mardi 13 septembre 2016

Mborantsuo a choisi le chaos à la sagesse: Le coup d'Etat Electoral de AliBongo-Mborantsuo-Aboghe

Des informations de plus en plus prégnantes font apparaitre que la Cour Constitutionnelle, Mborantsuo a décidé, comme d'habitude, de rendre le recours de Jean Ping irrecevable et de  proclamer Ali Bongo en confirmant la fraude grossière décriée par le monde entier. Le jour retenu c'est vendredi 16/09/2016 pour permettre la répression et les assassinats tout le week-end.

L'histoire se répète, les mêmes acteurs auteurs du cour d'Etat de 2009 reviennent à la charge. Le scénario est le même, falsification des PV dans le haut-Ogooué, rejet de tout recours, répression massive des populations, etc, tout y passe.

En 2009 pour s'imposer aux gabonais, il a fait assassiné 84 personnes et 331 portés disparus, 1000 blessés et 500 séquestrations arbitraires. 

En 2016 nous dépassons, rien que pour Libreville 200 morts, Port-Gentil 100 morts selon un citoyen français en poste dans cette ville. Bitam dont l'opération d'assassinat est en cours à déjà perdu 20 personnes, et au moment ou j'écris ces lignes, la garde du dictateur qui n'est républicaine que de nom, est entrain de prendre d'assaut l'hôtel Dicky à Oyem.  De nombreux militants et sympathisants de Jean Ping s'y sont réfugiés. Ce n'est pas un plaisir de faire ce décompte macabre mais le nombre de victimes a atteint les 500 morts dans tout le Gabon selon certaines estimations. A cela il faut ajouter les portés disparus qui sont au nombre de 400 personnes au vu des témoignages des parents, 1100 arrestations arbitraires, 1800 blessés, les morgues et la croix rouge sont débordés. Les morgues des barons du régime refusent de donner les chiffres exactes et les victimes, quant à celle de l'hôpital général de Libreville, les travailleurs s'accordent à dire que toute leur existence ils n'ont jamais vu tant de morts par balles. 

Partout dans tout le Gabon les gabonais sont debout, les routes sont coupés, les barrages sont érigés, les ponts sont barrés, personne ne travaille. Les gabonais de la diaspora ne sont pas en reste avec leurs marches Seat-in bandoulières et pancartes, chants et hymne du Gabon, Paris, Bruxelles, New-York Washington, Houston, Johannesburg,  Montréal, etc ne sont pas en reste. Les réseaux sociaux s'enflamment contre le régime de dictature, bref. C'est bien plus qu'un simple soulèvement d'humeur, c'est bien plus qu'une simple insurrection populaire, c'est un véritable soulèvement générale et spontanée de la population c'est une révolution. Un calme apparent perdure en attendant le verdict de la CC.

Ce qui s'est passé le 31 août 2016 à l'annonce des résultats tronqués et tripatouillés du ministre de l'intérieur du régime n'est que la prémisse d'un soulèvement plus important si ces informations se confirment.
Ce que Mborantsuo et Ali Bongo ont choisi c'est de s'imposer par la violence et la guerre en tuant des citoyens. Ils sont entrain d'inscrire le Gabon, qui ne l'a jamais connu, dans le registre d'une guerre civile. Ils en portent la lourde responsabilité.

Certes le devoir le plus sacré de chaque citoyen est de défendre sa vie, sa famille, sa terre son pays. Mais défendre son pays est encore plus sacré que défendre sa vie, car sans pays point d'identité, point de vie, point d'existence en tant qu'homme libre. C'est pourquoi pour s'imposer aux gabonais il devra nous passer tous sur le corps.

Je ne veux pas transformer une information sure venant de la CC en vérité, mais le but c'est de demander aux patriotes gabonais et au peuple à se préparer à une autre imposture et à se défendre contre les crimes planifiés par le régime.



Mborantsuo a choisi le chaos à la sagesse: Le coup d'Etat Electoral de AliBongo-Mborantsuo-Aboghe

Des informations que nous avons de la Cour Constitutionnelle, Mborantsuo a décidé, comme d'habitude, de rendre le recours de Jean Ping irrecevable et de  proclamer Ali Bongo en confirmant la fraude grossière décriée par le monde entier. Le jour retenu c'est vendredi 16/09/2016 pour permettre la répression et les assassinats tout le week-end.

L'histoire se répète, les mêmes acteurs auteurs du cour d'Etat de 2009 reviennent à la charge. Le scénario est le même, falsification des PV dans le haut-Ogooué, rejet de tout recours, répression massive des populations, etc, tout y passe.

En 2009 pour s'imposer aux gabonais, il a fait assassiné 84 personnes et 331 portés disparus, 1000 blessés et 500 séquestrations arbitraires. 

En 2016 nous dépassons, rien que pour Libreville 200 morts, Port-Gentil 100 morts selon un citoyen français en poste dans cette ville. Bitam dont l'opération d'assassinat est en cours à déjà perdu 20 personnes, et au moment ou j'écris ces lignes, la garde du dictateur qui n'est républicaine que de nom, est entrain de prendre d'assaut l'hôtel Dicky à Oyem.  De nombreux militants et sympathisants de Jean Ping s'y sont réfugiés. Ce n'est pas un plaisir de faire ce décompte macabre mais le nombre de victimes a atteint les 500 morts dans tout le Gabon selon certaines estimations. A cela il faut ajouter les portés disparus qui sont au nombre de 400 personnes au vu des témoignages des parents, 1100 arrestations arbitraires, 1800 blessés, les morgues et la croix rouge sont débordés. Les morgues des barons du régime refusent de donner les chiffres exactes et les victimes, quant à celle de l'hôpital général de Libreville, les travailleurs s'accordent à dire que toute leur existence ils n'ont jamais vu tant de morts par balles. 

