samedi 22 février 2014

GOUVERNEMENTS FANTOCHES ET PM DE PACOTILLE: caractéristique intrinsèque du régime des Bongo


L’inefficacité de Ndong-Sima et surtout son impuissance devant les agences présidentielles, véritable gouvernement bis, vient une fois de plus prouver la véracité des dires de l’ex-premier ministre de l’ère du parti unique Léon Mébiame : il n’avait jamais gouverné et il n’était que le premier des ministres de Bongo. Les Premiers Ministres sous l'ère des Bongo ne sont que des faire-valoirs dont les Bongo se servent et s'en débarrassent en fonction de leurs intérêts du moment. En affirmait il y a peu de temps qu’il n’avait pas les prérogatives constitutionnelles, « ni qualifié par la constitution, ni mandaté par le président de la République » pour initier une rencontre entre les forces vives de la nation, il s’affirmait dans son rôle de faire-valoir et d’alibi géopolitique. On se demande pourtant sur qu’elle base il a proposé sa concertation sur la réforme de l’Etat. Il est évident qu'avec un concept aussi creux que l’émergence même les plus zélés des partisans de ce dictateur des tropiques ne peut s'y retrouver.

Comme dans toute autocratie, rien ne peut se faire sans l’aval du chef. Ndong Sima, premier des ministres du régime des Bongo vient de subir la triste expérience. L’exercice de toute manifestation politique, syndicale ou sociale qui ne soit de l’inspiration personnelle du dictateur est prohibé. Il devait pourtant savoir que l’un des signes marquants du régime totalitaire auquel il appartient a toujours été la privation de la liberté d’opinion et d’expression. Le tyran impose à son peuple la seule possibilité de ne s’exprimer que dans le cadre et l’espace d’un registre de la pensée unique. Il est vrai qu’une certaine latitude est donné à l’orateur, mais celui-ci s’exprime exclusivement pour inventer des procédés propagandistes dans le cadre des joutes oratoires qui donnent l’impression du nouveau et de la diversité d’une pensée momifiée, infertile et monotone dont la seule valeur est de créer l’illusion d’une communion populaire entre le guide et son peuple. Le culte de la personnalité est la justification sous-jacente de l’expression confisquée dans un régime totalitaire. 

En effet le chef est le seul à concevoir. Il est le seul maître à penser, il est le guide éclairé, la source de lumière dans la pénombre de la masse populaire, la référence ultime, la source intarissable détentrice de la haute inspiration, ou toutes les créatures doivent s’abreuver de la connaissance et du savoir-faire, non seulement pour s’instruire et se réchauffer mais également pour se revigorer. D’où les chants et louanges chantés à la gloire de l’homme providence, le démiurge. Tous ceux qui émettent une note discordante dans ce concert de l’unanimisme sont exécutés car par leur cacophonie préjudiciable ils rompent l’harmonie de la symphonie monocorde. Ils deviennent des oiseaux de mauvais augure, car ils augurent le malheur. Ils ont le malheur de dire crue la vérité et de prédire la faillite du régime totalitaire sur tous les plans. 

Pourtant la situation actuelle est l’exacte prédiction de ces notes discordantes : la faillite au plan politique avec la démission du peuple quant aux scrutins truquées ; l’assemblée nationale monopartite en est l’exacte illustration ; au plan intellectuel dont l’université gabonaise est la parfaite illustration, la faillite morale ( banalisation des relations incestueuses, la pédophilie, détournements chroniques des deniers publiques, les réseaux de drogues, la prostitution, la fausse monnaie, les assassinats et crimes rituels etc) ; la faillite économique et sociale ( les rapports du FMI, de la Banque mondiale et de l’ONU IDH sont suffisamment éloquent à ce sujet). 

Alors pour tromper le plus grand nombre de gabonais on fait taire les médias libres et on interdit aux hommes le droit de s’exprimer librement. Pendant ce temps, dans les médias d’Etat, les griots du régime pavoisent librement en débitant des énormités à faire frémir des morts. Signe des temps, signe de bassesse ces médias deviennent des lieux ou ces griots mercenaires viennent étaler en public la vie privée de tous ceux qui osent dire des choses dissonantes à la pensée bongolienne. 
Quelque soit le temps que cela durera, Ali Bongo n’échappera pas à son destin : celui de tous les dictateurs qui n’ont pas vu le vent tourner pour naviguer dans sa direction. Il trouvera en tout cas dans le chemin de l’enfer l’ensemble de ses victimes qui l’y attendront. La seule porte de sortie qui lui reste c’est de restituer sa souveraineté au peuple gabonais.
jean Ndouanis

vendredi 21 février 2014

Bongo-Ondimba Ali (BOA) invente un nouveau racket: le terrorisme fiscal de Total et bientôt de plusieurs autres entreprises

Le quatuor des ambianceurs responsables
de la pauvreté et de la misère des gabonais
Il nous l'avait dit le Gabon va émerger. Le moins que l'on puisse dire c'est que le Gabon émerge dans la sottise et innove dans le racket d'Etat. En organisant un terrorisme fiscal envers des entreprises qui ont fait le bonheur de certains gabonais en leur procurant un travail avec un salaire conséquent et, comble de félonie, la richesse des Bongo, BOA a franchi le Rubicon.Quand un peuple est assis sur quelque chose que l’on convoite on en fait des ennemis dit l’adage.

Gabonais se nourrissant à la décharge publique de Mindoubé

quotidien des gabonais

Il n'y a jamais eu de fiscalité pétrolière au Gabon: Depuis que ce pays existe les rentes pétrolières ont toujours été une affaire quasiment privée entre Elf (aujourd'hui TOTAL) et Omar Bongo. A la fin de chaque exercice cette entreprise versait à Omar Bongo une somme forfaitaire convenue pour couvrir à la fois les aspects fiscaux, les dividendes et la vente de la partie de pétrole dévolue au Gabon. Omar Bongo reversait ensuite le montant qu'il voulait au trésor public gabonais: d'ou la constitution de l'immense richesse des Bongo qui s'est essentiellement bâti sur le pétrole des provinces de l'Ogouée-maritime et de la Nyanga, provinces au demeurant sinistrés ou il règne une pauvreté proverbiale. Bien sur cette gestion patrimoniale d'un bien commun par un homme est répréhensible et criminel. Ce n'est ni plus ni moins du détournement institutionnalisé. A la mort d'Omar Bongo, la françafrique a organisé la succession du vieux dictateur en répartissant les rôles aux deux enfants du dictateur: A BOA, il a été confié l'aspect politique et à Pascaline l'aspect financier et économique. C'est pourquoi le mari de cette dernière a toujours occupé des postes stratégiques aux finances, budget, pétrole, etc. L'avidité du couple BOA-Acrombessi sur les finances publiques a poussé le "clan" pascaline hors du jeu. Ali Bongo a en effet, non seulement viré sa sœur, mais également tous ses proches des responsabilités étatiques. Le pacte secret lié par la françafrique pour partager la gestion du Gabon entre le frère et la sœur étant rompu, Pascaline est parti avec les cordons de la bourse.

Quotidien des gabonais
La soif inextinguible d'argent est symptomatique à cet égard et procède d'une réalité de trésorerie décadente à cause des dépenses somptueuses et inopportunes de l'auto proclamé président. Alors on arrive à des incohérences qui se traduisent par des actes à l'opposé du discours officiel: Ce régime prétend supprimer la pauvreté mais il supprime les fonds communs des fonctionnaires, augmente les charges fiscales des entreprises, détruit les PME par un nouvel impôt, détruit des maisons des gabonais sans indemnisations pour des prétendus routes qui n'existent que dans les rêves d'un cerveau lobotomisé par la consommation du chanvre. Des milliers des gabonais subissent la persécution, les brimades professionnelles et financières de ce régime policier depuis quatre ans pour s'être opposés au coup de force d'un dictateur. Si ce dictateur connaissait les gabonais, il saurait que quand un gabonais travaille, c'est des dizaines de personnes qui en profitent du fait de la famille élargie. Alors augmenter la fiscalité des entreprises et le racket de ces dernières aura un impact négatif sur l'emploi des gabonais. De même supprimer les fonds communs précarisera davantage les familles, qui pour la plupart, n'ont qu'un seul membre qui a des revenus, ceux-ci sont modestes par rapport au coût de la vie.


