mardi 16 décembre 2014

COMMUNIQUE DU FRONT DE L’OPPOSITION POUR L’ALTERNANCE


LE FRONT DE L’OPPOSITION POUR L’ALTERNANCE

COMMUNIQUE N°6

Le Front de l’Opposition pour l’Alternance s’est réuni ce jour, lundi 15 décembre 2014, pour examiner  les suites réservées par le Tribunal de Première Instance de Libreville, aux requêtes introduites, individuellement par Luc BENGONE NSI, et collectivement par les personnalités ci-après :

ADIAHENOT Jacques ;

AMOUGHE MBA Pierre ;

EYEGHE NDONG Jean ;

KOMBILA KOUMBA Pierre André ;

MALOLAS Jean Marcel ;

MAYOMBO MBENDJANGOYE Fulbert ;

MBA NDONG Albert ;

MISSAMBO Paulette ;

MOUITY NZAMBA Benoit ;

MYBOTO Zacharie ;

NTOUME NGOUA Jean ;

OYE MBA Casimir ;

PING Jean ;

ROUGOU Jean Pierre.

Au terme de ses travaux, le Front a rendu les conclusions qui vont suivre.

A la faveur d’une Déclaration faite le samedi 13 décembre 2014, les gabonaises et les gabonais ont suivi Madame Sidonie Flore OUWE, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Libreville, rendre comte de l’issue réservée aux requêtes introduites devant le juge civil, dénonçant la qualité de l’acte de naissance présenté en 2009 par le citoyen Ali BONGO ONDIMBA, candidat à l’élection du Président de la République.

Cette déclaration qui a mis en scène un magistrat du Parquet dans un contentieux civil, où il n’est que partie jointe, concluait amplement le mélange des genres qui a prévalu à l’ouverture du procès, en même temps qu’elle préfigurait parfaitement l’amalgame choisi par le juge pour le clôturer.

En revenant sur les conditions ayant prévalu au dépôt des requêtes, c’est ici le lieu de rappeler que les personnalités signataires desdites requêtes ont fait l’objet de violences exercées par les Forces de sécurité et de défense, au seul motif qu’ils dénonçaient Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, alors qu’en tant que citoyens, ils avaient en vertu de la loi, le droit d’être entendus sur le fond de leurs prétentions par un juge, tenu d’en examiner le bien-fondé.

Arrivés au Tribunal de Libreville, les signataires avaient essuyé un traitement inadmissible.

N’ayant pu accéder sur les lieux qu’autour de 13 heures, le Greffe de la juridiction leur ont tout simplement fermé les portes, avant que de longues discussions ne ramènent les hommes de justice à la raison, le tout, au seul motif d’avoir décidé d’introduire des requêtes contre le citoyen Ali BONGO ONDIMBA.

Ce mépris intolérable, réitéré à l’envi toutes les fois qu’il leur a été donné l’occasion de s’enquérir des suites réservées à leurs requêtes, a été affiché dans la journée du vendredi 12 décembre 2014, où il leur a été donné rendez-vous pour le mercredi 17 décembre 2014.

C’est dans ces conditions que, contre toute attente, des services particulièrement sourcilleux sur les heures de travail ont affiché une curieuse disponibilité à recevoir les signataires à 21 heures au Tribunal de Libreville, c'est-à-dire très largement au-delà des heures réglementaires.

Dans son délibéré, le Tribunal a prononcé l’irrecevabilité des requêtes présentées sur les mérites des seules conclusions du Parquet, pour les raisons suivantes :

-         Multiplicités d’intérêts et illégalité du groupe ayant présenté les requêtes ;

-         Incompétence du Tribunal à juger le chef de l’Etat, en lieu et place de la Haute cour de justice ;

-         Inviolabilité du mandat présidentiel.

Tenant lieu de motivation, les arguties ainsi exposées appellent de la part des signataires, les observations de forme et de fond suivantes :

Du point de vue de la forme, les signataires dénoncent la violation grossière des droits de la défense, commises sous les prétextes les plus fallacieux.