Partout dans tout le Gabon les gabonais sont debout, les routes sont coupés, les barrages sont érigés, les ponts sont barrés, personne ne travaille. Les gabonais de la diaspora ne sont pas en reste avec leurs marches Seat-in bandoulières et pancartes, chants et hymne du Gabon, Paris, Bruxelles, New-York Washington, Houston, Johannesburg,  Montréal, etc ne sont pas en reste. Les réseaux sociaux s'enflamment contre le régime de dictature, bref. C'est bien plus qu'un simple soulèvement d'humeur, c'est bien plus qu'une simple insurrection populaire, c'est un véritable soulèvement générale et spontanée de la population c'est une révolution. Un calme apparent perdure en attendant le verdict de la CC.

Ce qui s'est passé le 31 août 2016 à l'annonce des résultats tronqués et tripatouillés du ministre de l'intérieur du régime n'est que la prémisse d'un soulèvement plus important si ces informations se confirment.
Ce que Mborantsuo et Ali Bongo ont choisi c'est de s'imposer par la violence et la guerre en tuant des citoyens. Ils sont entrain d'inscrire le Gabon, qui ne l'a jamais connu, dans le registre d'une guerre civile. Ils en portent la lourde responsabilité.

Certes le devoir le plus sacré de chaque citoyen est de défendre sa vie, sa famille, sa terre son pays. Mais défendre son pays est encore plus sacré que défendre sa vie, car sans pays point d'identité, point de vie, point d'existence en tant qu'homme libre. C'est pourquoi pour s'imposer aux gabonais il devra nous passer tous sur le corps.

Je ne veux pas transformer une information sure venant de la CC en vérité, mais le but c'est de demander aux patriotes gabonais et au peuple à se préparer à une autre imposture et à se défendre contre les crimes planifiés par le régime.



dimanche 11 septembre 2016

Ali Bongo-Ondimba un bon élève d'Hitler

Les méthodes Nazi d'Ali Bongo: assassinats, enlèvements et disparitions sous le régime du dictateur
Depuis l'installation de l'imposture au Gabon en 2009 les assassinats, les enlèvements et les disparitions deviennent une norme que les gabonais subissent au quotidien.
Le jeune étudiant KEDE Michel Bekalé assassiné par la garde présidentielle lors de son attaque du QG de Jean Ping
Son corps a été emporté et retrouvé plus tard criblé de balles à la morgue de Libreville
L'empoisonnent des adversaires Politiques est la marque de fabrique du régime Ali Bongo. Après Pierre Mamboundou et Mba Obame, la liste est longue s'il faut ajouter les victimes des crimes rituels dans le tableau de chasse humaine d'Ali Bongo.
Une dénonciation anonyme, la police politique du régime, des miliciens en cagoules viennent à trois heures du matin, se saisissent d’un homme qui, menotté, les mains derrière le dos, est jeté dans un camion, au milieu des pleurs de la famille à laquelle on impose le silence. Et cet homme, nul ne le reverra plus jamais. Souvent il ignore de quoi il est accusé. D’autres enlèvements se font la nuit au détour d’une rue sombre, en rentrant chez soi le soir. Vous êtes interpellé par des inconnus, on vous embarque dans un véhicule banalisé, et personne ne saura ou vous trouver. D'autres lors des manifestations, sont enlevés par des miliciens en cagoules, ne sont jamais retrouvés. L'attaque du 31/08/2016 du QG du Président élu Jean Ping n'a pas fait exception à cette méthode Nazi.
Comme lors du coup d'Etat d'Ali Bongo de 2009 ou 331 personnes sont portées disparues jusqu'à ce jour, les enlèvements et disparitions de cette année, outre les 1100 séquestrations arbitraires, les familles se plaignent de la disparition de près de 400 personnes qui ne sont pas dans les prisons officielles du régime.
Ali Bongo applique les préceptes du maréchal Wilhem von Keitel, chef du haut commandement allemand. En effet ce nazi édicta une directive appelée "Nacht und Nebel", en français, Nuit et Brouillard. Convaincu qu’avec une sentence de mort ou un assassinat politique on crée des martyres, Hitler ordonna qu’à l’exception des cas où la culpabilité pouvait être établie sans le moindre doute, toute personne arrêtée pour atteinte présumée à la sûreté allemande devrait être transférée en Allemagne «sous le couvert de la nuit». Keitel indiquait, ainsi, dans sa directive émise en février 1942 :
[…] Les prisonniers seront transportés secrètement en Allemagne […] Ces mesures auront un effet dissuasif car : a) les prisonniers disparaîtront sans laisser de trace ; b) il ne pourra être donné aucune information sur le lieu où ils se trouveront ni sur leur sort .
« Une intimidation efficace », avait dit Keitel dans une directive du 12 décembre 1941, «ne peut être assurée que par la peine de mort ou par des mesures empêchant la famille du criminel et la population de savoir ce qu’il est devenu».

Une chasse systématique de tous ceux qui portaient
 le tee-shirt du Président élu Jean Ping
Ali Bongo-Ondimba applique à la perfection cette directive Nazi et bien d'autres méthodes criminelles inhumaines pour se maintenir au pouvoir. Les corps des personnes tuées sont embarqués pour les faire disparaître, les scènes des crimes sont nettoyées pour effacer toutes traces et toutes pièces ou indices permettant de faire une enquête sérieuse. Puis les forces officielles de police et de gendarmerie sont envoyées sur les lieux pour donner une texture légale sous la couverture de la loi.

L'incendie du Reichstag en 1933 par Hitler n'avait d'autres buts que d'instaurer une répression par l'épuration politique de ses adversaires et des juifs. De même, il est désormais avéré que l'incendie du parlement gabonais à été l'œuvre des mercenaires à la solde d'Ali Bongo Ondimba pour justifier l'assaut du QG d'un adversaire politique par sa garde présidentielle avec des armes de guerre.
Ali Bongo-Ondimba a perdu les élections, tout le monde le sait, mais il n'est pas près de lâcher le pouvoir. Il se serait ouvert à un de ses proches en disant que s'il n'est pas reconnu Président, le Rwanda sera une petite balade de santé par rapport à ce qu'il va faire. Si c'est réellement ce qu'il pense, il se trompe d'époque, car les gabonais ne le laisseront pas faire.
Pour toi et les autres, nous nierons ceux qui ont inscrit notre pays
au musée de la honte. Répose en paix

Recherché par sa famille ce jeune étudiant a été enlevé par l'armée
 privée d'Ali Bongo la GR au QG de Jean Ping. Il a été retrouvé mort criblé de balles.