Fort de tous cela le régime BOA-Acrombessi est déconnecté des réalités et des souffrances du peuples gabonais. Qu'est ce que ces personnes savent de la misère et de la pauvreté des gabonais? ils ont toujours mangé dans des assiettes en argent avec des couverts en or, les talons de leurs chaussures ne sont jamais usés, il n'ont jamais reçu une goutte de pluie sur leur têtes, ils mangent tout les jours des repas et boivent des vins qui coûtent des dizaines de fois le maigre salaire des gabonais, Ils ont des médecins personnels européens qui les suivent pendant qu'ils organisent la destruction de la santé des gabonais dans des mouroirs publics, ils roulent dans des voitures les plus luxueuses de la planète et voyagent aux quatre coins du monde dans des jet luxueux.
Oui ces personnes ne savent rien de la pauvreté, au point ou ils sont obligés de s'en remettre à un cabinet de consulting aux fins d'être édifié sur une réalité qui existe juste à 100 mètres de leurs palais.

Les logements des gabonais à Libreville: Ils ont dit 5000 logement par an!
ce n'est certainement pas ceux-ci que les gabonais attendaient
Ali Bongo est un maniac qui passe son temps qu'à mélanger les genres et à manipuler l'opinion par des actes qui ne trompent que des niais. L'attaque contre Total-Gabon est loin d'être "un acte de patriotisme contre une multinationale prédatrice". Mais une opération de racket fiscal doublée d'une opération de communication pour tenter de faire croire qu'il oeuvre pour l'intérêt des gabonais alors qu'il sert les intérêts des étrangers et se sert du Gabon et de son peuple pour arriver à ses fins. L'affaire Total ne fait que commencer. D'autres sociétés subiront le même sors, Comilog et d'autres entreprises françaises sont sur la liste. On est donc pas emprunt à croire à la sincérité de cet homme des milieux mafieux qui cherchent à racketter ces entreprises. 
Ordures, odurers,nuisibles et maladies
En définitive, cet homme est à la recherche d'argent pour préparer son futur coup d'Etat de 2016 par un achat massif des consciences. Il sait que ni la communauté internationale, ni les gabonais n'accepteront un remake de 2009. Ali Bongo ferait mieux de relire l'histoire de Pascal Lissouba que sa famille et Elf ont chasser du pouvoir au Congo Brazzaville. 
Ce système a créé la ghettoïsation et l’asservissement de l’immense majorité du peuple gabonais. Nous pensons donc, en tant que gabonais libre, que c’est un devoir d’honneur d’être à l’avant-garde de la destruction de ce système pour la libération du peuple gabonais d’une mafia tyrannique.
Jean Ndouanis 

dimanche 16 février 2014

Sauvons le Gabon

Mes chers compatriotes Gabonaises et Gabonais,

En ces temps rendus difficiles par la vassalisation des états et des peuples par le pouvoir de l’oligarchie financière et leurs pendants locaux les ethno-dictatures, je viens vers vous pour vous souhaiter mes vœux les plus chaleureux de l’année nouvelle 2014.

Chers compatriotes, les richesses des oligarchies financières ont été fondées sur le génocide des peuples entiers et construites sur le dos des esclaves noirs, nos ancêtres.

Le nouveau visage du colonialisme c’est la vassalisation de nos Etats par une oligarchie financière internationale, prédatrice de nos terres, de nos richesses et même de notre nature d’êtres humains :  

Oui chers compatriotes, notre pays est vassalisé par l’Euro dictature dont la gauche caviar et la droite française réactionnaire sont l’expression de ce dictât qui nous a imposé et installé un dictateur qui n’a aucune faveur du peuple gabonais.

Nous sommes dans un pays aux commodités immenses mais dans lequel l’oligarchie au pouvoir détruit notre Etat-nation, la démocratie et la souveraineté de notre peuple tout en imposant à celui-ci une régression sociale et démocratique qu’elle aggrave en permanence.

L’influence envahissante, ces quatre dernières années, du régime Ali Bongo sur tout les pans de notre société et du néolibéralisme sur la politique économique du pays, en même temps que leurs conséquences antisociales, ont provoqué un mécontentement populaire que nous, gabonais libres et militants de l’opposition soutenons naturellement. 

Nous voulons d’une politique réformatrice de défense de la souveraineté et de l’indépendance nationales, d’essor des libertés démocratiques et de progrès et non ce système monarchique et criminel qui nous gouverne contre notre volonté. Nulle part en Afrique, la mainmise d'une famille sur l’appareil d’État fut aussi effective qu’au Gabon. Pour préparer ses enfants à la succession, Omar Bongo a placé sa famille au cœur de l’État gabonais. Le clan Bongo contrôle l’administration, l'armée, l’économie et les médias du pays.

La face émergée de cet iceberg de l'imposture est constituée par des dépenses somptueuses de prestige qui ne sont là que pour satisfaire l’ego d'un enfant gâte qui n'a jamais grandi pour se défaire de l'infantilisme qui le gouverne: 25 millions de livres sterling ont été dépensés pour l’achat d’un hôtel particulier à Londres; 65 milliards de francs CFA ont été dépensés pour un hôtel particulier à Paris; 3,5 milliards cfa pour une résidence privée à Washington; 17 milliards de francs CFA dépensés pour l’achat de voitures de luxe; 588 millions de francs Cfa ont été offerts à Jack Rosen (une chaire de l’académie des Sciences de New York); 1,5 milliards de francs Cfa comme cachet au chanteur américain R-Kelly pour une prestation d’à peine 15 minutes; 57,724 millions de francs cfa de costumes chez le couturier Pape N’Diaye ; 2 millions de dollar US pour l’UNESCO ; 1 million de dollar US pour Haïti ; 1,06 million de dollars US offert au gouvernement japonais ; 2,5 millions de dollars aux frères somaliens de Liban Souleymane, 2 millions de dollars pour faire venir Pelé au Gabon lors de la CAN ; 570.000 dollars US offert aux 11 joueurs brésiliens pour un match amical au Gabon ; sans oublier les milliards dépensés pour la course nautique, pour le forum Attias, pour le forum économique de Londres, pour le match amical avec l’équipe du Portugal, etc. 

Le but de cet étalage des dépenses aux frais du contribuable gabonais n'étant pas l'exhaustivité, je veux tout simplement vous démontrer que cet homme et sa légion étrangère n'a aucune vision du Gabon et de son avenir. D'ailleurs la connaissance qu'il a du Gabon ne se limite qu'à ses palais luxueux et ses demeures coûteuses à l'étranger. S'il aurait vécu au Gabon et aurait appris avec les gabonais, il les comprendrait. Mis il ne connait que les étrangers et c'est pourquoi il s'entoure de ceux-ci pour l'aider à spolier et martyriser le peuple gabonais. Un gabonais digne de ce nom, même du PDG, ne peut pas être capable d'une aussi haute trahison envers le Gabon: c'est pourquoi je continu à croire que le débat sur son origine est loin d'être clos. Sinon comment comprendre qu'Ali Bongo et sa légion étrangère vendent le Gabon par petits morceaux, vampirisent le peuple gabonais, assassinent des gabonais par des pratiques et des rituels occultes, siphonnent les ressources du Gabon etc. Devant ces crimes multiples et multiformes répètes de haute trahison, Ali Bongo et sa clique doivent être arrêtés et jugés pour haute trahison. C’est le devoir et la responsabilité de toute gabonaise et de tout gabonais envers son pays, celui de sauver son pays contre la dérive et l’ingratitude de ceux-la qui ont tout eu du Gabon.