Dans un contentieux de l’inscription de faux, qui autorise le Parquet à intervenir, le Président du Tribunal s’est contenté de solliciter les conclusions du ministère public pour rendre sa décision, alors que l’administration d’une bonne justice commandait d’abord de faire assigner Ali BONGO ONDIMBA en sa qualité de défendeur, d’ouvrir le débat entre les parties, débat au vu duquel le Parquet devait ensuite faire connaitre ses observations.

Par cette manœuvre, dont le but était d’éviter la comparution de Ali Bongo Ondimba, le Président du Tribunal a jugé sur des moyens de droit, soulevés d’office par le Parquet, alors qu’en son article 24, le code de procédure civile interdit à tout juge de fonder sa décision sur les moyens de droit qu’il a relevés d’office ou sur des explications complémentaires qu’il a demandées, sans avoir au préalable invité toutes les parties à présenter leurs observations.

Pour en venir aux motifs avancés, qui ne résistent pas à l’épreuve du débat contradictoire, les décisions rendues cachent très mal le déni de justice qui est au fondement de la démarche du juge, et dont le prétexte qui le maquille ne peut convaincre.

En effet.

En quoi le Tribunal de Première Instance est-il incompétent pour juger de l’irrégularité d’un acte de naissance, qui est un document administratif attaché à un homme et non à une fonction, notamment la fonction présidentielle ?

En quoi un acte de naissance participe t-il à l’immunité présidentielle, alors qu’au moment des faits, Ali BONGO n’était que simple citoyen ?

 En quoi l’initiative collective de citoyens libres peut-elle constituer une cause d’irrecevabilité, alors que lesdits citoyens sont solidaires dans leurs prétentions ?

Comment la justice gabonaise peut-elle être crédible aujourd’hui, et sa jurisprudence respectée, lorsque les mêmes faits présentés de manière individuelle par Luc BENGONE NSI en 2009 avaient été classés sans suite, en vertu du prétendu pouvoir discrétionnaire du Procureur de la République ?

Comment cette justice pense-t-elle être davantage crédible dans ces affaires, en se cachant derrière le prétexte de l’irrecevabilité, lorsque la Cour constitutionnelle avait fait grief au demandeur de cette époque-là, de l’argutie du défaut de preuve ?

Pourquoi le Tribunal s’est-il prévalu de l’illégalité du groupe, alors que les requêtes n’ont pas été déposées au nom du Front ?

Quel objectif éthique les juridictions gabonaises poursuivent-elles, en protégeant quelqu’un dont le faux entâche les actes administratifs, les diplômes et même les photographies ?

Fort de ce qui précède, et prenant acte de cette forfaiture ;

Les membres du Front de l’opposition pour l’alternance interpellent directement le Peuple gabonais, au nom duquel la justice est rendue, face aux errements de l’institution judiciaire dans la conduite de sa mission.

Prenant l’opinion nationale et internationale à témoin, sur la rupture du Pacte républicain, à l’initiative du Tribunal de Libreville, qui a choisi de protéger un homme contre le consensus de la Nation contenu dans la loi, le Front appelle le Peuple gabonais à donner aux faits toutes les suites qu’il lui plaira.

A cet effet, il appelle à un grand rassemblement qui aura lieu à Libreville, ce samedi 20 décembre 2014.

Fait à Libreville le 16 décembre 2014

 

Le FRONT

mardi 9 décembre 2014

Si Ali Bongo n'a pas d'acte de naissance, quid de sa nationalité gabonaise?



BOA doit se faire des soucis pour tous ces faux en cascade
L'affaire des actes de naissance de BOA me parait encore plus grave et complexe qu’il n’y parait. La nationalité ne se présume pas, elle se prouve. Peut-on être d’accord lorsque l'on dit que ABO est Gabonais et que le seul problème est qu’il a été adopté? Voici la réflexion d'un juriste africain que je vous transmet pour que vous fassiez votre propre opinion.

 1.       Nationalité par filiation
 
S’il a un parent qui est gabonais il est manifestement Gabonais. Cependant il doit pour jouir de sa nationalité produire un acte de naissance authentique délivré par la Mairie du lieu où il est né. L’acte de naissance est un document extrêmement important et unique et sauf cas de force majeure la mairie de BZV doit avoir un registre que n’importe qui peut consulter. Après consultation du registre ABO peut demander un duplicata s’il a perdu l’original.


