vendredi 2 novembre 2012

L’énorme dette du Gabon : une dette odieuse du régime des Bongo qui n’a profité qu’a une kléptocratie familiale.


“Un ministre des TP gabonais est invité par son homologue français en France. Après les commodités et autres impératifs protocolaires, le ministre français invite son homologue africain dans sa résidence. Ce dernier est émerveillé par le luxe et la beauté de la résidence, aussi se permet-il une question à l’endroit de son homologue: Monsieur le Ministre avec quel argent avez-vous construit cette merveille? Le Ministre français l’invite à la fenêtre et lui dit: Vous voyez l’autoroute qui passe là-bas? C’est grâce aux commissions que j’ai obtenu pour la construction de cette autoroute que j’ai acquis cette résidence et tout ce qui s’y trouve. Deux ans plus tard, c’est au tour du Ministre gabonais d’inviter son homologue français. Une fois de plus après les impératifs de la visite, le français est invité au domicile de son homologue africain. Il est interloqué par la grandeur et l’insolence du luxe de la villa du Ministre gabonais qui n’a rien à envier aux luxueuses villas hollywoodiennes. Il est tellement troublé qu’il n’hésite pas lui poser une question: Monsieur le Ministre, avec quel argent avez-vous construit cette villa? Le Ministre gabonais le conduit à la fenêtre et lui dis: Vous voyez cette forêt? C’est avec l’argent destiné à la construction de l’autoroute qui devait passer par là que j’ai construit cette superbe villa et toutes les autres que je possède”. 

 Cette historiette bien réelle, d’un membre du cabinet Rocard, résume un tant soit peu l’endettement au Gabon et les divers détournements.

Alexander Nahum Sack, ancien ministre du Tsar Nicolas II, émigré en France après la révolution de 1917, professeur de droit à Paris et théoricien de la doctrine de la dette odieuse, écrivait en 1927 : "Si un pouvoir despotique contracte une dette non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir."

En 1982, la First National Bank of Chicago rappelait aux institutions financières :
« Les conséquences exercées sur les accords de prêt par un changement de souveraineté peuvent dépendre en partie de l'usage des prêts par l'État prédécesseur. Si la dette du prédécesseur est jugée odieuse, c'est-à-dire si le montant du prêt a été utilisé contre les intérêts de la population locale, alors il se peut que la dette ne soit pas mise à la charge du successeur.»
Plus récemment en 2003, un rapport du Centre for International Sustainable Development Law défini trois critères qui fondent le caractère "odieux" d'une dette:
  • l'absence de consentement : la dette a été contractée contre la volonté du peuple.
  • l'absence de bénéfice : les fonds ont été dépensés de façon contraire aux intérêts de la population.
  • la connaissance des intentions de l'emprunteur par les créanciers.
La dette, tout comme l’aide au développement sont des moteurs nécessaires du développement. Je dis bien nécessaire, car ils ne sont pas forcément indispensables ou obligatoires. Au pays des Bongo, la Bongolie, les trois critères qui fondent le caractère « odieux » de l’énorme dette du Gabon  sont, manifestement, remplies.

L'absence de consentement : la dette a été contractée contre la volonté du peuple.
Les chambres législatives et sénatoriales qui votent ces lois ne sont pas une émanation réelle du peuple gabonais. Elles sont issues des tripatouillages électoraux du régime Bongo et n’ont pas de réel pouvoir, elles constituent des chambres d’enregistrement de la dictature. C’est plutôt des nominations par lesquelles le dictateur place ses amis et coquins et ne sont pas le fait d’une volonté du peuple gabonais. Donc les décisions prisent par ces chambres n’engagent que le régime qui les initie et non le peuple gabonais.  La dette contractée  n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombera avec la chute de ce pouvoir qui n’est pas reconnu par les gabonais.

L'absence de bénéfice : les fonds ont été dépensés de façon contraire aux intérêts de la population
Toutes les dettes contractées par le régime des Bongo n’ont servi qu’à financer les popotes privées des barons du pouvoir et non à financer les projets de développement pour lesquels elles ont été contractées quand elles ne servaient pas à payer les dettes précédentes.

Nous en voulons pour preuve les lois 21/98, 22/98 et 23/98 toutes promulguées le 15 janvier 1999 et autorisant l’Etat gabonais à contracter auprès de la caisse Française de Développement (CFD) et auprès du Fond International du Développement Agricole (FIDA), des emprunts de, respectivement, 200 millions de francs Français, 280 millions de Francs français et de 8,850 millions de francs français, ce qui en tout représente la bagatelle somme de 488 500 000 FF soit 48 850 000 000 Francs Cfa. Soit près de 49 milliards de francs CFA.

