Chers visiteurs de ce blog, les documents que je vous livre ci-dessous se passent de tout commentaires. Ils traduisent en tout cas l'adage "si les gabonais sont pauvres c'est parce que les dirigeants sont des voleurs et des ripoux". Regardez la légèreté et la facilité avec laquelle les finances publiques sont volées et se partagent entre les ripoux de la république des coquins.
vendredi 21 mars 2014
mardi 18 mars 2014
Gabon : Vol et prédation des finances publiques par Ali Bongo Ondimba
La
bonne gouvernance dont se targue Ali Bongo Ondimba, arrivé suivant toute vraisemblance, par la force d’un coup d’état à
la tête du Gabon est aujourd’hui mise à nu par la cessation de payement dont
![]() |
| Une somptueuse demeure à Nice; fruit de la prédation des finances publiques par Ali Bongo Ondimba |
souffre ce pays pourtant financièrement bien loti. En mémoire, selon la plus
part des observateurs il n'a pas gagné l’élection mais plutôt pris le pouvoir par
la force en bénéficiant du soutien à l’intérieur de " l'état
PDG" et à l'extérieur de solides soutiens français.
Près de
4 ans après cette prise de pouvoir il a installé un système de prédation des
finances publiques à la tête du Gabon. Son exercice solitaire du pouvoir le
confine à l’autocratie : aucun dialogue constructif avec les opérateurs
socio-économiques, la société civile et les partis politiques sont niés et
ignorés. Seul son directeur de cabinet et quelques copains naturalisés à la
sauvette pour les besoins de sa cause comptent.
Sous le
fallacieux prétexte de conduire le Gabon sur " le chemin de l'émergence
" , vaste escroquerie politique aux contours douteux, Ali Bongo a placé le Gabon sous la tutelle
financière de son directeur de cabinet et gourou béninois Maixant
Accrombessi, ancien agent immobilier . La fascination qu'exerce ce
béninois sur l’illégitime président du Gabon semble sans limite tant l'emprise
de ce gourou maitre vaudou sur ce pays d'Afrique central qualifié par tous d
émirats pétrolier, 2nd PNB/habitant, est totale.
Le document confidentiel d’une
représentation diplomatique de Libreville conclut sur le budget 2014 du
Gabon en ces termes :
" Le budget 2014 présente certains
paradoxes :
- accroissement
des dépenses de grands travaux alors que leur coût s’est avéré trop lourd en
2013,
- opacité sur les dépenses sociales alors
que le nouveau gouvernement nommé fin janvier a pour mission de réduire la
fracture sociale,
- annonce d’un équilibre budgétaire alors
qu’un déficit est prévu, voire quelques zones d’ombre (hors budget, répartition
des dépenses d’investissement par ministères…).
L’alourdissement de la fiscalité coïncide
avec un renforcement inhabituel des contrôles fiscaux constaté par les
entreprises au dernier trimestre 2013. Le recours plus marqué aux bailleurs de
fonds multilatéraux amorcé mi-2013, ainsi que l’émission d’obligations
internationales fin 2013 font partie des palliatifs mis en place tardivement
face à une situation financière moins robuste constatée fin 2013.
L’année 2014 devrait être un test
pour l’économie gabonaise. Le budget 2014 permettra-t-il de liquider la dette
intérieure et mener les grands travaux au rythme souhaité par le Président
(sic) ? Les échéances des emprunts extérieurs seront-elles plus scrupuleusement
respectées ? Dans la rue, comment réagiront les assujettis à l’Impôt
Synthétique Libératoire ? "
Opacité dans la gestion du budget de l’Etat
Dans
les faits, ce sont les zones d’ombre qui inquiètent le plus ce diplomate à la
prudence avérée.
En
2012, le budget de l’Etat Gabonais a été arrêté en dépenses à 2.760 milliards
de Fcfa (4.207.592.875,7525 euros) dans la Loi de finances rectificative.
Dans celle de 2013, ce budget a été porté à 3.999 milliards de Fcfa (6.096.436.199,3241
euro), et en 2014 il est de 3.336 milliards de Fcfa (5.085.699.215,04
euro). Autant de chiffres qui finissent par ne plus rien signifier, tant ils sont
énormes.
Le 19
décembre 2011, le Conseil des Ministres de l’Economie et des Finances de la
CEMAC a adopté à Brazzaville, la Directive portant « Code de transparence
et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques ». Ce texte
communautaire, qui s’impose donc au Gabon depuis 3 ans, défini les principes et
obligations que les Etats membres doivent respecter, dans leur législation
comme dans leurs pratiques, en matière de gestion des
fonds publics.
Sur le
fondement de cette loi communautaire qui vient compléter la Constitution
Gabonaise, le citoyen a le droit d’être informé de l’usage des deniers
publics. Par conséquent il ne peut lui être opposé aucune confidentialité,
aucun secret d’Etat. Mais au Gabon, c’est tout le contraire. Depuis
que l’Union Nationale a découpé en petits morceaux le projet de budget 2010,
obligeant le Pouvoir à venir s’en expliquer sur la place publique, les
communiqués des Conseil des Ministres sont devenus particulièrement laconiques
lorsqu’il s’agit de l’adoption du projet de loi de finances.
Nous
avons pris le temps de rechercher, tant l’information est introuvable pour le
commun des Gabonais, les budgets 2012, 2013 et 2014 pour mieux comprendre ce
qui s’y cachait.
En
première observation, nous pouvons déjà affirmer qu’Ali Bongo a bel et
placé le Gabon sous la tutelle financière d’Accrombessi, assisté de quelques
directeurs généraux du ministère des finances , principalement les responsables
du Trésor Public et de la direction générale du Budget . Ceux-ci ont mis en
place un schéma de prédation des finances publiques.
Un Schéma de prédation des finances
publiques « bien huilé »
Des projets bidon
Pour
détourner l’argent publique des projets bidon sont créés. Ainsi, à travers une
rubrique appelée "Projets transversaux", anciennement
dénommée charge communes, d’importantes ressources budgétaires sont
confiées à la gestion exclusive de ces trois personnages.
En
2012, les "Projets transversaux" représentaient plus de 220
milliards de Fcfa (335.387.837,8223 euros).
