ils doivent emprunter de l’argent supplémentaire à partir de leur propre 65% du Trésor français à des taux commerciaux.
De plus, la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter dans leur réserve. Le plafond est fixé à 20% de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France dispose d’un droit de veto.
L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une de ses vidéos qui parle du système d’exploitation français. Il parle en français, mais voici une transcription d’un extrait court: «Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain.« 
#3 . Le droit de premier refus sur toute ressource brute ou naturelle découverte dans le pays
La France a le premier droit d’achat des ressources naturelles de la terre de ses ex-colonies. Ce n’est qu’après que la France ait dit: « Je ne suis pas intéressé », que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.
#4 . Priorité aux intérêts et aux entreprises français dans les marchés publics et appels d’offre publics
Dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises ont la priorité sur l’attribution. Même si les pays africains peuvent obtenir un meilleur rapport qualité-prix ailleurs.
En conséquence, dans la plupart des ex-colonies françaises,  tous les leviers économiques des pays sont entre les mains des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. C’est la même chose dans le commerce, la construction et l’agriculture.
En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un article précédent, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens!
#5. Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des colonies
Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les «accords de défense» attachés au pacte colonial, les Africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs en formation en France.
La situation sur le continent est telle que la France a formé des centaines, voire des milliers de « traîtres« . Ils sont tous en sommeil, et seront activés en cas de besoin pour un coup d’Etat ou tout autre but!
#6. Le droit pour la France de déployer des troupes et d’intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts
En vertu de ce qu’on appelle « les accords de défense » attachés au pacte colonial, la France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans les bases et installations militaires, entièrement gérées par les Français.

Lorsque le président Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française de son pays, la France a organisé un coup d’Etat. Pendant le long processus pour évincer Gbagbo, des hélicoptères de combat et des forces spéciales sont intervenus directement dans le conflit,  et ont tiré sur des civils.
La France a estimé que les hommes d’affaires français avait perdu plusieurs millions de dollars d’actifs en quittant précipitamment Abidjan en 2006. Pourtant, l’armée française a massacré près de 65 civils non armés et en a blessé 1.200 autres.
Par la suite, la France a réussi un coup d’Etat. Elle a fini par transférer le pouvoir à Alassane Ouattara. La France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté française pour rembourser les pertes pendant la guerre civile.
Le gouvernement Ouattara leur a payé deux fois le prix de ce qu’ils avaient demandé.
#7. L’obligation de faire du français la langue officielle du pays et la langue pour l’éducation
Oui, Monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière! Une organisation de la langue française et de la diffusion de la culture française a même été créé. Elle s’appelle la « Francophonie » et possède plusieurs organisations satellites. Ces organisations sont affiliées et contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.
Comme nous l’avons démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous aurez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. Cela reste très limitatif.
#8. L’obligation d’utiliser le franc CFA (franc des Colonies Françaises d’Afrique)
Voilà la vraie vache à lait pour la France. Ce système est même dénoncé par l’Union européenne. Mais la France n’est pas prête à faire tomber ce système économique datant de la colonisation qui met environ 500 milliards de dollars des caisses de l’Afrique dans sa trésorerie.
Lors de l’introduction de la monnaie Euro en Europe, les autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français. Beaucoup, spécialement les pays nordiques, ont été consternés; ils ont suggéré à la France de se débarrasser du système, mais sans succès.
#9 . L’obligation d’envoyer en France, un bilan annuel et un rapport d’état des réserves.
Pas de rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit, le directeur des banques centrales des ex-colonies présente ledit rapport lors des réunions bi-annuelle des ministres des Finances sur les ex-colonies. Ce rapport est ensuite compilé par la  Banque de France et le Trésor français.
#10 . Renoncer à toute alliance militaire avec d’autres pays, sauf autorisation de la France
Pourquoi les alliances militaires régionales en Afrique sont les plus faibles? La plupart des pays ont seulement des alliances militaires avec leurs ex-colonisateurs! Drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux!. La France leur interdisait tout autre alliance militaire.
#11 . L’obligation de s’allier avec la France en cas de guerre ou de crise mondiale
Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme au cours de la seconde guerre mondiale. Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée. Mais quand vous pensez qu’il a fallu seulement 6 semaines à l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient leur être utiles pour sauver la «Grandeur de la France » à l’avenir.
Il y a quelque chose de presque psychopathe dans la relation entre la France avec l’Afrique.
Tout d’abord, la France est accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de créativité et d’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.
Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelées dans le passé, habitées par des paranoïaques et psychopathes « hauts fonctionnaires ». Ils répandent la peur de l’apocalypse si la France changeait de stratégie. Leur référence idéologique date encore du 19ème siècle: ce sont les ministres des finances et du budget et des affaires étrangères de la France.
Ces 2 institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes. C’est à nous, africains de nous libérer, sans en demander la permission. Parce que je ne comprends toujours pas comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire ont pu contrôler le destin d’une population de 20 millions de personnes!?
La première réaction des gens quand ils apprennent l’existence de la taxe coloniale française est de poser la question: «Jusqu’à quand? »
A titre de comparaison historique, la France a fait payer Haïti l’équivalent de 21 milliards $ de 1804 à 1947 (près d’un siècle et demi) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français par l’abolition de l’esclavage et de la libération des esclaves haïtiens.
Les pays africains paient la taxe coloniale depuis seulement 50 ans, donc je pense que cela pourrait durer encore un siècle de plus!