L’article 2 de la loi n°21/98  dit en substance que le produit de cet emprunt est destiné, d’une part, au règlement partiel des échéances consolidées dans le cadre du club de Paris et, d’autre part, au financement du programme d’informatisation des services des douanes. Aucun des douaniers rencontrés n’est capable, un an après avoir contacté cette dette, de nous affirmer qu’ils ont vu un début d’informatisation de leurs services. Alors ou sont passé les 20 milliards?

Quant à l’article 2 de la loi n°22/98 qui dit que le produit de cet emprunt est destiné au financement partiel du projet d’aménagement de la route Ndjolé-Mitzic, cette route pourtant terminée depuis 1996 continue à susciter des dettes. Une dette énorme de 28 milliards de francs cfa envolée directement dans l’escarcelle des mêmes coquins, fossoyeurs de l’Etat.

La troisième loi de Bongo ou il s’autorise à s’endetter, pour ne citer que celles-ci, c’est la loi n°23/98. Celle-ci dans son article 2, l’emprunt est, dit-on, destiné au financement partiel du projet d’assistance aux petites exploitations villageoises et d’amélioration des conditions de vie en milieu rural.

         Une paille 885 000 000 FCFA pour des exploitations villageoises qui n’existent que dans l’imagination fertile des personnes qui rédigent ces lois, mais un véritable pactole pour leurs poches.

Ce qu’il faut remarquer à l’analyse de ces trois textes et  surtout de l’article 2, que nous avons chaque fois repris, c’est le terme “partiel” qui revient dans les trois lois. Cela dénote d’un besoin de justification au cas où le projet n’aboutirait pas. Ils pourront toujours dire que ce n’était qu’un début et, le projet se poursuivra plus tard, c’est à dire jamais. En effet aucun des trois projets n’a vu un début de commencement un an après avoir reçu l’argent des emprunts de la CFD et de la FIDA. A quoi a servi la dette?

Finalement le régime Bongo est incapable de rembourser l’énorme dette qu’il a contractée, pour assouvir ses besoins personnels. La conséquence de cette cessation de payement est la misère de plus en plus importante du peuple gabonais.

Les gabonais n’ont tiré aucun bénéfice de cet endettement et les fonds ont été dépensés de façon contraire aux intérêts de la population. Le deuxième critère est donc rempli.

La connaissance des intentions de l'emprunteur par les créanciers

Les tableaux du PNUD du livre Noir silence de François Xavier Verschave ci-après démontre que les créanciers étaient bien au courant de la situation de détournement et de vol à très grande échelle des deniers publics par une mafia installée au pouvoir au Gabon et des dictateurs de installées et entretenus par la France.

Aide Publique au développement par habitant (moyenne 1992-1997 en francs français)
Gabon
440
Tchad
62
Congo - Brazzaville
404
Togo
60
Côte d’Ivoire
160
Niger
57
Mauritanie
149
Madagascar
52
Sénégal
135
Guinée
52
Cameroun
122
Bénin
47
Centrafrique
101
Mali
44


Burkina Faso
40
Bilans globaux services de coopération français. tableau tiré de la page 548, du livre Noir silence, François Xavier Verschave éditions Les Arènes
        
Ce tableau démontre que le Gabon malgré ses énormes ressources (voir le tableau suivant) reste le premier bénéficiaire de l’aide public au développement.

Exportation par habitant (moyenne 1992-1997 en us $)
Gabon
2460
Togo
59
Congo - Brazzaville
488
Burkina Faso
51
Côte d’Ivoire
258
Centrafrique
50
Mauritanie
228
Mali
38,5
Cameroun
150
Tchad
32,5
Senegal
105
Niger
32
Guinée
79,5
Madagascar
27
Bénin
76


Rapport du PNUD 1999 et manuel de la CNUCED, tableau 1.1. tableau tiré de la page 549, du livre Noir silence, François Xavier Verschave éditions Les Arènes

Ces deux premiers tableaux montre que le Gabon est de loin le premier exportateur par habitant en « Françafrique » et aussi le premier bénéficiaire d’aide publique au développement : un véritable paradoxe qui ne s’explique que par «les réseaux d’influence, des financements occultes, des lobbies générateurs de corruption qui prolifèrent sur les financements publics ou dans les processus de privatisation des entreprises africaines»[1]..