Faux acte de naissance produit par Akassaga Okinda, à la demande de BOA

Ma question principale est qu’il serait bon de savoir quel acte de naissance ABO a-t-il produit toutes ces années pour se faire délivrer (car obligatoire) un passeport, une carte d’identité (s’il en a eu une), une carte d’électeur ou même se présenter à des examens scolaire et universitaire au Gabon et en France. Il est possible en cas d’adoption et vu le statut de son père que ce n’est qu’en 2009 qu’il a du pour la première fois de sa vie se demander où était son acte de naissance.

Or s’il est né à BZV comme il le clame ce n’est que là-bas qu’un original ou duplicata peut lui être délivré. Aucune Mairie de LBV ne peut délivrer un acte de naissance à quelqu’un qui est né dans une autre ville au Gabon ou à l’étranger. Elle ne peut délivrer qu’une copie certifiée conforme. L’infraction de faux et usage de faux est très fortement présumée avec l’acte de naissance de 2009 peu importe la Mairie d’arrondissement qui l’a délivré.


Si le bon acte de naissance est celui publié par le journal Le Monde il faut que son authenticité soit corroborée par la consultation des registres de la Mairie de BZV. Je ne suis pas sur que Nantes conservait les actes de naissance des indigènes, pour les français de souche certainement mais les indigènes je ne pense pas. Si c’est prouvé comme l’écrit le journal EDN que la personne qui a signé cet acte n’était plus en fonction à la Mairie de BZV mais en stage en France alors il y a vice de fond. De plus, il y a tellement de situation de la vie qui requière un acte de naissance que la polémique actuelle paraît surréaliste. Même né en brousse on a toujours besoin d’un acte de naissance surtout si on a des démarches administratives importantes genre carte d’identité ou passeport.  

ABO ne peut pas jouir de la nationalité Gabonaise tant qu’il ne produit pas un acte de naissance authentique établissant sa filiation à un ou deux parents de nationalité Gabonaise. C’est très important de souligner ce principe car je vois bcp des gens dire qu’il est Gabonais alors que la nationalité ce n’est pas les apparences, il faut un papier qui le prouve et en cas de filiation l’acte de naissance c’est la clé incontournable. 
Acte de naissance de BOA publié par le journal le Monde


Même si le résultat du test ADN était positif, il lui faudra un acte de naissance ou une décision de naturalisation ou acquisition pour jouir de la nationalité Gabonaise.







2.       Nationalité par adoption
Si ABO a été adopté, la législation Gabonaise de l’époque devait certainement prévoir la procédure à suivre et particulièrement s’agissant de l’acquisition de la nationalité par l’enfant adopté. La encore il faut des papiers, acte de naissance établit sur jugement du tribunal, acte de naturalisation, etc. Vu que ABO ne revendique pas l’adoption, il ne dispose pas de la nationalité gabonaise par ce moyen. Il n’appartient pas à des tiers d’invoquer l’adoption pour justifier comment ABO est Gabonais. La charge de la preuve incombe au concerné c'est-à-dire ABO et non pas aux observateurs. S’il nie l’adoption alors il n’est pas Gabonais par adoption full stop.

En conclusion, il m’apparaît qu’à l’heure actuelle ABO ne dispose pas d’un document établissant sans aucun doute de sa nationalité Gabonaise avec toutes les conséquences importantes que cela induit. En d’autres termes, il n’est pas Gabonais jusqu'à preuve du contraire ce qui est très différent de dire qu’il est Gabonais par adoption. Il ne peut être Gabonais que s’il apporte une preuve irréfutable du type acte de naissance ou décision de naturalisation qui démontre par quel moyen il a acquis cette nationalité. 
Toutes les manoeivres visent les élections de 2016.
mais avec quel acte de naissance?

Il faut rappeler que l’alinéa 3 de l’article 10 dit que « Sont éligibles à la présidence de la République, tous les Gabonais des deux sexes jouissant de leurs droits civils et politiques, âgés de quarante (40) ans au moins.. ». C’est l’alinéa 4 qui parle d’acquisition de la nationalité et de 4 générations mais avant cela il faut apporter la preuve de sa nationalité gabonaise et être âgé de 40 ans au moins.  