Cour Constitutionnelle: le choix entre la sagesse et le chaos


Le recours à la cour constitutionnelle telle que demandé par nos partenaires occidentaux est l'ultime chance donnée aux neuf juges de cette institution pour sauvegarder les vies et sauver la paix.
Aller contre l'évidente réalité des urnes est un crime contre la paix, qui par voie de conséquence découlera la guerre civile et son corollaire de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Au moment d'analyser les pv et l'unique requête déposée dans les délais légaux par Jean Ping, les neuf juges doivent être conscients de leurs grandes responsabilités devant le peuple, devant la communauté internationale et devant l'histoire.
Cela n'a échappé à personne que les résultats de la CENAP provinciale du Haut -Ogooue ne sont qu'une manipulation grossière des chiffres pour rattraper le retard d'Ali Bongo sur Jean Ping.
La lecture des PV des bureaux de vote fait apparaître plus de 10 000 abstentions, loin des 50 officiellement annoncées.
Dans un communiqué la Mission européenne rappelait également que « l’abstention observée dans l’une des quinze commissions électorales locales est à elle seule supérieure à l’abstention déclarée par la Cénap pour l’ensemble de la province. L’intégrité des résultats provisoires dans cette province est par conséquence remise en cause ».
Si les 9 juges de la Cour Constitutionnelle vont contre cette évidente réalité, c'est que cette institution a choisi le pis-aller. Elle en portera la responsabilité. L'illustration ci-dessous est la caricature même de la situation d''Ali Bongo et des juges de la CC. Ils sont attendus par le peuple à la base et repoussé par la communauté internationale au sommet. Il n'ont pas d'autres choix que le choix de la sagesse.


jeudi 26 mai 2016

Les crimes rituels au Gabon, une publication du site Info241 qui force notre admiration

L’écrivain Jocksy Ondo Louemba, auteur de Something is wrong, pointe dans cette analyse l’épineuse question des crimes rituels dont les autorités gabonaises, accusées à tort ou à raison de connivence, ne parviennent pas à stopper cette inhumanité qui perdure déjà depuis plusieurs décennies dans le pays. Retour chronologique sur cet "holocauste" qui décime de leurs organes, les plus pauvres, pour servir le pouvoir "mystique" des plus huppés, aveuglés par la hantise du "pouvoir".

Depuis plus de trente ans, le Gabon connait un phénomène macabre : les crimes rituels. Des personnes sont assassinées avec une cruauté inouïe et leur organes prélevés pour assurer à leurs commanditaires pouvoir et richesse. Maintes fois dénoncée, la course aux « organes du pouvoir » s’emballe. Le cas de la récente disparition de 8 personnes en un mois dans la ville de Fougamou qui a mis cette paisible bourgade en émoi, est la preuve que le massacre, l’holocauste continue.
Les « crimes rituels » sont étroitement liées à une croyance : celle que si l’on assassine avec actes de barbarie une personne en lui prélevant des organes, ceux-ci apporteront à celui qui les possède pouvoir, richesse, charisme… Au Gabon, certainement plus qu’ailleurs en Afrique, cette croyance est largement répandue et connait un succès qui loin de rebuter, attire de plus en plus tous ceux qui aspirent à obtenir la corne d’abondance et le pouvoir sur ses semblables.
Une pratique étrangère aux coutumes du pays