La vassalisation actuelle du Gabon est la conséquence de l'aliénation de notre souveraineté par ces traites qui gouvernent notre pays par procuration. Les états souverains qui luttent contre l’asservissement des nations et pour la liberté de l’ensemble des peuples du monde sont sous le coup de la menace d’agression et de guerre, relayée par le bloc euro-atlantique et occidentaliste et ses divers agents. Ceux-ci sont aujourd’hui tous vassalisés. Il n’y a pas de différence entre le protectorat imposé aux états faibles, aux roitelets d’Afrique et du tiers monde et la vassalisation actuelle imposée aux états qui ne rentrent pas dans les rangs et notamment aux dictateurs africains. 

Un seul choix leur est imposé : la vassalisation ou le démembrement de leur pays avec à la clé le transfert à la TPI, l’assassinat du dictateur et le lynchage populaire de leurs famille. Le contrat de dupe est que le dictateur continuera à assumer le passif et tous les aspects négatifs de ce deal dictato-impérialiste, alors que le maître du vassal, tout en se taillant la part du lion, se proclamera avec un niveau de cynisme jamais égalé, défenseur de la liberté et promoteur de la démocratie.

Fort de ce soutien impérialiste, la presse aux ordres des dictateurs et autre roitelets et potentats africains se lâche pour diaboliser les personnes qui essaient de les rappeler à l'ordre. La diabolisation de l’opposition par Ali Bongo et sa presse Bongo PDG est l’hommage du vice à la vertu. Le fait que les barons du régime quittent le Titanic "Ali Bongo-PDG" est un signe évident de la fin du régime, et ce n'est que le début. Celui-ci sombrera corps et bien avec ceux qui n'auront pas compris qu'il est temps de quitter le bateau pour combattre pour sauver le Gabon auprès de leurs compatriotes. 

C'est pourquoi je pense qu'il est temps d'enterrer provisoirement la hache de guerre entre les gabonais de tous bord politique, ethnique, régional, pour appeler tous les gabonais à s'unir devant le péril national que constitue l'imposture du mandat usurpé d'Ali Bongo et sa clique. Oui l'enjeu est grand car il s'agit de la terre de nos ancêtres et de l'avenir de nos enfants, mais surtout de notre avenir en tant que nation, en tant que peuple libre et indépendant dont il s'agit de sauver. Je demande à toutes et à tous de s’inscrire dans la logique d’une dynamique d’unité pour le changement de régime, pour sauver notre pays de la voracité d’un groupe d’ambianceurs, de voleurs et d’assassins. L’heure est à l’unité de tous et de toutes pour sauver le Gabon. 

Nous ne devons négliger aucune piste pour mener notre peuple à la souveraineté, à la liberté, à la démocratie, à la justice sociale et au progrès. Le dialogue national souverain est une des pistes parmi tant d’autres, elle a en tout cas le mérite de régler les problèmes du Gabon dans la tolérance, la paix et le dialogue. Propos chers à Omar Bongo, propos aux antipodes du régime de son fils adoptif tenant du pouvoir dans notre pays, dont le mode de gouvernance est un procès à l'encontre du régime du père dont-il était pourtant acteur.

Le dialogue national souverain permettra d’envisager la paix, d’offrir la justice, de mettre en place des institutions réellement issues du peuple. Il permettra de régler le problème de fond, la source primaire des multiples conflits actuels : l’illégitimité du régime et le système criminel intégré qui en découle. Il permettra de briser les barrières juridiques et institutionnelles qui empêchent la mise en place d'une démocratie véritable et partant des institutions fortes et des des dirigeants légitimes réellement issus de la volonté populaire.

Cette voie nous permettra d'éviter les affres de la guerre en épargnant des vies et des souffrances au peuple. Il est donc essentiel que les tenants du pouvoir de Libreville comprennent que c'est la seule voie de sortie honorable qui leur est donnée. Car au delà de cela, il devront en payer le prix, car le peuple finira toujours par gagner. Mais comme le dit si bien un sage penseur africain, les dictateurs africains sont comme leurs sorciers, leurs oreilles n’écoutent qu’une fois brûles. Alors si tel est le cas nous n'aurons d'autres choix que de "brûler" les oreilles du dictateur pour êtres écoutés.

Notre appel va aussi du côté de notre partenaire politique économique et ancien colonisateur la France. Il est claire que ce pays est à la fois le problème, mais aussi la solution. Le soutien intempestif des victoires usurpées par le régime des Bongo au lendemain de toutes les mascarades électorales au Gabon pose problème. La France doit être aux côtés du peuple gabonais pour l'aider à se développer et devenir un pays libre et prospère à ses côtés. et non un état vassal dont le peuple est réduit en esclavage, à la misère et  à la mendicité internationale comme c'est le cas. Il est surprenant que François Hollande revendique, au nom d’une morale de pacotille d'instauration de la démocratie, de violer la souveraineté de la Syrie qui est si éloignée des préoccupations des français, mais ne dit rien à propos des dictateurs installées par son prédécesseur en Afrique, ou plutôt en françafrique. La réalité est bien éloignée des discours lénifiants des présidents Sarkozy et Hollande sur la défense de la liberté et la promotion de la démocratie quant il s'agit des intérêts de la France au grand dam de la liberté des peuples.
En effet, la crise actuelle dans notre pays, est imposée par les dirigeants français. Ces derniers ont atteint un niveau de cynisme dans la barbarie et le viol de la légalité internationale et de la souveraineté des peuples rarement égalé dans la longue suite d’ingérences, d’agressions et de guerres qu’ils mènent sans interruption, notamment depuis la fin de seconde guerre mondiale.

Cet irrespect continu de la légalité internationale et de la Charte des Nations Unies a conduit les dirigeants occidentaux à ne plus tenir compte, de plus en plus souvent, des usages et des règles diplomatiques dans les relations entre Etats souverains, que la civilisation a historiquement construits au cours des siècles. Ce choix de la loi de la jungle en matière géopolitique est totalement approuvé et reproduit par leurs vassaux occidentaux, parmi lesquels les Sarkozy, Fabius, Hollande et Juppé sont aujourd’hui les plus zélés.

Nous sommes donc obligés que de compter que sur nous-mêmes.

Chers compatriotes je vous invite pour cette année 2014  à créer et unir nos forces au sein d'une coordination du peuple gabonais pour le salut du Gabon, représentant à la fois l’opposition de l’extérieur et celle de l’intérieur, de tous bord politique (y compris le PDG mais en rupture totale avec le système), syndical, société civile et tous les patriotes.

 Le système mis en place par le régime ne permet pas une alternance démocratique certes mais il faut tout faire pour que les forces de l'opposition se mettent d'accord sur un programme minimum sur la base duquel elles pourraient aller aux élections unies derrière un candidat. Ce type de travail exige patriotisme, probité morale, hauteur de vue et force de persuasion. 