A l’heure actuelle, au vu des pièces qui circulent (2 actes de naissance) c’est le flou total.

Cela m’amène à penser qu’il est possible de réfléchir à une procédure en justice d’urgence (genre référé) visant à suspendre l’exercice de son mandat jusqu'à ce qu’il prouve qu’il est Gabonais et qu’il a plus de 40 ans. Médiatiquement ca ferait bcp de bruit et ce serait un argument de plus très solide pour déstabiliser l’adversaire surtout que jusqu’à présent il y a consensus parmi les Gabonais sur sa nationalité. La surprise c’est toujours très bon. Un étranger comme moi a plus de recul pour voir ce que les Gabonais ne voient pas car habitués à la tête de ABO dans le décor.

lundi 8 décembre 2014

Congrès de l'opposition à Paris

                                            
                                                                 Gabon, L'opposition en congrès par AFRICA24




mardi 2 décembre 2014

Bongo-Ondimba Ali, faussaire dans l'âme, il trafique la signature de François Hollande




 Chers lecteurs, jusqu'ou peut aller Bongo Ondimba Ali et sa horde de faussaires pour prouver qu'il est né gabonais? Le monde qui reclame un test ADN entre lui et sa supposée mère vient de publier une page jaunie qui est supposée être son acte de naissance de Brazzaville, mais on remarque dans celui-ci qu'il s'est nommé Alain Bernard Bongo avant même que son père ne prenne ce deuxième prénom lors de son accession au pouvoir. Ceux qui sont né à Brazzaville en ce moment ne reconnaiseent pas du tout ce format d'acte de naissance. Par ailleurs ce journal illustre son article d'une photo de la famille Teale avec un Alain Bernard Bongo avec un age supposé de 4 ans en 1963. Mais au regard de l'enfant de cette photo on ne peut pas dire que celui-ci est un enfant de 4 ans. Il aurait plus de huit  ans sinon plus. Par ailleurs Guy TEALE, à l'extrême gauche sur la photo est né en 1959 et a 55 ans aujourd'hui, âge présumé d'Alain-Ali Bongo. Suivant nos renseignements il aurait 13 ans sur cette photo et son frère ainé 16 ans. Ce qui veut dire que cette photo a été prise en 1972.
Les mercénaires de la plume de tous poils sont mis en contribution pour écrire et défendre l'indéfendable imposture. Non content des ménaces d'assassinat qui se font désormais ouvertement, Bongo Ondimba Ali et ses sicaires vont jusqu'à imiter la signature de François Hollande pour se fendre d'un soutien hypothétique de celui-ci.
Le Gabon est tombé bien bas pour se morfondre dans une telle bassesse morale. Analysez vous même ces documents et faites vous une opinion de la forfaitures et l'imposture que ces assassins veulent faire avaler aux gabonais.
Fausse signature des émergents
Vraie signature de François HOLLANDE


Fausse lettre fausse signature

Signature originale de françois Hollande


Lettre de FH à Compaoré


Un enfant de 4 ans? ou est-il?

lundi 1 décembre 2014

François Hollande à Dakar vilipende les dictateurs fossoyeurs de la démocratie: hypocrisie ou sincérité?


François Hollande au Sommet de la Francophonie de Dakar

‘’Là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où la liberté est bafouée, là où l’alternance est empêchée, j’affirme que les citoyens de ces pays sauront trouver dans l’espace francophone du soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie.’’
 
Ce discours pour les combattants de la liberté et de la démocratie que nous sommes est un beau discours, c'est même un bon discours.  C'est en tout cas notre vision de la démocratie en Afrique et particulièrement au Gabon. Mais François Hollande se rappelle-t-il encore son discours de campagne, tout aussi beau et tout aussi bon? Là ou il fasait l'apologie des démocrates et annonçait le malheur aux dictateurs? Pourtant, prit par la "realpolitik" il a reçu en grande pompe, avec tapis rouge et diner de galas, les mêmes dictateurs qui sont la honte de l'Afrique et du monde démocrate. Il a relegué au second plan les démocrates qui se battent au péril de leurs vies pour la liberté, le respect des règles constitutionnelles et pour l'alternance.
 