A
APD F/hab
1987-1997
B
APD F/hab
1992-1997
C
Expo F/hab
1992-1997
D
Ecart rang
PIB-IDH 99
Gabon
431
440
2460
-71
Congo - Brazzaville
363
404
488
-1
Mauritanie
160
149
228
-20
Sénégal
153
135
105
-24
Centrafrique
133
101
50
-21
Côte d’Ivoire
129
160
258
-27
Togo
95
60
33
-3
Cameroun
92
122
150
-11
Tchad
80
62
33
-4
Guinée
61
52
80
-37
Madagascar
61
52
27
13
Bénin
59
47
76
-7
Burkina Faso
58
40
51
-14
Niger
57
57
32
-9
Mali
52
44
39
1
Corrélation moyenne
132
128
0,81 C/B 274
-0,53 D/B
-16
tableau tiré de la page 550, du livre Noir silence, François Xavier Verschave éditions Les Arènes

Le tableau ci-dessus consacre l’horreur de la gestion de l’Etat par Bongo. On voit clairement que sur l’indice de développement humain (IDH) le Gabon est le dernier de la françafrique et accuse un retard de rang de –71. Autrement dit le pays le plus aidé et également le plus riche par tête d’habitant est le plus arriéré sur le plan du développement humain. Le Mali qui est le dernier en terme d’APD est également sur l’IDH le mieux placé de toute la françafrique. Cela se passe de tout commentaire mais reposons-nous la question : A quoi sert l’Aide Publique au Développement ? Puisque le graphique ci-dessous démontre que plus le pays est aidé, moins il se développe.

              
 Ou encore, plus ses exportations sont importantes, moins il se développe ; Il faut, peut être, changer de dénomination, au lieu d’APD, il convient de l’appeler APSD, aide publique au sous développement ou mieux, APED, Aide Publique à l’Enrichissement des Dictateurs.

Nous sommes donc en présence d’un pouvoir despotique qui a contracté une dette importante non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est donc odieuse pour la population de l’Etat entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombera avec la chute de ce pouvoir.

Les créanciers de ce régime doivent se garder de faire des nouveaux prêts à ses débiteurs car la nation gabonaise ne se sentira nullement concernée par ces dettes qui finissent dans les poches des barons du régime Bongo.

 Corruption, vol et détournements au Gabon : un mode de gestion entretenu et soutenu par la France,

Dés l’installation de Bongo au pouvoir par la France, celle-ci a mis en coupe réglée toutes les institutions de contre pouvoir et de contrôle de la République. Elle a museler le peuple, par l'élimination de toute forme d'opposition au Gabon.  Que restait-il d'autre à faire sinon d'installer un état mafieux à l'image de l'Etat fiction pensé et dirigé par Foccart ?

Dans cette nouvelle République bananière les maîtres mots était corruption, détournement, vol à cela s'ajoutait la lâcheté et la flagornerie. Se servir était la règle d'or. Le règne du vol, dés détournements en tout genre, de la corruption s'est installé. Le Gabon de cette époque devient la plaque tournante de toutes les opérations clandestines de la France dans le monde entier.

Un système qui ne vit que de corruption

Est-ce pudeur, honte ou hypocrisie ? Nul ne se hasarde vraiment à parler de corruption dans le système Bongo. De temps à autre un scandale éclate, dont le bruit s’éteint vite, et les pots de vin, commissions et autres bakchichs continuent leurs parcours au vu et au su de tout le monde. La corruption est pour le système criminel intégré qu’est le régime des Bongo une règle essentielle incontournable dans la gestion quotidienne de l'Etat. Pourquoi s'en étonner Si elle devient au Gabon une pratique répandue?

La corruption est au Gabon une institution, une pratique répandue, tellement huilée que même la morale privée ne réprouve plus. Pour des vrais pays, la corruption est un véritable drame : elle ronge les cadres dirigeants, elle ruine les ressorts du peuple, elle détourne vers divers paradis fiscaux des ressources indispensables. Bref, elle appauvrit encore les pauvres : c’est le cas patent du Gabon notre pays qui en souffre pour n’avoir connu que des roitelets aux affaires, surtout depuis l’arrivée de Monsieur Bongo au pouvoir.

Depuis le début des années 70, le quadruplement du prix du pétrole, la corruption est devenue l’une des causes du sous-développement au Gabon. Il est vrai qu’il n’y a pas de corrupteurs sans corrompus, ceux que l’on a considérés (à tort) comme des élites ont montré au peuple qu’ils ont une lourde responsabilité dans la misère du pays. Que dire alors de ce régime qui a conditionné toute l’administration au vol, aux pots de vin ? Des industriels aux simples agents de l’Etat, tous, soutenus par la classe dirigeante, le scénario est le même. Une attitude cynique et un mépris aveugle de l’intérêt général. Plus que la peste hier, le sida aujourd’hui, la corruption tue.

Trente un ans de corruption ont constitué au Gabon un véritable cancer. Une maladie qui s‘est attachée malicieusement et à petits coups à un tissu social comprenant toute l’administration. Cette maladie a été et sera  à la base du déclin de notre société. Elle apparaît aujourd’hui  comme une peste sociale contre laquelle il faut livrer une guerre rude et sans merci. Pour paraphraser Bertol Brecht : « Une société qui ne change pas ses hommes est appelée à disparaître ». Ceci doit nous inspirer, pour que finisse à jamais ce règne institué de la corruption.