Ce montant
a été porté à plus de 261 milliards de Fcfa en 2013 (397.891.934,9896 euros),
En
2014, tenez-vous bien, il est de plus de 1428 milliards de Fcfa (2.176.971.966,1502
euros).
En cette année 2014, aucun ministère ne
dispose de son Budget d’Investissement. L’ensemble du Budget d’Investissement
de l’Etat, à l’exception des Institutions Constitutionnelles, est directement
administré par Accrombessi. De la même manière, l’ensemble des subventions
publiques sont-elles directement gérées par le même trio. C’est dire combien le
Gouvernement a les moyens de son action.
Des crédits budgetaires réels pour des investissements fictifs
Sur le contenu, chaque année,
on inscrit au budget des sommes importantes affectées à la réalisation
d’investissement, et les Gabonais ne voient rien. Où va donc cet argent ?
Prenons quelques exemples parmi
d’autres de ces crédits budgétaires qui sont gérés depuis la Présidence de la
République par le tout puissant Directeur de Cabinet assisté des
directeurs généraux du Trésor et du Budget qui y ont quasiment élu domicile :
• En
2012, 3,75 milliards (5.716.838,1464 euros) avaient été affectés à la construction
de deux terrains de golf. L’un à la Pointe-Denis, l’autre à la Cité de la
Démocratie. Au-delà du ridicule de ces choix d’investissement, les Gabonais
sont en droit de savoir où est parti cet argent puisque les deux terrains
de golf n’existent toujours pas.
• Les
seules études sectorielles pour le plan stratégique Gabon émergent se sont
vu octroyer 5 milliards de Fcfa en 2011 (7.622.450,86 euros), 6 milliards
(9.146.941,0342 euros) en 2012 et 9 milliards (13.720.411,55 euros) en
2013, soit 20 milliards de Fcfa (30.489.803,44 euros) au cours des 3 dernières
années. Le pouvoir dit émergent peut-il rendre compte de l’usage qui a été fait
de ces ressources ?
• Dans
une rubrique intitulées " Provision pour dépenses d'investissement",
on retrouve 3,8 milliards de Fcfa en 2012 ; 37,4 milliards de Fcfa en 2013 et
47,2 milliards de Fcfa en 2014, soit au total 88,4 milliards de Fcfa en 3
ans. Pour quel usage ?
• Dans
le Budget 2014, on retrouve 87 milliards de Fcfa affecté au "Programme
National d'appui à l'industrialisation".
Et des exemples de cette nature
sont nombreux. Sur le seul budget 2014, plus de 485 milliards de Fcfa de
projets et autres subventions conduisent aux mêmes interrogations.
Aux détournements massifs s’ajoutent des dettes odieuses
Et
comme si cela ne suffisait pas, le détournement massif des ressources du pays
s’accompagne d’un endettement excessif. Le 30 juin 2009, la dette
publique du Gabon était de 1320 milliards de Fcfa. Elle est passée à plus
de 2870 milliards à fin 2013, soit plus du double en 4 ans. Ceci alors que dans
le même temps, les paiements au titre du remboursement de la dette ont
représenté plus de 2.395 milliards de Fcfa en 4 ans. Il serait à ce titre
important de savoir auprès de qui le Gabon s’est-il endetté ces dernières
années.
Voilà le Gabon tel qu’il se
présente aujourd’hui.
Tous
les observateurs estiment aujourd'hui que le Gabon est quasiment en cessation
de paiement, L’agence d’informations financières Bloomberg a émis une alerte à
cet effet le 26 février 2014. Les griots habituels de la présidence de la
république sont venu immédiatement démentir sans convaincre personne.
Mais
tout de même comment expliquer avec un tel niveau de recettes induit par un
baril de pétrole qui flirte ces dernières années constamment autour 100$ ;
comment comprendre que ce pays d’à peine 1,5 millions d habitants puisse être
dans une telle situation financière qui dans les faits se caractérise
désormais, par des emprunts onéreux à court terme et par des tentatives
"chantages fiscaux " digne des états voyous ( cf. L affaire Total) .
Par comparaison,
des pays comme le Congo Brazzaville ou la Guinée équatoriale tous de pays
pétroliers du golfe de Guinée à l instar du Gabon sont devenus des pays
prêteurs à d autres états africains d une partie infime de leur réserves financières,
ce fut récemment le cas lorsque le Congo a prêté 100 milliards de francs à l
état de Côté d Ivoire !
Quant à
l Algérie profitant de la période haussière du baril elle a remboursé l intégralité
de sa dette extérieure.
Ali bongo ondimba privilégie
les achats de résidences à l étranger pour des sommes astronomiques ,
d'avions privés , les tour du monde incessants et est partisan du "
développement par les mondanités " ( cf le Huffingtonpost ) . Cynique , il
vient de décider de réduire les primes de certains fonctionnaires
pour....raison d'économies !
Le peuple gabonais et la
communauté internationale est en droit de se demander Où va l’argent du Gabon ?
Un tel vol organisé des finances publiques, de la corruption généralisée nous invite, nous gabonais, à exiger le depart immédiat du pouvoir aux fins d'être jugé pour toutes ces makversations.
1€=
655,9570 XAF Francs cfa d’afrique centrale
vendredi 7 mars 2014
Bongo-Ondimba Ali le Sarkozycus Imperator: Prédateur public N°1
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| Un prédateur qui protège des assassins est un assassin et celui qui s'affiche avec un tel assassin est un complice présumé |
A la demande des Gabonais Libres de Bruxelles (en tant que capitale de l'Europe) je publie cet article.
Bonne lecture.
JN
Candidat aux élections
présidentielles en violation de la Constitution, poussé par la soif du pouvoir
absolu et la puissance coloniale, intronisé par l’Imperator Sarkozy, l’autoproclamé
roi-président gabonais n’a jamais défendu son pays, mais uniquement servi ses
intérêts et ceux des étrangers et Franc-maçons à qui il a prêté le serment d’allégeance.