Chers compatriotes tout en vous réitérant mes voeux de nouvel an 2014, je vous transmets mes salutations patriotiques


Jean Ndouanis 





mardi 28 janvier 2014

L'Hollande-Afrique

L’effroyable imposture impériale en Afrique

le 23 janvier, 2014 dans Conflit malien par
« Les jihadistes n’auraient pas fait régner la terreur dans le nord du Mali si Nicolas Sarkozy et un certain Bernard-Henri Lévy n’avaient mis la Libye à feu et à sang, en faisant fi des tragiques conséquences ». C’est l’intellectuelle malienne Aminata Traoré, également ancienne ministre de la Culture et du Tourisme du Mali, qui s’exprime ainsi, dans un livre qu’elle cosigne avec l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop, très judicieusement intitulé « La gloire des imposteurs » (éditions Philippe Rey).
http://diktacratie.com/wp-content/uploads/2014/01/mali-hollande-300x269.jpgLe livre place en pleine lumière la reprise en main par l’Empire de l’Afrique subsaharienne au travers de l’opération Serval, une agression militaire remaquillée en conte de fées pour traquer le barbu, à coup de chat-bite entre forces spéciales et idiots utiles. « Le compatriote de Talleyrand a sûrement éprouvé le même sentiment de fierté pour son aisance à faire passer la 49è intervention militaire française en Afrique pour un acte de pur altruisme », écrit Boubacar Boris Diop au sujet de François Hollande.
Avant de porter le coup fatal qui donne son titre à l’ouvrage : « Serval, c’est l’imposture dans toute sa splendeur, l’imposture dans toute sa gloire : le succès a dépassé les plus folles espérances des stratèges ».
Les auteurs ne se limitent pas seulement à une critique de l’Etat français pour s’interroger sur les responsabilités du naufrage du Mali et de la sous-région. Ils s’insurgent, assez logiquement, contre le dogme néo-libéral qu’impose le FMI : « Chacun est sommé de comprendre qu’il n’y a pas d’alternative à ce modèle économique : on doit changer les gouvernants, on doit aller aux élections, mais il n’est pas question de toucher aux réformes néolibérales pourtant sources de douleur et de colère ».
Mais ils ciblent aussi « l’homme politique africain souvent moins soucieux de convaincre ses compatriotes que de donner des gages de docilité à de lointains parrains étrangers », soulignant en cela l’aberration de dirigeants imposés pour mettre en action des décisions prises hors de l’Afrique.
« La Françafrique est un serpent à deux têtes : l’une à Paris, l’autre dans chacune des capitales concernée. Comme le serpent, elle change de peau, mais fondamentalement les méthodes, le rapport de domination à travers des élites cooptées sont là ! », martèlent Aminata Traoré et Boubacar Boris Diop.
Les livres d’Histoire officiels retiendront que l’intervention de la France au Mali fut couronnée de succès. « La gloire des imposteurs », quelle que soit la couleur de leur peau…

mercredi 11 décembre 2013

Centrafrique : la France, gendarme de l’Empire

 « On ne peut pas laisser en place un président qui n’a rien pu faire, voir même a laissé faire », expliquait récemment papa Hollande à propos de Michel Djotodia, numéro 1 des Seleka, la coalition au pouvoir à Bangui. Mais quand la Seleka a renversé en mars 2013 le gouvernement de François Bozizé – lui-même arrivé à la présidence dix ans plus tôt avec le soutien de la France – , Paris a laissé faire, pour mieux se mêler des affaires centrafricaines neuf mois plus tard.

L’actuel pouvoir centrafricain déplait à la France qui entend y faire le ménage. Ce qui, en langue françafricaine, signifie que des élections doivent être organisées au plus vite. C’est pratique, une élection, ça fait bon genre et c’est bien plus discret qu’un putsch moyenâgeux, pour obtenir in fine ce que l’on veut.
Sur le terrain, des véhicules de transport blindés français ont été déployés sur les grandes artères de Bangui. Les forces françaises assurent des opérations de contrôle et de désarmement des ex-rebelles Seleka. Ce qui revient en fait à leur peindre une cible dans le dos. Aussitôt désarmés, ils sont souvent victimes de la colère populaire, à coup de machette et de lapidation. Les populations civiles musulmanes ne sont pas en reste, subissant également lynchages et pillages dans la capitale, depuis le début du désarmement, entamé ce lundi.
Les milices anti-balaka (anti-machette en langue sango), de confession chrétienne, sont particulièrement difficiles à identifier car elles sont composées de paysans anonymes qui le soir venu, se transforment en tueurs impitoyables, réglant leurs comptes à l’arme blanche le plus souvent. À l’inverse, les anciens de la Seleka sont connus de tous, car ils tenaient jusqu’ici le haut du pavé.
Mais la religion n’est pas la première raison de ces tueries, qui sont surtout imputables au désir de vengeance de la population. Une explosion de haine largement facilitée par les discours ces dernières semaines d’un Fabius, jamais en reste quand il s’agit de faire son grand numéro de l’humaniste révolté.
À force de crier au génocide, le gouvernement français a obtenu ce qu’il voulait. Une situation suffisamment chaotique permettant de propager le conte de fée de l’assistance à peuple en danger, là où il n’y a en fait que volonté de rester maître en son pré carré. Le permis de gendarmerie octroyé par le machin onusien à la solde de l’Empire ne sert rien d’autre que les rêves éteints d’une France coloniale qui espère barrer la route des ressources africaines à la Chine.
Quitte à raconter n’importe quoi pour mieux vendre l’affaire, en nous faisant la blague d’une Centrafrique, « petit pays », « l’un des plus pauvres de la planète», confondant en cela le sous-développement dans lequel le peuple centrafricain a toujours été maintenu, avec les richesses en bois, or et uranium dont dispose le pays. C’est curieux, cet empressement de nos grandes têtes molles à ne jamais évoquer le gisement d’uranium de Bakouma, dans le sud-est du pays, exploité par Areva, dont l’actionnaire majoritaire est l’Etat français…
 
le 10 décembre, 2013 dans Afrique par

mercredi 4 décembre 2013

Gabon: Repression des manifestations sociales


Le régime illégitime, corrompu et impopulaire des Bongo et du PDG démontre par une violence qui le caractérise la nature autoritaire de cette dictature. Cette violence dirigée contre nos enfants qui réclament une éducation digne et juste pour pouvoir s'insérer dans la vie active ne reçoit, de la part d'un gouvernement élu par personne et qui s'impose par la force, que dédain.
 
Ce régime consacre l'essentiel des ressources du pays à des dépenses somptueuses de prestige et à l'organisation des forums qui ne servent qu'à dilapider les ressources du pays, quand des citoyens gabonais se nourrissent à la décharge publique, des gabonais qui ne peuvent pas se soigner par manque d'infrastructures sanitaires, des enfants qui ne peuvent décement se scolariser par manque d'infrastructures scolaires. Ce régime qui s'est rabaissé au niveau le plus bas de la race humaine en s'adonnant à la pratique des crimes rituels aux fins de consommation de la chaire humaine. Il sacrifie l'avenir du Gabon car ses barrons ont tous d'autres pays en échange pour aller se tapir quand ils auront totalement detruit notre pays.
Je condamne cette répression aveugle qui n'est là que pour préparer une énième mascarade électorale. Cette dictature organise des élections locales sans avoir au préalable résolu les problèmes de fond causés par un état en coupe réglée par un contexte juridique et institutionnel ne permettant pas une alternance démocratique. Les listes électorales truquées par une biométrie galvaudée au seul bénéfice du PDG et du clan au pouvoir sont prêtes pour une nouvelle victoire du clan au pouvoir, tous cela avec l'assentiment d'une opposition corrompue et adepte de l'entrisme et de la danse du ventre.
Je suis solidaire au combat des forces sociales, syndicales et politiques du Gabon.
Je soutiens les élèves et les étudiants dans la lutte pour une éducation de valeur au Gabon qui puisse soutenir la concurrence internationale.
Je soutiendrai toute initiative tendant à renverser démocratiquement ou par tout autre moyen ce régime impopulaire et illégitime.
Vive le la jeunesse gabonaise pour que vive le Gabon.
Jean Ndouanis
 
 

samedi 28 septembre 2013

La prédation néocoloniale du Gabon par la françafrique

Du système économique néocolonial à une oligarchie corrompue, omniprésente et prédatrice.