Les détournements de fond une valeur cardinale du système

La mamelle de ce pouvoir terne et insipide est le détournement actif de l’aide et des dettes contractées à l'extérieure. L’inflation et la dette extérieure résument toutes les faiblesses de l’Etat Bongo : l’une tout comme l’autre sert à financer la survie artificielle de ce système criminel intégré. La dette, souvent présentée comme un obstacle au développement, est en vérité la conséquence de la mauvaise politique de gestion des finances de l’Etat.

Rappelons les faits. La dette gabonaise est l’escroquerie du siècle ! La raison essentielle pour laquelle le Gabon ne peut pas rembourser sa dette tient du fait que l’argent prêté par les banques occidentales a été réexporté vers des comptes privés en Suisse, aux Etats-Unis ou dans d’autres paradis fiscaux et pour le payement des retro-commissions et des commissions occultes. Puisque ces capitaux n’ont pas étés investis dans les projets pour lesquels ils étaient destinés, il n’était plus possible à ces projets de produire la plus value nécessaire au remboursement de la dette. Cette escroquerie financière se double d’une imposture morale, car ce sont les pauvres gabonais qui sont aujourd’hui contraints de rembourser cette dette par une réduction brutale de leur niveau de vie, quand, dans le même pays, les barons du régime mènent un train de vie ostentatoire. Ce qui n’empêche pas les gouvernements de Bongo de se poser en défenseur du peuple gabonais en accusant les créanciers occidentaux de les étrangler, alors qu’ils ont, eux-mêmes avec leurs complices, placés les capitaux empruntés au nom de l’Etat, dans des banques à leur nom propre. Tout ceci n’est jamais dénoncé, et l’on assiste dans cette histoire à un retournement de culpabilité typique de la mauvaise conscience occidentale envers le tiers monde : C’est le débiteur qui s’estime léser et accuse les occidentaux de leur avoir, avec légèreté, prêté ! Si les origines et la destination douteuses des fonds sont connues, Il reste que le Gabon est incapable de rembourser sa dette.

On ergote autour des aménagements techniques à apporter à ce remboursement, en se gardant bien d’aborder la seule question véritablement importante : pourquoi les capitaux fuient-ils le Gabon ? Il est bien vrai que l’argent a une tendance naturelle à quitter les pays mal gérés et à se mettre à l’abri des folies de la politique. Mais l’originalité du Gabon, c’est que les capitaux détournés et exportés ne reviennent jamais. L’indignation morale ne suffit pas pour condamner ce vaste détournement, ni même l’éthique des élites au pouvoir, mais le système politique qu’ils ont eux-mêmes mis en place. C’est ce système qui les a conduits à adopter un comportement économique nuisible à la nation.

Les détourneurs de fonds ont effectivement peur de leur propre Etat, peur de sa violence potentielle, de ses violations du droit, de son mépris pour l’épargne et de la propriété publique. Ils sont, de toute façon, convaincus que les nombreux crimes qu’ils ont commis ne resteront pas impunis et tôt ou tard ils devront en répondre. C’est pourquoi ils vont cacher l’argent volé ailleurs. Et ça durera tant que l’Etat de droit ne sera pas mis en place. L’actualité récente africaine, en pensant au cas Tunisien, démontre que tôt ou tard, le Gabon arrivera à une révolution à la Tunisienne. Après tout sur certains égards la dictature des Bongo ressemble, à ne pas s’y m’éprendre, comme deux goutes d’eau à celle des Ben Ali. C’est peu être un hasard de l’histoire sur l’homonymie des noms, le prochain à partir c’est peut-être Ali Ben.

La prolifération de la fausse monnaie

Depuis 1990, la rareté des capitaux étrangers et des devises a développé un autre comportement criminel : la contrefaçon des billets de banque. Cette contrefaçon se fait à la tête de l’Etat et au gouvernement par la systématisation de la contrefaçon pour payer les fonctionnaires ou pour corrompre les opposants politiques. En effet dès qu’un ministre vient d’être nommé, il lui est remis une planche à billet avec le papier filigrané d’un certain montant. Le ministre, non content de détourner les budgets de son département ministériel contrefait également les billets de Banques pour corrompre ou pour acheter les voix électives ou les consciences. Quand le papier filigrané est fini, il le commande en Malaisie ou aux îles caïman. Ce fut le cas d’un ancien baron du régime, depuis reconverti en opposant depuis peu, pour se faire élire dans son fief, cet oligarque n’a pas hésité une seule seconde pour inonder la ville en faux billets. Certains commerces ont du fermer car étant ruiné. D’autres ministres n’ont pas 0hésité pas à utiliser du papier de reproduction et des photocopieurs couleurs pour photocopier des billets de banque pour tromper et corrompre les villageois. 
Tous les ministres de bongo en ont et usent et en abusent.