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| Gabriel EKOMIE ami d'Ali Bongo Ondimba criminel rituel sous la protection du dictateur il a été dernièrement libéré par sa justice sur ses ordres |
Alors qu’il arrive au
terme de son mandat usurpé dans moins de trois ans, il apparaît plus préoccupé
par la prorogation de ses pouvoirs et par la corruption des opposants, par les
pots de vins des groupes étrangers à qui il brade le pays, que pour aider à
résoudre les problèmes de ses concitoyens. Sa dernière trouvaille : mettre
en difficulté fiscale les opérateurs économiques et les entreprises qui
apportent un peu de lumière et d’espérance dans la sombre vie miséreuse de
gabonais. A cette soif d’argent il ajoute les fonds communs des fonctionnaires
et les salaires des nombreux fonctionnaires fantômes pourtant identifiés mais qui
continuent à émarger au budget de l’Etat. Les immenses budgets d’investissement
depuis quatre ans n’ont produit que des maquettes et des études non payées. Les
nombreux voyages aussi inutiles que superflus n’ont servi qu’à satisfaire les
appétits gargantuesques et la soif de gloriole de cet enfant gâté. Les
évènements loufoques organisés avec l’argent du contribuable et qui n’ont pour
effet que de remplir les poches de ses amis prédateurs étrangers et les crimes
rituels qu’il pratique et qu’il soutient viennent compléter cette liste sombre de
son passif à la tête du Gabon.
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| Des ossements humains découverts chez un exécuteur des basses œuvres du BOA |
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| Une victime de la boulimie des crimes rituels du régime Bongo-Ondimba Ali (BOA) à Port-gentil |
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| Une mère qui pleure sa fille victime des crimes rituels des assassins d'Ali Bongo Ondimba |
Il est bien connu cet
adage des Gabonais qui dit que « le
caïman ne mange pas les poissons de son propre marigot» seul une espèce crocodilienne
impressionnante vivant à l’ère du jurassique le faisait : Le sarkozycus
imperator. A l’image de ce prédateur public numéro un, BOA n’épargne personne
et s’accapare de tout, il est président de tout, chef de tous et finalement
responsable de rien : Les postes-clés dans la haute administration sont en effet occupés
essentiellement par des hommes et des femmes qui lui sont directement liés. BOA contrôle la Primature, l’Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil Economique
et Social (CES), il n’accepte même pas de partager le pouvoir avec un autre
parti membre de sa « Majorité présidentielle ». En plus des institutions
citées ci-dessus, il y a aussi les hauts postes de l’administration centrale réservés
apparemment aux seuls amis du Sarkozycus Imperator : secrétaires généraux de
ministère et adjoints, directeurs généraux et adjoints, directeurs centraux et
adjoints, chefs des corps armés et officiers subalternes, chefs de mission
diplomatique et diplômâtes
Que dire des responsables de l’administration et du secteur parapublic ?
Rien n’échappe à la boulimie du prédateur public N°1.
En effet, le Bureau Politique du PDG nommé par le sarkozycus imperator compte
parmi ses membres :
1/le directeur général du Budget,
2/le directeur général du Contrôle des Ressources et des Charges Publiques,
3/le directeur général de l’ANINF,
4/le directeur général de la Caisse de Stabilisation et de Péréquation
(CAISTAB),
5/le directeur général de la Caisse nationale d’Assurance Maladie et de
Garantie Sociale (CNAMGS),
6/le directeur général de l’Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG)
7/Président Directeur Général de La Poste S.A,
8/ L’Agence nationale des grands travaux
D’autres sont des membres nommés par le dictateur au Conseil national du Parti
démocratique gabonais, sont :
9/ le directeur général du Conseil Gabonais des Chargeurs, du directeur
général de la Compagnie nationale de Navigation intérieure (C2N2I),
10/ le directeur général de la RTG1 (et administrateur provisoire de Gabon
Télévision),
11/ directeur général adjoint chargé de la Radio,
12/ du directeur général de l’Agriculture
13/ directeur général des Impôts.
Cette liste n’est pas exhaustive, car il faut ajouter les agences non
gouvernementales qui sont en fait un gouvernement bis sous la responsabilité directe
d’Accrombessi, Premier Ministre de fait du Gabon.
![]() |
| Les riches immeubles de Bongo Ondimba Ali un des fruits de sa rapine des deniers publiques en quatre ans de prédation. |
Loin de l’Eta-PDG d’Omar Bongo-Ondimba, qui distribuait les postes suivant
une géopolitique étriquée et partisane, reposant sur des parrains à la tête de
chaque province, nous sommes en fait, sous le régime de son fils adoptif à une
personnalisation du pouvoir d’Etat et de son administration : C’est une
autocratie.
En somme, pour être nommé à une fonction de premier plan, il faut faire
allégeance à BOA ou, à tout le moins, s’y encarter dès que l’on est appelé à
occuper un poste. Avec une administration qui dépend du seul autocrate comment
peut-on parler du sens de l’Etat et son esprit d’impartialité. La personnalisation et la politisation
excessive de l’Etat effectivement nuit au bon fonctionnement de
l’administration, car elle lui fait perdre l’essence même de son existence
fondée sur l’égalité des droits devant tous les citoyens.
Dans le Gouvernement qu’il vient de nommer, le Sarkozycus Imperator n’a permit d'y siéger que deux ministres (Fidèle Mengue m’Engouang et Brigitte Mba Anguilet) qui ne
sont pas de son sérail diabolique. De même un responsable du CLR,
parti de «l’oncle d’occasion pressée» nommé ministre de… l’Egalité des
chances. Des postes de moindre importance que l’on pourrait taxer, pour
reprendre les mots de Calixte Belaya, de poste « alibi » pour
justifier une imposture.
Exit l’Etat-PDG à la place l’ETAT-BOA est réel et bel et bien en place !
L’Etat Bongo-Ondimba Ali n’a pas lieu d’être au Gabon.
Les initiales du nom de ce dictateur B.O.A sont prédestinées, un adage Nzébi dit que "le nom de quelqu'un est toujours à côté de son caractère". Il s'appelle BOA du nom d'un reptile du même nom, un prédateur sournois et avide parmi les prédateurs. Pourquoi être surpris par ce caractère de tueur sans pitié qu'il a, un caractère de serpent, sournois et impassible.
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| BOA comme Bongo-Ondimba Ali: même nom même caractère, prédation extrême |
Les scientifiques qui ont donné le nom Sarkozycus Imperator à ce prédateur
ne se sont pas trompés. Ils ont certainement pensé à l’ex-président français
Sarkozy. La rapacité et la prédation, en tout cas le gout du pouvoir au point
de se prendre pour un empereur de la France, de l‘Europe et de l’Afrique a
probablement prévalu. Il a produit des créatures, «Sarkozycus imperator brutino »
comme BOA, qui gouvernent des peuples contre leurs volontés.