Tous ces présidents français ont toujours eu ces discours enjoliveurs pour se donner bonne figure. On ne peut pas être en effet président d'un pays à l'origine des droits de l'homme, où le peuple  s'est soulevé pour obtenir sa liberté, et tenir un discours contre la libération des peuples. Il faut donc tenir un discours hypocrite pour donner le change. Les président français nous ont habitué à une réalité: que ce soit la gauche ou la droite au pouvoir, il n'y a pas deux politiques françaises de la Fance en Afrique. Celle-ci est basée sur ses intérets exclusifs et non sur une quelconque posture morale ou démocratique. 
 
Cette hypocrisie trouve son paroxisme en Syrie. Pourquoi aller combattre une dictature du giron russe, "pour les droits de l'homme", alors que celles du giron français propspèrent en toute quiétude au grand dam des libertés et des droits humains les plus élémentaires? Pourquoi aller bombarder la Libye et tuer son président alors que les dictateurs françafricains, beaucoup plus que Kadhafi, oppriment, tuent, affament leurs peuples et dilapident les énormes ressources de leurs pays  en les envoyant dormir dans les banques occidentales et autres paradis fiscaux?
 
François Hollande à le pouvoir de changer les choses, car la France est le problème et aussi la solution. C'est bien elle qui place et entretien ces dictateurs car ceux-ci en retour lui garantissent l'accès aux matières premières à des coûts dérisoirs, aux marchés dits concurrentiels mais préamptés d'office par les accords secrets, et aussi, en cas de vote, un soutient sur le plan international avec les multiples voies en sa faveur au sein des institutions internationales.
 
Oui, François Hollande peut changer les choses en Afrique, il l'a fait au Mali et en Centrafrique. Sarkozy n'a pas hésité à mettre au pouvoir au Gabon un imposteur, il n'a pas hésité à faire assassiner Kadhafi et y instaurer le chaos en Libye, il n'a pas hésité à destituer Gbagbo en Côte d'Ivoire et d'y installer son ami. Plus loin Giscard en a fait de même en Centrafique avec Bokassa, Chirac au Congo Brazzaville et au Niger, Mitterand au Tchad, etc.
 
C'est donc de l'hypocrisie de dire une chose et de faire le contraire. La françafrique ne s'est jamais aussi bien porté que sous le règne de François Hollande. Tous les dictateurs, frileux de sa prise de fonction en 2012, se sont régaillardies et ont pris du poils de la bête. Il a beau dire qu'ils ne s'occupe plus de l'ingérence dans les affaires africaines, c'est malheureusement un soutien tacite à l'endroit de ces dictateurs. Comment expliquer qu'au Gabon, tout en ayant proclamé après les élections présidentielles de 2009 que celles-ci ne se sont pas bien passées, il arme le dictateur en lui vendant des armes de guerre qui vont être utilisées contre la population?
 
Pour les deux ans qui lui reste au pouvoir, Françsois Hollande doit faire un geste fort en direction de la démocratie, des droits de l'homme et des libertés en aidant, à l'instar de ce qu'il fait en Syrie, les démocrates africains aux fins qu'ils se débarassent des vestiges des dictatures néo-coloniales.
Il doit donner une tribunes aux démocrates, aux opposants et aux combattants de la liberté en Afrique, comme il l'a fait avec les opposants syriens.
Il ne doit plus donner aux seuls dictateurs une tribune pour qu'ils viennent exposer leurs mensonges à l'ensemble de la communauté internationnale.
 
Nous, les gabonais libres, vous disons Monsieur Hollande, que votre discours nous a séduit. Mais nous ne pouvons plus nous contenter des bons et beaux discours. Ce sont des actes qui traduisent la réalité de votre posture sémantique qui nous intéressent.
En effet nous cherchons de l'espace francophone "du soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie".
Pour cela, vous savez ou nous trouver pour un dialogue franc, sincère et clair sur l'avenir de l'Afrique et des futures relations avec les peuples africains.
 