Ils sont généralement bloqués quand il s’agit des devises étrangères, mais ils ont un topo imparable : les banques et c’est par celle-ci qu’ils introduisent la fausse monnaie. Si les banques n'acceptent pas les faux billets lors des dépôts des clients modestes, en revanche lorsque ces billets viennent de chez un ministre ou de Bongo lui-même elles ferment les yeux. Elles prennent leur revanche en redistribuant ces faux billets clients modestes aux guichets dans des liasses soigneusement placés entre les vrais. Ces banques sont des véritables distillateurs de la fausse monnaie. Les clients de ces banques sont rentrés sans le savoir dans une logique de dépouillement sans précédent. Ils déposent du vrai argent et retirent du faux qu’ils ne peuvent reverser à la banque. Ils sont obligé de le retourner à un autre client de surcroît un commerçant, et la circulation de la fausse monnaie devient officielle.

De temps en temps quand Bongo père voulait se débarrasser d’un opposant ou d’un syndicaliste trop exigeant il lui donnait ou lui faisait livrer une mallette comprenant des millions de francs cfa, généralement cinquante cinq millions. Pourquoi toujours ce montant ? En tout cas s’il y avait une raison il l’a emporté dans sa tombe. Mais c’est en tout cas des faux billets. Dans la nuit le syndicaliste ou l’opposant qu’il veut compromettre reçoit la visite de la police sécrète qui a, curieusement été informé de la présence des faux billets chez lui. Il est arrêté finalement pour les motifs de droit commun et Bongo gagne doublement car il s’est débarrassé de quelqu’un de gênant en détruisant à la fois sa réputation, sa carrière, son avenir, sa crédibilité, sa liberté et surtout le sens de son message et de son combat. Bongo en l’emprisonnant n’aura pas les organisations de droit de l’homme sur le dos, de toute façon ses ami et obligés français qu’il tenait par le chantage étaient la pour le protéger. En invoquant un délit de droit commun il menait tranquillement son entreprise de destruction de l’opposition. Et, comble de cynisme, il affirmait que la justice étant indépendante et libre au Gabon il ne pouvait y intercéder. Bongo est pourtant le premier faussaire de la république des coquins.



[1] Communiqué final de l’assemblée du personnel de la coopération du 26/06/1998, cité par F-X Verschave in Noir Silence pp 550 édition Arènes.

mercredi 31 octobre 2012

Une réflexion sur l’origine des conflits


 Le caractère légitime d’un régime politique dépend du suffrage universel. La démocratie pluraliste implique la compétition électorale, les libertés publiques, l’alternance des partis au pouvoir.


La liberté, donc la liberté de choix, est l’essence même, la force et la raison d’être de la démocratie. Cette dernière se fonde sur la conviction que, dans une libre compétition, la vérité vaincra, et que munis de cette vérité, les citoyens sont les meilleurs arbitres de l’intérêt public. Le bon fonctionnement de la démocratie dépend donc de l’expression critique et de l’affrontement continuel des idées, de la tolérance de tout point de vue, quelques impopulaires, absurdes ou extrémistes qu’ils puissent paraître. Le débat démocratique dépend à son tour de la circulation des idées, des informations et des opinions de toute origine, et de la présomption que, jusqu’à preuve du contraire, tous ceux qui y participent sont des gens de bonne volonté, et aux intentions honnêtes jusqu’à ce que la preuve du contraire soit faite. Pour que ces règles du jeu politique puissent être observées il faut qu’il existe des forces politiques authentiques, des institutions authentiques, un parlement authentique. Or, au Gabon, ni l’un ni l’autre n’existent. Les élections étant truquées, la liberté de réunion étant niée, la presse libre étant bâillonnée, les opposants véritables porte-parole des masses sont pourchassés, condamnés à mort ou à la détention sous des prétextes fallacieux ou tout simplement liquidés, comment dés lors s’étonner que le peuple emploi la rue et l’insurrection pour se faire entendre ? Un peuple longtemps opprimé fini tôt ou tard par se libérer par tous les moyens. Les imposantes gardes prétoriennes des dictateurs n’y peuvent rien. La Tunisie, la Libye l’Egypte et bien d’autres dictatures sont là pour nous le confirmer. La liberté des citoyens et la démocratie sont les garanties suprêmes de la sécurité d’un chef d’état proprement élu. Il n’y a pas de demi démocratie, la démocratie est totale ou ne l’est pas. Dans l’histoire de l’humanité, dés qu’une liberté fut bafouée les conditions de la contestation et de la révolte se sont établies. L’exécution de l’acte final de soulèvement ne dépend que de la conjoncture historique.