Les sacrifices humains sont pratiqués par de nombreuses civilisations depuis l’antiquité. Les sacrifices humains étaient pratiqués entre autres par les civilisations mésoaméricaines qui pratiquaient la cardiectomie.
En Afrique, il est recensé des civilisations où le meurtre rituel était pratiqué notamment en Afrique de l’Ouest où des personnes étaient mis à mort offertes à des divinités à des fins diverses. Toutefois, chez les peuples qui composent l’actuel Gabon, les croyances plaçaient la vie humaine au-dessus de tout. Pour ces peuples de savanes mais surtout de foret, la préservation de la vie humaine, mais aussi de la faune et de la flore -comme qui dirait aujourd’hui de l’éco système – était un principe sacré avec lequel on ne transigeait pas.
Une pratique récente, qui a su gagner en puissance et en cruauté
Les premiers cas de crimes rituels sont murmurés au Gabon dans les années 70, à cette époque le pouvoir totalitaire (il n’est pas non plus question de comparer Omar Bongo à Hitler…) qui enserrait dans ses serres la petite population gabonaise interdisait toute contestation. C’est donc en toute discrétion que les parents de victimes enterraient leurs morts, craignant s’ils osaient demander justice d’être mis en prison ou pire subir le sort de leurs disparus.
Le premier à parler des sacrifices humains au Gabon est Pierre Péan dans Affaires Africaines, publié en 1983. Il raconte l’histoire très connue au Gabon de cette dame appelée « Vovo », secrétaire d’un très haut dignitaire du Parti Unique au Gabon ( PDG), très proche du « grand camarade » qui aurait été interpellée avec la tête d’un enfant dans sa voiture…
Le même Pierre Péan, rapporte que pour empêcher la victoire de François Mitterrand en 1981 à l’élection présidentielle en France (on craignait alors que l’arrivée des socialistes à l’Elysée mette fin au pouvoir du parti unique et de son président fondateur), un homme a été sacrifié. Cet homme a été assassiné pour rien.
En 1988, coup de tonnerre. Le Gabon découvre avec effroi et stupeur un professionnel des crimes rituels, Mba Ntem qui vient d’assassiner de la manière la plus effroyable qu’il soit (prélèvement d’organes, actes de cannibalisme, section de la main droite…) un professeur d’anglais de 36 ans au cours d’une cérémonie à laquelle a pris part de nombreux adeptes dont certains seraient de haut dignitaires.
Arrêté grâce à la détermination de la famille de sa dernière victime, Mba Ntem déclarera lui-même avoir déjà mangé six personnes. Toutefois, des indices et des témoignages concordants tendent à prouver que ce chiffre est largement en deçà de la réalité. De plus, bien que cela ne soit jamais été évoqué, « le boucher d’Owendo » n’a jamais dit à qui était destiné les organes qu’il prélevait au cours de ses sanglantes cérémonies. La main droite de sa dernière victime n’a par exemple jamais été retrouvée et il n’a jamais révélé à qui nommément elle avait été destinée.
La mise au grand jour de cette sombre affaire, n’a pas stoppée les crimes rituels au Gabon, au contraire ! Au cours de la décennie 90, il était fréquent de retrouver sur les plages de Libreville (et ailleurs) des corps atrocement mutilés dont il manquait toujours les mêmes parties précieuses : le cœur, la langue, le sexe…
Enfant, j’ai moi-même grandit dans cette peur effroyable de « la voiture noire » du nom de ces voitures qui enlevaient les enfants à la sortie des écoles. Enfants que l’on retrouvaient souvent quelques jours après, morts, vidés de leur sang avec des organes en moins.
Avec le développement des nouvelles technologies depuis les années 2000, les cas de crimes rituels sont de plus en plus signalés. Parfois grâce à la ténacité des forces de sécurité, de vrais « camps de dépeçages » sont découverts. Ces camps où convergent les victimes enlevés à divers endroits et où elles sont sauvagement assassinées et bien entendu « soulagées » de leurs organes qu’on appelle dans le jargon « les pièces détachées ».
Sang, pouvoir et richesse
Pourquoi massacre-t-on depuis si longtemps des personnes au Gabon ? Selon Jean Elvis Ebang Ondo, (dont le fils a été sauvagement assassiné au cours d’un crime rituel) président de l’Association de Lutte Contre les crimes Rituels (ALCR) : « Au Gabon (…), l’accession aux postes politiques et la préservation du pouvoir nécessitent, selon une conception bien évidemment fausse, le sang et les sacrifices humains ».
Au Gabon, si les coupables de crimes rituels sont parfois arrêtés, hormis un sénateur désigné comme tel, on n’a jamais désigné et arrêté de commanditaires de crimes rituels même lorsqu’ils nommément désignés par les « dépeceurs ». Pourquoi ? Qui les protège ? Qui a le pouvoir d’étouffer les affaires ?
Pointé du doigt, le gouvernement a réagi en promettant la prison à vie à tous les personnes reconnues par la Justice comme auteurs de crimes rituels. Seulement, depuis aucune cour ne s’y est employée. Pour l’heure, l’holocauste continue. Des gabonais continuent à être sacrifiés à la déesse de la cupidité et de la cruauté.
Récemment à Fougamou, huit personnes ont été sauvagement assassinés et leurs organes prélevés. Les présumés assassins de ces huit personnes ont été arrêtés. Parmi ces huit personnes assassinés, parce qu’elles existaient, se trouvait Ety, il était en classe de 1ere S au lycée Léon Mboumba, il avait 19 ans.
*Auteur de Something is wrong Sarkozy, Gbagbo, Lumumba, Congo, Israël, Démocratie, Immigration…(en cours de réédition).


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lundi 21 mars 2016

Recrudescence des crimes rituels au Gabon

Au Gabon,  à quelques mois des échéances électorales, les crimes rituels sont de plus en plus récurrents et impliquent directement le sommet de l’Etat.

Le conseiller spécial d'Ali Bongo Ondimba, Alfred Edmond Nziengui Madoungou est directement impliqué. Protégé par Ali Bongo et son directeur de cabinet Maixant Accrombessi, il se repend d'une immunité et donc d'une impunité du fait qu'il n'est que l'exécutant des basses oeuvres de ses chefs.

Les assassins sous ses ordres amputent à vif leurs victimes des organes notamment le sexe, le cœur, les reins, le foie, la langue ou les vident de leur sang.
Cette pratique horrible n'est pas certe née avec le régime Bongo Ondimba Ali, mais depuis 7 ans qu'il est au pouvoir, elle s'est accélérée et a atteint des proportions jamais égalées dans l'histoire du Gabon.

Les ONG, qui luttent contre ce fléau de crimes rituels estiment, toutes proportions gardées, en tenant compte des disparitions inexpliquées, des morts maquillées, des corps mutilés retrouvés, à plus d'une centaine de victimes par mois dans l'ensemble du pays.

Les enquêtes n’ont jamais abouti et les principaux commanditaires, pourtant identifiés et trahis par leurs exécutants courent toujours et sont tapis paisiblement à la présidence de la République devenue un lieu de perdition et de pratiques occultes.

Depuis qu'Ali Bonfo s'est installé au pouvoir avec son gourou béninois de la secte vodou, les pratiques de sorcellerie et les crimes rituels s’exercent au plus haut sommet de l’Etat.

La multiplication de sectes ésotériques à la présidence de la République et dans les cercles de pouvoir est encouragée par le duo diabolique Ali Bongo - Accrombessi. Lesquelles sectes ont des pratiques assez diverses de sorcellerie qui vont des meurtres rituels aux trafics d’organes humains.

L’idée étant que le fait de manger certains organes, permet de capter la puissance invisible du démon Vodoum, de se l’approprier et ensuite de se servir de cette puissance pour contrer ses ennemis; tout cela dans la lutte pour le contrôle et la conservation du pouvoir.

Cette croyance aberrante est très présente chez les adeptes de l'émergence et se manifeste par des disparitions inexpliquées ; des cadavres qu’on retrouve démembrés avec des organes qui manquent. C’est un moyen pour des hauts responsables du régime Ali BONGO pour garder ou essayer de garder un poste au sein de l’administration.

La mort mystérieuse de nombreuses personnalités gabonaises est encore aujourd’hui imputée à ce duo infernal. Quelques temps après la mort du «Père» Omar Bongo Ondimba des rumeurs ont fait état de la convoitise et de marchandage des parties de son corps pour asseoir le pouvoir du «fils».