Jean Ndouanis
 

dimanche 30 novembre 2014

Tous en face du komo pour dire non a la persecution politique de Paulette Missambo

COMMUNIQUE N°3 DU FRONT 
Après les campagnes mensongères orchestrées  sur de soi-disant  trafics d’armes, après les accusations d’ententes secrètes avec l’ONEP pour mettre Port-Gentil à feu et à sang, après le sabotage annoncé  des installations de la SEEG, pour expliquer désormais les sempiternelles coupures d’eau et d’électricité, le pouvoir vient de trouver un nouveau crime à pendre au cou de l’opposition : « l’implication politique ».
Le lundi 1er décembre prochain, Madame Paulette Missambo, ancienne parlementaire, ancienne ministre, conseiller municipal de Lastourville, déjà convoquée le 25 novembre 2014, sera entendue une seconde fois par la Police Judiciaire et, selon des informations concordantes, arrêtée. 
Les faits à elle reprochés sont pour le moins curieux. Madame Missambo est poursuivie pour «  implication politique » dans le cadre de sa participation au Comité provincial de gestion des fêtes tournantes de 2004 dans l’Ogooué-Lolo. Sous ce vocable, le pouvoir lui reproche et l’incrimine d’en avoir fait partie. Composé d’une quinzaine de personnalités politiques de la province, notamment de ministres et des députés, le Comité provincial était chargé, comme partout ailleurs, de recenser les besoins des populations et de transmettre ses choix au Gouvernement. 
Comment ne pas s’étonner, dès lors, que, simple Vice-présidente, Madame Missambo soit l’unique  membre du Comité provincial poursuivie ? 
Comment ne pas s’étonner que la justice ait sélectivement omis d’entendre son Président, Monsieur Guy Nzouba Ndama, actuel Président de l’Assemblée Nationale, Président du Comité provincial de gestion des fêtes tournantes de l’Ogooué-Lolo en 2004, les autres membres, Messieurs Jean Massima, Emile Ndoumba, Faustin Boukoubi, Blaise Louembet, tous hauts dirigeants du PDG encore en activité ? 
Comment expliquer, alors  que la seule affaire instruite contre elle portait sur son « implication politique » dans les fêtes tournantes de l’Ogooué-Lolo, en 2004, que « l’union », l’organe de presse du pouvoir, prétende qu’elle a été entendue pour « détournement d’engins lourds » ? 
Comment expliquer, enfin, le silence de la justice vis-à-vis de l’entreprise adjudicataire ? En effet, Africa Forages, l’entreprise retenue, en 2004, dans l’Ogooué-Lolo, était, par ailleurs, adjudicataire de nombreux lots dans d’autres provinces ? 
N’importe quel citoyen, et nous l’avons fait, peut retrouver les noms et l’importance de ses actionnaires au Tribunal de Commerce. Comment expliquer alors que les inspecteurs chargés de l’instruction ne puissent pas en retrouver la trace ?
En réalité, le motif pour lequel Madame Missambo est inquiétée est exclusivement politique. Elle est membre et porte-parole du FRONT, et, à ce titre, a pris dernièrement la parole au meeting géant de Port-Gentil. En fait, sous les apparences voilées, des tracasseries dirigées contre le porte-parole du FRONT sont destinées à détourner l’attention de l’opinion pour qu’elle ait à se préoccuper d’autre chose que du faux acte de naissance d’Ali Bongo Ondimba et de ses conséquences constitutionnelles. 
Les plans diaboliques prêtés au FRONT ne sont donc que de grossiers artifices montés pour couvrir les crimes du régime et les projets funestes contre le FRONT. L’action en nullité intentée contre l’Acte de naissance présenté par Ali Bongo Ondimba à la présidentielle de 2009 a démasqué la nature illégitime et
illégale du pouvoir Bongo et ouvert le boulevard de l’alternance au Gabon. Ce qui est sur, c’est que les arrestations arbitraires projetées contre Jean Eyeghe Ndong, Paulette Missambo et d’autres membres du FRONT, n’arrêteront jamais la volonté du peuple gabonais de libérer le pays, et n’auront pour d’autre effet que de mettre le feu aux poudres. 
Aussi, pour montrer notre détermination, le FRONT appelle donc les Gabonaises et Gabonais à se mettre debout et à accompagner Madame Missambo à la Police Judiciaire, face au Komo, lundi 1er décembre à 9h00.     
Fait à Libreville le 29 novembre 2014  
LE FRONT. 