Cette conjoncture dépend, à son tour, de la limite supérieure de la souffrance d’un peuple. Cette limite pour les peuples du tiers monde est curieusement supérieure à celle des populations des pays développés. Il est bien vrai tout homme qui a goûté au bien être y renonce que très rarement. Il est plus difficile, en effet, pour ces peuples « évolués » de renoncer à leurs acquis de développement que ceux du tiers monde de renoncer à ce qu’ils n’ont pas et ne connaissent pas. C’est pourquoi le développement est relatif et optionnel. On se développe en faisant des analyses situationnelles de ce que l’on est et de ce que l’on veut devenir, tout en faisant des comparaisons avec les modes de vie des autres peuples : ce qu’ils ont de plus du point de vue matériel, social, économique et politique, ce qu’ils ont de mauvais etc.

Ces analyses doivent déboucher sur la décision de changer son «Etat actuel», pour évoluer vers un autre Etat jugé meilleur que le précédent. Malgré tous les constats et analyses qui peuvent être faites si un peuple n’a pas décidé de se développer, il ne développera pas. La décision et l’identification des entraves au développement sont, à notre sens, essentiel et primordiaux. Lorsque cette décision est prise et lorsque les entraves sont identifiées, il faut soit les contourner, soit les amoindrir, soit les annihiler.  Il n’y a pas d’autres solutions, un développement bourré d’entraves n’à aucune chance d’aboutir. Dans ce cas, et c’est le cas dans notre pays, une classe aisée, continue à prospérer en donnant une fausse image de progrès à tout le pays quand 90% de la population croupis dans la misère. Il existe donc une limite supérieure à la souffrance d’un peuple : la désillusion d’un pays prospère.

Quand l’immense majorité d’un peuple estime que la situation promise n’entraîne qu’à une régression en dessous des anciennes limites sociales de vie, la désillusion devient elle-même une arme contre le progrès du peuple. Un peuple qui n’espère plus ne prospère plus et ne progresse plus, et dès lors, le processus du développement du sous-développement se trouve engagé. La réflexion qui pourrait être prise par l’immense majorité du peuple est à peut près celle-ci : Puisque ceux qui sont à l’origine de la chaotique situation du pays se maintiennent au pouvoir par tous les moyens, alors contribuons tous à détruire l’Etat, étant donné que les principaux responsables s’en soucient pas. La dégradation des conditions de vie continuera jusqu’à la mort de l’Etat. Le corollaire d’une telle situation est patent au Gabon : de l’incapacité à nourrir, à soigner, à éduquer ses citoyens à l’irrespect de ses engagements internes et externes, le pouvoir de Bongo a fait atteindre aux gabonais les limites supérieures de la souffrance d’un peuple. Avant l’arrivée de Bongo au pouvoir, les gabonais mangeaient à leur faim, en prenant trois repas par jour.

La dépendance alimentaire extérieure que les gabonais ne connaissaient pas avant l’arrivée de Bongo est devenu tellement oppressante que chaque gabonais est désormais l’esclave de son ventre. Quand à la santé des gabonais, il faut être riche, c'est-à-dire appartenir à l’oligarchie pour pouvoir se soigner en payant les soins de santé exorbitants dans les cliniques des barons du pouvoirs, seuls établissements possédant l’essentiel des équipements médicaux achetés par l’Etat et détournés par les oligarques. Même sous colonisé, le Gabon n’a jamais autant été dépendant. En fait Bongo a remplacé un système de dépendance étatique à un Etat étranger néocolonial par une mafia internationale dont son système criminel érigé en Etat est le pendant local. Il a créé, ainsi, une nouvelle colonisation du pays par une dépendance informelle et perpétuelle un groupe d’affairistes mafieux dont le goût du lucre et de la gaudriole constituent les seules lois. Le procès TotalFinaElf a démontré que Bongo et ses complices, entre autres, André Tarrallo, Loïc Le Floc Prigent, Alfred Sirven, se tapaient des milliards de francs français sur le dos des gabonais pendant que ceux-ci croupissent dans une misère indescriptible. On voit que la colonisation française a fait place à une colonisation mafieuse du Gabon. Et celle-ci est orchestrée par des cadres et des hauts fonctionnaires de l’establishment français. Y a-t-il une implication de l’Etat français dans ce magma de la mafia ? Tout le laisse penser, car ces actions sont menées avec la bénédiction de la France officielle, qui protège ces escrocs, par une justice française qui acquitte des criminels et assassins comme Bob Denard et bien d’autres. Finalement tout ceci n’est que la conséquence d’un système installé par la France aux lendemains des indépendances factices. Un système qui ne vise en aucun cas le bonheur des peuples colonisés mais la grandeur de la France.