De même, Ali Bongo qui a assassiné Joseph Redjambe,  Georges Rawiri, Pierre Mamboundou, Mba Obame et beaucoup d'autres gabonais pour acceder au pouvoir, a tout fait pour pouvoir disposer des corps de ses victimes aux fins des pratiques occultes. Toutes les preuves, tous les faits pour dire qui a assassiné qui existent, mais le pouvoir bloque toute action judiciaire.

Au Gabon, pour avoir un poste de responsabilité, accéder au pouvoir social et devenir riche, la voie connue de tous est celle des cercles mystico-magiques ou l'intronisation consiste à l'introduction: la pratique de la sodomie.

Cette introduction est suivie de la sorcellerie et des pratiques mystiques au plus haut niveau de l’Etat : selon des adeptes, boire tout frais du sang humain, pratiquer comme rituel de purification et d’allégeance l’homosexualité, engager en astral des combats nocturnes épiques et suicidaires sur des «avions-tapis volants», déguster de la chair humaine faisandée à l’étouffée, livrer en sacrifice à la confrérie et, tour à tour, le plus aimé de ses proches, organiser des messes vodou, très noires en couleur, pour défier le Dieu tout puissant entouré de sa cohorte de saints, pactiser avec Lucifer, le diable et les démons, forniquer avec des cadavres et des animaux, constituent les pratiques en cours dans ces sectes.

C'est la réalité qui fonde la pratique des crimes rituels. Pour y mettre fin il faut éradiquer la cause: l'impunité et l'imposture au sommet de l'État dont la plus tangible vérité est la présence de ce couple diabolique à la présidence de la République.


Alfred Edmond Nziengui Madoungou,
conseiller spécial Crimes rituels
de Bongo Ondimba Ali


L'assassin se repend'une immunité reposant sur le soutien
 de ses chefs Ali Bongo et Accrombessi


Ici un corps mutilé vide de son sang
de son coeur et d'autres organes


Ici un exécutant avec le produit de son travail


Une victime tuee et sodomisée post mortem


Une victime sujette à des rapports sexuels post mortem


Les animaux sont également au nombre des sacrifices




Leq rapports sexuels avec des animaux

jeudi 10 mars 2016

Rapport sur les tueries de Port-Gentil en 2009 par Ali Bongo


Au terme d'une mission sur le terrain du 18 au 21 septembre, conduite par le professeur Pierre André Kombila Koumbe, le Front de refus du coup de force électoral a présenté le 24 septembre son rapport sur les émeutes post électorales qui avaient éclaté à Port-Gentil du 3 au 6 septembre dernier. Alors que les autorités continuent de brandir un bilan officiel de 3 morts accidentelles, le rapport de l'opposition fait état de plusieurs dizaines de morts tombés sous les balles des forces de l'ordre, ainsi que de nombreuses exactions et menaces sur la population de la cité pétrolière.
RAPPORT DE LA MISSION D'INFORMATION (Port Gentil, les 18, 19, 20 et 21 septembre 2009)
Le 17 septembre 2009, le Collectif des candidats à l'élection présidentielle du 30 Août 2009 a commis une mission d'information chargée de recueillir des témoignages dignes de foi sur les évènements survenus à Port-Gentil depuis le 3 septembre 2009.
La mission d'information conduite par Monsieur le professeur Pierre André KOMBILA KOUMBE, président du RNB, comprenait également les personnalités suivantes :
Monsieur le professeur Joseph JOHN-NAMBO de l'Université Omar BONGO;  L'honorable Daniel KOMBE LEKAMBO, député à l'Assemblée Nationale ;  Monsieur Jean Blaise MOUSSAVOU MAGANGA, ancien Maire.
Rendus sur place dès le 18 septembre, quatre (4) jours durant, les membres de la mission ont rencontré les familles des victimes décédées, des victimes d'exactions et quelques témoins qui ont accepté de parler, nonobstant un climat de peur et d'omerta constaté sur place à Port-Gentil, climat entretenu par les forces de Défense et de Sécurité.
Le présent rapport s'articule autour de trois centres d'intérêt principaux :
1- les tueries :  2- Les exactions ;  3- Les destructions de biens.

En guise de conclusion, nous tenterons de rapporter le sentiment général qui se dégage dans la population de Port-Gentil.
Nous présentons cas par cas les faits illustrant chaque centre d'intérêt.
1- Les tueries.
Cas 1 : Monsieur Aimé MBADINGA, la trentaine environ, fils de feu BOULINGUI Patrice, ancien fonctionnaire et notable de Tchibanga ; profession chauffeur, tué vendredi 4 septembre au quartier Balise par des militaires circulant en voiture dans le sens quartier chic-Balise, vers 18 heures 30.
Certains militaires portaient une cagoule et d'autres un béret noir. Le corps récupéré par la famille a été transféré à Tchibanga le vendredi Il septembre pour inhumation. Ce témoignage a été obtenu de la part de M.A., membre de la famille du défunt.
Cas 2 : Monsieur Thierry NDONGO MOMBO, âgé de 18 ans, fils de Monsieur Urbain NDONGO a reçu une balle qui lui a transpercé le thorax, (telle que l'indiquent les photos et le certificat de décès versés au rapport) dans la nuit du 4 au 5 septembre sur la route de Ntchèngué face à l'école de feu de Total Gabon, au lieu-dit PG 1 alors que l'intéressé se trouvait au bord de la route en compagnie d'autres jeunes gens. Un de ses compagnons, à l'aide d'une brouette, a tenté de le conduire au Centre Hospitalier Régional de Ntchèngué situé à quelques centaines de mètres où il rendra l'âme quelques heures plus tard. Les parents alertés, ont du mal à obtenir une place à la morgue de l'hôpital, l'employé préposé à cette tâche, leur déclare: «je n'ai plus assez de place ; en ville (morgue de l'ancien hôpital central) c'est plein, ici j'en ai déjà 16 et celui-ci, où dois-je le mettre ?». Néanmoins, après de longues tractations, cet employé accepte finalement de prendre ce dix-septième corps.
La famille de feu MOMBO NDONGO a fourni les photos montrant l'impacte de la balle, le certificat de décès ainsi que la copie de la plainte introduite par elle au tribunal de Port Gentil.
Cas 3 : Monsieur Jean Marie BILONGHA, la trentaine environ, sans emploi, habitant le quartier Bac Aviation, abattu par les tirs de militaires circulant à vive allure dans le quartier.
 Cas 4 : Mademoiselle Ursule KOUMBA, seize (16) ans, tuée par balle au passage d'un véhicule rempli de militaires.
Cas 5 : Monsieur Christian ONANGA, sourd muet, tué le vendredi 4 septembre vers 19 heures, par une balle de militaire circulant à vive allure au quartier mini prix, alors qu'il traversait la chaussée. Il a été inhumé par sa famille, le samedi 18 septembre dernier.
Cas 6 : Monsieur Martial OWANE, 26 ans reçoit des balles tirées par deux hommes armés en civil, le 21 septembre vers 17 heures à l'entrée de la Laverie Moderne au quartier Sud. Son décès sera constaté à 19 heures au CHR de Ntchèngué. Le procureur de la République à Port Gentil fait courir le bruit de la légitime défense face à un évadé de prison qui aurait agressé le policier. Ce qui est faux.
Monsieur Martial OWANE avait purgé sa peine et avait été libéré au mois de juin 2009. Lorsque le 21 septembre 2009, il est interpellé, reconnaissant le policier qui l'avait fait incarcéré précédemment, il tente de fuir, c'est alors que le policier K. de la Police Judiciaire lui tire trois balles dans le dos (information : Y., parent du défunt). Il nous est revenu que le fameux K., avec ce dernier tué, totalise 8 victimes.
La famille de OWANE, conduite par sa mère s'est rendue le mardi 22 septembre vers 18 heures pour exiger qu'on lui permette d'inhumer elle-même le corps de son enfant que la P.J. voudrait enterrer clandestinement.