Les Gabonais Libres de Bruxelles (capitale de l’Europe) se mettent en ordre de bataille pour casser cet ordre maléfique du serpent.
Nous nous unirons à tous les gabonaises et tous les gabonais qui s'inscrivent dans cette dynamique du changement.
Les Gabonais Libres de Bruxelles
Nous nous unirons à tous les gabonaises et tous les gabonais qui s'inscrivent dans cette dynamique du changement.
Les Gabonais Libres de Bruxelles
lundi 3 mars 2014
UNE DYNAMIQUE POUR SAUVER LE GABON
Chers gabonais libres et partisans
de la libération du Gabon
Chers patriotes
Chers amis
La situation au Gabon prend une
tournure inquiétante aussi bien dans la folie destructrice et autodestructrice
d'Ali Bongo que dans la misère du peuple gabonais qui voit chaque jour la
dictature de cet homme se départir des droits des plus élémentaires des
gabonais.
Je vous inviterai dans les jours qui viennent à vous y inscrire.
Jean NDOUANIS
Chers patriotes
Chers amis
La situation au Gabon prend une
tournure inquiétante aussi bien dans la folie destructrice et autodestructrice
d'Ali Bongo que dans la misère du peuple gabonais qui voit chaque jour la
dictature de cet homme se départir des droits des plus élémentaires des
gabonais.
Les urnes au Gabon ne sont qu'un leurre et une
piraterie légalement soutenue par des institutions aux ordres. L'usage
inconsidéré des deniers publics et le maintien d'un gouvernement dont les
membres sont notoirement connus pour leur allégeance à ABO confirment que les
élections présidentielles de 2016 seront tout sauf des élections démocratiques,
libres et transparentes.
Devant cette situation des
réflexions multiformes et des stratégies diverses ont été mises en œuvre, mais
je suis au regret de constater qu'aucune action concrète ne s'est traduite sur
le terrain par des actes décisifs qui pourraient ébranler le système et surtout l'édifice de fraude électorale institutionalisée.
L'objectif de tous les gabonais
actuellement est de faire partir Ali Bongo du pouvoir qu'il usurpe depuis 2009
et bâtir une démocratie ou le bulletin de vote reprend son pouvoir. Il est basé
sur la souveraineté nationale, l’indépendance économique par la diversification
de la production agricole, minière, la suppression des privilèges, le
développement de l’industrie, la nationalisation des services publics, la lutte
contre la corruption et l’impunité, la justice sociale avec la défense des
travailleurs et la protection du peuple gabonais et de tous ceux qui vivent au
Gabon dans le respect de nos lois, nos us et coutumes, bref de notre condition
de peuple gabonais libre et souverain.
Pour cette grande œuvre, il faut
réunir des efforts qui, dispersés, restent stériles. Nous n'avons pas la
prétention de dire que la piste, qu'indique l'UPG, est la meilleure en soi et
qu'il faut la suivre. Il y a mille manières de faire qui sont aussi bonnes,
mais il s'agit d'abord de créer une unité féconde des volontés et des cœurs.
Vous en conviendrez avec moi, qu'il y a dans toute société autant d'éléments de
discorde que de membres, car chacun arrive avec l'étroitesse de son égoïsme.
Les conflits, les intelligences, l'incurie universelle, en cour au sein de
l'opposition gabonaise, de la société civile et de la diaspora désagrègent la
cause du bien commun et donc de la mission à remplir en vue de ce bien commun.
La médiocrité des chefs actuels de l'opposition gabonaise et de certains
leaders de la diaspora décourage les bonnes volontés et éteint les
enthousiasmes des gabonaises et des gabonais. Ces structures s'épuisent en
efforts juxtaposés qui, non seulement se neutralisent mais finissent toujours
par aboutir à un échec d'autant plus décevant que la bonne volonté de tous y
était totale, échec dont Babel et la cour du roi Pétaud sont les images les
plus populaires en tout cas symptomatiques à cet égard.
La lutte du peuple gabonais pour
sa libération présente actuellement un visage de désagrégation: Les meilleures
volontés se divisent, les énergies les mieux trempées se détendent, la
conséquence c'est des frictions à n'en plus finir et finalement c'est
l'effritement, la résignation du peuple par la mort de sa combativité et
finalement de son âme.
En définitive ma conviction est
que pour unir efficacement les gabonais en vue de chasser l'usurpateur
criminel, il faut une coordination féconde bâtie sur le principe de l'unité et
de la cohésion. Celle-ci doit-être capable d'exprimer et d'offrir à notre
peuple une autre vision de la lutte pour le bien collectif, mais aussi capable
de les entraîner et de les encourager à poursuivre l'atteinte de cet objectif.
Dans cette optique je vous propose
un cadre de réflexion inter gabonais à Bruxelles avant le 02 avril 2014 (29-30
mars 2014). Cette rencontre sera basée sur le devoir de toutes les gabonaises
et tous les gabonais de sauver le Gabon d’une dictature qui vend le pays en
petit morceaux, oppose les ethnies aux autres, divise les gabonais, installe
des extrémistes religieux au Gabon, paupérise notre population, détruit notre
économie, siphonne nos finances, vampirise notre peuple par la pratique des
crimes rituels.
Cette rencontre doit être un lieu
où nous devrons trouver l’action déclencheur pour chasser l’usurpateur. C’est
le devoir le plus légitime de toute gabonaise et de tout gabonais, c’est
pourquoi elle se veut sans exclusive et uniquement animée par la volonté de
tous de sauver le Gabon.
Je vous offrirai le cadre de
cette rencontre.Je vous inviterai dans les jours qui viennent à vous y inscrire.
Que Dieu bénisse le Gabon
PatriotiquementJean NDOUANIS
mardi 25 février 2014
Il y a 50 ans : la France écrasait un coup d’Etat dans une de ses ex-colonies africaines
Cet article a été publié par World Socialist Web Site
Je vous le livre intégralement. Bonne lecture.
JN
Je vous le livre intégralement. Bonne lecture.