Ce système a entraîné la ghettoïsation et l’asservissement de l’immense majorité du peuple. Nous pensons donc que c’est un devoir d’honneur d’être à l’avant-garde de la destruction de ce système pour la libération du peuple gabonais d’une mafia tyrannique. Nous avons tenté de le faire en 1990, mais bien vite le mouvement a été récupéré par les mêmes prédateurs qui, du jour au lendemain, de membre influent de l’oligarchie, se sont trouvé des qualités de défenseur du peuple. Les véritables leaders du peuple les ont ignoré, aujourd’hui tous les masques sont tombés, il n’y a plus l’ombre de la moindre confusion. C’est donc un devoir de tout gabonais digne de ce nom de lutter pour la libération de son pays.

La démocratisation des sociétés occidentales a rendu vaine l’aspiration révolutionnaire de leurs peuples. Puisque le pouvoir pouvait être prit démocratiquement pourquoi ne pas faire l’économie d’une révolution ? Au Gabon, il n’est pas possible de prendre le pouvoir démocratiquement car, celui-ci est confisqué. Comment dans ce cas, les gabonais peuvent-ils récupérer leur pleine souveraineté ?

Les français se sont battus pour obtenir le système politique et la liberté qu’ils ont aujourd’hui, au même moment elle maintenait un système oppressif, raciste et colonial dans des pays sous son influence. Tout rappel que, quelques mois après la libération de la France, ce pays engageait les massacres en Algérie contre des peuples qui, comme eux, voulaient être libre en prenant leur propre destin en main. La France soutient les dictatures les plus ignobles en Afrique et dans le monde au détriment du développement et de la liberté des peuples. Ces peuples continuent à êtres les esclaves de l’intérêt et du capital. Il n’y a pas d’illusion à se faire s’ils ne peuvent pas comprendre que les gabonais aspirent eux aussi à la liberté, au développement et au bonheur alors la France est un obstacle à la marche vers la liberté des gabonais qu’il faudra à un moment ou un autre soit combattre soit s’allier pour éliminer un système qu’elle a installé. Elle a donc deux choix, ou elle répare le mal qu’elle a fait au Gabon en commençant par se débarrasser de son pion pour permettre l’émergence d’une véritable société démocratique et des relations d’amitié entre nos deux pays ou les gabonais trouverons d’autres moyens pour le faire et dans ce cas elle sera responsable de ce qui arrivera et partagera le sort qui sera réservé à son poulain : c'est-à-dire plus aucun avenir au Gabon.

Aujourd’hui, la France gagnerait à évacuer sa base militaire de Libreville. Cela constituerait un signe fort du désengagement d’une armée d’occupation de la terre gabonaise. Surtout un signe du lâchage du dictateur. L’objectif à terme de toutes ces luttes est l’instauration d’un régime démocratique, élu sur supervision internationale des pays neutres et de l’ONU en particulier. La France qui a toujours co-organisé la fraude et cautionner les nombreux coups d’Etats électoraux des Bongo est de ce fait disqualifiée dans la préparation ou l’organisation de ces élections. Cette dernière doit retirer son armée du territoire gabonais avant toute consultation électorale. L’objectif intermédiaire est l’organisation et la formation des masses rurales et urbaine.

D’une manière générale, tous les pays, tous les hommes politiques occidentaux ou autres, qui arment et soutiennent les dictateurs dans le monde entier sont complices des crimes contre l’humanité, des crimes politiques et économiques, que ces dictateurs commettent avec leur aide et soutien. Ils devront en répondre un jour ou l’autre devant toutes les victimes que la recherche effrénée de l’intérêt du capital au détriment de l’amour de son prochain et de la justice a jeté sur la route sinueuse et sans fin de l’exile, de la misère, du chaos et de la mort.

Nous saluons les hommes de bonne volonté, les organisations caritatives, les pays qui au nom de la charité universelle, de la liberté, de la démocratie et de la justice, aident et guident les déshérités de la terre dans la sombre vallée de la mort et des larrons que constitue le monde des dictateurs, de l’injustice et de l’égoïsme.

Gabon; une démocratie de façade, une opposition mollassonne, un peuple sinistré


En vingt trois ans l’opposition partie prenante du système criminel intégré incarné par les Bongo (et non à Bongo nuance à relever) au Gabon a fait la preuve de son efficacité à maintenir une vitrine faussement démocratique du régime autocratique de Bongo-PDG en lui permettant de masquer sa véritable nature. Sa principale préoccupation est celle de se confondre dans une lutte des postes et autres strapontins. Les postes de député obtenus ne sont que le résultat d’un marchandage honteux fait avant même les élections. D’ailleurs les résultats sont, du reste, fixés d’avance, hier par l’autocrate de l’équateur, aujourd’hui par son demi-monarque de fils. La négociation n’a pour but que de fixer le nombre de poste par Parti. Bref, le partage du gâteau. 