Au lendemain des indépendances, il ne restait aux africains qu’une façade d’ambitions et d’espoirs à réaliser une fois le colonisateur parti. Pour certains l’indépendance symbolisait la fin de l’humiliation, de l’exploitation, du contrôle de l’étranger sur les décisions importantes, la fin de la misère et de la dégradation qui avaient accompagné la domination étrangère. En tout cas pour la majorité, l’indépendance signifiait la fin des contraintes, le retour au mode de vie traditionnel ou, au mieux, une vague tentative d’harmoniser la modernisation souhaitable et les attitudes et talents hérités d’une société indigène privée depuis longtemps de la liberté de choisir sa propre voie. Mais pour les minorités qui ont reçu le pouvoir, le changement avait un tout autre sens. Il offrait l’occasion de s’enfermer dans un mimétisme sans nom en faisant preuve d’un manque flagrant de créativité. L’objectif étant de hâter l’occidentalisation, l’indépendance (ou autonomie) offrait des vastes champs d’imitation des manières ou des méthodes de gouvernement héritées des colonisateurs. Plus souvent conseillés par les maîtres intéressés que par des fonctionnaires soucieux de l’avenir du pays, les ténors du pouvoir ont appliqué, tout au long de leur règne, des remèdes choisis dans l’expérience des pays industriels en pensant que ceux-ci donneront des résultats comparables dans des contextes culturels, sociaux et raciaux considérablement différents. Les arguments de ce type indiquent clairement un souci de statu quo qui confine à l’obsession et dénotent une philosophie défensive face à la transformation de la société africaine. Ils révèlent surtout une certaine incapacité à adopter une attitude dynamique, à prendre des risques ou à affronter les changements. Ces minorités au pouvoir n’ont été que trop disposées à croire aux déclarations internationales d’après guerre. Ils ont pris au mot les déclarations des colonisateurs qui promettaient des compensations à l’exploitation passée. L’idéalisme, la naïveté et l’opportunisme ont probablement contribués à les convaincre que l’heure du monde-providence avait sonné. Comme on aurait pu le croire, la modernisation et l’occidentalisation devaient être accélérées par une assistance fournie par l’ancienne puissance impériale.

 Finalement, certaines actions charitables de la France envers le Gabon, n’ont contribué qu’à prolonger des illusions. On peut, en effet, douter en termes pratiques la valeur de l’aide apportée au Gabon par la France. Si ce n’est que pour servir les besoins de puissance, d’influence et de prospérité du pouvoir local et les appétits financiers des partis politiques français.
Samir Gharbi de Jeune Afrique l’Intelligent estime que «Plus de 70 % des crédits qualifiés d'aide au développement sont servis de façon bilatérale. Cela signifie que l'essentiel de l'argent retourne aux pays donateurs pour payer les salaires des experts et autres consultants et les marchandises achetées à ces mêmes pays. Très peu de « cash » va en fait aux pays bénéficiaires auxquels revient, une fois le crédit déboursé, la gestion du projet, c'est-à-dire la prise en charge des dépenses courantes et... de la maintenance (achat de pièces détachées, experts en réparation...).
Un projet d'aide au développement génère donc - en retour vers les pays donateurs - des transferts financiers plus importants que le montant de l'aide elle-même. Il en va de même - sauf que la procédure est indirecte - pour les projets financés par les institutions multilatérales. Pour que l'aide serve vraiment l'intérêt des pays pauvres, il faudrait que l'argent qui rentre par la porte ne sorte pas par la fenêtre, mais soit recyclé sur place ».

D’après François Xavier Verschave[1], moins de 5% de l’aide public au développement servent à lutter contre la pauvreté. Le reste, c’est à dire 95%, par l’entremise des projets improductifs, ruineux, inadaptés, inachevés ou délabrés faute de maintenance et les éléphants sont partagés entre le dictateur et les parents français partenaires de l’escroquerie.  Cette boutade de Verschave résume à elle seule le mécanisme de dévoiement de l’aide publique au développement :
L’aide publique au développement consiste à prendre l’argent des pauvres des pays riches pour le donner aux riches des pays pauvres… parce que les riches des pays pauvres en rendent une bonne partie aux riches des pays riches qui organisent l’opération.

«La taille de la bouée doit être proportionnée au corps qu’il s’agit de maintenir à flot». Cette réflexion de Tibor Mende, résume, à suffisance et à n’en point douter, toute la mécanique de l’aide ou de la coopération au développement de la France avec ses anciennes colonies.

En effet, ce qui est donné, et cela peut se calculer, a peu de chance de représenter plus que ce qui est nécessaire pour améliorer légèrement la capacité du Gabon à assurer le service de la dette, (qui est contractée pour des projets improductifs et des détournements divers) ou, à payer les bénéfices des investissements privés.

Une parenthèse nécessaire s’impose ici, pour présenter le mécanisme de dévoiement de l’aide. F-X Verschave l’a si bien synthétisé :
La France par un intermédiaire propose au dictateur un avion Mystère 20, ou lui construit une usine de pâte à papier improductive, on rénove son DC8 personnel et finalement on paye la facture avec l’argent de l’aide publique au développement.

Ce que l’on oublie souvent ce que la mémoire collective pense que l’APD est constitué uniquement des dons. Or l’APD prends presque toujours la forme d’un prêt bonifié. C’est à dire que si l’usine improductive que la France vous vends coûte par exemple un million de dollars, et que l’ensemble du remboursement (prêt+intérêts) valent 1,5 millions de dollars, on vous compte en APD l’élément don, c’est à dire l’avantage total consenti en terme de réduction d’intérêts, de différé de remboursement et autres commissions occultes. Une telle aide n’est bonne qu’en apparence. Une telle proposition pousse à l’acte d’achat un peu comme, selon les termes de Verschave, un promoteur douteux vend à crédit une villa clefs en main à un ménage peu fortuné : il fait du chiffre d’affaire en sachant qu’il se rattrapera sur l’hypothèque lorsque le ménage croulera sous les dettes.

Bien souvent l’on pense que l’aide est un élément catalyseur permettant le développement de l’ensemble. C’est une illusion de plus, car l’aide est inextricablement lié à d’autres éléments de la politique des pays donateurs. Son acceptation implique presque toujours l’adhésion à l’objectif global de ces politiques. Très souvent les aspects nuisibles de l’aide, (mise en quarantaine de l’indépendance, obligations difficiles à tenir, engagements divers), contrebalancent les aspects dits positifs de celle-ci. En fait aussi ne sert qu’a lutter contre le développement en déresponsabilisant et en corrompant les autorités des pays aidés, en camouflant le bradage des matières premières et en alourdissant le fardeau de la dette financière.  On devient de ce fait recolonisé, car la souveraineté dans ces cas reste limitée.
Le rapport jeanneney : [le commerce triangulaire obligatoire].
… lorsqu’un pays de la zone franc CFA a exporté vers un pays étranger, les devises qu’il reçoit sont transformés par la France en francs cfa, et viennent donc grossir les réserves françaises en devises. Lorsqu’il doit effectuer un payement à l’étranger la France lui revend des devises contre des francs. En quoi cela est-il avantageux pour la France ?
Il l’est fondamentalement dans deux hypothèses :
1°) Lorsque les créances françaises exigibles à l’encontre des pays de la zone franc (résultant notamment des exportations [françaises] vers ces pays) sont inférieures aux dettes françaises exigibles (résultant notamment des importations [françaises] en provenance de ces mêmes pays, le système permet à la France de régler le déficit de sa balance simplement par des inscriptions de francs au crédit de ses partenaires. Ces derniers sont ainsi amenés à lui faire automatiquement crédit s’ils ne lui achètent pas assez pour équilibrer les balances.
2°) Lorsque les pays de la zone franc CFA exportent vers l’étranger plus qu’ils n’importent, ils procurent à la France des devises. ( in La politique de coopération avec les pays en voie de développement, Rapport Jeanneney, Paris La documentation française, 1963 cité par Rémi Godeau in Le franc CFA, pourquoi la dévaluation de 1994 a tout changé p39-40)