JN
Le 19 février 1964, les soldats français écrasèrent un coup d’Etat dans l’ex-colonie du Gabon, un jour après que le gouvernement de son allié proche, Léon M’ba, était renversé sans faire un seul mort. Au moins 18 Gabonais furent tués et 40 autres blessés par l’attaque française. M’ba venait de dissoudre le Parlement et avait interdit aux politiciens de l’opposition de se présenter aux prochaines élections législatives.
Ce coup d’Etat eut lieu à Libreville, capitale du Gabon, le 18 février, mené par un groupe d’officiers qui annoncèrent avoir formé un « conseil révolutionnaire. » Ils proclamèrent président le principal rival de M’ba, Jean-Hilaire Aubame.
Aubame était favorable à une « africanisation » plus rapide, éliminant les conseillers français des positions d’autorité, et manifestait un intérêt de pure forme au « socialisme. » Immédiatement, les troupes françaises furent envoyées au Gabon depuis le Sénégal et le Congo voisins, également d’anciennes colonies françaises. Ces renforts rejoignirent une garnison française de 150 soldats au Gabon, pays qui faisait auparavant partie de l’Afrique équatoriale française. Ce fut plus que suffisant pour venir à bout de la maigre armée gabonaise d’environs 400 soldats.
Officiers des armées française et gabonaise
Le gouvernement de Charles De Gaulle affirma avoir agi en conformité avec un pacte signé avec le Gabon, M’ba était obstinément pro-français, et s’était en fait opposé à l’indépendance du Gabon. Le véritable objectif était de protéger les intérêts économiques de la France, dont d’importants gisements pétroliers en mer, des gisements de manganèse considérés à l’époque comme parmi les plus importants au monde, et du bois.
L’impérialisme français cherchait également à faire un exemple du Gabon à l’attention de ses autres ex-colonies, et à regagner une certaine « crédibilité » après ses défaites humiliantes en Algérie et au Vietnam.
Depuis décembre 1962, des coups d’Etat ou tentatives de coup d’Etat s’étaient produits dans de nombreuses colonies françaises : le Sénégal, le Togo, la Côte d’ivoire, la République du Congo, et le Dahomey [actuel Bénin]. Des coups d’Etat et des troubles avaient également eu lieu dans les anciennes colonies britanniques du Kenya, la Tanganyika et le Zanzibar [Tanzanie actuelle], l’Ouganda, et le Ghana (ou le président Kwame Nkrumah survécut à cinq tentatives d’assassinat depuis 1962), pendant que l’Éthiopie et la Somalie étaient impliquées dans des escarmouches frontalières et qu’au Congo belge [Zaïre puis renommé République démocratique du Congo], le régime pro-occidental établi après le meurtre de Patrice Lumumba commis avec l’aval de la CIA en 1961, était engagé dans une guerre contre-insurrectionnelle. Tel était l’état de l’« indépendance » en Afrique sub-saharienne en 1964.
« Bien sûr que les coups d’Etat sont illégaux, » commenta un membre de l’opposition gabonaise. « Mais peut-ont parler de liberté pour un pays, quand une puissance étrangère est le seul arbitre pour décider si un coup d’Etat est populaire ou ne l’est pas ? »
samedi 22 février 2014
Une interview d'Achille Mbembé à propos de la françafrique
Ce
qu’Ali Bongo a fait en 2009 est une rupture de l’ordre constitutionnel avec son
coup d’Etat et ses assassinats à Port-Gentil. Saddam Hussein a été jugé et
condamné à mort pour des crimes similaires plus de vingt ans après ses crimes.
Si des tribunaux existaient au Gabon, Ali Bongo
devrait être sanctionné, et si il ne l’est pas comment ce tribunal aux
ordres pourra-t-il juger un citoyen pour sédition ou rébellion contre ce régime
illégal et illégitime, pure produit de la trahison impie et impunie ? La Cour constitutionnelle, inféodée
au régime, juge toutes les demandes des représentants du peuple irrecevables.
Nous considérons que les membres de cette institution aux ordres sont complices
du régime et doivent subir le même sort qu’Ali Bongo.
![]() |
| Un des biens d'Ali Bongo en Europe |
Il est temps de mettre en
place une plate forme politique basée sur la souveraineté nationale,
l’indépendance économique par la diversification de la production agricole,
minière, la suppression des privilèges, le développement de l’industrie, la
nationalisation des services publics, la lutte contre la corruption et
l’impunité, la justice sociale avec la défense des travailleurs et la
protection du peuple gabonais et de tous ceux qui vivent au Gabon dans le
respect de nos lois, nos us et coutumes, bref de notre condition de peuple
gabonais libre et souverain.
Chers visiteurs de ce blogs, pour célébrer le retour de l'affaire des biens mal acquis, voici une
interview dont le contenu ne nécessite aucun commentaire de notre part.
La colonisation, la place de la France, le rôle de la Chine, la corruption… l’analyse critique et décapante du politologue camerounais Achille Mbembe, alors que son essai : « Sortir de la grande nuit. Essai sur l’Afrique décolonisée », est publié ces jours-ci*.
Professeur d’histoire et de sciences politiques à l’université du Witwatersrand, à Johannesburg, et au département de français à Duke University, aux Etats-Unis, Achille Mbembe est l’un plus grands théoriciens du post-colonialisme. Alors que s’achèvera en novembre la célébration du cinquantenaire des indépendances africaines, son analyse des relations calamiteuses entre l’Hexagone et le continent noir, de leur nécessaire transformation et de la révolution radicale que l’Afrique doit opérer, est décapante. C’est à un travail critique sans concession que se livre cet observateur de l’intérieur, inlassablement occupé à sillonner l’Afrique et à se colleter avec les acteurs politiques, sociaux, économiques et culturels. Profondément impliqué « dans le sort de ce bout de notre monde », le politologue camerounais Achille Mbembe bataille, livre après livre, pour que vienne le temps de l’Afrique.
Entretien avec le politologue Achille Mbembe
Le cinquantenaire des indépendances africaines est l’occasion de nombreuses commémorations en Afrique comme en France. Ces festivités relèvent-elles du symbole ou sommes-nous aujourd’hui à un moment charnière de l’histoire de l’Afrique ?