En même temps l’opposition véritable à l’Etat Bongo-PDG, celle qui conserve encore un infime soutien du peuple  gabonais, fait preuve de son inefficacité par une absence, un manque d’imagination et d’actions, sinon une léthargie coupable dans la lutte pour l’établissement d’une véritable démocratie. 
Qu’on se le dise une fois pour toute : aucune démocratie, aucun système économique et social fiable ne peut voir le jour au Gabon tant que subsiste ce système criminel. La liberté des gabonais et donc la pleine jouissance de sa souveraineté passe inévitablement par le départ des Bongo du pouvoir. L’ignorer c’est faire le jeu du dictateur. A ce rythme nous aurons encore cet homme au pouvoir en 2059! Après tout, il n’aura que cent ans.

Pendant ce temps l’autre partie de l’opposition, celle qui appartient aux Bongo, se spécialise dans la danse du ventre, la bassesse courtisane et la compromission. La trahison de Mayila est symptomatique à cet égard. Les faux opposants comme cet homme bien connu pour ses multiples compromissions avec le régime des Bongo, qui est en soi, est la brebis la plus galeuse de la République des coquins, se complaisent dans le confort de leur vie imbécile et sont incapables d’endurer le centième de ce que les pauvres gens qu’ils sont cyniquement censé représenter endurent. Ces opposants du ventre ont renoncé à des valeurs intangibles qu’ils dénoncent aujourd’hui. 

La lutte du peuple gabonais doit être désormais animée des idéaux qui dépassent les idéologies et les personnes : la liberté n’est pas une aumône, c’est un droit irréfragable. Pour récupérer sa liberté, un homme libre aimant la liberté et la vie dans la différence, ne peut pas laisser tomber ses convictions. Après tout ce que les gabonais endurent depuis ces longues années par une machine dont le seul but est de broyer ceux qui pensent autrement et ceux qui aspirent à la liberté, la logique de la compromission et du ventre ne peut ressembler ici qu’à une honteuse trahison du peuple qui souffre d’une dictature de près de quarante cinq ans. 

Le crédit acquis par les Bongo sur la scène internationale, et ceci grâce à une corruption bien huilée, incite souvent les hommes honorables à fermer les yeux sur le passif d’une politique sécuritaire intérieure sinistre, une économie désastreuse et une misère sans nom. L’inaction de cette communauté internationale, prompte à dénoncer les pays ou elle n’a aucun intérêt, ne permet-elle pas au mal de triompher et de proliférer ? 

Il est une chose, presque constante à toutes les tragédies des peuples opprimés : Les considérations morales des sociétés dites développées, démocratiques et de droit de l’homme ne prennent jamais le dessus sur les enjeux économiques. Ces pays placent et maintiennent au pouvoir des dictatures des plus sanguinaires sans que cela ne frappe leur moralité. En tout cas, aussi longtemps que leurs intérêts sont préservés, ils ferment les yeux sur toutes les exactions commises contre les populations par leur protégé. Mais le jour ou le protégé commet un acte contre leurs intérêts, la cécité disparaît par enchantement. Le protégé d’hier devient subitement le dictateur le plus dangereux qu’il faut destituer, emprisonner ou assassiner. Leur presse prépare et manipule l’opinion par une propagande soigneusement orientée, celle-ci oublie subitement que leur pays était le pourvoyeur de l’aide et de l’assistance au dictateur dans la répression de sa population. On trouve des raisons pour intervenir, au nom de ce peuple qu’ils ont opprimé par dictateur interposé, ils évoqueront le droit d’ingérence humanitaire. On montera et on armera un groupe de quelques aigris à leur solde qu’on appellera opposants et on renversera le dictateur au nom du peuple martyr qu’ils ont contribués à anéantir. Mais ce ne sera pas tout, car à peine le dictateur renversé, un autre est imposé au pays pour poursuivre l’œuvre de l’autre et pour garantir leurs intérêts. Tel est la substance de l’égoïsme du capitalisme occidental : l’argent est au centre de tout et l’homme à la périphérie de tout intérêt. Surtout quand cet homme aux yeux de ces néo-colons a la triple infirmité d’être noir, analphabète et pauvre.

Pour notre part, nous ne faisons allégeance à aucune idéologie dogmatique. Nous adhérons à des principes et à un esprit de résistance qui nous pousse à tenir bon face à la l’arbitraire d’une dictature et à la persécution politique. Nous savons qu’au delà de l’éphémère des dogmes et des croyances, il n’est point de murailles si hautes et si épaisses qui ne finissent par s’écrouler sous des coups des hommes et des femmes de conviction, engagés à obtenir leur liberté et à préserver leur dignité.

 Jean NDOUANIS