Outre ces cas clairement identifiés, des sources dignes de foi et le témoignage du responsable du cimetière de Ntchèngué évoquent le nombre probable de 57 décès. Il faut ajouter à ces morts ceux «largués» par hélicoptère et ceux embarqués dans les pirogues et ramenés dans les villages par peur des représailles brandies par les PDGistes. La difficulté de les recenser vient du fait qu'un climat de terreur règne à Port Gentil autour de ces morts. Des menaces de mort ont été proférées sur quiconque donnerait des informations au sujet des personnes mortes des suites des fusillades des journées d'émeutes.
Pourtant des endroits bien précis semblent propices pour cette expertise indispensable : les morgues du Centre Hospitalier Régional de Ntchèngué et celle de l'ancien hôpital central, gérées respectivement par les sociétés des pompes funèbres CASEPGA et GABOSEP. Mais dans l'une et l'autre c'est motus et bouche cousue.
La morgue du CHR de Ntchèngué est l'établissement où semble être passé le plus grand nombre de corps. Mais il nous est revenu que le directeur régional de Santé, Madame SEFOU, a menacé de licenciement les médecins ou tout personnel qui livrerait des informations; notamment concernant le nombre de morts liés aux évènements. Elle a également retiré certificats médicaux, déclarations de décès ainsi que les dossiers médicaux de ces morts.
A CASEPGA, une source sûre a indiqué que 18 corps de personnes tuées par balles ont séjourné dans cet établissement entre le 4 et le 7 septembre 2009, date à laquelle interdiction leur a été notifiée de recevoir ces corps.
2- Les exactions
Les forces de Défense et de Sécurité venues à Port Gentil semblaient avoir comme mission d'humilier, de brutaliser pour casser le moral de ces populations. Plusieurs types d'exactions et d'actes d'humiliations sont commis sur les habitants de Port Gentil.
On moleste les passants inoffensifs sur la voie publique, on n 'hésite pas à pénétrer dans les habitations pour perpétrer les mêmes actes, plusieurs personnes sont frappées à coup de poings, de crosses de fusil voire perforées par les baïonnettes fixées au bout des canons des armes des militaires .
On fait faire des pompes, on fait se déplacer à genoux, on fait danser, on fait chanter dans des langues parfois inconnues au Gabon ; on fait s'embrasser des frères et des surs quand on ne leur demande pas de s'accoupler, on viole en groupe (12 policiers violent 6 filles, le 16 septembre et 4 policiers violent une jeune femme qui avait un bébé, provoquant des délabrements génitaux). Une dame portant une grossesse à terme se rendant à l'hôpital pour accoucher a été contrainte de voir son bébé sortir devant les militaires malgré ses supplications. Outre ces témoignages donnés par des habitants de Port Gentil ayant requis l'anonymat, les cas suivants nous ont été relatés par les intéressés ou certains membres de leur entourage.
Cas 1 : Henri MBONGO, la cinquantaine environ, père de famille nombreuse, a été sauvagement battu, humilié, mis à genou par des militaires, le vendredi 4 septembre au carrefour Nguadi, vers 17 heures alors qu'il traversait la chaussée pour rejoindre son domicile situé à une quarantaine de mètres de là. Une dame qui tentait de traverser la route au même moment a subit les mêmes exactions. On leur a intimé l' ordre de chanter et de clamer haut et fort, «Ali 9 président!» Monsieur MBONGO s'en est sorti avec des hématomes aux jambes et au dos, tandis que la dame, traumatisée a tout fait sur elle. Tout cela devant une foule effarée.
Cas 2 : Christiane JOCKTANE, mère de famille, 55 ans environ, ancienne employée de banque a été sauvagement battue par les militaires, le 6 septembre, sous les yeux de ses enfants et de nombreuses personnes qui, comme elle, faisaient la queue en vue d'acheter du pain à la boulangerie SMAG, en face de la «Gendarmerie de l'Océan» ; sous le prétexte, selon les militaires, que le pain était réservé à l'armée et au motif que les enfants des Port-Gentillais ont été à l'origine des casses provoquant la pénurie. Elle a reçu de multiples coups de matraques et chaussures au visage, au bassin et sur le dos qui l'ont immobilisé pendant plus d'une semaine. Elle a fourni un certificat médical et des photos à l'appui de sa déclaration.
Cas 3 : Philippe ISSANI, agent municipal, la quarantaine, a été sorti manu militari, alors qu'il était hospitalisé, sous perfusion, à Paul IGAMBA et amené à la base de la Marine où il est jusqu'à ce jour détenu, sans que sa famille ne puisse le voir. Est-il encore en vie?
Cas 4 : Locin MONDOUNGUA, jeune homme d'une vingtaine d'année a été embarqué de force au tournant de Salsa par un policier qui l'a conduit au Commissariat du château alors qu'il traversait la chaussée pour rentrer à son domicile situé à une vingtaine de mètres de là. On lui a demandé de faire des pompes avant d'être relâché.
Cas 5 : Les travailleurs de la Société Morel et Prom le samedi 19 septembre, alors que le couvre feu est désormais fixé à 23 heures; aux environs de dix neuf, vingt heures, les travailleurs de cette compagnie pétrolière qui rentraient de leur lieu de travail sont pris à partie par une patrouille de militaires; ils sont copieusement tabassés au point que certains ont des fractures et d'autres perdent leurs dents; ils sont conduits à l'hôpital de Ntchèngué. Le directeur de cette société qui a pris les photos du triste spectacle a promis de porter plainte. Les militaires ayant volontairement bloqué l'accès de l'hôpital, nous n'avons pas pu y accéder.