En termes clairs, si le Congo Brazza veut vendre son pétrole aux états unis. Les états unis payent le Congo par l’intermédiaire du trésor français en dollars. Le trésor français après avoir fait sa balance de payement par rapport au Congo lui reverse l’excédent en Francs CFA. Les dollars restent en France et le Congo prend les francs CFA qui sont imprimés en France. Quand le Congo voudra acheter des voitures japonaises, il doit s’adresser à la France qui lui vendra ses devises (des dollars) pour effectuer l’achat ou la France achètera pour le Congo en équilibrant sa propre balance des payements avec le japon. Par la suite, la France revendra, en quelque sorte, ces voitures au Congo par l’intermédiaire de la balance des payements entre ces deux pays. On s’en doute la balance ne peut jamais être déficitaire pour la France, car elle touche la prime à la devise, les commissions de transfert et d’achat, de même que les commissions bancaires. En d’autres termes aucune ancienne colonie française ne peut acheter ou vendre sans l’onction de la France, Pascal Lissouba l’a compris à ses dépends. Si ce n’est pas du néo-colonialisme et de la domination alors qu’on nous dise ce que c’est.

C’est pour maintenir ce statu quo, qu’au lendemain des indépendances africaines, la France a construit et renforcé la toile de ses relations avec les anciennes colonies, sur tous les plans. Elle a étendu une mainmise paternaliste, finalement étouffante, à travers une présence culturelle, économique et militaire.

C’est pourquoi, au travers des sommets franco-africains, de la création et du renforcement de l’espace francophone, elle impose sa culture, celle de «nos ancêtres les Gaulois », par la langue française. Elle contrôle en outre nos moribondes économies par l’omniprésence des firmes multinationales, en particulier pour le Gabon, dans les domaines forestiers, pétrolier et bancaire. Enfin, sous le couvert de la prévention et de la résolution des crises de nos Républiques bananières (crises qu’elle laisse parfois éclater comme au Rwanda en 1994, pour mieux montrer son lyrisme humanitaire), elle tente de faire l’apologie des léonins accords de coopération signés avec vingt trois pays africains. Elle insiste à exister militairement dans nos pays au motif d’une stabilité politique, quitte à sacrifier les populations africaines sur l’autel des régimes plus ou moins fréquentables. A quoi sert finalement la présence militaire française en Afrique si elle ne peut pas prévenir les crises ?

Principalement dans le « pré carré » (Côte d’Ivoire, Gabon, RCA, Tchad), il s’est fixé dans l’inconscient collectif des populations, qu’aucune alternance politique n’est possible sans l’onction de l’establishment français, quelle que soit l’équipe au pouvoir, de droite ou de gauche. Aussi, la politique française en matière d’intervention militaire confirme-t-elle cette croyance. Elle la renforce même, si on analyse les conditions et les conséquences des interventions au Gabon (c’est le cas qui nous intéresse principalement) en Février 1964 pour remettre Léon Mba au pouvoir, déposé très facilement par de jeunes soldats du Camp Baraka de Libreville, ou en Mai 1990 pour sauver la tête d’Omar Bongo, ébranlé par la colère populaire de Libreville et (surtout) de Port-Gentil, à la suite de l’assassinat d’un opposant politique.

Si tant est que le pays des droits de l’Homme abrite des opposants aux régimes africains, certains d’entre eux apparaissent, surtout depuis le folklorique habillage démocratique de 1990, comme des thalidomides, c’est-à-dire des régulateurs de tension sociale, permettant ainsi à l’oligarchie de se maintenir au pouvoir. Pourquoi nos opposants sont-ils si faibles ? Pourquoi semblent-ils souvent perdre la tête dans les moments cruciaux et tomber, avec le sourire, dans les compromissions les plus abjectes ? La France a-t-elle intérêt à changer les cartes politiques de nos Etats ? Nous avons la prétention de voir comment le double langage, qui consiste à prôner la sécurité pour le développement (alors qu’on renforce les places fortes du pillage économique et des trafics en tous genres), et l’ordre au bénéfice de la société (alors que l’on favorise sa désintégration) ne visent qu’à paupériser les populations, couvrir les turpitudes de nos dirigeants et maintenir nos Etats sous dépendance économique, militaire et culturelle.

La France sait de quoi dépend le développement de ses anciennes colonies et au lieu d’insuffler une véritable dynamique de développement elle a préféré l’instrumentalisation de l’Afrique en sacrifiant les indépendances africaines pour conforter la sienne. Pourtant un développement économique harmonieux de ces anciennes colonies n’est pas une mauvaise chose pour l’économie française, mais elle préfère le statu quo actuel.

 L’analyse de Tibor Mendé (in l’aide à la recolonisation) peut très bien s’appliquer dans le cas du Gabon. Cet analyste économique et politique estime :
Que le développement économique dépend de trois facteurs principaux. Le plus important, et de loin, est la mobilisation des ressources nationales tant matérielles qu’humaines. Un autre, bien moins décisif, repose sur les exportations qui fournissent le gros des devises étrangères nécessaires à l’achat des instruments indispensables à la modernisation et qui peuvent être produits dans le pays. Bien que d’importance inégale, l’un et l’autre supposent efforts et sacrifices. Le troisième outil du développement économique est l’aide. Elle ne demande pas de sacrifice de la part du bénéficiaire et elle est supposée être offerte précisément pour alléger l’effort et le sacrifice que représentent soit la mobilisation des ressources nationales tant matérielles qu’humaines, soit l’accélération des importations.

Mais ces trois facteurs sont totalement inefficaces si une gestion rationnelle et rigoureuse des pesanteurs du développement n’est pas prise en compte. Tibor Mendé distingue les pesanteurs internes et externes qu’il appelle des freins au développement.
Les pesanteurs externes et internes ont leur mot à dire dans le développement d’un pays. Les pesanteurs externes sont inhérentes aux problèmes de type conjoncturels, en d’autres termes, dépendent du fonctionnement du système économique et financier du monde soutenu par les puissances dominantes de la planète. Quant aux pesanteurs internes, elles sont structurelles. Elles sont constituées par une large variété de causes allant de l’inadaptation des institutions aux attitudes personnelles ou aux valeurs héritées de la colonisation.

Dans ce sens, le système qui contient des freins externes au développement exerce également ses effets sur les obstacles internes. Il peut ainsi diminuer leur obstruction où, inversement, il peut les prolonger ou même les aggraver. Car les forces externes qui bénéficient des blocages existants [dans un pays comme le Gabon] sont liées aux forces internes, qui ont un intérêt direct à la prolongation de ladite situation. Les deux tendent à se renforcer mutuellement. En fait, le résultat est fréquemment une véritable alliance entre l’influence extérieure et les forces internes au profit du conservatisme. Leur dénominateur commun est le désir de maintenir le statu quo.