samedi 29 novembre 2014

Conférence de presse du Président de l'UPG suite à la saisine de la Haute Cour de justice





Le Président
de l’Union Peuple Gabonais


DECLARATION DE PRESSE
DU 8 NOVEMBRE 2014




Le citoyen Moukagni-Iwangou: «Dans quel régime sérieux, civilisé, l’accusé nomme-t-il ses propres juges ? Il y a donc une inter-violation de notre système. Nous refuserons un système et un procès dans lequel l’accusé nommera ses juges», a prévenu Moukagni Iwangou, avant de poursuivre : «La justice est rendue au nom du peuple gabonais, les juges sont donc les mandataires du peuple gabonais. Mais s’ils montrent leur incapacité à rendre la justice au peuple, le peuple devra prendra ses responsabilités».
Mesdames, messieurs,
Chers compatriotes,

Après mûre réflexion, j’ai pris la responsabilité devant l’histoire, de saisir la Haute Cour de Justice, et d’y attraire Monsieur Ali BONGO ONDIMBA en sa qualité de Président de la République, pour haute trahison.
Cette photo aurait été prise par POB à l'arrivée des enfants biafrais en 1967. En médaillon pour ceux qui ont encore des doutes et selon des responsables de l'analyse faciale il s'agit bien de Bongo Ondimba Ali.
Ayant ainsi pris cette initiative à l’encontre de son mandataire, il était de mon devoir de présenter à la Nation toute entière, afin que nul n’en ignore, les motifs qui fondent l’initiative que j’ai décidé d’entreprendre.

Dans cet exercice de communication que j’entends observer tout au long de la procédure, je commencerai par la présentation des faits, à l’aune desquels, chacun comprendra l’ensemble des procédures qui en découlent.

I.        Sur les faits

Serge William Akassaga Okinda, maire faussaire dans ses œuvres  
Pour documenter son dossier de candidature à l’élection du Président de la République de l’année 2009, et concourir à l’expression du suffrage, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Ministre de la Défense au moment des faits, a présenté un acte de naissance portant la référence n°65/22/A6 du 29 mai 2009, établi à la Mairie du 3ème arrondissement de la ville de Libreville, sous la signature de Monsieur Serge William AKASSAGA OKINDA.

Sous la foi des énonciations dudit acte, qui renseignent que Monsieur Ali BONGO ONDIMBA serait né à Brazzaville, le 9 février 1959, cette pièce d’état civil suscite les plus expresses réserves.

La première réserve porte sur l’autorité ayant délivré l’acte querellé, en l’occurrence le maire du 3ème arrondissement de la capitale, choisi par le demandeur, alors qu’en pareille circonstance, la loi qualifie le maire du 1er arrondissement de la ville de Libreville.

Président Moukagni-Iwangou
La deuxième réserve porte sur l’intervention du juge, qu’aucune mention ne signale, alors que ladite intervention est prescrite par la loi, d’abord pour autoriser, ensuite pour contrôler la transcription sur le registre d’état civil gabonais, de la naissance d’un enfant de nationalité gabonaise né hors du territoire national.

La troisième réserve porte sur un double constat, qui donne à relever :

D’une part, l’absence notoire dans l’acte incriminé d’une mention relative à la pièce originale d’état civil, supposée avoir été dressée à Brazzaville par l’administration coloniale locale du lieu de naissance, dont il a fallu retranscrire les mentions à Libreville ;

D’autre part, sur la réponse de l’administration métropolitaine, en l’occurrence le Service central de l’état civil, établi au 11 rue de la Maison blanche 44941 Nantes Cedex 9, ayant charge et mission d’assurer l’archivage des actes de naissance délivrés avant les indépendances aux sujets ressortissants des territoires de l’Afrique Equatoriale Française.
Mettre le couteau dans la plaie, là ou ça fait le plus mal.

Requise par tel intéressé, cette administration a simplement déclaré que la naissance de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA  est inconnue au registre.

Sur la base de cet état de fait, cette situation présente deux versants.

Le premier versant est fondé sur l’irrégularité matérielle et intellectuelle de l’acte d’état civil.

Etabli par un préposé de l’administration saisi de manière opportuniste, alors qu’il n’est pas habilité par la loi, cet acte d’état civil entache la participation et l’élection de  Monsieur Ali BONGO ONDIMBA à la plus haute charge de l’Etat, en même temps qu’il convoque toutes les autorités ayant eu pouvoir de délibérer sur la question.

Ce premier versant a donné lieu ce jour, à la saisine de la Haute Cour de justice pour haute trahison et violation du serment.

Le second versant prend appui sur l’impossibilité de tracer la naissance de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA au Centre d’état civil de Nantes, toute chose qui induit une incertitude totale sur la réalité de sa naissance sur le territoire de l’Afrique Equatoriale Française, et par cela seul, pose le débat de la nature de sa filiation.
Ce deuxième versant, qui va être engagé la semaine prochaine, va poser le débat de son éligibilité à la Présidence de la République, si Monsieur Ali BONGO ONDIMBA à qui incombera la charge de la preuve en la matière, n’établit pas de manière formelle sa nationalité d’origine.

II.       Sur le droit attaché au premier versant

En son article 72, la constitution de la république gabonaise fonde tout intéressé à saisir la Haute Cour de Justice aux fins de droit.

En conséquence de quoi, Monsieur MOUKAGNI-IWANGOU, citoyen gabonais, né le 08 janvier 1960 à Mouila Mangondo, a saisi la haute cour de justice selon les dispositions ci-après exposées.

2.1.    Première procédure

Elle est ouverte pour deux chefs d’inculpation, notamment :

Faux en écritures publiques

Cette infraction a été commise par supposition de personnes Monsieur Serge William AKASSAGA, pour s’être immiscé en sa qualité de Maire du 3ème arrondissement de Libreville dans les actes relevant par détermination de la loi, de la compétence du Maire du 1er arrondissement de la ville de Libreville.

Président Moukagni avec la diaspora et un ministre centrafricain
La même infraction est opposable à Ali BONGO ONDIMBA, la loi condamnant sous le chef de prévention de faux par instigation, quiconque par assistance ou fourniture de moyens, permet la fabrication du faux.

Usage de faux

Cette infraction est opposable à Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, qui a fait usage d’une pièce dont il connaissait le caractère frauduleux.

Complicité d’usage de faux

Cette infraction est opposable à Monsieur René Marand ABOGHE ELLA, en sa qualité de Président de la Commission Nationale électorale autonome et permanente, en charge de la vérification de tous les dossiers, qui a prononcé la validité du dossier de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA.

Haute trahison

Le prétendu Alain Bongo à l'age de huit ans,
Cette infraction est opposable à Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, qui a violé le serment  au moment même où il le prêtait, d’avoir à respecter la constitution et l’état de droit, lequel postule du respect de la constitution.

2.2.    Deuxième procédure

Sur réquisition des dossiers de candidature présentés par Ali BONGO ONDIMBA aux élections législatives de la Djouri Agnili, pour les scrutins de 1991, 1996, 2001 et 2006, qui ont été déclarés recevables alors que la régularisation de l’état civil de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, au demeurant entreprise en violation de la loi,  ne remonte qu’en 2009.

Faux

Cette infraction est opposable, pour altération de la vérité,  à Monsieur MBOUMBOU MIYAKOU pour les législatives 1991, ainsi qu’à tous les Présidents des CNE/CENAP ayant administré les élections législatives à partir de l’année 1996.

2.3.    Troisième procédure



Fraude à la loi

Cette infraction est opposable à Madame Marie Madeleine MBORANTSOUO, ainsi qu’à tous les juges de la Cour constitutionnelle, pour avoir fait application d’une règle de conflit fausse, dont le but a été de soustraire Ali BONGO ONDIMBA de la sanction de l’inéligibilité soulevée devant cette juridiction par Luc BENGONE NSI.

Complicité d’usage de Faux

Cette infraction est opposable, à Madame Marie Madeleine MBORANTSOUO, ainsi qu’à tous les juges de la Cour constitutionnelle à Monsieur MBOUMBOU MIYAKOU pour les législatives 1991, pour avoir permis à Ali BONGO ONDIMBA de prêter serment alors qu’il s’est fait élire sur la base d’un acte de naissance faux.
  


MOUKAGNI-IWANGOU