Cas 6 : Philippe VOUETTE ; dans la matinée du samedi 18 septembre, il a été violenté par des militaires alors qu'il entrait dans son bureau de la société Schlumberger non loin du siège de Total Gabon. Il a été abandonné sur les lieux. C'est le témoignage d'une de ses relations qui a requis l'anonymat.
Cas 7 : Monsieur MOUITY MAGANGA, pâtissier à l'hôtel le Méridien ; le dimanche 6 septembre à 9 heures du matin, les militaires lui ont fait traverser la chaussée à genoux sans raison au carrefour ASECNA.
Cas 8 : Monsieur Jean Bernard MOUANAMBATSI, retraité; le jeudi 3 septembre à seize heures trente est molesté (vêtements déchirés) par les militaires alors qu'il recherchait son petit fils.
Cas 9 : Monsieur Théodore NGOUNGOU est sauvagement frappé au visage au carrefour ASECNA, alors qu'il cherchait à s'enquérir de la situation de son fils arrêté pour défaut de pièce d'identité. Ce dernier a fourni photo et certificat médical.
Cas 10 : Messieurs Martial MBOUMBA MOUNANGA et NZE ANGARA sont sortis manu militari de chez eux le 10 septembre vers 20 heures, embarqués et molestés avec des matraques et bâtons sertis de pointes, baladés dans la ville dans un camion militaire qui finira par les déposer couverts de blessures au dos et à la tête (voir photos) à la base de la marine vers une heure du matin.
Cas 11 : Monsieur Alain OBAME, 34 ans a été transporté et hospitalisé dans le service de chirurgie du CHR de Ntchèngué pour blessure par balle tirée par le gendarme Robert AVOUNGOU, commandant de brigade d'Omboué dans le département d'Etimboué.
Cas 12 : Monsieur MEMIAGHE, le 5 septembre à 22 heures à son domicile, a reçu 5 balles de petit calibre. Hospitalisé d'abord à la clinique Bilie (Dr IKOUAKOUA) pour les premiers soins, il a été transféré ensuite à 1 'hôpital de Ntchèngué.
Cas 13 : Un jeune garçon de seize (16) ans a reçu deux balles au poumon (Dr IGAMBONTCHINA).
Cas 14 : Famille Diawara ; Monsieur DIAWARA, son épouse, ses trois (3) filles et son locataire sont violemment molestés à leur domicile (vers carrefour ASECNA) par des militaires basés à l'aéroport. Monsieur DIAWARA est gravement blessé à jambe droite, son épouse et ses filles portent plusieurs ecchymoses. Le locataire a un traumatisme de la jambe et du pied droit (voir photos).
Cas 15 : Monsieur Guy Hervé MAVOUNGOU, 30 ans, a reçu deux balles aux jambes suite aux coups de feu tirés au quartier Sud (Laverie Moderne), le 21 septembre à 17 heures, au moment où on abattait Monsieur Martial AWANE. Les riverains pensent que ce sont des éléments de la Police Judiciaire qui ont perpétré cette exaction.
Cas 16 : Monsieur Serge Landry DOUMA MOUENGI était dans son domicile lorsqu'il est atteint de plusieurs balles au niveau de la jambe et de la main gauche, l'intéressé est actuellement hospitalisé au CHR de Ntchèngué.
Outre ces cas de tueries et d'exactions constatées, il y a lieu de mentionner que plus de 300 personnes avaient été arrêtées; à ce jour, un peu plus d'une quarantaine ont été présentés au tribunal de Port Gentil. On peut légitimement s'interroger sur la situation des nombreux autres dont on n'a jusqu'aujourd'hui aucune nouvelle. A moins qu'elles ne soient à classer parmi les disparus. Une enquête s'impose.
3- Destruction des biens
La mission a constaté que de nombreux magasins situés dans la zone du marché du Grand Village ont été détruits et incendiés. Certains témoins rencontrés indiquent que les militaires sont presque restés inactifs pendant les pillages;
Plusieurs d'entre eux se contentant de récupérer les biens pillés, de les embarquer dans les camions militaires pour les amener dans des directions inconnues.
En ce qui concerne l'immeuble Schlumberger de la concession Total qui a bel et bien été pillé par les manifestants, les riverains indiquent que bien après le pillage dans la journée, c'est dans la nuit, alors que le couvre feu était en vigueur, que l'incendie a pris dans le dernier étage de cet immeuble.
Quant au foyer Roger BUTTIN ; aucune manifestation n'avait été observée dans cette zone. C'est dans la nuit, alors que le couvre feu était en vigueur, que les riverains aperçoivent des flammes et de la fumée sur le toit de l'immeuble. D'aucuns sont même convaincus que c'est un projectile lancé à partir de la route qui a déclenché l'incendie de ce foyer.
Tous ces propos restent à éclaircir à partir d'une enquête approfondie qui permettra à terme de rétablir la vérité.
Il est à noter enfin que tous nos interlocuteurs restent choqués par les propos mensongers tenus par les plus hautes autorités de l'Etat et par quelques responsables politique de cette ville réunis à Port Gentil, à l'hôtel Mbandja, quelques jours après ces malheureux évènements. Propos qui, au lieu de prôner l'apaisement, se sont avérés constituer des appels à la haine et à la division tribale. Toutes choses qui constituent des véritables délits et qui tombent sous le coup de la loi.
Fait à Libreville, le 22 septembre 2009
Pr Pierre André KOMBILA KOUMBA ; Pr Josep JOHN-NAMBO ; Honorable KOMBE LEKAMBO ; Monsieur Jean Blaise MOUSSAVOU MAGANGA»
 Vendredi 25 Septembre 2009 Source Gaboneco

jeudi 18 février 2016


Jean de Dieu Moukagni Iwangou : « Ping ne fait plus partie de notre coalition. Je lui souhaite bon vent ! »


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Jean de Dieu Moukagni Iwangou © DR

En septembre, Jean de Dieu Moukagni Iwangou a fait les gros titres de la presse après un revirement dont seule la politique gabonaise a le secret.

Nommé ministre au sein du dernier gouvernement de Daniel Ona Ondo, le leader de l’Union du peuple gabonais (UPG) a finalement rejeté l’offre. Il lui a préféré son statut de membre signataire du Front uni de l’opposition pour l’alternance (Fuopa, qu’il a présidé d’avril à octobre 2015), regroupant 27 partis d’opposition et censé désigner un candidat unique à la présidentielle. Mais à quelques mois du scrutin, rien n’est moins sûr. Minée par la guerre des chefs, la plateforme se déchire autour de la candidature de Jean Ping et menace d’imploser. Jean de Dieu Moukagni Iwangou s’est lui-même prononcé contre la candidature de l’ancien président de la commission de l’Union africaine, qu’il qualifie d’« irrégulière ».

Jeune Afrique : Quelle est votre perception du Gabon à quelques mois de la présidentielle ?

Jean de Dieu Moukagni Iwangou : Le pays est plongé dans une situation de crise qui affecte les fondements de l’État de droit. Outre les problèmes de corruption, les libertés publiques sont confisquées. L’opposition n’a pas le droit de tenir des réunions publiques. L’autorisation de manifester ne nous est même jamais accordée. Nous ne pouvons pas parler aux Gabonais !

Quel bilan faites-vous du mandat d’Ali Bongo Ondimba ?

C’est un échec. Pour le comprendre, il suffit d’observer l’état d’avancement des projets censés incarner l’émergence. Sur le bord de mer de Libreville, le grand chantier du « Champ-Triomphal » est resté un gros tas de sable.

Jean Ping a déclaré avoir été investi par le Fuopa le 15 janvier, ce que vous et plusieurs cadres de la plateforme contestez. Le Front n’a jamais été aussi proche de l’implosion…

Il ne s’agit pas d’une implosion. Jean Ping s’exclut de lui-même du Front, puisque sa déclaration de candidature est irrégulière et totalement contraire aux dispositions de la plateforme. Je considère que nous suivons deux lignes différentes et que ce n’est plus tenable. Nous ne voulons pas d’un candidat du fait accompli et, à mon sens, Jean Ping ne fait plus partie du Front. Il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie. Je lui souhaite bon vent !

Il y aura bel et bien une primaire et celle-ci sera ouverte aux citoyens

Vous appelez à une primaire au sein du Fuopa. Sous quelle forme ?

Il y aura bel et bien une primaire et celle-ci sera ouverte aux citoyens. Les partis auront le temps de se réunir, au cours du mois de février, pour décider s’ils présenteront ou non un candidat. Ensuite, le Front se réunira à la fin du mois de mars lors d’une convention, qui devrait aboutir à une candidature unique.

Il semble pourtant peu probable que le Fuopa ne présente qu’un seul candidat, comme il l’avait promis. Y croyez-vous encore ?

Il peut y avoir des candidats dissidents, forcément minoritaires et isolés. J’espère tout de même que nous parviendrons à nous rassembler autour de la bonne candidature.

La vôtre ?

Il est encore trop tôt pour que je me prononce. Mon parti va se pencher sur la question. Mais, oui, ma candidature aux primaires est de plus en plus probable.

Lors de la formation du dernier gouvernement de Daniel Ona Ondo, en septembre 2015, votre nom figurait sur la liste des ministres. Avant que vous ne refusiez le poste sous la pression de votre parti, selon le gouvernement. Quelle est votre version des faits ?

La veille de la publication de la liste des ministres, le président a envoyé deux de ses collaborateurs pour m’informer que je figurais dans le nouveau gouvernement. J’ai répondu négativement. J’ai été convié à réitérer mon refus. Ce que j’ai fait face à Ali Bongo Ondimba : je lui ai dit « non », face à face. Son cabinet a essayé une dernière fois de me convaincre et m’a demandé de confirmer ma réponse. Je ne l’ai jamais fait, et ils ont choisi de publier la liste des ministres en l’état. J’ai donc ensuite répété mon refus lors d’une conférence de presse.

La médiatisation de mon refus a suscité une forte réaction, montrant qu’une troisième voie est possible

Sans pressions politiques de la part de votre parti ?

Il n’y a eu aucune pression. Il faut tout de même rappeler que j’avais refusé les sollicitations de Bongo père avant celles de son fils. Cependant, cette affaire a vraiment fait beaucoup de bruit et a soulevé un débat national. Jusque-là, il ne semblait y avoir que les candidatures d’Ali Bongo -et de Jean Ping, qui souhaitent tous deux s’affronter. D’un côté, Ali Bongo entend opposer à Jean Ping qu’il était membre des gouvernements de son père et qu’il est de ce fait comptable du passé. De l’autre, Jean Ping veut montrer au chef de l’État que le Gabon est une République et non une monarchie. Mais la médiatisation de mon refus a suscité une forte réaction, montrant qu’une troisième voie est possible…

Que vous espérez incarner lors de la présidentielle de 2016 ?

Pourquoi pas ? C’est possible.