Au regard de ce qui s’est passé depuis 1960, ces festivités sont incongrues. Elles n’ont ni contenu ni symbolique. On cherche à recouvrir de quelques haillons ce que l’écrivain congolais Sony Labou Tansi appelait « l’Etat honteux ». La vérité est pourtant simple. Un demi-siècle plus tard, presque tout est à reprendre. Plutôt que de cérémonies, les peuples africains ont besoin d’une transformation radicale de leurs structures politiques, économiques, sociales et mentales. C’est leur rapport au monde qui doit changer. Le drame est que les forces aptes à conduire ce changement manquent à l’appel, quand elles ne sont pas fragmentées et dispersées. Et pourtant, le continent est à la veille d’extraordinaires mutations : bientôt plus d’un milliard de consommateurs potentiels ; un nouveau cycle de migrations internes et externes, en même temps que l’afflux de nouveaux immigrants, chinois en particulier ; le développement d’une civilisation urbaine sans précédent ; le renforcement d’une diaspora entreprenante, notamment aux Etats-Unis ; une explosion culturelle et un renouveau religieux qui tranchent avec la sénilité des pouvoirs en place.
Pourquoi la France a-t-elle autant de mal à penser de manière critique l’histoire de la colonisation, puis des indépendances africaines ?
Parce qu’elle a « décolonisé » sans « s’autodécoloniser ». La colonisation fut, au fond, une forme primitive de la domination de race. Après la décolonisation, la France a gardé presque intacts les dispositifs mentaux qui légitimaient cette domination et lui permettaient de brutaliser les « sauvages » en toute bonne conscience. Ces structures racistes de la pensée, de la perception et du comportement refont d’ailleurs surface aujourd’hui – même si c’est sous des formes différentes – dans le contexte des controverses sur l’islam, le port du voile ou de la burqa, la question des banlieues, de l’immigration ou de l’identité. Le racisme ayant été l’un des ingrédients majeurs de la colonisation, décoloniser signifie automatiquement déracialiser. Pour s’autodécoloniser, il eut fallu entreprendre un immense travail, à la manière des Allemands au moment de la dénazification. Il n’a pas eu lieu.
Par ailleurs, la France estime que même si cette histoire a été commune, elle n’est pas digne d’être partagée. Celà dit, je pense que les Africains qui cherchent à réinventer leur futur gagneraient à oublier la France. Elle n’est pas le centre du monde. Il est temps de regarder ailleurs et de ne pas lui reconnaître plus de pouvoir qu’elle n’en dispose vraiment.
Cinquante ans après, les indépendances africaines sont-elles une réalité ?
Les Africains ne sont toujours pas à même de choisir librement leurs dirigeants. Les anciennes colonies françaises se sont transformées en satrapies gérées comme des fiefs privés, que l’on se transmet de père en fils. C’est l’une des raisons pour lesquelles, si on leur donnait le choix entre rester chez eux ou partir, plus de la moitié des habitants choisiraient de s’en aller. Plus que tout autre constat, ce désir généralisé en dit long sur la réalité des indépendances nègres. A peu près partout plane le spectre de Haïti – enkystement de situations autoritaires, « tonton-macoutisation » des élites et des classes populaires, recul de toute perspective révolutionnaire, et dans la plupart des cas, violences épileptiques sans projet émancipateur.
Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’était fait le héraut d’une rupture avec la Françafrique. Trois ans plus tard, ce système est-il ou non en voie de disparition ?
Il ne faut pas s’attendre à ce que cette rupture vienne de l’Elysée. Ni Nicolas Sarkozy, ni aucun autre dirigeant de droite comme de gauche n’y mettront fin de leur plein gré. C’est aux forces sociales africaines d’imposer la rupture avec ce système de corruption réciproque, ou alors il perdurera. Le temps est venu de tirer un trait sur cette histoire ratée. Elle n’est porteuse d’aucun futur digne de ce nom. Au fond, cela aura été une relation passablement abusive qui ne reflète en rien la richesse et la densité des rapports humains établis depuis plusieurs siècles entre Français et Africains.
Les intérêts privés ont depuis une vingtaine d’années supplanté ceux de l’Etat dans la relation franco-africaine. Quelles en sont les conséquences ?
La privatisation de l’Etat n’a jamais été aussi patente dans la relation franco-africaine. Depuis l’Elysée, le prince gère, par le biais de mille courtiers et courtisans tant français que négro-africains, ce qui ressemble bel et bien à une basse-cour. Il entretient des relations non avec des Etats, mais avec des fiefs à la tête desquels se trouvent des satrapes, dont certains voyagent avec des passeports français, disposent de propriétés immobilières en France et de comptes dans des banques suisses. Cette logique patrimoniale, sans cesse lubrifiée par des prébendes et par une corruption réciproque, sert directement les intérêts des classes au pouvoir en Afrique et des réseaux affairistes français. Ni le Parlement français, encore moins les parlements africains n’exercent de droit de regard sur cette relation. Elle est en soi un vaste champ d’immunités qui contredit radicalement les principes démocratiques qui fondent la vie des nations libres.
Comment caractérisez-vous la nature de cette relation aujourd’hui ?
Sénile et abusive. Paternalisme mâtiné de racisme d’un côté, et, de l’autre, servilité, fourberie et crétinisme. Un miroir aux fantasmes. Rien de nature à séduire l’esprit. Un incroyable gaspillage à la fois de temps, de ressources et d’énergies.
L’arrivée de nouveaux investisseurs sur le continent africain (Chine, Inde…) sans lien néocolonial offre-t-elle de nouveaux modèles de coopération économique ?
Tout dépendra de la capacité des Africains à négocier ces nouvelles opportunités. Il faudrait utiliser les leviers chinois, indien ou brésilien pour ouvrir la voie à une redéfinition des termes de l’insertion africaine dans l’économie mondiale.
Pour ce faire, encore faut-il avoir des idées. Encore faut-il développer une stratégie continentale à long terme. Pour l’heure, le risque est grand que ces nouvelles opportunités ne soient récupérées au service de classes dirigeantes autochtones, dont la capacité de reproduction a toujours, historiquement, reposé principalement sur l’extraction et la prédation des richesses et jamais sur le pouvoir d’en créer et de fournir du travail à la population. Il faut sortir de cette vieille logique d’accaparement et de destruction, car elle ne contribue pas à la formation de patrimoines collectifs.
Vous écrivez que le fait majeur des cinquante prochaines années en Afrique sera la présence de la Chine. Quelles en seront les effets pour l’Afrique et ses autres partenaires historiques, la France et le Royaume-Uni ?
L’Afrique dispose de trois atouts : sa démographie – elle pèsera bientôt plus lourd que l’Inde –, pourvu que ces populations soient formées ; ses inépuisables ressources naturelles, hydrauliques et énergétiques ; ses grands espaces relativement vierges. C’est pour ces raisons que, dans sa stratégie de montée en puissance, la Chine a fait une place à l’Afrique. Elle est le seul grand acteur qui prête d’énormes capitaux publics aux Etats africains à des conditions défiant toute concurrence. Elle est le seul qui encourage l’émigration de ses surplus de population en Afrique. Aujourd’hui, il n’est presque plus de grandes métropoles africaines qui ne disposent de son « quartier chinois ». Pour autant, si le nouveau monde sino-africain qui se dessine doit être différent du vieux monde afro-atlantique, c’est aux Africains de l’imaginer. Il serait dommage qu’au vieil échange inégal entre l’Afrique et l’Occident vienne se substituer un nouveau cycle où le continent continue de jouer le rôle de pourvoyeur de matières premières, mais cette fois au profit de l’Asie. Les rapports avec la Chine ne devraient pas se limiter aux échanges économiques mais recouvrir aussi les champs de la culture et de l’art. C’est à cette condition qu’ils ouvriront la voie à une configuration inédite de la relation du continent au monde.
Les locations des terres arables à des entreprises étrangères – Arabie saoudite, Emirats, Chine – pour y implanter des cultures d’exportations se multiplient. Quelles en sont les répercussions ?
Tout dépend du contenu des accords signés entre les Etats africains et les pays ou les compagnies en question. L’Afrique dispose de terres qui pourraient servir à nourrir la moitié de la population mondiale à des conditions qui ne détruisent pas l’environnement. Mais elle a aussi besoin d’investissements colossaux dans les infrastructures de base – routes, ports, aéroports et chemins de fer intracontinentaux, voies d’eau, télécommunications, réseaux d’approvisionnement en énergie hydraulique et solaire. Pour mettre une partie de la population au travail, elle a besoin d’initier un cycle de grands travaux sous la houlette d’autorités continentales mi-publiques, mi-privées, comme le fit Roosevelt aux Etats-Unis avec le New Deal. Si la location des terres arables s’accompagne de ces investissements, elle pourrait offrir de nouvelles perspectives de travail à une population qui n’a aujourd’hui le choix qu’entre la conscription dans des guerres sans fin ou la migration. Le seul pays où cette stratégie a été mise en place avec succès est l’Afrique du Sud. J’ajoute que, pour réussir pleinement ce type d’opération, il est aussi nécessaire d’investir dans les secteurs sociaux, l’éducation et la santé en particulier.
Vous avez une vision très sombre de l’évolution de l’Afrique, et particulièrement de l’Afrique francophone. Quels sont les fondements de cet « afro-pessimisme » ?
Les situations ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre et il y a, ici et là, quelques éclaircies. Il faudrait cependant être soit parfaitement cynique, soit aveugle et de mauvaise foi pour faire croire à qui que ce soit que l’Afrique est sur la bonne voie et qu’en bien des cas elle n’est pas en train de se fourvoyer.
La relation que l’Afrique entretient avec elle-même et avec le monde se caractérise par une vulnérabilité de nature historique. Celle-ci s’est souvent manifestée par l’incapacité des classes dominantes à mettre les gens au travail de manière à accroître les richesses collectives. Elle s’est aussi traduite par une relative impuissance à dicter ou à transformer les termes de l’échange avec le monde extérieur. Si s’interroger sur la nature de cette vulnérabilité et ne point se voiler la face par rapport aux impasses actuelles, dont certaines sont de notre fait, participe de l’afro-pessimisme, tant pis !
Le temps de l’Afrique viendra. Il est peut-être proche. Mais, pour en précipiter l’avènement, on ne pourra guère faire l’économie de nouvelles formes de la lutte.
Quelle part de responsabilité les élites africaines portent-elles dans ce bilan ?
Elle est considérable. Chaque pays a les élites qu’il mérite. C’est un problème de rapports de force entre les classes dominantes et la société. Quitte à utiliser un langage quelque peu anachronique, je dirais que la démocratie ne s’enracinera pas en Afrique sans un minimum d’antagonismes de classe. Tant que la structure sociale demeure gélatineuse et que les classes dirigeantes n’ont aucun compte à rendre à personne, elles peuvent faire ce qu’elles veulent des richesses nationales et n’ont aucune raison de servir l’intérêt public. Elles se servent par contre de l’alibi ethnique pour discipliner des groupes humains entiers et les détourner de toute volonté de changement en consolidant leurs propres intérêts.
En 2010, malgré la crise, la croissance en Afrique tourne autour de 4,5 %, beaucoup plus qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Un signe encourageant pour l’avenir ?
Cette croissance est très fragile. Elle n’est pas structurelle et se trouve donc à la merci d’un retournement de conjoncture. Nous continuons d’exporter des matières premières sans valeur ajoutée au lieu de les transformer sur place – ce qui, en plus de créer du travail et de l’expertise, procurerait de nouvelles rentrées fiscales aux Etats. Les conditions d’un véritable saut qualitatif ne sont toujours pas réunies.
Propos recueillis par Marie Cailletet et Olivier Milot
Source : Télérama n° 3169 – 6 octobre 2010
Quand on regarde la vidéo de l'intronisation d'Ali Bongo comme grand maitre de
la loge du Gabon en remplacement de son père, on ne peut s'empêcher d'avoir un
peu froid dans le dos car tout ça ressemble á une messe dite "noire"
où l'on fait des promesses de dévotion á une divinité pas très
"orthodoxe", avec des relents un rien démoniaques. Mais ce qui
devrait glacer le sang des gabonais, est de voir celui qui est supposé être le
président du Gabon, celui qui est supposé avoir prêté solennellement serment
devant les institutions et la constitution gabonaise, jurer la main sur le cœur
et le ton grave, de se dévouer corps et âme aux intérêts de la
franc-maçonnerie, ce qui veut dire, aux intérêts français. Pour les gabonais,
voici les vrais maitres du pouvoir d'Ali Bongo. Il travaille pour eux et pas
pour nous. C'est clair et c'est net; et on ne saurait être plus précis!
1. Peut-on servir deux maitres?
Depuis son introduction en Afrique francophone par les colons français, la franc-maçonnerie s'est illustrée comme le cadre par excellence de l'asservissement et de l'exploitation des africains. Les loges misent en place dans des pays comme le Gabon, ont pour fonction de canaliser les élites locales vers la servitude envers le grand maitre qui reste avant tout français. C'est le cadre idéal pour le partage du pouvoir entre "frères" français et gabonais. Le problème pour nous est que la franc maçonnerie reste et sera toujours une institution informelle qui souffre d’une réelle opacité due à son goût pour le secret et l'ésotérisme d'une Europe moyenâgeuse. Quand on se rend compte que la franc maçonnerie au Gabon n'a servi qu'á l'orchestration de pillages du pays, voir Ali Bongo promettre de "faire tout ce qui est en son pouvoir pour servir les intérêts de la franc maçonnerie", signifie qu'il va comme son père, continuer à lécher les bottes des français pour qu'ensembles, ils se remplissent les poches de plus belle. Il y a aussi que cette vidéo nous interpelle sur la notion même du serment à l'état gabonais. Sur la valeur d’un serment fait au peuple gabonais de le servir avec fidélité. En des occasions différentes, Ali Bongo a juré servir et le Gabon et son peuple d'un côté, et la franc maçonnerie et ses frères de l'autre. Et c'est là que les choses se compliquent; en temps que président d'un état, fut-il bananier et africain, est-il acceptable d'avoir une dualité d'allégeance? Et si les intérêts maçonniques étaient en conflits avec les intérêts du Gabon, Ali Bongo est plus respectueux de quel serment, celui fait au Gabon ou alors celui fait á la franc maçonnerie? Nous vous laissons deviner la réponse. Que doivent attendre les gabonais d'un président et d'une élite qui voue une obéissance aveugle á une institution secrète occidentale qui opère dans un cadre non officielle, non constitutionnel, et non légale. La franc maçonnerie en Afrique ne sert qu'à alimenter les réseaux manipulés par la pieuvre françafricaine.
2. On modifie la constitution pour interdire la présidence aux binationaux, en même temps qu'on jure allégeance et obéissance á des forces étrangères: l'hypocrisie!
1. Peut-on servir deux maitres?
Depuis son introduction en Afrique francophone par les colons français, la franc-maçonnerie s'est illustrée comme le cadre par excellence de l'asservissement et de l'exploitation des africains. Les loges misent en place dans des pays comme le Gabon, ont pour fonction de canaliser les élites locales vers la servitude envers le grand maitre qui reste avant tout français. C'est le cadre idéal pour le partage du pouvoir entre "frères" français et gabonais. Le problème pour nous est que la franc maçonnerie reste et sera toujours une institution informelle qui souffre d’une réelle opacité due à son goût pour le secret et l'ésotérisme d'une Europe moyenâgeuse. Quand on se rend compte que la franc maçonnerie au Gabon n'a servi qu'á l'orchestration de pillages du pays, voir Ali Bongo promettre de "faire tout ce qui est en son pouvoir pour servir les intérêts de la franc maçonnerie", signifie qu'il va comme son père, continuer à lécher les bottes des français pour qu'ensembles, ils se remplissent les poches de plus belle. Il y a aussi que cette vidéo nous interpelle sur la notion même du serment à l'état gabonais. Sur la valeur d’un serment fait au peuple gabonais de le servir avec fidélité. En des occasions différentes, Ali Bongo a juré servir et le Gabon et son peuple d'un côté, et la franc maçonnerie et ses frères de l'autre. Et c'est là que les choses se compliquent; en temps que président d'un état, fut-il bananier et africain, est-il acceptable d'avoir une dualité d'allégeance? Et si les intérêts maçonniques étaient en conflits avec les intérêts du Gabon, Ali Bongo est plus respectueux de quel serment, celui fait au Gabon ou alors celui fait á la franc maçonnerie? Nous vous laissons deviner la réponse. Que doivent attendre les gabonais d'un président et d'une élite qui voue une obéissance aveugle á une institution secrète occidentale qui opère dans un cadre non officielle, non constitutionnel, et non légale. La franc maçonnerie en Afrique ne sert qu'à alimenter les réseaux manipulés par la pieuvre françafricaine.
2. On modifie la constitution pour interdire la présidence aux binationaux, en même temps qu'on jure allégeance et obéissance á des forces étrangères: l'hypocrisie!
Ali Bongo et sa belle mère ont annonce la couleur. Ils vont modifier la constitution pour barrer du pouvoir toute personne ayant une double nationalité, ou même toute personne ayant eu des fonctions administratives dans un pays autre que le Gabon. Ok on prend acte. Mais pendant qu'ils y sont, pourquoi ne barreraient-ils pas aussi la présidence du Gabon á des gens encore plus dangereux et insidieux, á des gens qui vouent total obéissance á des organisations secrètes et occultes occidentales á caractère initiatique. Les piliers fondamentaux de la franc maçonnerie semblent être la fraternité et le secret entre membres. Ces notions impliquent l'obligation de servir le frère et d'être servi par lui. L'obéissance est donc de rigueur car on ne démissionne pas de la franc maçonnerie. Un ex franc maçon est pensionnaire dans un cimetière car on ne sort de la franc maçonnerie que les pieds devant. S'il n'est pas acceptable au Gabon d'avoir un président binational, pourquoi est-il acceptable d'avoir un président sous influence directe d'une société secrète?
L'un des principes fondamentaux d'une démocratie demeure l'exigence de la transparence politique. Mais la franc maçonnerie quand á elle ne fonctionne qu'à la condition du plus grand secret. Il y a donc contradiction dans les formes et incompatibilité entre attitude démocratique et attitude maçonnique. Il est aussi a faire remarquer qu'une société secrète est un environnement encourageants des comportements souvent proscrit par la société, comportement qui peuvent aller jusqu'aux vices et dérives en tout genre. Le lien entre membre d'une société secrète qui gouverne un pays, crée un pacte où la corruption est florissante, car entre frères, on ne se refuse rien.
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