C’est ce que fait la France et le clan Bongo. Tibor Mendé poursuit son analyse :

C’est dans ce contexte que l’interaction de ces deux partenaires du conservatisme devient apparente. [Les Français] sont poussés par leur désir de satisfaire leurs intérêts politiques, économiques ou stratégiques. Et du côté indigène, c’est à dire du clan de Bongo, il en va de même. Bongo et son clan sont convaincus qu’une telle coopération est la meilleur, sinon la seule méthode pour parvenir à des objectifs personnels ou nationaux. La plupart d’entre eux brillent par leur inculture et le désir inavoué d’imitation des occidentaux. Leur personnalité a été modelée par des relations, des goûts et des valeurs de l’étranger. Leurs émoluments et autres avantages matériels reposent sur les modèles «métropolitains». De par leurs habitudes mentales, ils sont plus à l’aise dans le confort et dans le style de vie des pays riches que dans le cadre traditionnel de leur propre société. Leur raffinement importé est devenu incompatible avec les façons de vivre locales. Leur mépris pour leurs compatriotes non instruits, pauvres et non occidentalisés ne le cède en rien à celui des dirigeants coloniaux du passé. Le complexe d’infériorité acquis en singeant leurs anciens maîtres est compensé par un souci excessif de gloriole et de prestige social. D’où une arrogance, une condescendance et une rapacité grotesques, le tout justifié par l’incapacité présumée des exploités à aspirer à la même situation d’expatriés virtuels qu’ils ont eux-mêmes atteinte. Ainsi, coupés des masses, ils éprouvent un sentiment d’insécurité et de crainte qui se transforme en une conviction que tout changement menaçant les privilèges existants jouerait également contre les intérêts de la communauté, dans son ensemble. N’ayant en règle générale aucune idéologie, ils préservent uniquement leurs intérêts personnels et sont loyaux à l’égard de ceux qui contribuent à le satisfaire. Telle est la pente qui conduit à n’être plus qu’un colonisateur de l’intérieur.

La France de Foccart a bien manœuvré, elle a réussi à se faire remplacer par des colons internes entièrement dévoués à sa cause pour uniquement maintenir le Gabon dans la dépendance éternelle.


Jean NDOUANIS

[1] In la Françafrique, François Xavier Verschave

Les conséquences du "m'as-tu vu": un autoproclamé président du Gabon dormant à l'ONU

Ali Bongo-Ondimba a écris ces derniers jours un nouvel épisode dans la malencontreuse entreprise de sape de la réputation gabonaise. Après le père, qui en son temps, avait délivré un discours biscornu qui n'avait ni tête ni queue, et dans lequel il se perdait dans ses "papiers", c'est au tour du fils, ambianceur de son état de livrer le pauvre Gabon à la raillerie internationale. On le voit dormant sur les épaules de son "maître". C'est peut-être une caricature, mais elle résume clairement la situation, la présence des anciennes colonies françaises à l'ONU n'est là que pour permettre à la France d'avoir plus des voix pour imposer sa voie. Les roitelets et autres dictateurs peuvent dormirent "sur ses épaules", la France veille. En dehors de dormir, que va t-il faire à ce forum, si ce n'est du m'as tu vu, ce goût immodéré de gloriole et de communication à tout prix. Même à celui de la honte infligée à tout un peuple: mais c'est bien connu les membres de ce régime sont nés avant la honte.
Chef d’Etat Africain corrompu, incapable ; sanguinaire ;
 insensible au besoin du plus grand nombre ;
qui ne sait que faire dans les grands sommets en dehors de dormir
Toute la question est de savoir, pourquoi la France place t-elle des personnes aussi incompétentes et aussi incapables à la tête de ses colonies? Il y a pourtant dans leurs écuries des personnes compétentes aux capacités physiques et intellectuelles à même de délivrer des réponses adéquates aux questions qui se posent aux peuples africains. La réponse est toute simple: Le développement;l'indépendance réelle et la démocratisation de ces colonies vont à l'encontre des intérêts français. En effet, ce pays, dans le contexte d'une libre concurrence internationale, ne peut pas se mesurer aux américains, aux allemands ou aux japonais. Ils mettent alors des marionnettes à la tête de leur colonies pour se garantir le plein accès aux matières premières et aux ressources de ces pays, en fixant les prix et en instaurant un régime de corruption dans lequel les mallettes d'argent et les retro-commissions trônent en chef dans des relations mafieuses. L'arrivée de François Hollande avait pour certains, suscité des espoirs, finalement vains. J'avais en son temps utilisé cette tribune pour avertir les gabonaises et les gabonais en leur disant qu'il n'y avait pas deux politiques africaines de la France, de gauche ou de droite. 

La réalité me donne une fois de plus raison, la françafrique ne s'est jamais aussi bien portée que sous l’ère de François Hollande. Exit les promesses du candidat Hollande. "L'ennemie des dictateurs" est devenu leur ami, quand aux démocrates et aux assoiffés de la liberté des pays martyrisés par la dictature de l’intérêt français, ils sont clairement invités à aller se faire f.... Quand on visite les sites français consacrés à la presse, on s’étonne de ne voir nulle part aucune allusion aux crimes rituels qui sont actuellement le quotidien des gabonais, de même le PDG est en train d'organiser une énième mascarade électorale, sans que cela n'interpelle les autorités françaises. L’ostracisme est de mise dans les médias français quand il s'agit de couvrir et de protéger leur protégé, parce qu’aucune nouvelle traitant de cet événement majeur n'en parle. 

Ali Bongo-Ondimba est un ambianceur et un jouisseur connu de tous les fils-à-papa et des milieux huppés de ce monde. Il est entouré d'une clique dont le gout du stupre et de la gloriole n'a d'égale que leur incompétence et leur rapacité dans la prédation de nos richesses. Comment s'étonner que les nuits trop courtes utilisées pour les ambiances ne se déteignent sur les journées de travail consacrées au service du Gabon?

Ces personnes ne sont pas à la tête du Gabon pour le servir, mais tout simplement pour se servir. Les récentes mesures prises par ce gouvernement d'ignares prouvent à suffisance leur incurie. Nulle part au monde une décision d'interdire l'importation des voitures de plus de trois ans n'existe. Le Gabon qui n'a jamais construit un seul véhicule innove en la matière en inventant une mesure absurde qui reflète le manque d'imagination de leurs auteurs et surtout la déconnection qu’ils ont par rapport à la réalité quotidienne des gabonais. Peuvent-ils seulement établir le rapport qu'il y a entre un véhicule de trois ans et son taux de pollution ou sa dangerosité? Ils n'ont aucune statistique qui puisse donné cour à une inférence. Les pays développés qui ont une longue tradition en matière de construction et d'usage automobile ont des véhicules de plusieurs dizaines d'années, sans que cela n'influe sur l'environnement. Ils ont mis en place des structures de contrôle technique qui permettent de juger de la dangerosité d'un véhicule ou de sa pollution intrinsèque pour le mettre en circulation. Avant qu'un véhicule ne soit mis en circulation dans ces pays, il doit obligatoirement passer par le contrôle technique, sauf s'il est neuf. dans ce dernier cas, il est exigé de la part du constructeur un certificat de conformité. Au Gabon, c'est bien connu, aucun véhicule ne passe réellement le contrôle technique. Celui-ci est fait sur présentation de la carte grise et non du véhicule. Ces structures sont la propriété des barons corrompus du régime Bongo/PDG. Comme d'habitude, ce régime, au lieu de trouver des solutions aux problèmes des gabonais, il produit des problèmes chaque jours et précarise d'avantage la situation des gabonais. Il convient de se demander pourquoi une telle mesure et à qui profite t-elle?
Une mesure similaire avait été rejetée sous Omar Bongo. Son gouvernement voulait interdire des véhicules de plus de dix, puis ce fut cinq. Aucune d'elle n'a abouti parce que cela impliquait des problèmes pratiques pour sa mise en oeuvre. Elle introduisait une discrimination au détriment des plus pauvres et une injustice de fait envers des gabonais qui vivent à l'extérieur. Un gabonais qui vit à l'extérieur depuis plus de trois ans et qui a une voiture du même âge est obligé de le vendre en rentrant au pays pour acquérir une de moins de trois ans. Alors que le gabonais qui vit au pays peut rouler dans un véhicule qui a plus de trois ans. En vérité, cette affaire cache mal une opération de spéculation commerciale des concessionnaires d'automobile, dont les propriétaires sont les membres de la famille Bongo: En interdisant l'importation de ces véhicules ils détruisent un secteur particulier de la vente et de l'importation de véhicule d'occasion et augmentent la part de marché des concessionnaires de véhicules neuf. En même temps, le secteur du transport est touché, surtout dans un pays qui n'a pas un réseau de transport public, les petits transporteurs seront sinistré, les travailleurs ne pourront plus se rendre à leur lieux de travail...
Cela s'appelle la concurrence déloyale, le régime Bongo utilise les leviers du pouvoir d'Etat pour favoriser  les entreprises privées des membres du régime. C'est la recette habituelle d'Ali Bongo qui l'avait déjà fait avec l'importation des produits carnés. En effet à l'époque il avait acquis au franc symbolique les TFT (transits frigorifiques du territoire). Fort de ses multiples casquettes de fils de Président, de Ministre de la défense, de Président de l'Oprag etc,  lui-même importateur de ces produits, il avait imposé à tous les importateurs un passage obligatoire et payant des produits importés par ses chambres frigorifiques. une quarantaine qui ne se justifiait que pour renchérir les produits concurrents pour mieux vendre ses propres produits, qui eux ne la subissait pas. La conséquence fut finalement la fermeture de la plus part des importateurs et le renchérissement de ces produits du fait des pénuries.

L’idéalisme, la naïveté et l’opportunisme contribuent probablement  à convaincre les oligarques de ce régime que le Gabon-providence est éternel et que les gabonais se réjouissent des souffrances qu'ils subissent. Ils ont fini par se convaincre qu'il faut absolument s'enrichir sur le dos des gabonais car, pour eux le royaume des cieux est incertain.. 

La plupart d’entre eux brillent par leur inculture et le désir inavoué d’imitation des occidentaux. Leur personnalité a été modelée par des relations, des goûts et des valeurs de l’étranger. Leurs émoluments et autres avantages matériels reposent sur les modèles «métropolitains». De par leurs habitudes mentales, ils sont plus à l’aise dans le confort et dans le style de vie des pays riches que dans le cadre traditionnel de leur propre société. Leur raffinement importé est devenu incompatible avec les façons de vivre locales. Leur mépris pour leurs compatriotes non instruits, pauvres et non occidentalisés ne le cède en rien à celui des dirigeants coloniaux du passé. Le complexe d’infériorité acquis en singeant leurs anciens maîtres est compensé par un souci excessif de gloriole et de prestige social. D’où une arrogance, une condescendance et une rapacité grotesques, le tout justifié par l’incapacité présumée des exploités à aspirer à la même situation d’expatriés virtuels qu’ils ont eux-mêmes atteinte. Ainsi, coupés des masses, ils éprouvent un sentiment d’insécurité et de crainte qui se transforme en une conviction que tout changement menaçant les privilèges existants jouerait également contre les intérêts de la communauté, dans son ensemble. N’ayant en règle générale aucune idéologie, ils préservent uniquement leurs intérêts personnels et sont loyaux à l’égard de ceux qui contribuent à le satisfaire. Telle est la pente qui conduit à n’être plus qu’un colonisateur de l’intérieur.
Ces ça le régime qui nous est imposé par ceux-la qui prétendent instaurer la démocratie en Syrie, quand ils sont incapables de l’instaurer dans leurs propres colonies.

Jean Ndouanis



lundi 23 septembre 2013

Démocratie​: le changement​, ce doit être maintenant en Afrique et au Gabon

Vous trouverez ci-jointe la position du Mouvement Civique du Gabon.



Les élections locales attisent la convoitise au Gabon. Le régime le sait. L’opposition désunie part dans les plus mauvaises conditions, sans aucune garantie internationale sur la surveillance du pouvoir illégitime, sans avoir pu organiser de conférence nationale et sans que personne n’ait pu mettre en garde le clan Bongo dans ses pratiques de falsification.

 
La cacophonie règne donc dans les rangs de l’opposition. La France pourtant débarrassée de Sarkozy-Guéant- Bourgi ne hausse pas le ton sur le continent et semble se passionner pour la liberté…en Syrie, alors que chacun sait que les menaces de prise de pouvoir islamistes ne sont pas un vain concept. Des exemples récents sont là pour le démontrer.
La « Communauté internationale » est active sur les odieux massacres de population en Syrie, et Ban Ki Moon, en général si accommodant, prend un ton grave pour dénoncer l’usage du gazage des populations. Rappelons-nous en 2009 et en 2010 les appels à l’action internationale lorsque les populations de Port-Gentil ont été assassinées par le régime Bongo et que les cadavres ont été jetés à la mer par dizaines par les milices du clan. Mais, évidemment, le Gabon gêne, comme une grande partie de l’Afrique centrale dérange, des pays africains regorgeant de richesses naturelles dont la France et l’Europe auraient du mal à se passer.
 
Bien sûr, nous ne pouvons qu’approuver les 28 décisions opérationnelles qui forment les conclusions du comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) portée par le ministre Pascal Canfin, qui font suite aux assises du développement.
Nous ne pouvons qu’approuver la concentration de l’Aide publique au développement sur certains pays et en excluant d’autres qui sont des scandales démocratiques et économiques comme le Gabon ou le Congo. Mais, l’exclusion de ces pays du champ des priorités ne fait pas une politique. En effet, pour ne parler que d’eux, ces pays sont sous-développés et 95% de leur population sont en dehors des seuils de pauvreté et vivent dans les pires conditions.
 
La responsabilité historique de la France est engagée pour avoir jusqu’à présent installé et couvert les agissements du clan Bongo au pouvoir depuis plus de 45 ans au nom d’intérêts dont il est difficile de comprendre en quoi ils étaient mieux protégés par des cliques malfaisantes.
 
Nous ne pouvons qu’approuver les initiatives de la France dans ses résolutions sur le développement, en tentant de soutenir les agricultures des pays en développement, en marquant son souhait de mieux aider en matière d’éducation (« capital humain ») et de santé.
 
Nous approuvons encore lorsqu’il est dit que la responsabilité sociale et environnementale est mise en avant, quand on sait, qu’au Gabon, le régime vend, à titre punitif pour les populations concernées, des territoires entiers du Woleu-Ntem à la multinationale Olam destinés à la plantation de l’hévéaculture anéantissant les cultures traditionnelles et détruisant les terres.
Nous sommes pleinement en accord avec l‘idée de la « transparence des flux financiers et à la mobilisation des ressources domestiques » , ou, à une lutte intense contre la corruption. Mais, attention aux Etats responsables de la corruption, qui seraient « chargés » d’en organiser la répression! C’est le cas au Gabon, où la corruption vient des sommets de l’Etat.
 
Les 28 orientations du Gouvernement français nous satisfont, mais il manque un volet poltique plus fort.
Nous souhaitons un nouveau « discours de la Baule ». Nous le voulons, cette fois-ci avec des actes forts. Nous souhaitons une mise en demeure directe des régimes corrompus : qu’ils se démettent et nous sommes près à discuter des délais.
Nous souhaitons que la France s’implique directement dans le processus électoral au Gabon de façon à empêcher le régime à organiser la fraude massive en utilisant le pouvoir d’Etat.
Nous souhaitons que la France organise la transition politique et le départ du clan Bongo. Il est temps au risque de casser tout espoir de solution politique commune entre le Gabon et la France.
Nous ne pouvons nous contenter de la politique des « petits pas », des politiques macro-économiques sur des grands thèmes qui ne contrarient personne et qui ménagent la plupart des intérêts financiers.
Après avoir tant espéré et lutté en faveur de la chute rapide de M. Sarkozy, nous sommes en attente d’initiatives de la part du pouvoir français
Une autre étape est maintenant à franchir dans l’histoire tumultueuse de la gauche gouvernementale et de la démocratie en Afrique, et cette étape ne saurait se limiter à deux beaux exemples, le Sénégal et le Mali.

Mengue M'Eyaà
Présidente du conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon